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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Critique éclair #236 - I'm Chevy Chase and You're Not (2026)

Publié le 19 Février 2026 par Lurdo in Cinéma, Critiques éclair, Biographie, Documentaire, Review, USA, Comédie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

I'm Chevy Chase and You're Not (2026) :

Documentaire sans fards en forme de rétrospective de la carrière de Chevy Chase, dans tout ce qu'elle a eu de mémorable, en bien comme en mal.

Mélange d'images d'archive, d'interviews avec de nombreux collaborateurs de Chase (de ceux qui le connaissent depuis ses débuts, à divers réalisateurs l'ayant fait tourner, en passant par amis, ennemis, et autres célébrités clairement influencées par le bonhomme), et d'un entretien exclusif avec l'octogénaire, un octogénaire fidèle à sa réputation, abrasif, goguenard, arrogant, et visiblement toujours ultra susceptible.

Le métrage retrace ainsi les grandes heures de sa carrière, notamment à SNL et au cinéma, et l'addiction à la cocaïne qui a tout bouleversé chez lui, décuplant son égo, et transformant ce personnage toujours sur le fil du rasoir (entre second degré et comportement impertinent d'un côté, et premier degré cassant et agressif de l'autre) en diva égocentrique et méchante.

En parallèle de ce portrait assez corrosif d'un homme talentueux et charismatique, mais apparemment dénué d'empathie pour les cibles de ses blagues, le documentaire laisse une place bienvenue à la famille de Chase, et tente de trouver une explication à son attitude, sans jamais chercher à la justifier.

Oui, cette arrogance est souvent une façade, un mécanisme de défense développé au fil des ans durant son enfance (père violent + mère schizophrène + personnalité addictive), et qui est devenu une seconde nature, amplifiée par la drogue, l'alcool, et par de nombreuses insécurités personnelles qui rendent Chevy constamment à fleur de peau. 

Et, dans ses vieux jours, on retrouve donc Chevy fidèle à lui-même, toujours abrasif au possible, mais on ne peut s'empêcher de se dire que tout ça sonne par moments un peu forcé et faux, comme si Chevy, atteint de troubles de la mémoire depuis une attaque cardiaque, tentait de préserver sa réputation et son aura de superstar capricieuse du monde de la comédie, alors que depuis Community (et même avant), il n'est plus que l'ombre de lui-même.

Étonnamment touchant dans son côté familial, sans surprises au niveau carrière.

4/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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