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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Twisted Metal, saison 2 (2025)

Publié le 9 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Science Fiction, Thriller, Review, USA, Peacock, NBC

Sympathique mais un peu foutraque, la première saison de Twisted Metal, série Peacock adaptée des jeux vidéo du même nom, fonctionnait sur le capital sympathie de sa distribution, et sur un désir de coller à l'univers décomplexé et bourrin des jeux, malgré des limites de budget ou de ressources évidentes.

Pour sa saison 2, la série voit les choses en plus grand : deux épisodes de plus, un peu plus de budget à l'écran, et un tournoi opposant une bande de conducteurs tous plus déjantés les uns que les autres, pour une nouvelle fournée d'épisodes déglingués et très agréables à suivre...

Twisted Metal, saison 2 (2025) :

Alors que Quiet (Stephanie Beatriz) a rejoint un gang exclusivement féminin, John (Anthony Mackie) fait tout son possible pour échapper à Raven (Patty Guggenheim), qui tente de faire de lui son pilote dans un grand tournoi organisé par le malfaisant Calypso (Anthony Carrigan). Car Calypso promet au gagnant d'exaucer son souhait, quel qu'il soit. De quoi attirer des compétiteurs venus de tous les horizons... y compris Sweet Tooth (Samoa Joe), Quiet et John, qui se retrouvent alors que commencent les affrontements. 

Une saison 2 que j'ai préférée à la saison 1, et pour une simple et bonne raison : la structure de tournoi sur laquelle la saison repose donne au programme une direction, une énergie et une dynamique particulièrement agréables.

C'est bien simple, une fois que la série boucle les éléments narratifs de la saison 1, et que Quiet et John se retrouvent, le programme trouve un rythme de croisière assez efficace, alternant présentation de personnages excentriques et péripéties improbables, à mesure que se déroulent les différents rounds de la compétition.

Les responsables du casting, soit dit en passant, ont bien fait leur travail : tous les nouveaux arrivants sont amusants, de Mayhem (Saylor Bell Curda), l'adolescente rebelle et mythomane particulièrement attachante, à Axel (Michael James Shaw), un rôle qui aurait probablement été attribué à Terry Crews il y a dix ans, en passant par la nouvelle Raven (Madysinn de She-Hulk remplace Neve Campbell), Mr. Grimm (Richard de Klerk) et ses voix imaginaires, Vermin (Lisa Gilroy) l'exterminatrice d'insectes, ou encore Calypso, un Anthony Carrigan qui s'éclate et cabotine comme ce n'est pas permis...

La distribution fonctionne d'autant mieux que chaque personnage a droit à son développement et à ses moments un peu plus sincèreq, au milieu de toute cette folie ambiante. C'est un point fort du programme : oui, tous les personnages sont déglingués, des cartoons vivants embarqués dans une histoire pas très sérieuse, mais la relation Quiet/John reste crédible, le lien de ce dernier avec sa sœur perdue et retrouvée (Tiana Okoye) sonne juste, et la famille recomposée de John/Quiet et Mayhem est sympathique (tout en restant totalement absurde, cf les montages du dernier épisode).

À l'identique, Stu (Mike Mitchell) évolue, passant du sidekick de Sweet Tooth à son "fils" de substitution, s'affirmant de manière peu probante au contact de son compère Mike (Tahj Vaughans) et du nouvel ami de celui-ci, l'ex-cannibale Dave (Johnno Wilson).

Bref, pour faire simple, la saison est assez nerveuse, part parfois dans des directions inattendues (le passage par la case lycée et bal de promo, pas forcément indispensable mais pas désagréable pour autant), se montre plus spectaculaire et maîtrisée dans l'action, continue de flirter avec l'absurde et le n'importe quoi, et n'oublie jamais ses personnages en cours de route.

Tout au plus pourrais-je regretter le Minion final, tout droit sorti de Power Rangers plutôt qu'un véhicule blindé indestructible, et aurais-je préféré que la production ne ramène pas Stu aussi rapidement dans le final.

Mais bon, dans l'ensemble, Twisted Metal continue d'être une adaptation vidéoludique plus qu'honorable, et un divertissement estival tout à fait louable, pour peu qu'on adhère à l'ambiance générale et au ton excentrique du tout.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Blog Update ! - Halloween Oktorrorfest 2025 - Deuxième quinzaine de septembre + octobre

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Update, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Télévision

Bilan XL pour le Téléphage Anonyme, qui couvre ainsi l'intégralité de l'Halloween Oktorrorfest 2025, notre marathon de cinéma et de séries télévisées fantastiques et horrifiques, qui s'est étendu de mi-septembre à début novembre...

01 - La mort d'une licorne (2025) - 2.5/6

02 - The Monkey (2025) - 2.25/6

03 - Your Monster (2024) - 3/6

04 - Nosferatu (2024) - 3/6

05 - Time Cut (2024) - 1.5/6

06 - Get Away (2024) - 3.5/6

07 - The Wolf of Snow Hollow (2020) - 2/6

08 - Hell of a Summer (2023) - 3.5/6

09 - Minore (2023) - 3.25/6

10 - The Woman in the Yard (2025) - 2/6

11 - Companion (2025) - 3.75/6

12 - Wolf Man (2025) - 3/6

13 - The Baby in the Basket (2025) - 2.5/6

14 - Dead Talents Society (2024) - 4.5/6

15 - Terrifier 3 (2024) - 3/6

16 - Ash (2025) - 1.75/6

17 - Kryptic (2024) - 3.25/6

18 - Stereoscope (2024) - 2.25/6

19 - George A. Romero's Resident Evil (2025) - 3/6

20 - Werewolves (2024) - 2.25/6

21 - Black Cab (2024) - 2.5/6

22 - Destination finale : Bloodlines (2025) - 4.25/6

23 - The Ugly Stepsister (2025) - 4.25/6

24 - Fear Street : Prom Queen (2025) - 2.75/6

25 - Until Dawn : la mort sans fin (2025) - 2/6

26 - Sinners (2025) - 3.75/6

27 - M3GAN 2.0 (2025) - 2/6

28 - Satan Wants You (2023) - 3.5/6

29 - 28 ans plus tard (2025) - 2.5/6

30 - Orang Ikan : Monster Island (2024) - 2/6

31 - La maison du mal (2023) - 2/6

32 - G.O.A.T. (2025) - 2/6

33 - Abraham's Boys (2025) - 2.25/6

34 - Shell (2025) - 2.25/6

35 - Together (2025) - 4/6

36 - V/H/S Halloween (2025) - 2.5/6

37 - The Crow (2024) - 1.5/6

38 - The Toxic Avenger (2025) - 3.75/6

39 - The Home (2025) - 1.75/6

40 - Scared Shitless (2024) - 3.25/6

41 - Ick (2025) - 2/6

42 - Halloween à tout prix (2025) - 3/6

43 - Found Footage : The Making of the Patterson Project (2025) - 3.75/6

44 - Évanouis (2025) - 2.5/6

45 - Dracula (2025) - 2/6

46 - The Astronaut (2025) - 2.25/6

47 - R. L. Stine's Pumpkinhead (2025) - 2.5/6

48 - Une Nuit au Zoo (2025) - 3.5/6

49 - Book of Monsters (2018) - 3.5/6

50 - How to Kill Monsters (2024) - 3.75/6

51 - Good Boy (2025) - 3.75/6

52 - Haunted Ulster Live (2024) - 4/6

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Un peu moins de films passés en revue durant cette Oktorrorfest 2025, en comparaison de l'année dernière, avec, comme toujours, du bon et du moins bon.

 

# Film(s) du mois : 

Quelques très bonnes surprises, durant cette saison : Dead Talents Society, une comédie fantastique taïwanaise qui évoque l'au-delà de Beetlejuice, mais à la mode asiatique ; le dernier volet de la franchise Destination Finale, amusant et fidèle à celle-ci ; The Ugly Stepsister, une relecture sanglante de Cendrillon ; Together, et sa body horror romantique ; et Haunted Ulster Live, revisite irlandaise du format Ghostwatch.

Parmi les autres films plus qu'honorables, cette saison, on peut aussi citer Companion, un film sur l'IA qui ne se prend pas trop au sérieuxSinners, bourré de qualités même si je n'ai pas forcément accroché à la proposition ; The Toxic Avenger, un remake sympatoche du vieux film Troma ou encore Good Boy, du point de vue d'un chien fidèle et perspicace.

 

# Flop(s) du mois : 

Pas mal de flops, cette année, avec, parmi les plus évidents, le Dracula de Besson (un beau ratage dérivatif au possible) ; la version 2024 de The Crow, assez laborieuse ; le second volet de M3GAN, une tentative de reproduire le succès viral du premier de manière totalement artificielle ; Ash, de l'horreur spatiale sans intérêt, ou encore l'adaptation de Until Dawn (plus proche d'une adaptation officieuse de Dead by Daylight que d'Until Dawn), The Home et son scénario Qanonesque, et GOAT/Him, une satire bancale du monde du football américain, teintée de critique sociale et raciale...

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# Petit écran :

Comme toujours, il n'y a pas que le cinéma dans l'Oktorrorfest, il y a aussi les séries télévisées, avec du bon et du moins bon : si la première saison de Creature Commandos s'est avérée plutôt amusante et dynamique, la seconde saison de The Last of Us m'a globalement frustré, en choisissant de faire d'Ellie un personnage antipathique et agaçant.

Idem pour la deuxième année de Wednesday, qui ne commençait pas trop mal, semblant rectifier les erreurs de la première saison et mieux comprendre les Addams, mais qui a finit par retomber dans ses travers, avec une seconde moitié de saison bordélique et à côté de la plaque, et une Mercredi qui n'est guère plus qu'un cliché sarcastique sur pattes.

Cela dit, cela m'a permis de mieux cerner ce que Netflix voulait dans cette série, d'autant que peu de temps auparavant, j'avais regardé la première saison du très campy Les nouvelles aventures de Sabrina, de 2018. Les éléments des deux séries sont les mêmes, le focus sur une héroïne exceptionnelle aux pouvoirs uniques, les triangles amoureux... et le bordel général au niveau de l'écriture.

On peut aussi mentionner The Bondsman, une pâle copie de Brimstone à la sauce countryHysteria !, et sa Satanic Panic caricaturale mais pas inintéressante ; Haunted Hotel, une série animée Netflix pas désagréable, mais peu marquante ; Marvel Zombies, une mini-série Marvel pas indispensable ; et, peut-être plus embêtant, la saison 1 d'Alien Earth, pourtant très réussie visuellement et formellement, mais dont l'écriture part tellement en vrille, et dont les personnages sont tellement idiots qu'au final, on ressort de là frustré et agacé.

Et n'oublions pas l'ultime saison de What We Do In the Shadows, une conclusion agréable, à défaut d'être particulièrement exceptionnelle

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

CHANGEMENT DE PROGRAMME pour ce blog, à l'approche de Noël.

Comme expliqué ici, à l'occasion de la Christmas Yulefest 2025, qui débutera le 15 novembre, le blog des Téléphages Anonymes reprend du service pour cette saison festive, et des critiques quotidiennes de films de Noël y seront donc publiées comme chaque année, pendant que ce blog-ci sera mis en veille pendant le mois de décembre.

Cela ne signifie pas pour autant que le blog va se mettre en pause pendant plus de deux mois : pendant la première quinzaine de novembre, il reprend son rythme habituel, avec des critiques quotidiennes de films et de séries.

Ensuite, cependant, et de manière plus sporadique jusqu'en janvier, il y aura quelques bilans tv et quelques critiques cinéma, en nombre limité, en fonction de mes visionnages et/ou de l'actualité. Histoire de ne pas laisser ce blog végéter sans nouvelles publications...

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Alien : Earth, saison 1 (2025)

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Science Fiction, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, FX, Disney

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Alien : Earth, saison 1 (2025) :

Envoyé à l'autre bout de la galaxie pour en ramener des spécimens extraterrestres potentiellement exploitables, le vaisseau Maginot de la Weyland-Yutani s'écrase sur Terre suite à un sabotage, et détruit au passage un immeuble de Prodigy, une corporation rivale. Aussitot, Boy Kavalier (Samuel Blenkin), le petit génie immature à la tête de Prodigy, envoie sur place des équipes accompagnées de Wendy (Sydney Chandler) et des Garçons perdus (Adarsh Gourav, Erana James, Lily Newmark, Jonathan Ajayi, Kit Young), des prototypes révolutionnaires d'androïdes dans lesquels la conscience d'enfants malades a été transférée. Sur place, ils trouvent des créatures improbables, échappées du vaisseau, ainsi que Joe Hermit (Alex Lawther), le frère de Wendy, qui ignore que sa petite sœur a été transférée dans un robot...

Il fallait s'en douter : Legion, la série FX/Marvel de Noah Hawley, était déjà un programme assez expérimental et psychédélique, qui partait dans tous les sens et se perdait un peu en cours de route, avec des choix de casting et des décisions créatives improbables (au point que j'avais lâché l'affaire après la saison 2).

Donc forcément, lorsque ce même Noah Hawley s'attaque à la franchise Alien, il ne pouvait que reprendre le tout en main pour nous présenter sa version. En l'occurrence, un programme un peu brinquebalant, qui semble fréquemment plus intéressé par les conflits entre mégacorporations et les interrogations existentielles et transhumanistes de ses protagonistes androïdes que par les aliens, et qui se perd fréquemment dans ses effets de style (beaucoup de fondus-enchaînés) et dans sa métaphore sur Peter Pan, martelée encore et encore pour que tout le monde comprenne bien que la série a des choses importantes à dire sur l'humanité, la vie, la mort, la société d'aujourd'hui, et tout le reste.

Un résultat polarisant et un peu frustrant, à vrai dire, qui repose très fréquemment sur l'incompétence et la bétise des personnages (un grand classique de l'univers Alien, certes, mais ce n'est pas une raison pour en abuser), ici semi-justifiée par l'idée de mettre des consciences d'enfants dans des corps de robots adultes - ce qui amène plein de philosophie de comptoir, effectivement, mais aussi du surjeu, et de grosses ficelles narratives un peu évidentes.

C'est peut-être ça le vrai problème d'Alien Earth : la série ne semble pas très intéressée par l'idée de parler de l'Alien ou de le montrer (si ce n'est ponctuellement, et en particulier vers la fin de saison, lorsque l'Alien devient le chien de garde de Wendy), plus préoccupée par ses hybrides, ses cyborgs et ses androïdes, ainsi que par les autres types d'entités extraterrestres ramenées par le vaisseau.

Et c'est ainsi que l'on se retrouve, in fine, avec une série dont les personnages les plus intéressants sont Morrow (Babou Ceesay), antagoniste cyborg travaillant pour Weyland-Yutani, mais aussi et surtout Kirsh (Timothy Olyphant), androïde scientifique observant tout comme une grande expérience sur l'humanité, et un petit œil tentaculaire plus intelligent que tout le reste des personnages réunis, qui lui aussi semble observer son environnement depuis la carcasse d'un mouton réanimé. 

Un duo d'observateurs autour desquels gravitent des personnages interprétés par des acteurs compétents (j'ai certaines réserves sur les Enfants Perdus, à qui l'on demande de jouer de manière enfantine des pré-ados dans des corps d'adultes, et qui en plus ont un cerveau de génie - donc, forcément, arrive un moment où ça coince), mais aux réactions fatigantes : personne ne semble avoir le moindre instinct de survie, les capacités de Wendy sont clairement exagérées, les méchants sont très caricaturaux (Samuel Blenkin en fait trois tonnes en Zuckerberg de l'espace), et, peut-être plus embêtant, l'alien (un mélange de numérique et de cascadeur en costume) n'est jamais vraiment mis en valeur par la mise en scène et la réalisation (c'est notamment vrai quand Noah Hawley confie la réalisation des épisodes à quelqu'un d'autre - aussitôt, ça devient plus sage, plus pépère, et ça manque de tension).

D'autant plus frustrant, tout ça, que la direction artistique rétro 70s de l'ensemble est vraiment excellente à tous les niveaux : l'épisode 05, qui nous refait Alien dans le Maginot, en flashback, est à ce titre très convaincant... même si c'est peu ou prou le point d'orgue de la saison, que tout ce qui vient ensuite paraît étrangement catapulté, et que, comme l'ensemble de la série, le tout est agrémenté de touches excentriques, çà ou là, qui laissent plus dubitatif que convaincu (je pense notamment à l'utilisation de morceaux de rock/métal en guise de générique de fin, ou d'éléments totalement gratuits qui n'ont pas vraiment de payoff à la fin de la saison).

Une chose est sûre, la série se conclut d'une manière assez peu probante, ou du moins, qui ne m'a pas du tout fait envie : je reviendrai probablement en seconde saison (parce que ça reste bien produit, dans un univers que j'apprécie), mais j'ai du mal à envisager quel pourrait être l'intérêt de ces nouvelles aventures de Wendy la super-androïde, des Enfants perdus en rébellion et de leur brave toutou extraterrestre. On verra bien.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Marvel Zombies, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Marvel, MCU, Disney, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Review, USA, Horreur, Télévision, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Marvel Zombies, saison 1 (2025) :

Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...

Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.

On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.

Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.

Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.

À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.

En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.

Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.

C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Halloween à tout prix (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Hallmark, USA, Review, Oktorrorfest, Télévision

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Haul Out the Halloween (2025) :

Alors qu'Evergreen Lane s'est fait une spécialité de décorer toute l'impasse pour Noël, la fête d'Halloween y est mise de côté, suite à la mort de la grand-mère d'Emily (Lacey Chabert), des décennies plus tôt. Jusqu'à ce que Luna (Kimberly J. Brown) et Marvin (Daniel Kountz) décident de s'installer dans le lotissement, et incitent toute la communauté (Melissa Peterman, Ellen Travolta, etc...) à relancer les festivités, au grand dam d'un Jared (Wes Brown) un peu dépassé par les événements et par la romance naissante de sa mère avec Ned (Stephen Tobolowsky).

Après Noël à tout prix 1 et 2, deux comédies festives Hallmark, la chaîne a décidé de prendre les mêmes et de recommencer, mais à Halloween, cette fois-ci, proposant ainsi l'une de ses rares fictions automnales à aborder frontalement le 31 octobre.

Ici, le projet était notamment motivé par l'envie de Lacey Chabert de partager l'écran avec sa BFF IRL, Kimberly J. Brown, actrice notamment connue pour la série des Halloweentown. De quoi justifier cette nouvelle période de l'année, et permettre à KJB de jouer l'épouse de Daniel Kountz, son compagnon IRL là aussi, et lui aussi l'un des interprètes des Halloweentown.

Le résultat, malheureusement, est un peu en dessous de mes attentes, avec un couple Brown/Kountz sous-exploité, une pseudo-rivalité d'Emily avec une journaliste, et d'autres sous-intrigues survolées : en réalité, le film ressemble vraiment à un téléfilm de potes, avec des acteurs qui s'amusent bien ensemble, mais dont le scénario est un prétexte plus qu'autre chose, imaginé sur un coin de table après que Chabert ait proposé l'idée à la chaîne.

Dommage, à vrai dire, parce que l'énergie excentrique et décomplexée est toujours là (ça cabotine beaucoup, mais ça a toujours été le cas dans ces métrages), et que tout le monde est à l'aise. Cependant, sans réel antagoniste ni réelle direction narrative, le métrage peine à trouver un rythme et une direction, et finit par tourner à vide.

Un petit 3/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - What We Do In the Shadows, saison 6 (2024)

Publié le 19 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA, Sitcom, Shadows

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What We Do In the Shadows, saison 6 (2024) :

Nandor (Kayvan Novak), Laszlo (Matt Berry), Nadja (Natasia Demetriou), et Colin (Mark Proksch) se souviennent soudain qu'ils ont un autre colocataire, Jerry (Michael Patrick O’Brien), qu'ils ont oublié de réveiller de son cercueil dans les années 90. Mais Jerry trouve que ses compères se sont vraiment ramollis au fil des ans, alors qu'ils devaient conquérir New York et la région. Cette constatation sème le trouble dans le petit groupe de vampires, en amenant certains à faire le point, alors même que l'équipe documentaire annonce approcher de la fin de son tournage... 

On le sentait venir avec la saison précédente : WWDITS commençait à s'essouffler un peu, à avoir fait le tour de ses personnages incapables d'évoluer réellement, et l'arc de Guillermo touchait naturellement à sa fin.

Sans surprise, donc, on remet le couvert pour ce qui est l'ultime saison du programme, une saison 6 qui sert en quelque sorte de bilan à la série, en revenant sur ses fondamentaux (la conquête des USA par les vampires, l'équipe documentaire), et en apportant au programme une sorte de conclusion ouverte jouant la carte du méta.

11 épisodes, cette année, avec plusieurs sous-intrigues plus ou moins probantes : Lazlo décide de se replonger dans ses recherches scientifiques, et de créer sa propre créature de Frankenstein avec l'aide de Colin Robinson ; Guillermo rejoint une société d'investissement, où il reproduit, avec son nouveau patron (Tim Heidecker), la relation toxique de servitude qu'il avait avec Nandor ; ce dernier et Nadja rejoignent également l'entreprise, le premier pour garder un œil sur Guillermo, la deuxième pour s'amuser...

Ajoutez à cela quelques épisodes presque indépendants (l'hypnose qui efface la mémoire de tout le monde, Nandor qui lève une armée, le tournage d'une série policière dans le quartier des vampires, la visite du père de Lazlo, interprété par Steve Coogan), et voilà une saison à l'intérêt fluctuant : je dois bien avouer que tout ce qui est lié à Cannon, la firme d'investissement, ne m'a pas particulièrement convaincu (ce qui est problématique, puisque c'est une grosse partie de la saison), notamment parce que ça ne débouche pas sur grand chose de mémorable.

Oui, in fine, ça participe à l'émancipation de Guillermo, et à l'évolution des rapports Nandor/Guillermo, mais trop souvent, ce n'est pas hilarant ou particulièrement inspiré (Nadja en fait trois tonnes, et c'est lassant).

Plus intéressante, l'intrigue de fond centrée sur Jerry, qui devient une revisite de The Warriors avec tous les clans vampiriques de la ville qui en veulent au groupe (et un caméo amusant d'Alexander Skarsgard) ; et puis, bien sûr, l'ultime épisode de la série, un épisode méta qui parle autant de la fin du documentaire que de celle de la série, avec des personnages qui tentent de trouver une conclusion appropriée à tout ça, et plusieurs fins douce-amères (ainsi qu'une parodie du Bob Newhart Show).

Globalement, si le tout reste amusant et distrayant, la saison ne m'a pas laissé des souvenirs impérissables (pour être totalement franc, j'ai rédigé cette critique un mois ou deux après le visionnage, et il m'a fallu faire un tour sur wikipedia pour me remettre la saison en tête), la faute à des éléments pas très palpitants.

Voilà : la série ne se conclue pas sur sa meilleure saison, mais je regretterai tout de même cette bande de vampires incompétents, et cet humour si particulier...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (2018)

Publié le 5 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Thriller, Critiques éclair, Romance

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Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :

Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...

Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.

Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.

Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.

Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?

Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?

Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?

Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?

Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?

Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?

Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?

On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.

Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.

D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça... 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Bondsman, saison 1 (2025)

Publié le 28 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Horreur, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Télévision, USA, Review, Musique

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The Bondsman, saison 1 (2025) :

Lorsque Hub Halloran (Kevin Bacon), chasseur de primes, est tué par les sbires de son pire ennemi Lucky (Damon Herriman), criminel désormais en couple avec l'ex-femme de Hub, il revient à la vie : l'Enfer l'a choisi pour qu'il renvoie, d'une balle dans la tête, plusieurs démons qui se sont évadés des Enfers et qui tentent de ramener Lilith, leur maîtresse, sur Terre. Hub devient alors chasseur de démons, son contrat avec le Diable - ou du moins, avec la représentante de celui-ci, Midge (Jolene Purdy) - apparaissant d'un tatouage sur sa chair, et tente par la même occasion de reconquérir son ex-épouse en se vengeant de Lucky...

En 1993, sur la Fox, dans le créneau horaire funeste du vendredi soir, est diffusée Brimstone, où Ezekiel Stone (Peter Horton), policier, finit en Enfer après avoir vengé le viol de sa femme en tuant sadiquement le criminel responsable. Là, le Diable (John Glover) lui offre une chance de revenir sur Terre et de retrouver son épouse, s'il accepte de jouer les chasseurs de prime pour le compte de Satan, et de capturer 113 âmes infernales qui se sont évadées de l'Enfer à l'initiative d'une prêtresse démoniaque. Des âmes damnées marqués dans la chair de Stone sous forme de tatouages, et qui ne peuvent être renvoyées en Enfer que si Ezekiel leur crève les yeux.

La série ne dure que 13 épisodes, mais l'interprétation de Glover et son atmosphère marquent les esprits et font beaucoup d'émules : Reaper, en mode stoner ; Wynnona Earp, en mode western ; et maintenant The Bondsman, pour Amazon, en mode... country familiale.

Parce qu'il faut bien l'avouer, The Bondsman, une production Blumhouse, c'est un peu comme si quelqu'un avait pris Brimstone, limé les numéros de série, mélangé le tout à une pincée d'Ash vs The Evil Dead (un épisode voit même Kevin Bacon, en slip, couvert de sang, une main inutilisable, utiliser un fusil à pompe et une tronçonneuse pour éliminer un démon), un soupçon de Supernatural, une once de Justified, une grosse dose de musique country (Kevin Bacon chante, Jennifer Nettles chante, Maxwell Jenkins chante, tout le monde chante), et n'avait gardé que le jus restant de toute cette concoction : ça n'a pas beaucoup de goût, c'est dérivatif, anecdotique, assez fauché, et c'est déjà annulé par Amazon au terme d'une saison.

Le problème de ce qui ressemble fortement à une pâle copie de ses modèles, c'est que le show est plein de contradictions : il a pour ambition de raconter une histoire de chasse aux démons, mâtinée de drama familial et de vengeance, mais il n'a que 20-25 minutes par épisode pour tout ça (résultat : la chasse aux démons prend 2 ou 3 minutes, apparaît souvent bâclée et est phagocytée par tout le reste) ; il force le personnage principal à jouer les chasseurs de primes pour l'Enfer, sans rien lui offrir en échange (contrairement à Brimstone, ici, aucune promesse de rédemption et de retour sur Terre au terme de sa mission) ; il tente de développer un ton plus léger, mais n'ose pas y aller franchement (quelques scènes ouvertement comiques, mais tout le reste est bien trop sérieux pour fonctionner pleinement) ; il tente aussi de jouer la carte du pathos, çà et là, mais les interactions familiales (avec son ex-femme, son fils, sa mère, etc) et la vibe country empêchent la moins noirceur de prendre racine, etc, etc, etc

Rarement drôle, rarement surprenant, pas très bien rythmé, pas particulièrement fun, le postérieur constamment entre plusieurs chaises, et avec une fin en cliffhanger qui n'aura aucune résolution, le show se regarde assez facilement grâce à son format court, mais frustre beaucoup. Bof. 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Last of Us, saison 2 (2025)

Publié le 21 Septembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Action, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Drame, Thriller, Romance, USA, HBO, Fantastique

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The Last of Us, saison 2 (2025) :

Cinq ans après que Joel (Pedro Pascal) ait libéré Ellie (Bella Ramsey) du laboratoire des Fireflies, le duo est en froid, tiraillés par des non-dits et des secrets problématiques. Ellie, elle, s'affirme en tant qu'adolescente, se rapprochant de sa meilleure amie Dina (Isabela Merced)... sans savoir qu'Abby (Kaitlyn Dever), fille d'un médecin Firefly tué par Joel, est sur la piste de ce dernier, bien décidée à se venger.

Après une saison 1 en demi-teinte, ou du moins qui m'avait laissé assez mitigé et dubitatif, voici la nouvelle fournée d'épisodes de la série, toujours chapeautés par Neil Druckmann et Craig Mazin. Cette fois-ci, seulement 7 épisodes au programme (ce qui, on va le voir, est un problème), et une adaptation partielle du second jeu The Last of Us, un jeu auquel, une fois encore, je n'ai pas joué, et donc pour lequel je n'ai aucun attachement émotionnel particulier (cela dit, j'étais au courant du sort de Joel, et des thématiques principales de cette partie du récit - la vengeance, le cercle vicieux de la violence, la communauté, etc).

Très honnêtement, une fois de plus, ça m'a laissé de marbre, probablement encore plus qu'en saison 1. Ce qui s'explique facilement, en réalité, puisque d'un focus sur le duo Joel/Ellie, assez attachant, le programme bascule cette saison sur un autre duo, Ellie/Dina, une romance adolescente qui a un impact direct sur la caractérisation des personnages.

Parce que l'un des problèmes de cette saison 2, c'est Ellie. Pas au niveau de Bella Ramsey, qui reste une actrice convaincante (quoiqu'en disent bon nombre de boulets en ligne, qui la détestent viscéralement pour son physique), mais de la manière dont elle est écrite.

Un peu comme Harry Potter dans un certain roman de la saga, Ellie fait ici sa crise d'adolescence tardive : elle a 19 ans, elle se croit adulte et invulnérable, elle pense tout savoir, elle ne respecte personne, elle est en colère, elle en veut à Joel de ses mensonges, elle est immature et égocentrique, elle fonce sans réfléchir pour tenter de retrouver Abby et de l'éliminer, quitte à faire preuve d'ultraviolence et de torture pour parvenir à ses fins, avant d'affirmer bien fort qu'elle n'est pas cruelle comme ceux qu'elle tue.

En saison 2, Ellie est ainsi mécontente et bourrée de contradictions, mais tout cet aspect angsty, dark et gritty se trouve confronté, en parallèle, à sa romance avec Dina, une romance très adolescente, et à une écriture qui ne parvient pas à décider si Ellie a été élevée et formée pour être une survivante dans un monde en perpétuel danger, ou si c'est une ado basique, incompétente et impulsive qui fait des erreurs d'ado basique, incompétente et impulsive et oublie totalement tout son entraînement parce qu'elle est amoureuse.

Bref, Ellie est fréquemment agaçante et antipathique (en partie délibérément, en partie non) durant cette saison... ce qui rend le tout assez compliqué, puisqu'elle devient, par défaut, le personnage principal du show. D'autant qu'en parallèle, elle et Dina bénéficient d'une plot armor évidente pendant ces 7 épisodes, ce qui n'aide pas à se passionner pour leur sort.

À côté, les scénaristes tentent d'élargir le monde de TLOF, mais ne convainquent pas vraiment : en envoyant Ellie et Dina à Seattle, un champ de bataille où s'affrontent deux factions (le WLF d'Abby, organisation paramilitaire générique, et les Serafites, religieux extrémistes assez caricaturaux), la production restreint un peu le champ des possibles, préférant insister sur le côté relationnel du programme que sur la pandémie d'infectés, un peu mise de côté : certes, on nous montre d'autres types d'infectés, on nous explique qu'ils deviennent intelligents, qu'ils peuvent se propager via des spores, mais finalement, hormis le siège spectaculaire de Fort Jackson, tôt dans la saison, les infectés finissent par passer en arrière-plan, éclipsés par les différentes factions humaines et par Ellie/Dina.

Il n'est donc guère surprenant que le meilleur épisode de la saison soit, en fin de compte, un épisode totalement en flashbacks, qui revient sur l'évolution de la relation Ellie/Joel pendant l'ellipse de cinq ans entre les deux saisons : c'est touchant, c'est mélancolique, c'est très réussi.

Dommage que juste derrière, la saison touche immédiatement à sa fin, avec un final assez bancal, tout un passage inutile en bateau et chez les Serafites, une mort téléphonée au possible (lorsqu'un personnage secondaire est soudain mis en avant plus que d'habitude au travers de dialogues intenses et émotionnels, c'est qu'il ne va passer l'épisode), une césarienne assez forcée (l'une des sbires d'Abby, enceinte, est frôlée par une balle perdue qui entaille sa gorge sur cinq-dix centimètres... et immédiatement, trois secondes après, elle demande à Ellie de lui ouvrir le ventre au couteau pour sortir le bébé avant qu'elle ne soit vidée de son sang - WTF), des personnages qui se téléportent çà et là, et de manière globale, une fin de saison qui ne résoud rien et qui paraît plus que précipitée.

Tout ça pour permettre une saison 3 retraçant le parcours d'Abby (comme dans le jeu, qui changeait de point de vue à mi-parcours pour mettre le joueur dans la peau de celle-ci) : pas sûr que ça fonctionne vraiment de la même manière dans cette version tv, compte tenu des impératifs et délais de production, de la lassitude du public qui déjà commence à se détourner de la série, et du simple fait que pour l'instant, il est nettement plus facile de se ranger du côté d'Abby que d'Ellie.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Creature Commandos, saison 1 (2024)

Publié le 14 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review, DC, HBO, Horreur, Télévision

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Sept épisodes de 20-30 minutes pour cette première série animée de l'ère James Gunn, produite pour DC en collaboration avec le studio français Bobbypills, et un résultat très... Gunn, qui s'inscrit totalement dans la continuité de son Suicide Squad et de Peacemaker, avec un ton impertinent et une série destinée aux adultes.

Creature Commandos, saison 1 (2024) :

Amanda Waller (Viola Davis) envoie Rick Flag Sr. (Frank Grillo) en mission au Pokolistan, à la tête d'un commando composé de monstres inhumains en tous genres : GI Robot (Sean Gunn), un automate chasseur de nazis, Dr. Phosphorus (Alan Tudyk), un squelette radioactif, la Fiancée de Frankenstein (Indira Varma), Weasel (Sean Gunn), survivant de la Suicide Squad envoyée au Corto Maltese, et Nina (Zoë Chao), humanoïde amphibie enfermée dans une combinaison. Mais rapidement, cette mission se complique alors que Flag tombe sous le charme de la princesse Ilana Rostovic (Maria Bakalova) et que la sorcière Circe (Anya Chalotra) attaque le pays...

Comme je le mentionnais en introduction, on a droit ici à une série 100 % James Gunn (qui apparaît d'ailleurs dans le générique d'ouverture, en mode Stephen J. Cannell) : ses copains sont au doublage, le ton est volontairement rigolard et provocateur, c'est sexy et souvent décalé, c'est sanglant, c'est sous-tendu par de l'émotion (chaque épisode raconte en flashbacks l'origin story tragique de l'un des membres de l'équipe) et c'est rythmé par toute une playlist de morceaux dynamiques - ici appartenant pour la plupart au style gypsy punk (et assimilés).

Ce qui donne à ce Creature Commandos un style bien particulier, et permet à la série d'échapper un peu à l'étiquette "Suicide Squad-bis avec des monstres" qu'on a envie de lui coller rapidement.

Dans l'ensemble, le programme fonctionne donc assez bien, même si l'intérêt intrinsèque de chaque épisode varie en fonction du personnage central et de ses flashbacks : GI Robot est intéressant, Phosphorus plus classique (mais avec caméo éclair de Batman), la Fiancée a une relation compliquée mais amusante avec Eric Frankenstein (le monstre, assez immature, est doublé par David Harbour), Weasel se voit totalement humanisé et transformé par ses flashbacks assez touchants, et Nina, elle, a droit à une backstory dramatique qui ne fonctionne pas totalement (de manière générale, Nina reste le personnage le moins bien exploité de la saison, et aussi le plus innocent, uniquement là en tant que personnage-fonction visant à humaniser la Fiancée). Flag ? C'est le clown blanc de toute cette affaire, il ne fait pas forcément forte impression (et il disparaît de la fin de saison, alité et blessé).

Pas le temps de s'ennuyer, cela dit, avec ces sept épisodes riches en action et en gore. Visuellement, c'est parfois un peu inégal (certaines séquences, notamment celles des échanges entre Ilana et de ses gardes, semblent un peu approximatives dans leur style et dans leur finalisation), il y a une poignée de moments inutiles (tout le passage dans le bordel ne m'a pas convaincu, par exemple), mais l'enthousiasme général et l'illustration musicale font que cette première saison de Creature Commandos, sans être indispensable (loin de là), se regarde fort bien.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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