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Jurassic World : Renaissance (Jurassic World : Rebirth - 2025) :
Engagés par Martin Krebs (Rupert Friend), représentant d'une société pharmaceutique, pour aller recueillir des échantillons de sang de dinosaures sur l'île de Saint Hubert, Zora Bennett (Scarlett Johansson), mercenaire, Henry Loomis (Jonathan Bailey), paléontologue, et l'équipage du bateau de Duncan Kincaid (Mahershala Ali), recueillent en route la famille de Reuben (Manuel Garcia-Rulfo) - Teresa (Luna Blaise), Isabella (Audrina Miranda) et Xavier (David Iacano), le petit-ami slacker de Teresa - dont le voilier a été attaqué par un mosasaure. Mais ce dernier les traque toujours, et finit par forcer l'équipe de Bennett à s'échouer sur St Hubert... qui s'avère être un laboratoire abandonné renfermant les pires expériences d'InGen.
En 2022 j'avais conclu ma critique de Jurassic World Dominion par un "il est temps de mettre un terme à la franchise" assez lapidaire. En 2025, avec ce Rebirth assez anémique, cette phrase n'a jamais été plus d'actualité.
En même temps, entre Gareth Edwards à la réalisation (un Godzilla bof, un Rogue One sauvé en post-prod par les reshoots de Tony Gilroy, un The Creator insipide au possible) qui sait faire de belles images et maîtrise les effets numériques, au détriment de l'écriture, de l'histoire, des personnages et de la direction d'acteurs ; David Koepp au script (un David Koepp très productif et avec une longue carrière, notamment le Jurassic Park de 1993, mais qui, avec les années, a besoin d'un réalisateur inspiré pour transcender ses scripts de moins en moins probants), Alexandre Desplat à la musique (toujours techniquement impeccable, mais toujours aussi peu capable de créer des thèmes mémorables et de composer des bandes originales marquantes) ainsi qu'une franchise à bout de souffle, il ne fallait pas s'attendre à des miracles.
Là, dès les premiers instants, on a droit à un pseudo commentaire méta sur l'état de la franchise, qui nous dit que trente ans après Jurassic Park et le retour des dinosaures sur notre Terre, le monde s'en contrefout désormais, que tous les dinosaures en liberté à la fin de Dominion sont morts à cause du climat actuel, et qu'il n'en reste qu'une poignée qui survit dans les zones tropicales de notre globe.
En somme, on fait table rase des épisodes précédents, on oublie les personnages de ces films, on repart sur des bases plus simples (assez similaires à celles du Monsters de Edwards), et... euh... on raconte une histoire générique et assez insipide, avec une équipe de mercenaires (menés par une ScarJo sarcastique qui injecte un peu de nonchalance dans le film, pour le meilleur et pour le pire) qui part sur une île perdue (et y arrive au bout d'une heure de film) pour récupérer des échantillons de sang de dinos, pour le compte d'un méchant calqué sur le Burke de Aliens. Et on rajoute une famille de touristes paumés et un bébé dino pour faire vendre des produits dérivés.
Sur ce scénario très mécanique se greffent donc les mésaventures de la famille de latinos, qui croisent le chemin d'un T-Rex, en réchappent de justesse, et sont globalement uniquement là pour permettre au film d'alterner entre les mercenaires en mission et la famille.
Malheureusement, les uns comme les autres sont sous-développés, les personnages ont une fâcheuse tendance à systématiquement réagir de la manière la plus stupide possible (mention spéciale à l'une des latinas qui ne trouve rien de mieux que de trainer lourdement et bruyamment un canot gonflable sous le nez d'un T-Rex assoupi), et face à eux, on retrouve des dinosaures à géométrie variable, entre les dinos habituels, plus ou moins bien intégrés à l'image, et les nouveaux mutants, des petits dinos ("Mutadons") ressemblant à des Skekses de Dark Crystal, et le gros D-Rex, une sorte de Rancor mâtiné de mutant d'Alien 4, et qui, selon les plans, est de la taille d'un kaiju, ou d'un T-Rex basique.
Pas de miracle, comme je le disais : c'est globalement assez médiocre, j'ai un peu décroché dans la dernière ligne droite tant je n'avais rien à faire de ces protagonistes, et si c'est peut-être un peu mieux que Dominion - et encore, pas sûr -, l'utilisation timide, agaçante et un peu aléatoire des thèmes de John Williams par Desplat (façon "je vais en utiliser les quelques premières mesures, histoire de faire jouer la nostalgie, mais au moment crucial de chaque thème, je vais repartir dans mes compositions à moi") a achevé de me frustrer.
2/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....
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