Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
French Girl (2024) :
Gordon Kinski (Zach Braff), professeur d'anglais à Brooklyn, accompagne sa petite amie Sophie (Evelyne Brochu), chef, à Québec, où elle retrouve sa famille, ainsi que Ruby Collins (Vanessa Hudgens), vedette télévisée de la discipline, et connaissance de Sophie. Mais tandis que Sophie passe des épreuves pour devenir l'une des employées de Ruby et assurer l'avenir de la ferme familiale, Gordon, lui, tente de s'adapter aux us et coutumes locaux, à sa future belle-famille... et aux sentiments qui existent toujours entre Ruby et Sophie.
Une comédie semi-romantique québécoise, mélange à 30 % de comédie romantique Hallmark, à 30 % de choc des cultures, et à 30 % de Mon beau-père et moi, avec un Zach Braff qui fait toujours du Zach Braff, une Vanessa Hudgens qui force un peu le trait en lesbienne rivale amoureuse de Braff, et pas mal de clichés du genre, pas forcément traités de manière ultra-originale.
En soi, ce n'est même pas mauvais, c'est simplement très générique (au point que l'on a fréquemment envie de faire avance rapide sur les moments d'humour "cringe" télégrapiés où Braff s'humilie auprès de sa belle-famille), et assez daté, notamment au point de vue de la musique (Aznavour, Claude François, Charlebois, etc), en plus de fusionner bizarrement France et Québec, ne serait-ce que dans le titre même du film.
Bref. C'est très oubliable, en fait.
2.75/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Adaptation libre du Décameron (recueil de nouvelles italiennes de Giovanni Boccacio publié au 14e siècle et ayant récemment inspiré le quelconque Les bonnes sœurs) par la showrunneuse de Teenage Bounty Hunters (et avec Jenji Kohan à la production), cette mini-série en huit épisodes d'une heure, produite pour Netflix, garde le cadre et le ton de l'œuvre originale, plutôt que les événements ou les récits exacts, pour proposer un récit collégial au carrefour des genres, à mi-chemin entre la comédie décomplexée, la romance impossible et la tragédie dramatique, le tout saupoudré de satire sociale et de guerre des classes...
Le Décaméron, saison 1 (The Decameron - 2024) :
Alors que la peste noire ravage l'Italie, Licisca (Tanya Reynolds), servante, fuit Florence avec sa maîtresse Filomena (Jessica Plummer) pour se réfugier dans la Villa Santa, possédée par Leonardo, un parent éloigné de cette dernière. Lasse d'être méprisée, elle finit cependant par pousser sa maîtresse arrogante d'un pont et endosse alors son identité. Sur place, elle rencontre Pampinea (Zosia Mamet), noble égocentrique promise à Leonardo, et sa fidèle servante Misia (Saoirse-Monica Jackson) ; Tindaro (Douggie McMeekin), homme-enfant immature et Dioneo (Amar Chadha-Patel), son médecin particulier musclé et séduisant ; le calculateur Panfilo (Karan Gill), aux penchants homosexuels dissimulés, et son épouse Neifile (Lou Gala), pieuse et en manque de sexe ; Stratilia (Leila Farzad), la cuisinière sarcastique de la Villa ; et Sirisco (Tony Hale), l'intendant en charge du domaine... Seul problème : Leonardo est récemment mort de la peste, mais Sirisco est le seul à le savoir, après avoir jeté le corps dans les douves de la Villa... et Filomena finit par arriver au château, où elle est prise pour la servante de sa "maîtresse".
Une vraie bonne surprise que cette mini-série Netflix historico-comique assez polarisante : on adhère ou pas au délire ambiant mais, dans mon cas, l'équilibre improbable de ce programme a bien fonctionné.
Comme je le mentionnais en introduction, le show est en effet constamment sur le fil du rasoir ; après une mise en place plus comique et caricaturale, bien portée par des acteurs n'hésitant pas à forcer le trait lorsque nécessaire, la série prend progressivement un virage plus sérieux, et ce dès le troisième épisode.
Un épisode qui commence pourtant par des coucheries dans tous les sens... mais devient rapidement plus intense et dramatique, voire même parfois touchant.
Cette tendance se confirme ensuite, alors que se multiplient les secrets, les mensonges, les morts, les humiliations et les confessions dans le cadre de cet environnement clos, de ce confinement pandémique qui permet ainsi aux personnages d'évoluer, de se révêler, de se développer et de changer, voire de se transcender, le tout sans se défaire d'une approche décalée et improbable de la fiction "historique" : alors que les costumes et les décors sont somptueux, l'illustration musicale alterne entre le Concerto pour mandoline de Vivaldi, qui sert de thème principal, et des classiques 80s (Depeche Mode, Pixies, Enya, etc).
Le décalage ainsi créé permet ainsi à la série de passer lentement de la satire à une méditation sur l'amour, le deuil et l'isolation, sans jamais oublier d'être amusante : les acteurs (en grande partie issus de la télévision anglaise) sont excellents (mention spéciale à Tony Hale, qui compose ici un personnage bien éloigné de ses rôles précédents), parviennent à maîtriser tant le versant comique que l'aspect tragique de leur personnage, et le scénario n'hésite pas à sacrifier certains d'entre eux au gré de sa progression, ici sous les coups d'une lame, là à cause de la maladie...
Ajoutez à cela un joli générique animé à base de rats, et voilà, une fresque satirique en costumes qui intrigue, divertit et touche tout au long de ses 8 épisodes... ou presque.
Si je peux reprocher quelque chose de tangible à la série, en effet, c'est peut-être son format : le récit multiplie un peu trop ses rebondissements, avec des personnages qui quittent la villa, y reviennent, repartent, etc, et des éléments parfois un peu répétitifs : six épisodes auraient peut-être été préférables, et permis d'éviter quelques longueurs redondantes, ainsi que certains personnages un peu girouettes, qui finissent par changer d'avis comme de chemise, histoire de bien renforcer à quel point ils méritent leur sort final.
Mais sinon, comme je le disais, une bonne surprise, dans l'ensemble, et un projet unitaire bien maîtrisé (dommage que la showrunneuse n'ait pas décroché le poste de showrunneuse de la future série Harry Potter de HBO, à la place de Francesca Gardiner, à l'expérience somme tout plus limitée).
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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.
Comme je l'ai expliqué dans le billet de fermeture du blog des Téléphages Anonymes, désormais, tout mon nouveau contenu sera publié ici, dans ce nouveau blog qui, soyons francs, n'est qu'un prolongement du précédent.
Les raisons de ce déménagement sont détaillées dans le billet en question ; en ce qui concerne ce nouveau blog, le programme restera le même jusqu'à l'été 2025, dans un premier temps : quatre ou cinq critiques cinéma et télévision par semaine, à la numérotation inchangée, et occasionnellement, des cycles spéciaux, consacrés aux séries, à la Saint Valentin, à Walpurgis, ou, potentiellement à terme, à Halloween et Noël.
Première publication : le 1er février !
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En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne :
- L'historique de toutes les éditions de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.
- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.
- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...
- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées jusqu'à présent sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.