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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Critique éclair #194 - Carry-On (2024)

Publié le 27 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Netflix, Christmas, Noël

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Carry-On (2024) :

Agent de la TSA à l'aéroport de Los Angeles, Ethan (Taron Egerton) reçoit un jour une oreillette sur son lieu de travail : à l'autre bout, un homme mystérieux (Jason Bateman) qui menace d'exécuter sa petite-amie si Ethan n'obéit pas à ses instructions, à savoir assurer le bon passage d'un bagage à mains très spécial, au contenu mystérieux. Incapable de faire le moindre geste sans que le terroriste n'en soit informé, Ethan est contraint d'obéir, tout en tentant de trouver un moyen d'éviter une catastrophe aéroportuaire...

Un thriller Netflix, production Dreamworks réalisée par Jaume Collet-Serra et écrite par un scénariste de jeu vidéo, qui a fait le buzz à Noël dernier, très clairement le symptôme d'une génération de critiques et de spectateurs biberonnés à l'idée que Die Hard était un film de Noël, et à la recherche d'un autre film du même genre pour passer le temps lors des fêtes de fin d'année.

Résultat : un accueil critique enthousiaste, et un film se classant parmi les films les plus visionnés de tous les temps sur Netflix... alors que bon, honnêtement, c'est très très médiocre.

On est clairement, ici, sur du scénario de DTV, avec tout ce que ça comporte de grosses ficelles narratives, de problèmes de logique interne, d'éléments idiots, de réactions et de comportements artificiels, de personnages-fonctions insipides (la petite amie clichée au possible), etc.

Ajoutez à cela un rythme défaillant (le film approche les deux heures, tout de même, et sa mise en place est interminable), et voilà, un thriller mollasson qui se regarde (parce que Egerton est efficace, et que Bateman fait un méchant convaincant) mais qui ne vole vraiment pas bien haut.

Ce qui rend l'accueil critique étrangement indulgent d'autant plus enthousiaste (surtout que généralement, les films Netflix se font joyeusement déglinguer par la critique).

2.75/6 (la scène d'action en voiture était sympatoche, cela dit)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #193 - État d'esprit (2021)

Publié le 25 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Amazon, Review, USA, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

État d'esprit (Bliss - 2021) :

Greg (Owen Wilson) est un employé de bureau malheureux, récemment divorcé et père de deux jeunes adultes. Un jour, alors qu'un accident le rend responsable de la mort de son supérieur hiérarchique, il croise le chemin d'Isabel (Salam Hayek), une sans domicile fixe excentrique qui lui explique qu'il vit dans une réalité virtuelle, et qu'il n'a pas à s'en faire, démontrant pour l'occasion des capacités surnaturelles. Rapidement, le couple se rapproche, libre et insouciant, mais la réalité (la vraie) les rattrape bientôt...

Au premier abord, une comédie dramatico-romantique de science-fiction du réalisateur de I Origins (un long-métrage de science-fiction déjà bien faisandé), Bliss réussit l'exploit de prendre un duo d'acteurs sympathiques et charismatiques, un postulat bien rodé mais toujours plein de potentiel (une simulation Matrixienne, blablabla), et d'en faire un grand néant sans le moindre intérêt, terne, plat, insipide, où le couple principal n'a aucune alchimie, sa relation n'est jamais convaincante, et où passé un certain point, les plages d'exposition sont lourdes, le ton se fait étrangement pompeux et prétentieux, et la bande originale dessert le film plus qu'autre chose.

Tout ça parce que le métrage se veut une sorte de grosse métaphore pour l'addiction (façon "en fait, il n'y a probablement pas de matrice ou de réalité virtuelle, mais les délires dépressifs d'un drogué", avec, en lieu et place des pilules de Matrix, des cristaux de diverses couleurs que les personnages doivent ingérer), et tout ce que cela implique de souffrance, de personnages paumés, de recherche d'échappatoire à une vie pourrie, et d'explications brouillonnes et sommaires du récit (suffisamment pour que le spectateur moyen, en ligne, se persuade que c'est un chef d'œuvre mécompris, et aille insulter tous les critiques professionnels qui n'ont pas aimé).

De toute façon, à ce point du métrage, j'avais décroché depuis bien longtemps.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo - Reacher, saison 2 (2023)

Publié le 24 Août 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Thriller, Review, Amazon, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Reacher

La saison 1 de Reacher, série Amazon adaptant les romans de Lee Child, n'était pas un chef d'œuvre télévisuel, loin de là : bourrin, le programme était l'équivalent d'un film d'action des années 80-90, ou d'une série télévisée façon Le Rebelle. C'était cependant suffisamment régressif et efficace pour se regarder tranquillement, le cerveau éteint. Pour cette saison 2, on reprend les mêmes et on recommence, pour 8 épisodes de 35-45 minutes... mais c'est nettement plus laborieux.

Reacher, saison 2 (2023) :

Lorsque des membres de son ancienne unité spéciale sont retrouvés morts, Reacher (Alan Ritchson) regroupe les survivants - Neagley (Maria Sten), Dixon (Serinda Swan), O'Donnell (Shaun Sipos) - et tente de trouver les responsables. Une enquête qui va l'amener à croiser le chemin d'un dangereux terroriste et d'un trafic d'armes révolutionnaires mené par Langston (Robert Patrick)...

Contrairement à la saison 1, qui proposait un postulat de départ assez contenu (Reacher arrive dans une petite ville, s'y fait des amis, des ennemis, et règle une situation problématique avant de repartir), cette saison 2 décide de s'attarder en longueur sur le passé de Reacher dans l'armée, sur ses collègues, etc, et se déroule dans plusieurs villes et à plusieurs saisons différentes.

Ce qui change immédiatement la dynamique, faisant passer Reacher d'un élément inconnu de l'équation, aux réactions inattendues, à un monolithe implacable entouré d'autres militaires de pointe, qui le connaissent, le vannent, etc. Bref, alors que la saison 1 jouait la carte du mystère autour de Reacher, et plaçait le spectateur et les personnages secondaires au même niveau, ici, on est dans une dynamique de famille recomposée... ce qui devient rapidement problématique lorsque les membres de cette famille sont relativement insipides.

Mais j'y reviendrai. Le problème principal de cette saison (une saison articulée comme la précédente : Reacher enquête sur des meurtres qui le touchent personnellement, il réunit autour de lui des alliés, il bute tous les méchants, il s'oppose à des flics corrompus, et tout se finit dans une grande fusillade dans un hangar, avec des otages à la merci du méchant), c'est Reacher en personne.

Entre la saison 1 et la saison 2, Reacher semble en effet avoir perdu en intelligence, en charisme, en expressivité, en mystère, etc, de manière inversement proportionnelles à ce qu'Alan Ritchson a pris en muscles supplémentaires (Ritchson est de plus en plus massif, les bras ballants, de moins en moins vif et mobile, et il passe une partie de la saison un peu bouffi, avec des valises sous les yeux - pour faire simple, il donne l'impression d'être fatigué et en phase de bulking pendant une grosse partie de la saison, ce qui le rend assez amorphe).

Reacher est donc ici un Punisher insipide, qui répète encore et encore, tout au long de la saison, des one-liners faciles, qui torture les méchants pour les faire parler (la scène de l'hôpital, outre son infiltration beaucoup trop facile, fait clairement basculer Reacher vers la psychopathie totale), et qui n'a pas grande alchimie avec Serinda Swan, l'une de ses collègues (paradoxalement, Ritchson semble beaucoup plus s'amuser quand il doit se disputer avec Russo - Domenick Lombardozzi - un flic new-yorkais au fort caractère).

Pour ne rien arranger, l'écriture n'aide pas vraiment les acteurs à proposer quelque chose d'intéressant : le déroulement de la saison est assez plat, ses rebondissements prévisibles, le méchant terroriste ne sert à rien (on le tease pendant toute la saison et il est éliminé en quelques instants), les antagonistes sont connus très tôt, leurs motivations aussi, bref, on passe huit épisodes à regarder Robert Patrick envoyer des sbires anonymes se faire tuer par Reacher et le défier au téléphone, le tout ponctué de flashbacks sur la dernière mission de l'unité spéciale de ce dernier.

Une unité spéciale composé pour moitié d'acteurs transparents (tous tués hors champ), et pour l'autre des quatre survivants... dont seule Neagley tire vraiment son épingle du jeu.

En résumé : un scénario assez quelconque, des méchants génériques, une équipe pas très attachante, un Reacher plus impassible que jamais, des dialogues laborieux (l'exposition est toujours pénible et jamais naturelle, les déductions de Reacher tiennent toujours du surnaturel), une violence de plus en plus décomplexée lors de scènes d'action inégales, des ficelles narratives toujours plus grosses, et un grand final qui rompt totalement avec la plausibilité (toute relative) d'un colosse super-enquêteur pour basculer dans un mauvais actioner des années 90, avec Reacher accroché à un hélicoptère, une bagarre dans le ciel, une demoiselle en détresse retenue d'une main au-dessus du vide, etc...

Pour moi (et pour la plupart des spectateurs anglo-saxons), une saison 2 largement inférieure à la première, ou plutôt, qui prend tous les défauts de celle-ci et les surgonfle sans faire de même avec ses points positifs.

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Critique éclair #192 - Bride Hard (2025)

Publié le 22 Août 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Cinéma

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Bride Hard (2025) :

Super-espionne, Sam (Rebel Wilson) est invitée au mariage de sa meilleure amie de toujours, Betsy (Anna Camp), dans une propriété sur une île privée en Géorgie. Avec elles, outre les invités et la famille, leurs amies Lydia (Da'Vine Joy Randolph), Zoe (Gigi Zumbado) et Virginia (Anna Chlumsky), la future belle-sœur de Betsy, toutes trois demoiselles d'honneur, comme Sam. Mais alors que la double-vie de Sam commence à peser sur son amitié avec le groupe, un groupe de mercenaires menés par Kurt (Stephen Dorff) débarque et prend tout le monde en otage afin de mettre la main sur la fortune familiale. Tout le monde, sauf Sam, qui va alors devoir sauver seule le mariage de Betsy...

Un mélange insipide de Mes Meilleures Amies, de Die Hard, de Shotgun Wedding, de Spy et de n'importe quelle autre comédie ayant pour vedette Rebel Wilson, Bride Hard se veut une comédie d'action, réalisée par Simon West (Con Air, Tomb Raider, Old Guy ou encore les séries Human Target et The Cape, avec Mark Valley, qui tient ici un petit rôle)... mais en réalité, c'est surtout un film assez raté, mou, pas particulièrement drôle, et qui se contente de laisser une Rebel Wilson de moins en moins inspirée faire son numéro habituel.

Et brièvement séduire Justin Hartley en passant (pendant que Da'Vine Joy Randolph séduit un prêtre sexy), parce que c'est toujours ce qui se passe dans ce genre de comédie à destination d'un public féminin à la recherche de wish fulfillment et de solidarité féminine.

Bref. Bride Hard met un temps fou à se mettre en place (30 minutes), les scènes d'exposition sont balourdes, la production n'avait clairement personne qui parlait français, l'action est générique, approximative (ou alors, comme dans la dernière ligne droite, elle a été tournée devant des écrans verts baclés), Rebel n'est jamais crédible en espionne, et l'on ressort du tout avec l'impression étrange d'avoir regardé un film de plateforme de streaming sans grand budget, où tout le monde en fait trois tonnes pour compenser la vacuité du scénario.

Pourtant, c'est sorti en salles, et ça a bidé. Va comprendre, Charles.

1.5/6 (au moins, Anna Camp a l'air de s'amuser)

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Critique éclair #191 - Take Cover (2024)

Publié le 20 Août 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, UK, Review

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Take Cover (2024) :

Sam (Scott Adkins), sniper, et Ken (Jack Parr), son spotter, forment un duo de tueurs à gages travaillant pour la mystérieuse Tamara (Alice Eve). Après être passé à deux doigts de l'échec lors d'une mission, Sam annonce vouloir tout plaquer. Tamara envoie alors Sam et Ken sur une dernière mission, les logeant pour l'occasion dans une suite d'un hôtel luxueux, avec immense baie vitrée, masseuses et champagne. Mais bien vite, le duo réalise qu'il est lui-même devenu une cible à abattre, et se retrouve pris au piège dans la suite, cible de tireurs embusqués situés dans d'autrs immeubles...

Un film d'action anglais en huis-clos, ce qui change un peu, avec un Scott Adkins qui fait son truc, établissant une relation de quasi-buddy movie avec son partenaire gouailleur, une Alice Eve qui passe presque tout le film de dos et en voix off, et une Madalina Bellariu Ion plutôt bonne en masseuse qui n'apprécie guère de se trouver sur le champ de bataille.

Le tout, sans rien révolutionner (loin de là), fonctionne plutôt bien, je dois dire. Il y a quelques passages à vide, c'est globalement assez prévisible, mais ça reste relativement bien mené pour que l'on ne s'ennuie pas.

3.5/6

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Critique éclair #190 - Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025)

Publié le 18 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, NotZAZ, Action, Policier, Review, Romance, USA, ZAZ

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (The Naked Gunn - 2025) :

Après son intervention un peu trop musclée lors un braquage de banque, Frank Drebin Jr. (Liam Neeson), de la police de Los Angeles, est affecté aux accidents de circulation, et croise le chemin de la séduisante Miss Davenport (Pamela Anderson), dont le mari est récemment décédé dans des circonstances mystérieuses. Il ouvre alors une enquête sur Richard Cane (Danny Huston), un génie de la tech et des véhicules électriques...

Longtemps confié à Seth MacFarlane, ce reboot de la franchise Y a-t-il un flic... ? a fini entre les mains de l'un des membres de Lonely Island (le réalisateur de Tic et Tac, les Rangers du Risque), ce qui laissait augurer de quelque chose de plus absurde et décalé que ne l'aurait été la version MacFarlane.

Et effectivement, çà et là, Naked Gun '25 propose des idées amusantes, des gags rappelant l'humour ZAZ (voire même directement repris de l'époque), des séquences absurdes qui fonctionnent (le montage romantique qui vire en Jack Frost bis), des jeux de mots foireux, etc.

Malheureusement, en cours de route (aux deux tiers, environ), le film s'essouffle clairement, il y a un ventre mou et le nombre de gags à la minute ralentit progressivement, tout comme leur qualité (le gag sur le Tivo et Buffy tombe totalement à plat), qui se rapproche de plus en plus des films de Nielsen post-ZAZ, plus que des films originaux (déjà que la trilogie originale avait un coup de mou dans le troisième volet).

Cela dit, ce Naked Gun 2025 se regarde sans problème, notamment parce que Liam Neeson s'amuse vraiment beaucoup (Pam Anderson aussi, d'ailleurs) ; je ne partagerai pas l'enthousiasme critique débridé qui a entouré la sortie du film, par contre, et qui affirmait sans broncher que la cuvée 2025 est aussi bonne que le film original (ou sa suite) : en l'état, c'est sympatoche, sans plus, et ça tente tellement d'appliquer à la lettre la formule ZAZ que le film semble parfois gêné aux entournures.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo - Chronique arctique, saison 1 (2025)

Publié le 17 Août 2025 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Netflix, CBC, Comédie, Sitcom, Romance, Télévision

Une série inuit canadienne, diffusée simultanément sur CBC et sur Netflix en 2025, et qui propose 8 épisodes de 25 minutes environ, pour un résultat léger et plein de charme...

Chronique arctique, saison 1 (North of North, season 1 - 2025) :

Après des années passées dans un mariage étouffant avec le vaniteux et autoritaire Ting (Kelly William), Siaja (Anna Lambe) décide de le quitter, pour s'installer, avec sa fille, chez sa mère Neevee (Maika Harper), ex-alcoolique au fort tempérament. Mais il est difficile de se reconstruire dans une petite bourgade comme Ice Cove, où tout le monde se connaît et tout le monde vénère Ting...

Un format court et dynamique, des reprises inuits de chansons connues et des sonorités traditionnelles en guide d'illustration musicale, des acteurs quasiment tous autochtones (sauf Mary Lynn Rajskub, en responsable municipale locale plus inuit que les vrais inuits) et attachants, des dialogues principalement en anglais mais occasionnellement en dialecte inuit, North of North est dépaysant, et c'est ce qui fait là l'essentiel de son charme.

Parce qu'il faut être franc : sur le fond, la série ne révolutionne rien. Une histoire de femme au foyer malheureuse qui s'émancipe et tente de se reconstruire, c'est du déjà vu, et c'est le postulat de départ de pléthore de séries, aussi bien comiques que dramatiques.

Mais la touche arctique qui distingue cette série de ses semblables fonctionne bien, avec quelques excentricités amusantes (le Québécois obsédé par les chiens), et rend le visionnage de cette comédie des plus agréables. Tout au plus, on pourra reprocher au programme une certaine précipitation en fin de saison, avec un ou deux épisodes donnant l'impression d'avoir été un peu condensés à l'arrache.

Quoiqu'il en soit, le programme est très sympathique, une deuxième saison a déjà été commandée, donc je serai au rendez-vous.

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Critique éclair #189 - The Killer (2024)

Publié le 15 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, France, Review, Peacock, Policier

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The Killer (2024) :

Tueuse à gages, Zee (Nathalie Emmanuel) est involontairement responsable, lors d'une mission dans un night-club, de l'aveuglement d'une jeune chanteuse, Jenn (Diana Silvers). Sey (Omar Sy), policier parisien, enquête justement sur ce meurtre, et sur ses liens avec un trafic d'héroïne colossal que ses supérieurs veulent enterrer. Les chemins de la tueuse et du policier vont alors se croiser autour de Jenn, dans une alliance improbable...

Remake par John Woo de son film de 1989, après 35 ans de development hell, de nombreux changements de réalisateur, d'acteurs, de scénaristes, etc, pour aboutir à un métrage sorti exclusivement sur la plateforme Peacock aux USA, et qui ne convainc guère.

Je ne vais même pas comparer à l'original, dont je n'ai aucun souvenir depuis son unique visionnage il y a des décennies, mais ici, la mayonnaise ne prend pas, tant le film est à mi-chemin entre clichés assumés et DTV assez plat.

Déjà, en plaçant l'action à Paris, Woo recrute tous les acteurs francophones vaguement connus à l'international, mais pas trop chers : outre Omar Sy, qui fait de son mieux dans un rôle plein d'action, mais ne semble à l'aise que vers la fin du film (quand il peut utiliser sa carrure et sa taille pour balancer ses adversaires à droite et à gauche), on a Tcheky Karyo, Eric Cantona et Said Taghmaoui qui déboulent tous dans le métrage (ne manquait que Lambert Wilson).

Un métrage qui semble gêné aux entournures par le style habituel de Woo, du moins pendant sa première heure, jusqu'à ce que ses deux personnages principaux interagissent enfin : symbolique lourdingue désormais presque périmée, ralentis, colombes, illustration musicale datée et très particulière...

Niveau formel, on peut noter des dialogues pas très naturels, beaucoup de split-screens pour les flashbacks, des décors cheapouilles (le cimetière de pacotille dans lequel se déroule la première partie de l'affrontement final) et une Nathalie Emmanuel (qui remplace Lupita Nyong'o dans le rôle titre) un peu transparente, pas aidée par des personnages sous-développés à tous les niveaux.

Alors ça se regarde, et tout le monde semble investi dans le projet, mais c'est loin (très loin) d'être exceptionnel, et de justifier son existence.

2.5/6

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Critique éclair #188 - The Old Guard 2 (2025)

Publié le 13 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, USA, Netflix, Review, Action

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The Old Guard 2 (2025) :

Lorsque Discord (Uma Thurman), la première immortelle, retrouve Quỳnh (Veronica Ngô) au milieu de l'océan, les choses se compliquent pour Andy (Charlize Theron) et son équipe : car Discord a découvert que Nile (KiKi Layne) était la dernière immortelle, et qu'elle possèdait le pouvoir de rendre leur mortalité aux immortels qu'elle blesse...

Bon, cette critique, je vais la faire directe et brève : malgré un accueil critique enthousiaste porté par le côté "c'est un film d'action girl power avec des personnages féminins forts, de la représentativité LGBTQ+ et raciale, de la sensibilité, et c'est une femme noire qui réalise !" et par un confinement covidien exacerbant la moindre réaction critique, The Old Guard, sorti en 2020, était un métrage Netflix médiocre, sorte de Highlander du pauvre à la distribution fade, sans alchimie, et qui ressemblait plus à un pilote de série qu'à un blockbuster digne de ce nom.

Pour cette suite, coincée en development hell pendant quelques années, avec une réalisatrice différente... c'est la même chose, en pire. Insipide de bout en bout, avec des scènes d'action faiblardes, quelques duels à l'épée qui renforcent encore l'impression d'un succédané de Highlander, du world building qui ressemble beaucoup à du bouche-trou, et un script qui se contente de faire monter la sauce avant de botter en touche pour un troisième volet éventuel, The Old Guard 2 cumule tous les défauts du premier volet, sans en avoir les quelques qualités (à l'image de la nouvelle coupe de cheveux ratée de Charlize Theron).

Résultat, j'ai peiné à finir le film (qui ne dure pourtant que 95-100 minutes, tout compris), et je n'ai aucune envie de me montrer indulgent.

1.5/6 

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Critique éclair #187 - Jurassic World : Renaissance (2025)

Publié le 11 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Review, Science Fiction, USA, Thriller

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Jurassic World : Renaissance (Jurassic World : Rebirth - 2025) :

Engagés par Martin Krebs (Rupert Friend), représentant d'une société pharmaceutique, pour aller recueillir des échantillons de sang de dinosaures sur l'île de Saint Hubert, Zora Bennett (Scarlett Johansson), mercenaire, Henry Loomis (Jonathan Bailey), paléontologue, et l'équipage du bateau de Duncan Kincaid (Mahershala Ali), recueillent en route la famille de Reuben (Manuel Garcia-Rulfo) - Teresa (Luna Blaise), Isabella (Audrina Miranda) et Xavier (David Iacano), le petit-ami slacker de Teresa - dont le voilier a été attaqué par un mosasaure. Mais ce dernier les traque toujours, et finit par forcer l'équipe de Bennett à s'échouer sur St Hubert... qui s'avère être un laboratoire abandonné renfermant les pires expériences d'InGen.

En 2022 j'avais conclu ma critique de Jurassic World Dominion par un "il est temps de mettre un terme à la franchise" assez lapidaire. En 2025, avec ce Rebirth assez anémique, cette phrase n'a jamais été plus d'actualité.

En même temps, entre Gareth Edwards à la réalisation (un Godzilla bof, un Rogue One sauvé en post-prod par les reshoots de Tony Gilroy, un The Creator insipide au possible) qui sait faire de belles images et maîtrise les effets numériques, au détriment de l'écriture, de l'histoire, des personnages et de la direction d'acteurs ; David Koepp au script (un David Koepp très productif et avec une longue carrière, notamment le Jurassic Park de 1993, mais qui, avec les années, a besoin d'un réalisateur inspiré pour transcender ses scripts de moins en moins probants), Alexandre Desplat à la musique (toujours techniquement impeccable, mais toujours aussi peu capable de créer des thèmes mémorables et de composer des bandes originales marquantes) ainsi qu'une franchise à bout de souffle, il ne fallait pas s'attendre à des miracles.

Là, dès les premiers instants, on a droit à un pseudo commentaire méta sur l'état de la franchise, qui nous dit que trente ans après Jurassic Park et le retour des dinosaures sur notre Terre, le monde s'en contrefout désormais, que tous les dinosaures en liberté à la fin de Dominion sont morts à cause du climat actuel, et qu'il n'en reste qu'une poignée qui survit dans les zones tropicales de notre globe.

En somme, on fait table rase des épisodes précédents, on oublie les personnages de ces films, on repart sur des bases plus simples (assez similaires à celles du Monsters de Edwards), et... euh... on raconte une histoire générique et assez insipide, avec une équipe de mercenaires (menés par une ScarJo sarcastique qui injecte un peu de nonchalance dans le film, pour le meilleur et pour le pire) qui part sur une île perdue (et y arrive au bout d'une heure de film) pour récupérer des échantillons de sang de dinos, pour le compte d'un méchant calqué sur le Burke de Aliens. Et on rajoute une famille de touristes paumés et un bébé dino pour faire vendre des produits dérivés.

Sur ce scénario très mécanique se greffent donc les mésaventures de la famille de latinos, qui croisent le chemin d'un T-Rex, en réchappent de justesse, et sont globalement uniquement là pour permettre au film d'alterner entre les mercenaires en mission et la famille.

Malheureusement, les uns comme les autres sont sous-développés, les personnages ont une fâcheuse tendance à systématiquement réagir de la manière la plus stupide possible (mention spéciale à l'une des latinas qui ne trouve rien de mieux que de trainer lourdement et bruyamment un canot gonflable sous le nez d'un T-Rex assoupi), et face à eux, on retrouve des dinosaures à géométrie variable, entre les dinos habituels, plus ou moins bien intégrés à l'image, et les nouveaux mutants, des petits dinos ("Mutadons") ressemblant à des Skekses de Dark Crystal, et le gros D-Rex, une sorte de Rancor mâtiné de mutant d'Alien 4, et qui, selon les plans, est de la taille d'un kaiju, ou d'un T-Rex basique.  

Pas de miracle, comme je le disais : c'est globalement assez médiocre, j'ai un peu décroché dans la dernière ligne droite tant je n'avais rien à faire de ces protagonistes, et si c'est peut-être un peu mieux que Dominion - et encore, pas sûr -, l'utilisation timide, agaçante et un peu aléatoire des thèmes de John Williams par Desplat (façon "je vais en utiliser les quelques premières mesures, histoire de faire jouer la nostalgie, mais au moment crucial de chaque thème, je vais repartir dans mes compositions à moi") a achevé de me frustrer.

2/6

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