Huit épisodes d'une heure au programme de cette réinvention et modernisation ambitieuse de la mythologie grecque, menée d'une main assurée pour Netflix par la showrunneuse britannique de la série The End of the F***ing World : une bonne surprise inattendue, dominée par la présence toujours excentrique et flamboyante de Jeff Goldblum dans le rôle de Zeus...
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Kaos, saison 1 (2024) :
Dans sa ville du Mont Olympe, le pétulant Zeus (Jeff Goldblum) s'inquiète : une prophétie décrivant la fin de son règne semble se réaliser, alors même qu'autour de lui, des manigances se trament. Hera (Janet McTeer) le trompe avec Poséidon (Cliff Curtis) ; Hades (David Thewlis) identifie les signes précurseurs du tarissement de la source de pouvoir des dieux... et pire que tout, Prométhée (Stephen Dillane), meilleur ami/victime de Zeus, observe le tout depuis le flanc de sa montagne, tirant les ficelles de la prophétie funeste, et déplaçant ses pions humains. Il y a Orphée (Killian Scott), star de la pop, qui, motivé par Dionysos (Nabhaan Rizwan), décide de partir chercher sa bien-aimée Eurydice (Aurora Perrineau) aux Enfers, sans savoir que cette dernière s'y est éprise de Caeneus (Misia Butler), un employé d'Hades. En Crète, Ariadne (Leila Farzad), fille du président, découvre que son père lui a caché bien des choses au sujet de la mort de son frère jumeau, à leur naissance...
Comme je le disais en introduction, une bonne surprise que cette série (déjà annulée par Netflix... sans surprise) bien menée et excentrique, qui sait évoluer en ménageant bon gré mal gré ses variations de ton et d'intensité.
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Ce qui aide beaucoup, c'est que la relecture contemporaine de la mythologie grecque soit tour à tour fidèle aux mythes d'origine, ou parfois totalement décalée : ici les Enfers en mode administration filmée en noir et blanc, là, l'Olympe façon villa bling où Zeus passe ses journées en survêtement à martyriser ses serviteurs, ailleurs des manigances politiques avec le Président de la Crète, etc, etc, le tout dans un cadre moderne, illustré par une bande originale bourrée de classiques, qui n'ont pas dû être donnés.
On suit ainsi tous ces personnages, tant divins qu'humains, qui évoluent en parallèle, et dont le destin se croise et s'entremêle : de quoi permettre au récit d'évoluer, passant de la comédie satirique à quelque chose de plus sérieux et de plus dramatique, pour aboutir à une conclusion promettant une suite plus épique (la guerre contre l'Olympe et ses dieux désormais mortels), malheureusement laissée en suspens par l'annulation du programme.
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Alors certes, ce n'est pas parfait : il y a parfois trop de personnages secondaires (et paradoxalement, on se demande souvent où sont passés les autres dieux de l'Olympe), et le rythme connaît un petit coup de mou à mi-parcours, mais tout ce qui tourne autour de la source des pouvoirs de Zeus est bien trouvé, la montée en puissance de ce dernier à mesure qu'augmente sa colère l'est tout autant, c'est globalement bien interprété, plutôt joli visuellement, et dans l'ensemble, le programme s'avère attachant et intrigant.
Mais bon, la plateforme Netflix étant ce qu'elle est... RIP.
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