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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Malcolm : Rien n'a changé (2026)

Publié le 9 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Fox, Disney, Hulu, Sitcom

Pour être tout à fait franc, je n'ai jamais été un fan hardcore de Malcolm in the Middle - j'ai vu suffisamment d'épisodes de la série pour connaître les principaux personnages, leurs interactions, les ressorts comiques principaux du programme, son générique mémorable et pour trouver le tout sympathique sans plus, mais le programme ne m'a jamais séduit plus que ça, franchement, et donc, l'annonce de ce revival ne m'a fait ni chaud ni froid.

D'autant que des revivals de ce type, on en a eu plein ces dix dernières années (depuis Girls Meet World jusqu'au récent Scrubs, en passant par Fuller House et compagnie), que le résultat est souvent discutable, et que ce Malcolm : rien n'a changé a connu un développement compliqué, passant de téléfilm-réunion à série de 4 épisodes de 25 minutes, hésitant entre des retrouvailles du cast, une célébration du succès de Bryan Cranston, et un backdoor pilot de reboot façon Malcolm : the Next Generation...

Malcolm : Rien n'a changé (Malcolm : Life's still unfair - 2026) :

Après une enfance compliquée, Malcolm (Frankie Muniz) a coupé les ponts avec sa famille dysfonctionnelle et a enfin trouvé la paix intérieure, élevant seul sa fille Leah (Keeley Karsten) et coulant le parfait amour auprès de Tristan (Kiana Madeira), sa petite-amie. Mais les 40 ans de mariage de ses parents approchent, et Lois (Jane Kaczmarek) veut une célébration parfaite, avec tous ses enfants. De quoi réveiller les névroses de Malcolm au contact de ses proches (Bryan Cranston, Justin Berfield, Christopher Kennedy Masterson, Vaughan Murrae, Caleb Ellsworth-Clark, Anthony Timpano)...

D'ailleurs, ma mention de Girls Meet World, reboot Disney de la sitcom Boy Meets World (Incorrigible Cory, chez nous), mais avec des personnages féminins, et des caméos de tous les anciens acteurs, n'est pas innocente, tant on sent ici les restes d'une tentative de spin-off centré sur la fille de Malcolm et sur sa jeune tante LGBTQ+.

Tous les codes de la série originale sont en effet repris, et appliqués à l'identique à Leah, y compris la narration face caméra, et par bien des aspects, ce téléfilm réunion découpé en 4 ressemble fortement, au terme de ses (presque) deux heures, à un backdoor pilot centré sur les personnages adolescents (avec reprise moderne du thème principal original de They Might Be Giants, ici par un groupe féminin).

Le seul souci, c'est que le reste de cette mini-série n'est franchement pas très motivant ou engageant : pendant deux épisodes, on retrouve la famille de Malcolm, on fait rapidement le point sur le sort de chacun, on passe des uns aux autres, et tout de suite, ce qui frappe, c'est que ça cabotine beaucoup, probablement un peu plus qu'avant, que ça manque de rythme, et qu'en séparant constamment Malcolm de ses frères et de sa sœur (pour la plupart assez sous-développés), le show perd l'alchimie qui faisait la série originale.

Une impression qui se confirme d'autant plus lors de l'épisode 3, qui consacre une longue partie de sa durée à un one-man show de Cranston, dont le personnage ingère des hallucinogènes et fait un bad trip durant lequel il parle à son côté obscur et assume enfin son syndrome du nid vide. Ça part dans tous les sens, c'est rarement très drôle, ça fait beaucoup de bruit pour rien, etc.

Et puis l'épisode 4 réunit enfin tout le monde (mais vraiment tout le monde, jusqu'à l'overdose de caméos) à l'occasion de l'anniversaire de mariage, et là, les scénaristes ont la main très lourde sur l'émotion, au travers d'une vidéo à la gloire de Hal (une fois de plus) et d'un témoignage larmoyant de Kelly, la plus jeune, sur son coming-out non-binaire (un élément vraiment amené avec la finesse d'un tractopelle).

Heureusement, la toute fin de cet épisode (et donc de cette mini-série) retombe dans quelque chose de nettement plus chaotique et déglingué, ce qui permet de rester sur une bonne impression finale. Mais quelques heures après le visionnage, je dois bien admettre qu'il ne me reste pas grand chose en mémoire (voire rien du tout) de ce Life's still unfair : il n'y avait pas assez de matière pour faire quatre épisodes, les scénaristes ont clairement tenté d'avoir le beurre (un téléfilm réunion nostalgique bourré de fanservice dont je n'ai pas nécessairement saisi toutes les références, en tant que spectateur casual) et l'argent du beurre (un backdoor pilot pour une nouvelle série), et au final, c'est un peu creux et rapidement oubliable.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Blog Update ! - Avril 2026

Publié le 5 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Télévision, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review, Walpurgis

​Quelques films et séries récents, en avril, sur le blog du Téléphage Anonyme, mais surtout la semaine Walpurgis, célébrant la nuit des sorcières, six mois nuit pour nuit avant Halloween...

#248 - In The Blink of an Eye (2026) - 2/6

#249 - War Machine (2026) - 3.75/6

#250 - Good Luck, Have Fun, Don't Die (2026) - 3/6

#251 - Pizza Movie (2026) - 4.5/6

#252 - Super Mario Galaxy, le film (2026) - 3/6

#253 - La Falaise (2026) - 2.25/6

#254 - WALPURGIS - Retour à Silent Hill (2026) - 1.5/6

#255 - WALPURGIS - We Bury the Dead (2026) - 2.5/6

#256 - WALPURGIS - Lookout (2025) - 2/6

#257 - WALPURGIS - Queens of the Dead (2025) - 2.5/6

#258 - WALPURGIS - Man and Witch : The Dance of a Thousand Steps (2024) - 3.75/6

#259 - WALPURGIS - Witchy Ways (2024) - 2/6

#260 - WALPURGIS - Frankenstein (2025) - 4/6

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# Film(s) du mois : 

Pizza Movie, une teen comedy déjantée et décomplexée, inventive et pleines de moments improbables ; le Frankenstein de Guillermo Del Toro, pas dénué de défauts mais plus qu'honorable ; War Machine, un actioner Netflix lorgnant fortement sur Predator & co, mais globalement assez efficace ; et Man and Witch, une comédie fantastique familiale à l'ancienne, très années 80 : rien d'exceptionnel, mais divertissant.

 

# Flop(s) du mois : 

Retour à Silent Hill, pas fait ni à faire ; Witchy Ways, une romcom fantastique LGBTQ très (trop) californienne ; Lookout, une adaptation officieuse du jeu Firewatch, qui perd tout intérêt dans la dernière ligne droite ; et In The Blink of an Eye, un drame de science-fiction gentiment pompeux et inerte d'un ancien de chez Pixar. 

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# Petit écran :

Ce mois-ci, sur le blog, on a passé en revue la fin de saison 1 du faiblard Star Trek : Starfleet Academy, une série qui, comme Discovery avant elle, ne peut s'empêcher de faire tourner le destin de l'univers autour de son personnage principal, et de parler constamment de sentiments et des problèmes psychologiques de chacun ; la saison 2 de Ted, inégale mais pas désagréable ; la saison 1 de Coupez, série anglaise ayant un peu le postérieur entre multiples chaises, hésitant un peu entre satire de l'industrie cinématographique, portrait d'un protagoniste bourré de défauts, ou encore dénonciation du racisme de la société britannique.

Sans oublier, durant la semaine Walpurgis, la saison 1 de Ça : Bienvenue à Derry, spin-off des adaptations récentes du roman de King : un spin-off/préquelle qui finit par ressembler par moments à un remake, avec un Pennywise un peu trop proche de Freddy Krueger à mon goût, mais le tout est tout à fait regardable et assez bien produit.

Et la saison 1 de Talamasca, un beau ratage qui tente d'être une série d'espionnage dans l'univers d'Anne Rice, mais reste totalement plate et insipide, avec un protagoniste antipathique, des personnages secondaires quelconques, et un résultat qui passe à côté de son potentiel (à part William Fitchner, excellent). 

 

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

En mai, le programme habituel revient sur le blog, avec des films et séries récents...

 

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Talamasca : l'ordre secret, saison 1 (2025)

Publié le 3 Mai 2026 par Lurdo dans Thriller, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, AMC, Fantastique, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair

Adaptation très libre du concept de Talamasca introduit dans les romans d'Anne Rice, Talamasca : l'ordre secret arrive sur AMC avec une saison de seulement six épisodes de 45-50 minutes, écrite et chapeautée par John Lee Hancock, réalisateur et scénariste, notamment de deux films de Clint Eastwood, mais aussi script doctor et plume à l'origine de nombreux films très oubliables.

De quoi se méfier de ce programme vendu comme un mélange de série d'espionnage et de surnaturel, et troisième production AMC couvrant l'univers d'Anne Rice, après un Interview with the Vampire très réussi, et un Sorcières de Mayfair vraiment peu convaincant...

Talamasca : l'ordre secret, saison 1 (Talamasca : The Secret Order - 2025) :

Guy (Nicholas Denton), doué de dons de télépathie, découvre un jour l'existence de la Talamasca, une organisation secrète ayant pour mission de surveiller les menaces surnaturelles qui entourent, dans l'ombre, l'humanité : sorcières, vampires, démons, esprits, etc. Il apprend bien vite, de la bouche d'Helen (Elizabeth McGovern), responsable de la branche new-yorkaise, qu'il est lui-même le produit de cette organisation, et qu'il doit retrouver un objet unique, dit "752", contenant tous les secrets de la Talamasca, avant que le 752, disparu à Londres, ne tombe entre des mains malveillantes...

Le problème, lorsque l'on tente de faire une série d'espionnage, c'est qu'il faut réussir à créer un suspense, une tension narrative, motivée par les secrets, les menaces et les rebondissements inattendus.

Talamasca est dépourvu de tout cela. Pendant six épisodes, Guy (qui évoque beaucoup Eddie Redmayne, mais sans l'excentricité et les choix d'interprétation inattendus) tente de remplir sa mission pour le Talamasca sans jamais paraître particulièrement impliqué, plus intéressé par la recherche de sa mère disparue (une sous-intrigue en filigrane laissée en suspens) que par son nouvel employeur et sa mission.

On se retrouve donc avec un protagoniste débutant, pas très doué (dans le final, il se fait interroger par la police, et se fait prendre au piège par des questions inattendues... car jamais il n'envisage d'utiliser son don de télépathie), et même assez antipathique, qui se rapproche de Doris, une "sorcière" pas très charismatique non plus, et est traqué à la fois par les sbires du vampire Jasper (excellent William Fitchner, probablement l'un des points positifs de la série), et par un duo d'enquêteurs de la police (là aussi, une sous-intrigue totalement plate et insipide, digne d'un procedural générique).

Le tout en étant vaguement surveillé de loin par Helen et son sourire mystérieux (qui cherche sa sœur jumelle), et par son officier traitant du MI5 (une jolie espionne aux perruques ridicules, et qui semble sortie d'Alias).

Tout est mou, les filatures s'enchaînent sans rythme ni énergie, les personnages sont globalement fades et cliché, les rebondissements n'en sont pas vraiment, les caméos (de Bogosian, qui reprend son personnage d'Interview with the vampire, et de Jason Schwartzman, en vampire maniéré) sont anecdotiques, bref, pour un programme de 6 épisodes à peine, c'est affreusement plat, et assez laborieux à terminer.

On aurait pu avoir une série ludique, intéressante et dans la droite lignée d'un Poltergeist : The Legacy - un mélange d'épisodes unitaires sur l'organisation qui fait face à des menaces surnaturelles, et des épisodes "mythologiques" sur le 752 et la recherche de sa mère par Guy, avec de multiples occasions de développer les personnages et leurs relations. Mais non, c'est fini, le temps des séries de ce type, avec des saisons de 13 à 22 épisodes.

Désormais, on est dans l'ère du contenu pour plateforme de streaming qui tente de singer de la prestige tv sans en avoir le budget : 6 épisodes, petit budget, beaucoup de promesses, mais pas le temps de rendre les personnages attachants et intéressants, pas le temps d'approfondir... Énorme bof, en somme.

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Les bilans de Lurdo - Coupez !, saison 1 (2026)

Publié le 18 Avril 2026 par Lurdo dans Amazon, Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Thriller, Télévision, Review, UK

Si je dis : un acteur anxieux à la ramasse qui tente de décrocher le rôle de ses rêves, tout en étant traqué par le gouvernement, en devant faire face à une certaine oppression systémique à cause de ses origines et de sa nature et en interagissant au quotidien avec un mentor interprété par une légende IRL du monde de l'acting anglo-saxon... non, je ne parle bien évidemment pas de la récente Wonder Man, la satire Marvel de l'industrie hollywoodienne des super-héros US, mais de ce Bait, une mini-série en six épisodes d'une petite demi-heure qui marche dans la même direction que la série du MCU, mais avec une approche et un résultat bien différents...

Coupez !, saison 1 (Bait, saison 1 - 2026) :

Shah Latif (Riz Ahmed), acteur londonien, rêve d'être James Bond. Seul problème : il est d'origine pakistanaise, ce qui passe assez mal aux yeux des spectateurs potentiels du futur Bond, et lui donne un certain handicap dans la course à ce rôle, pour lequel il a pourtant déjà décroché une audition. Et progressivement, alors qu'il fait tout pour obtenir le rôle de 007, Shah va se laisser dévorer par ses ambitions, son anxiété, ses regrets, les attentes d'autrui et le racisme dont il est victime...

Une série Amazon globalement assez bien reçue par les critiques (ce qui ne surprend pas forcément, la combinaison humour british + propos sur le racisme sociétal, l'immigration et l'intégration + cringe humor + satire nombriliste de l'industrie cinématographique + semi-biographie du parcours de Riz Ahmed étant assez attirante pour une certaine presse), mais qui m'a laissé un peu mitigé.

En fait, au visionnage, j'ai eu l'impression que la série était divisée en trois parties : les deux premiers épisodes de mise en place de l'intrigue, de présentation des personnages, et d'introduction du personnage de Shah (acteur bourré de névroses, d'angoisses, un personnage typiquement anglais, maladroit et gentiment baratineur, à l'imagination bien développée), ne sont pas désagréables.

On y découvre donc Shah, pas totalement sympathique, mais pas non plus antipathique, son cousin Zulfi (Guz Khan), entrepreneur magouilleur à la tête d'une flotte de VTC, tout le reste de la famille (au demeurant assez amusante et attachante), ainsi que le rival de Shah (Himesh Patel), et une tête de cochon doublée par Patrick Stewart - tête de cochon qui devient rapidement le mentor imaginaire de Shah/l'expression de toutes ses insécurités, à mesure qu'il s'enfonce dans ses névroses.

Puis, après ces deux épisodes assez légers, arrivent les deux épisodes centraux de la saison : celui de l'Aïd el-Fitr, un épisode festif et familial qui accumule tensions, mensonges, excuses, secrets, etc, jusqu'à l'explosion. Plutôt efficace et sincère, tout comme l'épisode 04, durant lequel Shah passe la nuit suivant l'Aïd à accompagner son ex dans une tournée des clubs, pour tenter de la reconquérir. À nouveau, ça fonctionne, sans virer dans la comédie caricaturale.

Et puis on arrive à la fin de saison, et ça part un peu dans le n'importe quoi : la famille de Shah disparaît, l'acteur perd 250 points de QI et se met à accumuler les bourdes, il part en vrille, la police l'ignore totalement, il se promène et parle constamment avec sa tête de cochon portée dans un sac en bandoulière, il découvre que le MI5 veut le recruter et lui donner le rôle de Bond, il affronte ses échecs au cours d'une scène d'action imaginaire dans une ruelle, il se fait chasser d'une mosquée, il finit à l'hôpital, etc... et comme il a vaincu tous ses démons, il décroche in fine le rôle de Bond.

Alors pour être franc, je vois très bien ce que la série a tenté de faire avec ce récit, avec cette descente aux enfers d'un homme névrosé soumis à de nombreuses pressions, notamment sociétales, avec Patrick Stewart en Jiminy Cricket sarcastique et hostile, avec la rédemption d'un acteur prêt à tout pour la gloire et la viralité, avec le mélange des genres et des tons, etc.

Seulement voilà, j'ai trouvé le tout affreusement déséquilibré, parfois trop caricatural (par moments, Shah est un Howard Steel en puissance), parfois pas assez développé, parfois pas assez sincère, et au final assez frustrant. Pourtant, tous les moments centrés autour de la famille et de la communauté de Shah étaient plutôt agréables... mais dans l'ensemble, je suis resté sur ma faim. Dommage.

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Les bilans de Lurdo - Ted, saison 2 (2026)

Publié le 11 Avril 2026 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Sitcom, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Peacock, Critiques éclair, Fantastique

Deux ans (!) après la saison 1 de sa série, Seth MacFarlane revient donc avec huit petits épisodes d'une trentaine de minutes (!!) pour une seconde saison de Ted, sa sitcom Peacock adaptée de ses deux films avec Mark Wahlberg. 

La saison 1 ne m'ayant convaincu qu'à moitié (c'était du MacFarlane typique, dans ses qualités comme ses défauts, mais avec une retenue étrange par moments), voyons voir si cette saison 2 progresse dans un sens ou dans l'autre...

Ted, saison 2 (2026) :

Et à nouveau, une saison assez inégale, partagée entre éléments parodiques (un épisode vaguement amusant mais peu inspiré en mode Donjons et Dragons, une parodie assez bof de Orange is the New Black avec Susan en prison, une parodie du Lauréat avec Ted qui séduit une femme mariée), une tentative de faire quelque chose de plus sérieux et émouvant (souvent centrée sur Blaire - qui doit faire face à son père, ou encore qui tombe enceinte et doit avorter - mais pas que, puisqu'on a un épisode centré sur Susan qui se sent délaissée et se met à boire) et les ressorts habituels de l'écriture MacFarlane : de vagues idées de gag délayées pendant 30-45 secondes, de l'humour de stoner, des débuts de sketch de stand-up, et des moments qui ne font vraiment rire que MacFarlane (qui se deepfake notamment en un Bill Clinton vulgaire et hostile).

Pas grand chose de réellement mémorable, cela dit : le premier épisode (une histoire de téléphone rose qui dégénère en enquête policière parodique) se regarde, la parodie du Lauréat est amusante, la version Ted de Donjons et Dragons est inoffensive, l'épisode "romance et alcool" est assez déséquilibré, Ted et John qui s'essaient au théâtre ne va pas assez loin (préférant laisser de la place au Clinton deepfaké), tout l'épisode sur l'avortement de Blaire est très laborieux et rend Susan et Matty assez antipathiques, Susan en prison est très prévisible à tous les niveaux, et l'épisode final, qui voit Matty être victime d'une crise cardiaque obligeant le reste de la famille à produire pour lui un faux journal (d'abord papier puis tv) ultra conservateur pour le ménager et éviter une rechute, est amusant, sans plus.

C'est peut-être ça la conclusion de Ted, la série : au mieux, c'est ponctuellement amusant, sans plus, mais c'est trop inégal et déséquilibré pour vraiment convaincre.

Et visiblement, à en juger par les quelques instants de fin du dernier épisode, qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, cette saison 2 devrait être la dernière du programme...

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie (1x07-10)

Publié le 4 Avril 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Star Trek, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, CBS, Jeunesse, Aventure, Télévision, Romance

Après une première partie de saison 1 de Starfleet Academy vraiment médiocre, le second trio d'épisodes remontait un peu la pente, sans se défaire cependant, dans sa mise en images d'un futur plus que lointain, d'une écriture globalement simpliste, incapable de se détacher des innombrables clichés des séries contemporaines pour jeunes... Mais place à la suite et fin de cette première année.

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie :

- 1x07 - Ko'Zeine : Les cadets ont quatre jours de vacances - ce qui se traduit, pour Darem (et pour Jay-Den, qui l'accompagne par la force des choses), par un enlèvement et un retour forcé sur sa planète pour prendre part à son mariage arrangé ; Caleb, lui, refuse de quitter le campus, et, seul avec Genesis, il enchaîne les mésaventures...

Difficile de faire plus série CW que tout ça : oui, tout le monde est traumatisé par les événements de l'épisode précédent (où, on le rappelle, un red shirt inconnu et un membre sous-développé de l'académie militaire avaient trouvé la mort), mais le tout se résume, à l'écran, entre d'un côté, les bétises balourdes et immatures de Caleb et Genesis, écrits comme des ados de douze ans, et de l'autre, une bête histoire de mariage arrangé, assez classique et basique (on saluera tout de même l'effort de la production, qui place une actrice non-binaire dans un rôle secondaire avec sa collègue de Davey & Jonesie's Locker).

Sans oublier le grand retour de Star Trek : Therapy, qui voit tout le monde se confier de manière larmoyante et exprimer son mal-être, avant de se conclure sur un montage avec morceau de pop contemporaine. Tout ça, c'est générique, c'est fade, c'est déjà vu... bof.

- 1x08 - The Life of the Stars : Pour les aider à gérer leurs émotions, Tilly du Discovery vient rendre visite aux cadets, pour étudier avec eux une pièce de théâtre ; en parallèle, Sam fait l'objet de dysfonctionnements, qui l'obligent à retourner chez les siens, et forcent le Docteur à assumer son rôle de mentor et de père de substitution...

Bon, alors là, on va être très clairs dès le début : une bonne moitié de l'épisode est à jeter. C'est bien simple, toute la sous-intrigue sur la pièce de théâtre est clairement le produit de scénaristes issu(e)s d'une école d'arts et persuadé(e)s que le théâtre est l'école de la vie, que c'est la plus grande des forces artistiques, et qu'en étudiant la pièce en question (du théâtre typiquement américano-américain), on peut se psychoanalyser et en sortir grandi. 

Star Trek : Therapy, à nouveau, avec une écriture affreusement bavarde, ronflante et basique, de l'explication de texte d'étudiant en théâtre, et des cadets qui, comme par hasard, ont tous des problèmes étrangement similaires aux thématiques traitées dans la pièce choisie, comme c'est pratique.

Bref, j'ai détesté cette moitié d'épisode. Heureusement, en parallèle, Robert Picardo sauve les meubles, même si, très honnêtement, le reboot de Sam semble un gimmick plus qu'autre chose ; et aussi, le traumatisme pseudo-paternel du Docteur est très artificiel et forcé, reposant sur un détail d'un épisode de Voyager jamais mentionné depuis près de 20 ans. M'enfin bon.

- 1x09 - 300th Night : Alors que Braka mine tout l'espace entourant la Fédération, Caleb entre enfin en contact avec sa mère et, avec une poignée de ses amis cadets, il vole une navette pour aller la rejoindre sur une planète éloignée...

Pas grand chose à dire sur cet épisode : je pourrais râler sur le plan physiquement improbable de Braka (les scénaristes n'ont vraiment aucune conscience des distances impliquées dans le minage de la Fédération), sur la sous-intrigue de Caleb qui n'aurait pas dépareillé dans Star Trek Prodigy (où les personnages ont 16 ans, sont immatures, et, pour aider l'un des leurs, seraient tout à fait capables de voler une navette, de partir en territoire ennemi de descendre sur une planète hostile et de garder leurs combadges en évidence et actifs à tout moment), sur la nécessité d'une menace existentielle galactique à chaque fin de saison de nuTrek, sur la disparition totale du staff de l'Athena depuis le pilote, ou sur le manque cruel d'originalité en matière de mise en images du bazar alien (sur fond de musique vaguement orientale), mais bon... au moins, en comparaison des épisodes précédents, il se passe des choses, ça avance, et Tatiana Maslani reste compétente.

- 1x10 - Rubincon : L'Athena doit sauver la Fédération, alors même que Braka organise le procès illégitime de Starfleet et de ses officiers...

Alors c'est amusant, mais dès qu'on retombe dans une configuration "un officier expérimenté aux commandes de la passerelle, et qui donne des ordres à ses subordonnés" (ici, en l'occurrence, Reno et les cadets), ça fonctionne nettement mieux, et ça ressemble à quelque chose de mieux structuré. Bon, il y a toujours des problèmes de logique interne, ou d'idées sous-développées qui ne sont pas très cohérentes (Brakka qui entoure la Fédération "de centaines de mines", on retombe dans une absence totale de compréhension de la science, de la physique et de l'immensité de l'espace de la part des scénaristes), ainsi que des éléments inutilement capillotractés (la télépathie radar ultra-précise la Bétazoide) mais bon.

Le procès de la Fédération. Jamais totalement crédible, pour être honnête, avec une Maslani impeccable (malgré un personnage de Maman Mir nettement moins sympathique, voire un peu énervant), un Giamatti qui cabotine (mais c'est le rôle qui veut ça), et tout le monde qui est à peu près compétent à l'écran, mais les motivations de chacun se résument encore une fois à de la psychologie de télévision (des daddy/mommy issues), et les dialogues très mélodramatiques sont gentiment ronflants. Un épisode qui n'a pas su m'intéresser de bout en bout, mais au moins, il ne m'a pas donné envie de me jeter par la fenêtre.

- Bilan saisonnier -

Je vais forcément me répéter, mais j'ai trouvé l'ensemble de cette saison 1 assez médiocre. Pourtant, je n'ai rien contre le concept même d'une série Starfleet Academy (les romans young adult sortis dans les années 90, aux premiers volumes écrits par Peter David, étaient sympatoches) mais cette série semble tout simplement incapable de concevoir l'idée même de Starfleet Academy autrement que par le filtre des séries de lycée américaines CW des années 1990-2000 : des personnages immatures, des émotions toujours à fleur de peau, des structures, une année scolaire et des événements typiquement américains, une représentativité mécanique, etc.

Ce qui se combine malheureusement aux tendances récurrentes du Star Trek cuvée Kurtzman, pour qui moderniser la franchise signifie empiler les effets spéciaux, une menace galactique, un personnage principal exceptionnel directement lié à celle-ci, du fanservice et des scènes larmoyantes et nombrilistes de personnages qui passent leur temps à parler de leurs sentiments, de leurs problèmes, de leur mal-être, etc. 

Un empilage qui plaira certainement à certains, mais personnellement, j'ai suffisamment vu ce type de programmes durant mes jeunes années pour être vacciné à vie. Et autant des scénaristes compétents et expérimentés pourraient parvenir à transcender tout ça pour donner quelque chose d'inédit, d'original et de qualitatif, autant une grosse partie de l'équipe en place (comme beaucoup de scénaristes de séries de l'ère streaming) n'est pas au niveau (exactement comme pour Discovery, en fait).

Cela dit, si seconde saison il y a, je ne serais pas contre Reno aux commandes de l'Athena, avec une rotation de cadets (les actuels, ainsi que de nouveaux visages) en stage d'observation à bord, secondant l'équipage habituel qui n'est apparu que dans le pilote du programme.

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Blog Update ! - Mars 2026

Publié le 2 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Télévision, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review

Un mois de mars plus léger sur le blog du Téléphage Anonyme, avec des productions récentes au programme...

#239 - Anaconda (2025) - 2/6 

#240 - Because of Cupid (2026) - 3/6

#241 - Adulthood (2025) - 3.25/6

#242 - Rental Family - Dans la vie des autres (2025) - 4/6

#243 - SAINT PATRICK - The O'Briens (2013) - 3.5/6

#244 - Predator : Badlands (2025) - 4.25/6

#245 - Reconnu coupable (2026) - 3/6

#246 - Marche ou crève (2025) - 4/6

#247 - Afterburn (2025) - 3/6

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# Film(s) du mois : 

Le dernier volet de la franchise Predator, toujours confié à Trachtenberg, fonctionne plutôt bien ; Marche ou crève, adapté de Stephen King par Francis Lawrence, est très compétent, bien que ne faisant pas dans la subtilité ; et Rental Family, un feel-good movie américano-japonais, permet de passer un bon moment avec Brendan Fraser...

 

# Flop(s) du mois : 

Un seul vrai flop, à mon sens : la parodie méta d'Anaconda, un projet qui ressemble vraiment à une lubie de producteur ou de scénariste obsédé par le film original, et qui a vendu le tout sur la seule promesse d'une parodie nombriliste au casting improbable.

Résultat : ça tombe souvent à plat, ça n'exploite jamais son potentiel, c'est mou, c'est creux... 

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# Petit écran :

Quatre séries, ce mois-ci, à commencer par la suite de la saison 1 de Starfleet Academy : ce n'est pas exceptionnel, mais après le début de saison particulièrement agaçant, les épisodes 1x04 à 1x06 remontent un peu la pente. Il y a toujours énormément de scories inhérentes aux productions de Kurtzman, mais ça peut aller.

Au niveau des saisons 2, par contre, c'est moins probant. La saison 2 de Fallout est un peu fourre-tout et bordélique, ne parvenant que rarement à retrouver l'énergie et la direction de la première année ; et la seconde saison de Percy Jackson, elle, tourne gentiment à vide, dans la droite lignée de la première année : à la fois précipité et nonchalant, le programme continue de ménager énormément de place aux personnages secondaires, aux scènes inutiles et aux moments superflus, tout en baclant un peu d'autres moments plus importants.

Et puis, la bonne surprise du mois, la saison 1 de Wonder Man, l'une des dernières productions Marvel en date, une satire du monde du cinéma et d'Hollywood, mâtinée de superhéroïsme, le tout dans un programme évoquant fréquemment les dramédies du câble des années 2000-2010.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

En avril, le programme habituel continue sur le blog, avec des films et séries récents, et en fin de mois, la semaine Walpurgis consacrée à l'horreur et au fantastique...

 

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - Percy Jackson et les Olympiens, saison 2 (2025)

Publié le 28 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Disney, Review, Jeunesse, Fantastique, Aventure, USA, Action

La première saison de Percy Jackson et les Olympiens, nouvelle adaptation du roman du même nom après la version cinéma de 2010, était honorable, mais avec une facheuse tendance à faire de l'avance rapide dans les péripéties de ses personnages, victimes d'épisodes de 30-40 minutes, et de menaces finalement vaincues en un coup de cuillère à pot.

Ajoutez à cela une Annabeth pas ultra-probante pour diverses raisons, et l'on se retrouvait avec une première année regardable, avec de vrais points forts (la mère de Percy), mais aussi très perfectible. Malheureusement, ces points à perfectionner ne l'ont pas vraiment été dans cette saison 2...

Percy Jackson et les Olympiens, saison 2 (2025) :

Parce que Luke menace toujours le Camp des demi-dieux et tente de ramener Kronos à la vie, Percy et ses amis partent en quête de la mystérieuse Toison d'Or, seul objet magique capable de soigner l'arbre magique protégeant le camp des forces du Mal...

Une nouvelle adaptation du roman La Mer des monstres, donc, qui avait été adapté au cinéma en 2013 (dans un long-métrage que j'avais préféré au premier, pour être franc), et qui se retrouve ici débité en 8 épisodes de 30-50 minutes, toujours pour Disney +, et toujours avec un résultat mitigé.

Les défauts restent les mêmes, à vrai dire : Leah Jeffries reste toujours assez inégale dans son interprétation, parfois impeccable, parfois raide comme un piquet, ce qui rend bon nombre de ses relations et échanges avec les autres personnages assez bancals ou forcés ; la série peine toujours un peu à équilibrer ses tentatives de créer du mélodrame ultra-sérieux et tragique avec quelques éléments d'humour puéril qui ne fonctionnent pas (tout ce qui tourne autour de Tantale) ; tout continue d'aller à la fois très vite (les obstacles sont surmontés en un clin d'œil, ça ne prend jamais vraiment le temps de respirer) avant de freiner des quatre fers pour des digressions inutiles, de l'exposition maladroite ou des scènes redondantes ; et il y a une étrange tendance à faire passer Percy Jackson (pourtant le héros théorique de l'histoire) au second plan, à le rendre bizarrement passif, pour donner plus d'importance et de faits héroïques aux autres personnages.

Ah, et puis la mère de Percy (l'un des points forts de la saison 1), est aux abonnées absentes pendant 95 % de la saison, ce qui n'aide pas.

À part ça, on est dans la directe continuité de la saison 1, sur tous les plans : le programme va sans cesse de l'avant, quitte à perdre un peu le spectateur s'il n'a pas lu les livres ; Rick Riordan (l'auteur des romans et scénariste principal du programme) fait des choix narratifs parfois peu probants (une fois les personnages arrivés chez Circé, l'auteur a changé plein de choses de manière un peu aléatoire, comme le bateau de Barbe-Noire qui n'est pas utilisé, les hippocampes qui font leur entrée tardivement, presque hors champ, l'absence de Kronos), parfois plus efficaces ; et si ponctuellement, c'est assez réussi (tout le passage de Charybde et Scylla, la bataille finale - qui n'a rien à voir avec le roman, mais bon), on reste tout de même sur sa faim devant une fin en cliffhanger qui promet quelque chose sans rapport avec l'œuvre écrite.

(alors que, rappelons-le, Riordan ne s'était pas privé pour déféquer ouvertement sur les deux adaptations cinématographiques, promettant à ses fans une adaptation télévisuelle ultra-fidèle)

Et en prenant un peu de recul sur la saison, on en vient à se demander si le programme n'a pas subi une certaine réduction budgétaire à un moment ou à un autre - bon nombre d'événements et de créatures fantastiques du roman ont été passés à la trappe ou leur présence a été drastiquement réduite, tant dans le récit que visuellement.

Une réduction budgétaire qui risque de s'amplifier, vus les audiences en berne de cette saison 2 assez oubliable... reste que je suis curieux de voir la saison 3, qui, pour la première fois, ne souffrira pas d'une comparaison directe avec les films.

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Les bilans de Lurdo - Wonder Man, saison 1 (2026)

Publié le 21 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Fantastique, MCU, Marvel, Disney, Action

Mini-série Marvel/Disney+ restée dans les cartons depuis fin 2024, Wonder Man a été victime de la nouvelle politique du studio, désormais décidé à diminuer le nombre de productions du MCU, pour ne plus surcharger le marché.

Résultat : huit épisodes d'une petite demi-heure, repoussés jusqu'en janvier 2026, et sortis sans trop de publicité... et c'est bien dommage, puisqu'il s'agit probablement là de l'un des programmes les plus sympathiques de Marvel depuis un bon moment.

Wonder Man, saison 1 (2025) :

Lorsqu'il apprend que son film préféré, Wonder Man, est sur le point d'être remaké par Von Kovak (Zlatko Burić), un réalisateur oscarisé, Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II), acteur talentueux mais anxieux et qui surintellectualise tous ses rôles, n'a qu'un objectif : décrocher le rôle titre. Et lorsqu'il croise le chemin de Trevor Slattery (Ben Kingsley), de retour à la vie de comédien et tentant d'obtenir un rôle secondaire dans le même film, les deux acteurs sympathisent. Mais Simon a un secret - il possède des capacités destructrices qu'il ne maîtrise pas - et Trevor, lui, cache aussi des choses à son nouvel ami : il a négocié sa liberté avec le Département du Damage Control, et il espionne Simon pour obtenir une preuve de ses pouvoirs...

Mettons de suite les choses au clair : la mini-série Wonder Man est sortie sous le label Marvel Spotlight, qui regroupe les programmes plus "urbains" et réalistes de l'univers Marvel, moins liés aux grands événements des longs-métrages : Echo, Daredevil : Born Again, et donc ce Wonder Man, qui pendant la majeure partie de ses 8 épisodes, ressemble presque à une satire HBO ou Showtime du monde des acteurs et d'Hollywood.

Un sujet qui, entre la production et la diffusion de Wonder Man, est revenu entretemps à la mode (The Franchise, The Studio) ; qui plus est, en filigrane, il y a bien l'histoire des pouvoirs de Simon et le passé de Trevor en tant que Mandarin qui revient le hanter (donc la série n'est pas totalement coupée de la continuité du MCU), mais le tout est utilisé pour renforcer le propos du show, et le portrait d'un homme seul, pétri de doutes, qui trouve en un ex-terroriste excentrique un nouveau meilleur ami.

Et ça fonctionne, honnêtement. Sous la caméra de Destin Daniel Cretton (réalisateur de Shang-Chi, déjà avec le personnage de Trevor Slattery, et ici créateur et producteur du show) et d'Andrew Guest (scénariste sur 30 Rock, Community, Suburgatory et Brooklyn 99, producteur/script doctor sur Hawkeye), Wonder Man passe comme une lettre à la poste, chaque épisode apportant son lot de moments amusants, et de choix musicaux intéressants, le tout clairement et ouvertement inspiré du ton et de l'esprit du film Midnight Cowboy.

On se retrouve au final avec une grosse lettre d'amour adressée au Septième Art et au métier d'acteur, dans ce qu'ils ont de bons côtés comme de mauvais, avec quelques caméos amusants (Joe Pantoliano, mais aussi Josh Gad dans un épisode flashback sur le Doorman, un acteur ayant connu son heure de gloire et sa descente aux Enfers à cause de pouvoirs étranges), une amitié improbable qui connaît une fin à la fois douce-amère et optimiste, et qui pourrait tout aussi bien trouver une fin ici, ou se conclure dans un autre projet du MCU.

Imparfait (notamment au niveau du rythme), mais assez réussi dans l'ensemble, et plutôt attachant. 

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie (1x04-06)

Publié le 14 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Star Trek, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, CBS, Jeunesse, Aventure, Télévision, Romance

On continue la saison 1 de Starfleet Academy, spin-off de Star Trek Discovery qui, pour le moment, a tout d'une mauvaise série pour ados façon Beverly Hills 90210, et pas grand chose de Star Trek...

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie :

- 1x04 - Vox In Excelso : Les cadets se préparent à un concours d'éloquence, et le thème de celui-ci colle à l'actualité lorsqu'un convoi klingon est détruit dans un accident. De quoi perturber encore plus Jay-Den, déjà anxieux à l'idée de s'exprimer en public, et qui n'assume pas totalement son héritage klingon...

Mouais. Par rapport aux trois premiers épisodes, il y a du mieux, c'est plus sérieux, ça cherche à développer un personnage en particulier (Jay-Den), ça propose quelque chose de travaillé sur la situation des Klingons au 32e siècle (diaspora suite à la destruction de leur planète durant le Burn), et ça développe aussi un peu les liens des uns et des autres.

Mais le problème, c'est aussi que chacun de ces points finit par retomber dans des clichés télévisuels ou scénaristiques peu probants. Oui, ça développe Jay-Den... en faisant de ce Klingon sensible un pacifiste rejeté par sa famille pour des raisons toujours pas explicitées, mais évidentes (la scène de shipping avec Darem est balourde au possible, et fait donc de Jay-Den un gros cliché ambulant du gay trop sensible pour grandir dans une société masculiniste et brutale). Oui, ça développe les Klingons, mais ça les rend aussi particulièrement naïfs (le subterfuge final), et ça souligne à quel point les maquillages klingons sont désormais artificiels et approximatifs (sans même parler de la voix et de la diction de Jay-Den, forcées au possible). Oui, ça développe les liens des uns et des autres, mais ça ne peut s'empêcher de continuer de faire de Caleb un Marty Stu en puissance, bon en tout... et surtout, ça reste terriblement américanocentrique dans sa dépiction de l'Académie, avec cette semaine une compétition de débats publics, affreusement basique et clichée.

Ça progresse, mais ça souffle toujours le chaud et le froid, avec des choix de réalisation laids, et une écriture inégale.

- 1x05 - Series Acclimation Mil : Lorsque ses créateurs lui imposent de produire rapidement des résultats dans sa compréhension de l'humanité et des êtres organiques, Sam décide d'étudier le mystère de la disparition de Benjamin Sisko, comme elle émissaire d'un peuple étrange et lointain...

Un peu la même réaction que lors de l'épisode précédent : c'est mieux que le premier tiers de la saison, mais ça reste pollué par de nombreuses scories inutiles qui me laissent totalement de marbre.

En même temps, avec Kirsten Beyer et Tawny Newsome à l'écriture, forcément, ça ne pouvait être qu'un épisode très référentiel et respectueux du passé (en l'occurrence, un épisode hommage à Deep Space Nine), parsemé d'éléments plus légers et chaotiques. Et effectivement, ces ruptures de ton sont l'un des soucis de l'épisode.

D'un côté, tout un travail sur le personnage de Sisko, sur son statut d'Émissaire, sur le destin de sa famille (pas la moindre mention de son enfant avec Kassidy Yates, même pas mentionné sur l'arbre généalogique... oups), avec Newsome en héritière de Dax, une utilisation du thème de DS9 en guise de générique de fin, un caméo de Cirroc Lofton et un caméo vocal d'Avery Brooks.

Plutôt intéressant, bien mené... mais aussi totalement parasité par une moitié d'épisode puérile et très très inégale, composée d'une sous-intrigue totalement superflue et laissée en suspens de Ake (toujours en mode "je suis bohème, je m'allonge partout") qui fait la paix avec Kelric, et du quotidien de Sam, tel que vu par ses yeux, avec narration face caméra, effets visuels bigarrés, et autres musiques pseudo-dynamiques et cools, pour bien illustrer que Sam est quirky !

On a un alien qui vomit des paillettes, Sam qui est bourrée, Jay-Den qui porte une jupe et se fait draguer en boîte), des conflits entre les Cadets et leurs rivaux, de la romance insipide, Colbert qui fait des vannes pas drôle en voix off, bref, c'est un bordel pas possible, qui tranche beaucoup trop avec le ton sérieux et doux-amer de l'intrigue principale.

Ajoutez à cela un maquillage de Cardassienne vraiment immonde et Caleb qui, encore une fois, est tellement génial qu'il est capable de reprogrammer Sam à la volée... et c'est donc un résultat global assez mitigé, où les intentions sont éclipsées par l'exécution.

 - 1x06 - Come, let's Away : En mission de formation dans un cimetière d'épaves, les cadets et l'Athena sont attaqués par les Furies, un groupe de pirates cannibales qui prend en otage une partie des élèves. Seule solution pour les en sortir : faire appel à Braka (Paul Giamatti), qui a autrefois vaincu les Furies avec une arme dont il est le seul à connaître la nature.

Mouais. On est toujours dans le "c'est mieux que le début de saison, mais c'est toujours très moyen", surtout dans l'exécution.

Avec ce Come, let's away, on a droit à un épisode assez centré action et tension, mais qui se perd un peu dans sa mise en images (certains des affrontements contre les Reavers Furies sont brouillons et peu lisibles), et dans son rythme mollasson : forcément, quand on a Paul Giamatti en méchant récurrent, on le laisse faire son numéro et ses monologues. Encore. Et encore.

Résultat, on se retrouve avec des sous-intrigues qui évoluent par à-coups, pendant que le face à face Braka/Ake se déroule lentement, sans réellement totalement convaincre.

En parallèle, une sous-intrigue sur la relation de Caleb et de Tarima (une sous-intrigue qui nous fait la totale, de la scène de sexe gratuite en début d'épisode à la télépathie meurtrière vers la fin), toujours tirée vers le bas par l'interprétation de Zoe Steiner ; la mission des cadets retranchés sur la passerelle d'une épave (avec deux morts télégraphiées de red shirts sans grand intérêt) ; de l'action pas très bien filmée (en même temps, les Furies sont tous mis en image avec du flou et des effets moches) ; et donc, le blabla de Braka, qui débouche sur un retournement scénaristique bien moins surprenant que le script ne semble le penser.

Le tout, avec une écriture discutable, bien trop ancrée dans notre époque pour être plausible. À nouveau, donc : ça pourrait être pire, mais mouais bof.

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