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In The Blink of an Eye (2026) :
Il y a près de 47 000 ans, un couple de Néanderthaliens (Jorge Vargas, Tanaya Beatty) et leurs enfants tentent de survivre face à une nature hostile ; dans un futur très proche, Claire (Rashida Jones), anthropologue, doit faire face à la maladie de sa mère, et à sa relation naissante avec Greg (Daveed Diggs) ; dans un futur lointain, Coakley (Kate McKinnon), humaine à l'espérance de vie artificiellement prolongée, est la seule passagère à bord d'un vaisseau-arche qui emmène des embryons à l'autre bout de la galaxie, avec pour seule interlocutrice l'IA de bord.
Hum. Un récit de science-fiction suivant des personnages interconnectés vivant à plusieurs époques différentes, mais étant tout de même liés d'une manière ou d'une autre, avec une distribution composée de visages familiers, le tout sur fond de généralités philosophico-métaphysico-humanisto-pouet-pouet sur la vie, le destin, l'amour, la mortalité et l'immortalité, le deuil, le regret, le temps qui passe, la maternité, etc, ça rappelle tout de même beaucoup Cloud Atlas, le flop bordélique des Wachowskis... et sans surprise, ce Blink of an Eye, réalisé par Andrew Stanton (ancien de chez Pixar, réalisateur de Wall-E et de John Carter), est tout aussi peu satisfaisant.
En même temps, un script de la Black list d'il y a une dizaine d'années, mis en chantier pré-COVID, tourné il y a plus de 3 ans, et resté dans les cartons depuis, ça ne pouvait pas donner quelque chose d'exceptionnel.
On se retrouve donc avec un métrage assez court (95 minutes tout compris), qui s'efforce de toutélier ses trois périodes temporelles de manière assez évidente et télégraphiée, pour aboutir à la conclusion que l'humanité reste intrisèquement liée à son passé, quelle que soit l'époque, et qu'être vivant est une expérience que nous partageons tous et qui se répète depuis la nuit des temps, et que blablablabla gros violons, larmoiements, leçon de vie qui se veut profonde et tutti-quanti.
Voilà voilà. Alors formellement parlant, c'est compétent (à défaut d'être spectaculaire ou inspiré), mais c'est aussi ultra-générique et superficiel dans son propos et dans son fond, et la structure en constants allers-retours entre les intrigues et les périodes empêchent le moindre dynamisme ou la moindre immersion, donc...
2/6
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