On continue la saison 1 de Starfleet Academy, spin-off de Star Trek Discovery qui, pour le moment, a tout d'une mauvaise série pour ados façon Beverly Hills 90210, et pas grand chose de Star Trek...
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Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie :
- 1x04 - Vox In Excelso : Les cadets se préparent à un concours d'éloquence, et le thème de celui-ci colle à l'actualité lorsqu'un convoi klingon est détruit dans un accident. De quoi perturber encore plus Jay-Den, déjà anxieux à l'idée de s'exprimer en public, et qui n'assume pas totalement son héritage klingon...
Mouais. Par rapport aux trois premiers épisodes, il y a du mieux, c'est plus sérieux, ça cherche à développer un personnage en particulier (Jay-Den), ça propose quelque chose de travaillé sur la situation des Klingons au 32e siècle (diaspora suite à la destruction de leur planète durant le Burn), et ça développe aussi un peu les liens des uns et des autres.
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Mais le problème, c'est aussi que chacun de ces points finit par retomber dans des clichés télévisuels ou scénaristiques peu probants. Oui, ça développe Jay-Den... en faisant de ce Klingon sensible un pacifiste rejeté par sa famille pour des raisons toujours pas explicitées, mais évidentes (la scène de shipping avec Darem est balourde au possible, et fait donc de Jay-Den un gros cliché ambulant du gay trop sensible pour grandir dans une société masculiniste et brutale). Oui, ça développe les Klingons, mais ça les rend aussi particulièrement naïfs (le subterfuge final), et ça souligne à quel point les maquillages klingons sont désormais artificiels et approximatifs (sans même parler de la voix et de la diction de Jay-Den, forcées au possible). Oui, ça développe les liens des uns et des autres, mais ça ne peut s'empêcher de continuer de faire de Caleb un Marty Stu en puissance, bon en tout... et surtout, ça reste terriblement américanocentrique dans sa dépiction de l'Académie, avec cette semaine une compétition de débats publics, affreusement basique et clichée.
Ça progresse, mais ça souffle toujours le chaud et le froid, avec des choix de réalisation laids, et une écriture inégale.
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- 1x05 - Series Acclimation Mil : Lorsque ses créateurs lui imposent de produire rapidement des résultats dans sa compréhension de l'humanité et des êtres organiques, Sam décide d'étudier le mystère de la disparition de Benjamin Sisko, comme elle émissaire d'un peuple étrange et lointain...
Un peu la même réaction que lors de l'épisode précédent : c'est mieux que le premier tiers de la saison, mais ça reste pollué par de nombreuses scories inutiles qui me laissent totalement de marbre.
En même temps, avec Kirsten Beyer et Tawny Newsome à l'écriture, forcément, ça ne pouvait être qu'un épisode très référentiel et respectueux du passé (en l'occurrence, un épisode hommage à Deep Space Nine), parsemé d'éléments plus légers et chaotiques. Et effectivement, ces ruptures de ton sont l'un des soucis de l'épisode.
D'un côté, tout un travail sur le personnage de Sisko, sur son statut d'Émissaire, sur le destin de sa famille (pas la moindre mention de son enfant avec Kassidy Yates, même pas mentionné sur l'arbre généalogique... oups), avec Newsome en héritière de Dax, une utilisation du thème de DS9 en guise de générique de fin, un caméo de Cirroc Lofton et un caméo vocal d'Avery Brooks.
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Plutôt intéressant, bien mené... mais aussi totalement parasité par une moitié d'épisode puérile et très très inégale, composée d'une sous-intrigue totalement superflue et laissée en suspens de Ake (toujours en mode "je suis bohème, je m'allonge partout") qui fait la paix avec Kelric, et du quotidien de Sam, tel que vu par ses yeux, avec narration face caméra, effets visuels bigarrés, et autres musiques pseudo-dynamiques et cools, pour bien illustrer que Sam est quirky !
On a un alien qui vomit des paillettes, Sam qui est bourrée, Jay-Den qui porte une jupe et se fait draguer en boîte), des conflits entre les Cadets et leurs rivaux, de la romance insipide, Colbert qui fait des vannes pas drôle en voix off, bref, c'est un bordel pas possible, qui tranche beaucoup trop avec le ton sérieux et doux-amer de l'intrigue principale.
Ajoutez à cela un maquillage de Cardassienne vraiment immonde et Caleb qui, encore une fois, est tellement génial qu'il est capable de reprogrammer Sam à la volée... et c'est donc un résultat global assez mitigé, où les intentions sont éclipsées par l'exécution.
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- 1x06 - Come, let's Away : En mission de formation dans un cimetière d'épaves, les cadets et l'Athena sont attaqués par les Furies, un groupe de pirates cannibales qui prend en otage une partie des élèves. Seule solution pour les en sortir : faire appel à Braka (Paul Giamatti), qui a autrefois vaincu les Furies avec une arme dont il est le seul à connaître la nature.
Mouais. On est toujours dans le "c'est mieux que le début de saison, mais c'est toujours très moyen", surtout dans l'exécution.
Avec ce Come, let's away, on a droit à un épisode assez centré action et tension, mais qui se perd un peu dans sa mise en images (certains des affrontements contre les Reavers Furies sont brouillons et peu lisibles), et dans son rythme mollasson : forcément, quand on a Paul Giamatti en méchant récurrent, on le laisse faire son numéro et ses monologues. Encore. Et encore.
Résultat, on se retrouve avec des sous-intrigues qui évoluent par à-coups, pendant que le face à face Braka/Ake se déroule lentement, sans réellement totalement convaincre.
En parallèle, une sous-intrigue sur la relation de Caleb et de Tarima (une sous-intrigue qui nous fait la totale, de la scène de sexe gratuite en début d'épisode à la télépathie meurtrière vers la fin), toujours tirée vers le bas par l'interprétation de Zoe Steiner ; la mission des cadets retranchés sur la passerelle d'une épave (avec deux morts télégraphiées de red shirts sans grand intérêt) ; de l'action pas très bien filmée (en même temps, les Furies sont tous mis en image avec du flou et des effets moches) ; et donc, le blabla de Braka, qui débouche sur un retournement scénaristique bien moins surprenant que le script ne semble le penser.
Le tout, avec une écriture discutable, bien trop ancrée dans notre époque pour être plausible. À nouveau, donc : ça pourrait être pire, mais mouais bof.
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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.
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