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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Critique éclair #169 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le Jardinier (2025)

Publié le 8 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, France

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Jardinier (2025) :

Lorsque son nom apparaît sur une liste de cinq hommes à abattre émise par le gouvernement français, Serge Shuster (Michael Youn), haut fonctionnaire, devient la cible d'un commando d'assassins des forces spéciales (Jérome Le Banner, Kaaris, Ragnar Le Breton) qui prennent d'assaut son domicile, et prennent en otage ses proches (Nawell Madani, Carla Poquin). Heureusement pour lui, son jardinier, Leo (Jean-Claude Van Damme), est lui-même un ancien commando, qui va l'aider à se sortir de cette situation périlleuse...

Ouhlà, ce n'est pas bon, tout ça. Un métrage Amazon qui se trouve au carrefour bancal du film d'action à la JCVD, très premier degré (avec un Leo traumatisé, marqué par la vie, intense, qui veut se venger, etc), et de la comédie potache à la Michael Youn, avec Youn en incapable balbutiant, Ragnar en commando un peu barge, et des moments de comédie excentriques (comme cette scène lorsque Youn, dopé à l'adrénaline et vêtu d'un uniforme nazi, botte des culs comme un JCVD de la grande époque, en parlant en allemand).

Sauf que la mayonnaise ne prend pas, le tout n'est pas homogène, c'est mou, pas très bien filmé (les scènes d'action, notamment), l'interprétation est raide et récitative, et que ça dure près d'1h50 (avec notamment toute une scène finale à rallonge totalement superflue).

Pas assez déconnant, trop plat et bancal, énorme bof, à une scène ou deux près.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #168 - QUINZAINE FRANÇAISE - Heureux gagnants (2024)

Publié le 7 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, France, Review, Anthologie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Heureux gagnants (2024) :

Un film à sketchs centré sur une seule et même thématique : des gagnants de la loterie nationale, et la manière dont ce gain bouleverse leur vie.

- À Marseille, un couple (Fabrice Eboué, Audrey Lamy) et ses enfants découvrent, dans la boîte à gants de la voiture, un vieux ticket de loterie gagnant. Mais pour empocher les 5 millions d'euros, ils doivent rejoindre au plus vite le centre de l'organisme de jeux, car le gain est sur le point d'être remis en jeu...

Un segment qui ouvre et qui conclue le film, avec un couple dans la tourmente, une poursuite en voiture, et un récit qui dégénère en braquage, un passage par la case prison, une tentative de suicide, etc. De l'humour noir, peut-être parfois un peu trop, et un peu trop mélodramatique aussi, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire.

- Julie (Pauline Clément) vient de gagner 10 millions d'euros lorsque Thomas (Victor Meutelet), un séduisant cycliste, la renverse dans la rue. Aussitôt, c'est l'amour fou, mais la meilleure amie de Julie se méfie et redoute que Thomas soit un arnaqueur... 

Un segment prévisible à plein de niveaux, mais qui fonctionne parce que Pauline Clément est attachante et que tout le monde s'en tire bien.

- Trois terroristes incapables (Sami Outalbali, Mathieu Lourdel, Illyès Salah) sur le point de se faire exploser en public s'aperçoivent que l'un d'entre eux vient de gagner des dizaines de millions au loto...

Alors là, celui-là, j'étais dubitatif au début, et puis l'humour assez jusqu'au-boutiste a fini par emporter mon adhésion, notamment avec cette fin explosive assez drôle.

- Le personnel médical d'un Ehpad découvre l'un de ses patients, Henri, décédé alors qu'il vient de remporter 60 millions d'euros au loto. En secret, ils décident alors de se partager le pactole, mais quand un à un, les employés de l'Ehpad commencent à être victimes d'accidents mortels, les survivants s'inquiètent d'une possible vengeance venant d'outre-tombe...

Cet épisode, ça aurait pu être un épisode des Contes de la Crypte : c'est mesquin, ça monte en puissance, et ça se finit de manière assez sadique et jouissive. Réussi.

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Dans l'ensemble, une bonne surprise : je n'ai pas trouvé ça parfait, quelques ruptures de ton sont un peu déséquilibrées, et ça ne surprend pas forcément autant que cela le voudrait, mais l'humour noir et corrosif fait souvent mouche, tout le monde est juste, et j'ai passé un assez bon moment.

4/6 

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QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Fiasco, saison 1 (2024)

Publié le 6 Juillet 2025 par Lurdo dans Comédie, Documentaire, Critiques éclair, Cinéma, Les bilans de Lurdo, France, Review, Netflix, Romance, Télévision

Mockumentaire en 7 épisodes de 30-40 minutes, Fiasco lorgne fortement sur une production à la The Office, et met en vedette son co-scénariste/co-créateur Pierre Niney, qui a décidément le vent en poupe ces dernières années.

Fiasco, saison 1 (2024) :

Une équipe documentaire suit le tournage chaotique d'Une femme résistante, un biopic fantaisiste du jeune réalisateur Raphaël Valande (Pierre Niney), adapté de la vie de la grand-mère, ex-résistante ayant sauvé des centaines de Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais entre la famille de Raphaël qui le déteste, le financement du film qui bat de l'aile, l'attirance de Raphaël pour Ingrid (Leslie Medina), son actrice principale, et un mystérieux corbeau qui sabote la production et fait chanter Jean-Marc (Pascal Demolon), le producteur, le tournage s'avère des plus compliqués...

J'avoue, j'ai eu un peu peur en commençant la série, notamment parce que le programme est alors assez chargé en témoignages face caméra pas très naturels et un peu trop écrits, et en exposition un peu maladroite.

C'est un risque que prennent toutes les séries (ou films) jouant la carte du mockumentaire : il faut que tout le monde soit naturel et crédible, que ce soit lors des scènes prises sur le vif, ou lors des interviews en studio en mode "confessionnal".

Heureusement, rapidement, la série trouve son ton et son rythme de croisière : ce n'est pas parfait, les épisodes sont parfois un peu bordéliques, sortes de compilation d'idées et de gags cringe sans unité thématique, et c'est très caricatural, mais dans l'ensemble, une fois que le moteur tourne à plein régime, on ne s'ennuie pas.

On regrettera néanmoins que le show téléphone un peu trop les chutes de certains gags (que ce soit des jeux de mots foireux - le quiproquo sur "Amadou et Marianne" - ou la découverte du passage secret de la grand-mère et ce qu'il renferme), qu'il soit si gentil avec le milieu du cinéma français, qu'il s'éparpille un peu çà et là, ou encore que les tentatives de pathos et d'émotion arrivent parfois comme un cheveu sur la soupe.

Cela dit, je m'attendais à bien pire, Niney s'amuse vraiment à se prendre des gadins à répétition, et finalement, ça se regarde plutôt sympathiquement.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Blog Update ! - Juin 2025

Publié le 5 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Update, Review

​Un mois bien meilleur que le précédent sur le blog du Téléphage Anonyme, avec notamment une grosse semaine consacrée aux séries, et des films d'une qualité nettement supérieure au néant du mois de mai...

#156 - Nightbitch (2024) - 2.5/6

#157 - Predator : Killer of Killers (2025) - 3.75/6

#158 - Maelstrom : The Odyssey of Waterworld (2018) - 4/6

#159 - Mountainhead (2025) - 3/6

#160 - Summer of 69 (2025) - 3.75/6

#161 - Queen of the Ring (2025) - 3.25/6

#162 - The King of Fighters (2009) - 1/6

#163 - Things will be different (2024) - 4/6

#164 - The Instigators (2024) - 3/6

#165 - Fucking Kassovitz (2011) - 4.5/6

#166 - Fountain of Youth (2025) - 1.75/6

#167 - Ballerina (2025) - 4/6

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# Film(s) du mois : 

Comme d'habitude, mettons de côté les documentaires (Fucking Kassovitz, un journal de tournage assez intéressant, et Maelstrom, un retour sur la production chaotique de Waterworld), et concentrons-nous sur les autres films : Ballerina, un actioner s'inscrivant dans l'univers de John Wick et n'ayant pas à rougir de la comparaison ; Things will be different, un film de science-fiction/voyage temporel/thriller indépendant assez intrigant ; la version animée de Predator, réussie sans être exceptionnelle ; et puis Summer of 69, une comédie adolescente amusante.

# Flop(s) du mois : 

Là, pas trop de surprises : Fountain of Youth, un navet Apple qui se veut un film d'aventures à la Indiana Jones, mais ressemble plus à un mauvais succédané de Benjamin Gates, le charisme en moins ; The King of Fighters, une adaptation fauchée du jeu vidéo du même nom ; et, à ma grande surprise, Nightbitch, une comédie noire fantastique sur Amy Adams qui se transforme en chien... mais qui, honnêtement, n'apporte rien de particulièrement frais ou intéressant à son second degré de lecture sur la maternité, sur la dépression et sur tout ce que traverse son personnage principal. C'est compétent et bien interprété, mais c'est aussi du déjà vu, à un point tel qu'on s'en lasse rapidement.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries au programme de ce mois de juin, à commencer par une semaine entière consacrée au petit écran, en ouverture de mois.

Dans le désordre, j'ai ainsi visionné la première et unique saison de la mini-série pandémique Sprung, de Greg Garcia, une comédie sympatoche dans la droite lignée des autres productions du bonhomme, comme My Name is Earl.  

Toujours au rayon des premières saisons de comédies, on peut citer la première saison de Shifting Gears, où Tim Allen nous refait son numéro de père de famille ronchon (bof) ; et la première saison de St. Denis Medical, peu ou prou Superstore dans un hôpital - pas désagréable, tout en s'inscrivant dans un format très balisé.

On continue dans les saisons 1, mais plus sérieuses, avec la première saison (et la seule, à priori) du Penguin, la série DC/HBO qui s'inscrit dans le même univers que The Batman de Matt Reeves : une bonne surprise, je dois dire, avec une interprétation magistrale de Colin Farrell et de Cristin Milioti ; on peut aussi citer l'équivalent Marvel de ce Penguin, à savoir la saison 1 de Daredevil, Born Again, et l'ascension du Kingpin à la mairie de New York City : un programme Disney + qui fusionne les séries Daredevil de Netflix au MCU, et qui s'avère plutôt réussi.

Au rayon des bonnes surprises, la saison 1 de Dexter : les origines a su dépasser mes attentes (qui étaient, je l'avoue, inexistantes) : ça se regarde bien, le ton est là, et bien qu'une grosse partie de la saison soit un peu redondante, ce n'est pas un désastre. Un peu le même cas de figure pour la saison 7 de Black Mirror : je n'en attendais rien de très mémorable, et finalement, j'ai senti Charlie Brooker plus inspiré que dans les autres saisons récentes.

Je suis légèrement plus mitigé sur la saison 2 de Primal, la série d'animation de Genndy Tartakovsky, qui se perd un peu dans sa sérilisation, tout en restant captivante ; et sur la saison 2 des Anneaux de Pouvoir, ambitieuse et spectaculaire, mais toujours plate et quelconque dès que le programme s'intéresse aux humains.

Reste enfin la saison 15 de Doctor Who, une saison frustrante qui sous-exploite ses acteurs et leurs personnages, et se termine en queue de poisson ; et Bandits Bandits, l'adaptation Apple Tv du film de Terry Gilliam, une adaptation un peu phagocytée par le style de ses créateurs (Taika Waititi et Jemaine Clement), assez bordélique, et qui s'avère inégale.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

 

En juillet, comme tous les ans, une quinzaine consacrée aux productions françaises, et quelques critiques plus normales par la suite...

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Critique éclair #167 - Ballerina (2025)

Publié le 4 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Ballerina (2025) :

Lorsque son père est assassiné pour le compte du Chancelier (Gabriel Byrne), la petite Eve Macarro est secourue par Winston Scott (Ian McShane) et formée par les Ruska Roma de la Directrice (Anjelica Huston). À l'âge adulte, Eve (Ana de Armas) décide de traquer le Chancelier, et part pour Hallstatt, en Autriche, pour assouvir sa vengeance...

Après John Wick 4 et la série The Continental, voici un second spin-off de l'univers de John Wick, Ballerina, réalisé par Len Wiseman (réalisateur des Underworld), et s'inscrivant en parallèle des films John Wick de la franchise... et ça ne fonctionne pas trop mal, à vrai dire.

Rien de révolutionnaire au programme, cela dit : ça reste un film d'action dans la droite lignée des Wick, avec des scènes d'action efficaces, une Ana de Armas qui tient bien son rôle, et un scénario de vengeance basique mais approprié, le tout enrobé d'une réalisation plutôt bien tenue et stylisée.

J'ai même envie de dire que contrairement à JW4, il n'y a pas ici cette impression de personnages superhéroïques et invulnérables qui survivent à des chocs et des événements qui auraient tué des humains normaux, voire même des militaires surentrainés - et c'est assez rafraîchissant, je dois dire (à l'image du cadre géographique de l'action, une jolie bourgade lacustre et enneigée), surtout après un quatrième volet de Wick qui poussait le curseur assez loin dans ce domaine.

John Wick, justement, a droit à son apparition dans ce spin-off, une apparition qui, heureusement, ne prend pas trop de place : c'était la bonne attitude à avoir, et Keanu n'éclipse pas de Armas, ce qui était un risque.

Dans l'ensemble, donc, une bonne surprise, nerveuse, punchy, violente et maîtrisée.

4/6 (Norman Reedus, par contre, fait de la figuration) 

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Critique éclair #166 - Fountain of Youth (2025)

Publié le 2 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Review, USA, Apple, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Fountain of Youth (2025) :

Traqué par Esme (Eiza González) et ses hommes, qui tentent de l'empêcher de dérober des tableaux rarissimes, Luke Purdue (John Krasinski) revient soudain dans la vie de sa sœur Charlotte (Natalie Portman), et l'entraîne vite dans la tourmente d'une chasse au trésor improbable : engagés par le milliardaire Owen Carver (Domhnall Gleeson), Luke et son équipe sont à la recherche de la Fontaine de jouvence...

Un film Apple Tv réalisé par Guy Ritchie et écrit par James Vanderbilt (Zodiac, les deux Spider-man avec Andrew Garfield, la suite d'Independance Day et les deux derniers Scream), héritier de la famille Vanderbilt qui a réussi à placer l'histoire de sa famille et du Lusitania dans ce métrage...

... un métrage qui ressemble un peu à ce que l'on obtiendrait si un enfant pas très doué découvrait Benjamin Gates et Indiana Jones à l'âge de 10 ans et qu'une fois adulte, il décidait soudain d'écrire un film similaire, en se basant uniquement sur ses souvenirs de l'époque et sur quelques parties d'Uncharted.

C'est mou, c'est dérivatif, c'est assez mal écrit (les dialogues sont clichés), bref, c'est générique et anonyme au possible, et tout cela se retrouve directement à tous les niveaux de la production.

Le casting ? Les seconds rôles sont inexistants, Natalie Portman est en pilotage automatique, et John Krasinski tente de jouer les aventuriers nonchalants et charmeurs, sans avoir forcément le naturel ou le charisme pour y parvenir. La réalisation ? Pas le moindre style, pas de rythme, pas d'énergie... Guy Ritchie était lui aussi en pilotage automatique (en même temps, il est arrivé en tant qe réalisateur remplaçant, donc il ne devait pas être très impliqué). L'écriture ? Comme mentionné plus haut, il n'y a pas une idée originale là-dedans, c'est du grand n'importe quoi du début à la fin, les personnages sont tous sous-développés, les rebondissements sont télégraphiés. La musique ? Inexistante.

Bref, en théorie, ça aurait dû correspondre à tout ce que j'aime dans le genre, mais c'est en réalité un film d'aventures où les aventures sont insipides, les personnages n'ont pas d'alchimie, les idées sont faisandées, et la mise en images est fainéante.

C'est un peu à l'image du titre du film, en fait : générique au possible. Et assez énervant.

1.75/6

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Critique éclair #165 - Fucking Kassovitz (2011)

Publié le 30 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Documentaire, Science Fiction, Review, France, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Fucking Kassovitz (2011) :

Retour sur le fameux making-of d'une heure du long-métrage Babylon AD, de Kassovitz, un making-of longtemps resté controversé car faisant la lumière sur un tournage catastrophique, plombé tant par l'incompétence d'une partie de la production des pays de l'Est que par l'égo surdimensionné de Vin Diesel, et le tempérament de Kassovitz.

Après, on peut le comprendre, ce Kassovitz, que l'on voit maigrir et s'enfouir de plus en plus dans sa doudoune à capuche à mesure que l'ampleur du désastre de ce tournage devient claire : face à des départements artistiques tous à la traine et ne lui proposant rien de ce qu'il avait demandé des semaines plus tôt, victime d'une sécurité défaillante (explosion qui se déclenche trop tôt, projecteurs qui tombent à deux centimètres de la tête d'une membre de l'équipe), confronté aux caprices d'un Baboulinet immature, bloqué par des financiers américains qui lui coupent son budget déjà limité et prennent le contrôle du film, Kasso décroche progressivement. 

Et comme il n'a pas un caractère facile, ça coince. 

Un documentaire intéressant et, semble-t-il, assez objectif (Mélanie Thierry est là pour exprimer un point de vue relativement neutre, mais sincère), Fucking Kassovitz évoque Lost in la Mancha, et d'autres making-ofs similaires, rappellant à quel point un film, quel qu'il soit, n'est qu'un chateau de cartes en équilibre précaire, et qu'il en faut peu pour que tout s'écroule.

4.5/6

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Les bilans de Lurdo - The Penguin, saison 1 (2024)

Publié le 29 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Policier, HBO, Review, USA, DC, Télévision, Les bilans de Lurdo

Suite directe de The Batman de Matt Reeves (un film inégal mais qui est remonté un peu dans mon estime au revisionnage), ce The Penguin propose, en huit épisodes d'une heure environ diffusés sur HBO Max, de narrer l'ascension du Pingouin dans le monde de la pègre de Gotham City, sous la supervision de Lauren LeFranc, ancienne scénariste sur Chuck et Agents of SHIELD...

The Penguin, saison 1 (2024) :

Alors que Gotham City se remet difficilement de l'acte terroriste du Riddler, Oz Cobb (Colin Farrell), dit "le Pingouin", ex bras droit de feu Carmine Falcone, décide de s'emparer du pouvoir dans les sphères criminelles, et d'organiser le trafic d'une nouvelle drogue. Il fait alors tout son possible pour monter les deux grandes familles du crime, les Falcone et les Maroni, l'une contre l'autre, mais la libération inattendue de Sofia Falcone (Cristin Milioti), fille de Carmine et tueuse en série enfermée à Arkham, va mettre des batons dans les roues du Pingouin...

Une crime story dans l'univers de Batman, mais sans Batman, une ascension à la Scarface plutôt réussie et intrigante, portée par une interprétation excellente de plusieurs acteurs, en particulier Colin Ferrell (on oublie totalement que c'est lui sous le masque), Cristin Milioti (excellente en fille de mafieux revancharde), et Deirdre O'Connell (en mère du Pingouin, atteinte de Parkinson et de sénilité).

Tout au long des huit épisodes de la saison, donc, on suit les parcours parallèles de Oz Cobb et de Sofia Falcone, qui tous deux finissent par gravir les échelons de la pègre : le premier en trahissant et manipulant tout le monde, en montant les Maroni et les Falcone les uns contre les autres, en manigançant, et en se trouvant toujours au bon endroit, au bon moment ; la seconde en se montrant implacable, en acceptant son héritage, en rejetant sa réputation, et en allant toujours plus loin pour s'imposer.

Le tout, sur fond de Gotham ravagée par les exactions du Riddler, et corrompue de bout en bout. De quoi dresser un portrait sinistre de la ville de Batman, totalement absent de la série, et humaniser au maximum le personnage du Pingouin, que ce soit au travers de son amitié naissante avec le jeune Victor (Rhenzy Feliz), qu'il prend sous son aile après l'avoir surpris en train de voler les jantes de sa voiture (un renvoi direct à Jason Todd et Batman), mais aussi et surtout via sa relation avec sa mère Francis.

Une relation dévouée et fusionnelle qui sera recontextualisée en fin de saison, tout comme cette amitié avec Victor, qui trouvera un dénouement inévitable à ce même moment : qu'on se le dise, dans le monde de la pègre de Gotham, il n'y a pas de fin heureuse, et tout le monde est capable de tuer si les motivations sont suffisantes.

En face de Farrell, impeccable, on a aussi Cristin Milioti, sexy, vénéneuse, instable et à fleur de peau, qui compose une antagoniste parfaite pour le Pingouin : tout dans le personnage est un contraste total à l'existence de Cobb, et l'actrice parvient, à grands renforts de nuances et de moments subtils, à donner corps à cette fille de mafieux accusée de crimes qu'elle n'a pas commis, torturée dans un asile, et bien décidée à se venger du destin et de la vie... en commençant par Cobb.

Bref, une très bonne surprise que cette mini-série (je suppose que c'est une mini-série, car je ne vois pas de saison arriver derrière) qui se conclue de la seule manière possible : par un Pingouin triomphant... et l'apparition du Batsignal dans le ciel.

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Critique éclair #164 - The Instigators (2024)

Publié le 27 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Apple, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Instigators (2024) :

Lorsque deux petites frappes pas très douées de Boston, Rory (Matt Damon), dépressif, et Cobby (Casey Affleck), alcoolique, se trouvent embarquées dans un braquage mal préparé et dérobent un bracelet appartenant à l'ancien Maire véreux de la ville (Ron Perlman), ils sont contraints de prendre la fuite, embarquant avec eux le Dr Rivera (Hong Chau), la psychothérapeute de Rory...

Une comédie criminelle signée Doug Liman, produite par Ben Affleck et Matt Damon, et tournée (probablement avec un budget assez limité) pour Apple Tv... pour un résultat assez typique des productions de plateformes de streaming : c'est regardable, mais c'est assez quelconque et oubliable, jamais particulièrement drôle, pêchu ou tendu, en tout cas pas suffisamment pour convaincre plus que ça.

L'écriture est un peu inégale (la psychothérapeute qui ne cesse jamais d'analyser son client, même en plein milieu d'une course poursuite, c'est parfois assez forcé), une grosse partie du budget semble avoir été consacrée aux cascades automobiles, et la distribution assez prestigieuse (Alfred Molina, Toby Jones, Ving Rhames, Michae Stuhlbarg...) semble fréquemment sous-exploitée, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus un désastre. 

C'est simplement totalement anecdotique.

3/6 

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Critique éclair #163 - Things will be different (2024)

Publié le 25 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Thriller, Science Fiction, Fantastique, USA, Review, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Things will be different (2024) :

Frère et sœur, Joseph (Adam David Thompson) et Sidney (Riley Dandy) se retrouvent dans un diner perdu après avoir dérobé plusieurs millions de dollars. En fuite et poursuivis par les autorités, ils se réfugient dans une ferme reculée, où les instructions contenues dans un carnet leur permettent d'utiliser un placard "magique" qui les transporte dans une bulle temporelle. Mais rapidement, ils réalisent qu'ils sont pris au piège dans cette ferme hors du temps, et que s'ils veulent s'en sortir, ils vont devoir exécuter les instructions de mystérieux interlocuteurs dont ils ignorent tout.

Long métrage à mi-chemin entre le film de SF et le film policier, réalisé et écrit par un collaborateur de Moorhead et Benson (à la production), ce Things will be different est un gros bordel de boucles temporelles qui se mélangent, de questions laissées en suspens, de paradoxes abscons, etc... qui s'appuient sur une réalisation et une interprétation maîtrisées. 

Et c'est ça qui fait toute la force du film : même si le spectateur ne comprend pas forcément tous les tenants et aboutissants du métrage (si tant est que tout soit vraiment logique, cohérent et explicable, à la base - on peut en douter), la relation des deux protagonistes est crédible, touchante et sincère, et elle porte sur ses épaules le scénario et ses défaillances ponctuelles.

Ajoutez à cela une réalisation efficace (les montages du temps qui s'écoule sont notamment très réussis), et l'on se retrouve donc avec un thriller original, intrigant, pas forcément ultra-carré dans son écriture (honnêtement, le film sème tellement d'indices sans forcément leur donner de suite qu'il peut être frustrant, et en rebutera plus d'un), mais très ambitieux. C'est toujours ça de pris.

4/6 

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