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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Critique éclair #129 - Mon futur moi (2024)

Publié le 31 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Critiques éclair, Romance, Jeunesse, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mon futur moi (My Old Ass - 2024) :

Après avoir ingéré des champignons hallucinogènes alors qu'elle faisait du camping avec ses amies, Elliott (Maisy Stella), jeune femme queer et fière de l'être, rencontre son double trentenaire (Aubrey Plaza) en provenance du futur. De cette rencontre (et des échanges par texto qui suivent alors), Elliott ne retient qu'une chose : elle ne doit surtout pas tomber amoureuse de Chad (Percy Hynes White), un jeune homme qui vient d'arriver sur l'île où Elliott passe ses vacances, sous peine de ruiner son avenir...

Hum. Je suis bien embêté. Produit par Margot Robbie, écrit et réalisé par l'actrice Megan Park, My Old Ass a reçu un accueil dithyrambique de la part de la critique américaine, la combo "représentativité LGBTQ" et "Aubrey Plaza et Margot Robbie sont géniales, tout ce qu'elle font est génial" ayant clairement joué un rôle dans cette réception enthousiaste.

Seulement voilà : il ne faut pas se fier aux apparences. Et alors que l'affiche et le pitch promettaient une comédie fantastique mettant en vedette Aubrey Plaza et une jeune actrice dont c'est le premier film, My Old Ass est en réalité une coming of age story sérieuse prenant la forme d'une bluette adolescente sur une jeune lesbienne qui s'éprend, le temps de ses vacances, d'un jeune homme de son âge.

En effet, l'argument fantastique à la Fréquence Interdite, clairement né de la formule rhétorique "si seulement je pouvais remonter le temps et dire à mon moi adolescent de ne pas faire telle ou telle conner*e", s'avère finalement très peu présent et exploité : une fois la rencontre initiale passée, Aubrey Plaza disparaît totalement de la majorité du métrage (hormis quelques phrases au téléphone, en voix off), pour ne revenir que dans une scène et demi à la fin (histoire de forcer un peu d'émotion et de larmes dans le récit)... 

On se retrouve donc, au final, avec un portrait d'adolescente bisexuelle qui se cherche et s'affirme, une romance interdite qui ne l'est que pour des raisons assez... naïves et mélodramatiques (SPOILERS : si Chad est si dangereux pour Elliott... c'est parce qu'il va avoir un accident mortel, et qu'elle va en avoir le cœur brisé), pas aidée par un Chad assez quelconque, et qui se termine en bottant en touche et en évitant une conclusion tragique.

Pas du tout ce à quoi on pouvait s'attendre à l'origine, mais pile de quoi faire un court/moyen métrage, ou un film indépendant young adult un peu cliché (entre la sexualité de l'héroïne, le fait qu'elle vient du monde rural, l'illustration musicale du métrage, etc, on est en plein dedans).

On va dire que je ne suis pas le public visé, mais... honnêtement, le tout m'a semblé vraiment trop sous-développé et sirupeux pour vraiment être efficace, que ce soit en tant que mélo adolescent, ou en tant que (surtout en tant que) film fantastique. Cela dit, c'est bien interprété.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Blog Update ! - Mars 2025

Publié le 30 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Update

Le nouveau blog du Téléphage Anonyme continue son petit bonhomme de chemin, avec un mois plus léger proposant des films et quelques séries télévisées...

#116 - Kraven the hunter (2024) - 2/6

#117 - Wicked (2024) - 3.75/6

#118 - Vice-Versa 2 (2024) - 4/6

#119 - Joker : Folie à deux (2024) - 2/6

#120 - Baby Bluff (2025) - 2/6

#121 - Casa Bonita Mi Amor ! (2024) - 4.5/6

#122 - SAINT PATRICK - Love of the Irish (2025) - 3/6

#123 - SAINT PATRICK - Quintessentially Irish (2024) - 3.5/6

#124 - Vous êtes cordialement invités (2025) - 2/6

#125 - Spread (2024) - 2.5/6

#126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024) - 2.75/6

#127 - Back in Action (2025) - 2.5/6

#128 - The Killer's Game (2024) - 4/6

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# Film(s) du mois : 

Outre Casa Bonita Mi Amor !, le documentaire de la team South Park sur leur restaurant à thème, Vice-versa 2 s'est avéré une agréable suite (qui n'atteint cependant pas le niveau de l'original), The Killer's Game était divertissant (pour peu que l'on n'attende pas un chef d'œuvre de la part de ce qui n'est guère plus qu'un DTV), et Wicked, à ma grande surprise, était tout à fait regardable.

 

# Flop(s) du mois : 

Beaucoup de 2/6, ce mois-ci, entre Kraven (assez faible), Joker 2 (ni fait ni à faire), Baby Bluff (Amy Schumer qui fait toujours le même numéro) ou Vous êtes cordialement invités (de la comédie de mariage générique au possible)... ça tourne plutôt à vide, tout ça.

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# Petit écran :

Quatre séries au programme, en mars : l'amusante et ambitieuse Kaos, et ses dieux grecs déjantés ; Star Wars Skeleton Crew, qui lorgne énormément sur les productions Amblin d'antan... probablement un peu trop, d'ailleurs ; la saison 1 de Kite Man, spin-off des aventures animées de Harley Quinn : pas indispensable, mais pas désagréable ; et, last but not least, le désastreux Section 31, mi-épisode pilote, mi-téléfilm clinquant, faussement edgy, et qui n'a de Star Trek que quelques noms. À oublier très vite.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

 

En avril, ne te découvre pas blablablabla... mais le Téléphage Anonyme, lui, continue de tracer sa route, avec des films en tous genres, une semaine entière consacrée aux séries, et pour finir le mois, le début de la semaine Walpurgis (ou Halloween au printemps !) avec des films et séries d'horreur...

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Section 31 (2025)

Publié le 29 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Thriller, Discovery

Non, je n'ai pas rangé la critique de ce téléfilm Star Trek : Section 31, diffusé à l'arrache en janvier, dans la rubrique Cinéma, et pour cause : avec tout juste 90 minutes au compteur, Section 31 n'est pas un film à proprement parler, mais clairement un patchwork de plusieurs épisodes de la série Section 31, telle qu'elle était initialement conçue. Une sorte de gros pilote en trois parties, qui ne mérite honnêtement pas l'appelation "Star Trek"...

Star Trek - Section 31 (2025) :

Avec son équipe, composée de Quasi (Sam Richardson), un métamorphe, de Fuzz (Sven Ruygrok), un organisme microscopique pilotant un corps mécanique aux apparences de Vulcain, de Zeph (Robert Kazinsky) et son exosquelette robotique, de Melle (Humberly Gonzalez), une Deltane, et de Rachel Garrett (Kacey Rohl), représentante de Starfleet, Alok (Omari Hardwick), un Augment travaillant pour la Section 31, vient trouver Philippa Giorgiou (Michelle Yeoh) pour lui demander son assistance : une arme cataclysmique est sur le point d'être vendue dans le secteur, et la Section 31 veut arrêter la transaction... d'autant que l'arme est directement liée au passé de Giorgiou dans l'univers miroir.

Six années se sont écoulées depuis l'annonce très prématurée de ce spin-off, alors prévu pour être une série tv avec un Michelle Yeoh qui n'avait pas encore connu la renaissance de sa carrière. Depuis, elle a eu un Oscar, Discovery est terminée, et le "boom" du streaming s'est bien calmé (traduction : Paramount ne veut plus investir autant d'argent qu'avant dans de nouveaux projets).

On se retrouve donc avec ce téléfilm bâtard, au budget plus limité, qui semble compiler vaguement trois épisodes (ou un pilote et une conclusion hâtivement bricolée), et qui est pleinement suffisant pour comprendre que le projet Section 31 était une mauvaise idée.

Et ce, sans même s'attarder sur la fascination que semblent ressentir Kurtzman et son équipe pour le concept même de la Section 31 : il faut dire qu'il est probablement plus simple de développer des projets et des idées pour un groupe de barbouzes des services secrets sans foi ni loi, à mi chemin entre la Suicide Squad, Mission Impossible et les Gardiens de la Galaxie, plutôt que de s'efforcer de faire du Star Trek pur et dur.

Encore que : si c'était si simple, je pense que ce Section 31 ne serait pas aussi... mauvais.

Visuellement, c'est clinquant, vulgaire, laid, et la réalisation d'Olatunde Osunsanmi (monsieur "plans tournoyants" sur Discovery) est au mieux quelconque ; musicalement, c'est insipide, avec des chansons nazes dans le nightclub tenu par Giorgiou et un rappel du thème de Star Trek, vers la fin du métrage, qui est tout sauf mérité ; conceptuellement, c'est creux, faussement edgy, avec des dialogues trop contemporains pour être crédibles ("you're a bad bitch"), et une équipe créative qui fait tout pour que ses personnages soient badass et ultracools... en vain.

Quand au scénario, c'est générique au possible : comme précédemment, les scénaristes tentent d'humaniser Giorgiou, en lui donnant une histoire d'amour impossible, mais ça revient à tenter d'humaniser Hitler en expliquant qu'il est devenu ainsi parce qu'il a eu le cœur brisé dans sa jeunesse - ça ne fonctionne pas.

Et puis l'on sent que le brainstorming, lors de la création des personnages, a été des plus... approximatifs : une impératrice sarcastique et cannibale, un métamorphe balbutiant, une Deltane sexy pour séduire les méchants, un cyborg à grande gueule (dont on se demande s'il n'a pas été conçu comme un ancien Borg, tant il y ressemble visuelllement), un Vulcain peroxydé ultra-excentrique et émotif à l'accent irlandais (qui rit comme le Joker), un Augment traumatisé, et pour vaguement lier le tout à Star Trek, une future capitaine de l'Entreprise. On se demande même si, pour créer tout ça, les scénaristes n'ont tout simplement pas lancé des fléchettes sur un tableau couvert d'idées aléatoires.

Quoiqu'il en soit, cette Section 31 prend l'eau de partout, s'avérant assez symptomatique de l'approche Kurtzman de la franchise : il faut que ça pête, il faut que ça soit cool, il faut que ce soit sexy, bref, il faut que ça plaise aux jeunes, ou du moins, que ça accroche l'œil des utilisateurs des plateformes de streaming. Et c'est à peu près tout.

Ça n'a pas grand chose à voir avec Star Trek (d'ailleurs, hormis les noms des races et les quelques notes du thème à la fin, le tout semble se dérouler dans un autre univers), c'est générique et, qualitativement, c'est médiocre, au mieux.

À oublier très vite.

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Critique éclair #128 - The Killer's Game (2024)

Publié le 28 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Catch, Romance, Comédie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Killer's Game (2024) :

Tueur à gages renommé, Joe Flood (Dave Bautista) est amoureux de Maize (Sofia Boutella), une danseuse à qui il cache sa véritable profession. Un jour, cependant, Flood apprend qu'il est atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : il n'a plus que quelques mois à vivre, et il décide alors de mettre un contrat sur sa propre tête, afin que sa compagne hérite de son assurance-vie. Antoinette (Pom Klementieff), son ennemie jurée, déchaîne alors tous ses mercenaires (Terry Crews, Scott Adkins, Marko Zaror, Drew Galloway, Daniel Bernhardt, Lee Hoon, etc) sur lui... jusqu'à ce que Flood apprenne que son médecin s'est trompé : il n'est pas mourant, et il va devoir survivre à tous ses collègues s'il veut parvenir à protégrer Maize, prise entre deux feux...

Que se passe-t-il lorsqu'un script de film d'action assez classique (apparemment adapté d'un roman) passe près de 30 ans en development hell, avec pléthore de réalisateurs et d'acteurs attachés au projet (Wesley Snipes, Michael Keaton, Jason Statham, etc), avant d'aboutir chez Lionsgate, dans les mains d'un Dave Bautista à la recherche d'un film un peu différent ? Et bien ça bénéficie d'un budget un peu plus important, ça attire une distribution un peu plus prestigieuse, ça sort en salles... et malheureusement, c'est accueilli comme un "gros" film d'action, et pas le quasi-DTV que The Killer's Game est réellement.

Résultat : TKG a été fracassé par la critique, a fait un bide en salles... alors que, toutes proportions gardées, c'est un DTV d'action tout à fait sympathique. Le postulat est classique, certes, mais le traitement est assez décontracté, avec un peu de style dans les visuels et la musique ; l'action est délibérément exagérée, avec des tueurs à gage tous plus improbables les uns que les autres ; le film prend une demi-heure à poser son couple principale et leur romance ; et entre Batista, Boutella, Klementieff, Galloway, le réalisateur (déjà à l'origine de Day Shift) et un paquet d'incontournables du genre, on a souvent l'impression d'un film de potes, avec ce que ça a de points positifs et négatifs.

On ne s'ennuie pas, c'est assez bien rythmé, c'est ludique... bref, pris comme un DTV un peu friqué, c'est relativement agréable.

4/6 

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Critique éclair #127 - Back in Action (2025)

Publié le 26 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Thriller

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Back in Action (2025) :

Anciens espions étant retournés à l'anonymat après l'échec d'une mission, Emily (Cameron Diza) et son époux Matt (Jaime Foxx) ont fondé une famille et élèvent désormais leurs enfants Alice (McKenna Roberts) et Leo (Rylan Jackson). Jusqu'au jour où leur visage apparaït sur les réseaux sociaux, amenant aussitôt sur eux l'attention d'anciens alliés et d'ennemis jurés...

Une comédie d'action Netflix, ultra-dérivative et générique, qui a pour seuls mérites de permettre les retrouvailles de Jamie Foxx et de Cameron Diaz, de laisser Glenn Close s'amuser un peu en ex-espionne psychorigide avec un amant beaucoup plus jeune, et de mettre en scène des cascades automobiles sans trop d'effets numériques (ce qui n'est pas plus mal, vu que les effets numériques du film sont globalement inaboutis).

Le reste ? Du pilotage automatique, entre toute l'introduction en mode James Bond/Mission Impossible du pauvre, la mise en place de toute la vie parentale, la traque par les méchants et les autorités, la visite de Maman en Angleterre, l'adolescente rebelle à baffer, tous les éléments uniquement là pour être réutilisés plus tard dans le film, et le twist ultra-prévisible sur le méchant... tout est évident, basique, pour ne pas dire superficiel et cliché.

Alors ça se regarde vaguement, malgré ses deux heures au compteur, mais ça ne vaut pas forcément le détour. Une production Netflix, en somme.

2.5/6 

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Critique éclair #126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024)

Publié le 24 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Fantastique, Critiques éclair, Japon, USA, Review, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (The Lord of the Rings: The War of the Rohirrim - 2024) : 

Deux siècles avant la découverte de l'Anneau unique, Hera, fille du Roi Helm du Rohan, se trouve contrainte de prendre la tête de son peuple lorsque Wulf, un seigneur rival, s'allie aux mercenaires Haradrim de son père, tué par Helm, pour se venger et prendre la tête du Rohan...

Un long-métrage d'animation japonais co-écrit par Philippa Boyens, et adaptant librement les Appendices du Seigneur des Anneaux, pour proposer un récit de princesse guerrière pas particulièrement original, avec une dose de fanservice inévitable (les thèmes musicaux, quelques voix au doublage, les mentions inutiles de Gandalf ou de Saruman à la fin), et des visuels qui divisent.

Il faut dire que c'est un peu le problème de base, quand on conçoit un tel projet, surtout dans un style anime très marqué : il faut réussir à impliquer le spectateur, alors que les personnages n'ont pas de réelle identité visuelle (au delà de "personnage d'anime"), ont une caractérisation assez basique, que l'animation est parfois inégale, et que globalement, le métrage ne fait que répêter peu ou prou ce que l'on a déjà vu dans la trilogie principale (le siège-bis du gouffre de Helm est à ce titre catapulté et décevant).

Ici, je ne peux pas dire que ça ait fonctionné sur moi : c'est longuet pour ce que ça raconte, c'est redondant, ça n'est jamais vraiment aussi intense et dramatique que ça semble vouloir l'être et esthétiquement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, même si je dois reconnaître le travail abattu du côté production.

Bof. 

2.75/6

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Les bilans de Lurdo - Kaos, saison 1 (2024)

Publié le 23 Mars 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Review, USA, UK, Netflix, Religion, Drame, Télévision, Comédie, Fantastique

Huit épisodes d'une heure au programme de cette réinvention et modernisation ambitieuse de la mythologie grecque, menée d'une main assurée pour Netflix par la showrunneuse britannique de la série The End of the F***ing World : une bonne surprise inattendue, dominée par la présence toujours excentrique et flamboyante de Jeff Goldblum dans le rôle de Zeus...

Kaos, saison 1 (2024) :

Dans sa ville du Mont Olympe, le pétulant Zeus (Jeff Goldblum) s'inquiète : une prophétie décrivant la fin de son règne semble se réaliser, alors même qu'autour de lui, des manigances se trament. Hera (Janet McTeer) le trompe avec Poséidon (Cliff Curtis) ; Hades (David Thewlis) identifie les signes précurseurs du tarissement de la source de pouvoir des dieux... et pire que tout, Prométhée (Stephen Dillane), meilleur ami/victime de Zeus, observe le tout depuis le flanc de sa montagne, tirant les ficelles de la prophétie funeste, et déplaçant ses pions humains. Il y a Orphée (Killian Scott), star de la pop, qui, motivé par Dionysos (Nabhaan Rizwan), décide de partir chercher sa bien-aimée Eurydice (Aurora Perrineau) aux Enfers, sans savoir que cette dernière s'y est éprise de Caeneus (Misia Butler), un employé d'Hades. En Crète, Ariadne (Leila Farzad), fille du président, découvre que son père lui a caché bien des choses au sujet de la mort de son frère jumeau, à leur naissance...

Comme je le disais en introduction, une bonne surprise que cette série (déjà annulée par Netflix... sans surprise) bien menée et excentrique, qui sait évoluer en ménageant bon gré mal gré ses variations de ton et d'intensité.

Ce qui aide beaucoup, c'est que la relecture contemporaine de la mythologie grecque soit tour à tour fidèle aux mythes d'origine, ou parfois totalement décalée : ici les Enfers en mode administration filmée en noir et blanc, là, l'Olympe façon villa bling où Zeus passe ses journées en survêtement à martyriser ses serviteurs, ailleurs des manigances politiques avec le Président de la Crète, etc, etc, le tout dans un cadre moderne, illustré par une bande originale bourrée de classiques, qui n'ont pas dû être donnés.

On suit ainsi tous ces personnages, tant divins qu'humains, qui évoluent en parallèle, et dont le destin se croise et s'entremêle : de quoi permettre au récit d'évoluer, passant de la comédie satirique à quelque chose de plus sérieux et de plus dramatique, pour aboutir à une conclusion promettant une suite plus épique (la guerre contre l'Olympe et ses dieux désormais mortels), malheureusement laissée en suspens par l'annulation du programme.

Alors certes, ce n'est pas parfait : il y a parfois trop de personnages secondaires (et paradoxalement, on se demande souvent où sont passés les autres dieux de l'Olympe), et le rythme connaît un petit coup de mou à mi-parcours, mais tout ce qui tourne autour de la source des pouvoirs de Zeus est bien trouvé, la montée en puissance de ce dernier à mesure qu'augmente sa colère l'est tout autant, c'est globalement bien interprété, plutôt joli visuellement, et dans l'ensemble, le programme s'avère attachant et intrigant.

Mais bon, la plateforme Netflix étant ce qu'elle est... RIP. 

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Critique éclair #125 - Spread (2024)

Publié le 21 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Tubi, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Spread (2024) :

Malgré ses rêves d'être une journaliste reconnue et féministe, Ruby (Elizabeth Gillies) est au point mort dans sa vie professionnelle, comme dans sa vie privée. Elle est alors contrainte d'accepter un poste en intérim dans une maison de publication... celle de Spread, le magazine porno de Frank (Harvey Keitel), sur le point de faire faillite. Rapidement, cependant, alors qu'elle découvre cet environnement de travail qui la dégoûte, elle décide de tout faire pour tenter de sauver l'entreprise... 

Une comédie américaine qui est, peu ou prou, une version contemporaine et moderne de Minx, sans en avoir le charme ou le savoir-faire, et qui se résume à une workplace comedy très télévisuelle et anecdotique, production Tubi oblige.

Trop souvent, la scénariste semble confondre "héroïne intelligente, volontaire, féministe et ayant du répondant" avec un personnage abrasif dont les échanges sont parfois trop cassants - on est ainsi supposés trouver charmantes les interactions entre Ruby et Thomas (Keith Walker), le directeur artistique et son love-interest dans le métrage, quand celles-ci commencent par un "pas de risque que je vous confonde avec une actrice porno, vous n'êtes pas assez bien foutue pour ça" totalement incongru, surtout vu le physique de Gillies -, le déroulement du scénario est assez classique/banal, Harvey Keitel vieillit beaucoup, le côté féministe est sommaire et attendu ("le porno est trop centré sur le désir des hommes, il faut lui apporter un point de vue féminin"), et hormis quelques scènes (principalement celles de Diedrich Baker, amusant dans le rôle du père de Ruby), le tout est vraiment générique, anecdotique et paradoxalement très sage.

Mwébof.

2.5/6 

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Critique éclair #124 - Vous êtes cordialement invités (2025)

Publié le 19 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Amazon, Romance, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Vous êtes cordialement invités (You're Cordially Invited - 2025) :

Papa poule, Jim (Will Ferrell) apprend que sa fille chérie, Jenni (Geraldine Viswanathan), a décidé de se marier. Il lui réserve alors un mariage de rêve dans une auberge de Palmetto Island, en Georgie, où lui-même avait épousé la mère de Jenni. Mais à leur arrivée sur place, avec tous leurs invités, ils apprennent qu'un problème a eu lieu lors de la réservation, et qu'un autre mariage, celui de Neve (Meredith Hagner), la sœur de Margot (Reese Witherspoon) se tient là à la même date. Une guerre sans pitié s'engage alors entre Jim et Margot, bien décidés l'un comme l'autre à offrir le meilleur mariage possible à leurs proches...

Une comédie américaine longuette diffusée sur Amazon et réalisée par Nicholas Stoller, compère de Judd Apatow et de Jason Segel, réalisateur de nombreuses comédies américaines pas forcément exceptionnelles (comme Sans Sarah, rien ne va !, American Trip, Cinq ans de réflexion, Nos pires voisins 1 et 2, Bros ou encore le film d'animation Cigognes et compagnie), et scénariste d'autres films guère plus mémorables (Braqueurs amateurs, Les voyages de Gulliver, Les Muppets, le retour, Zoolander 2, etc).

Un réalisateur très mid, donc, pour ce film qui l'est tout autant, voire qui s'avère très insipide sur la durée. Sur un postulat de comédie romantique (ils se font la guerre des mariages, et ils finissent dans les bras l'un de l'autre) pas assez développé pour réellement produire une rom-com digne de ce nom, Stoller (ici scénariste et réalisateur) propose ici un métrage assez mou, cliché et prévisible, où tout le monde fait son truc en mode pilotage automatique, où la rivalité et les coups fourrés sont sans la moindre inspiration, où la seule touche personnelle semble être une illustration musicale opératique décalée et où les moments "émotion" semblent plus forcés qu'autre chose.

Viswanathan assure, comme d'habitude, mais le reste est éminemment oubliable, jamais suffisamment mordant, excentrique ou déjanté pour justifier son existence.

2/6 (je me montre un peu sévère, mais sur la fin, j'en avais plus qu'assez)

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Critique éclair #123 - SAINT PATRICK - Quintessentially Irish (2024)

Publié le 17 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Documentaire, Irlande, Review, Histoire

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Quintessentially Irish (2024) :

Un documentaire de plus de deux heures sur l'Irlande et tout ce qui touche de près ou de loin à la culture irlandaise et aux Irlandais : leur nature ludique et festive, leur hospitalité, leur scène musicale, leur lien avec la nature, leur sens de l'humour et de l'absurde, les liens très forts qui unissent ce peuple, son histoire, ses liens avec l'Europe, l'Angleterre, les États-Unis, les arts, la puissance économique de l'Irlande, l'histoire de la marque Guinness, la politique compliquée, le racisme, la religion, la langue irlandaise, etc, etc, etc.

On est clairement dans un métrage louant l'Irlande sous tous ses aspects, que n'aurait pas renié l'office du tourisme du pays, et si ça reste intéressant et sympathique, on sent tout de même passer les deux heures du film - par exemple, toute l'ouverture sur Pierce Brosnan qui raconte en long, en large et en travers sa carrière, n'était pas forcément indispensable.

Après, ça reste instructif sur certains points, et les Irlandais restent, eux, tout à fait attachants.

3.5/6 

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