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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Halloween Oktorrorfest 2026 - Slanted (2026)

Publié le 22 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Horreur, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Slanted (2026) :

Fille d'immigrés chinois, Joan (Shirley Chen) rêve depuis toujours d'être reine de sa promotion au lycée. Aussi, lorsque l'indétrônable Olivia (Amelie Zilber) annonce qu'elle se désiste cette année, Joan est prête à tout pour gagner. Y compris à subir une transformation radicale qui va la rendre blonde, caucasienne et ultra-populaire (Mckenna Grace).

Fréquemment comparé à Carrie et à The Substance, Slanted se veut une satire sociale horrifique, avec tout un propos sur l'immigration, l'identité ethnique, l'intégration/immigration, le racisme, et tout et tout... mais très honnêtement, j'ai trouvé le tout plus proche d'un épisode de Fais-moi peur ou autre anthologie jeunesse du même genre, qui aurait pu avoir exactement la même histoire, avec un peu moins de sang, et la même morale.

Au final, c'est un métrage assez superficiel et timide, qui prend largement son temps (la transformation de Chen en Grace n'arrive qu'au bout de 45 minutes, sur 1h40 de film), qui est assez léger sur les effets sanglants, sur la satire, qui manque de subtilité (le changement de format d'image pour symboliser la transformation), d'enjeux et qui, pendant un bon moment, n'est guère plus qu'un Mean Girls en plus anecdotique.

Bof, en somme, malgré de bonnes intentions.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things, saison 5 (2025)

Publié le 20 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Science Fiction, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, Jeunesse, Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Thriller, Comédie

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Stranger Things, saison 5 (2025) :

Malgré sa défaite, la menace Vecna est toujours présente, et face aux actions du Dr Kay (Linda Hamilton), qui a établi un laboratoire de recherche militaire dans l'Upside Down et traque Eleven (Millie Bobby Brown), les habitants d'Hawkins se mobilisent, faisant des sorties dans l'Upside Down pour tenter de retrouver Vecna et de l'éliminer pour de bon...

Ce qui est amusant, quand on est totalement déconnecté des tendances et des réseaux sociaux comme je peux l'être à certaines périodes de l'année, c'est qu'on parvient à se détacher totalement des bad buzzs et autres réactions épidermiques autour de telle ou telle œuvre ou personne.

Ce qui permet d'avoir énormément de recul, comme par exemple avec cette ultime saison de Stranger Things, descendue en flammes par le Web et par les critiques comme si c'était la pire production de tous les temps.

Alors qu'en réalité, c'est une fin de série assez appropriée, à l'image de la série dans son ensemble, bien que très imparfaite et handicapée par un format comme toujours très inutile (trois fournées pour un total de 8 épisodes, à la durée oscillant entre une et deux heures). De quoi, en théorie, donner largement le temps aux frères Duffer et à leurs collègues de boucler toutes les intrigues, de développer tout ce qui doit être développé, et d'éviter de bâcler leur conclusion par manque de temps.

En théorie.

Dans les faits, cette saison de Stranger Things laisse beaucoup d'espace à deux personnages, qui deviennent essentiels et éclipsent un peu les autres : Holly (Nell Fisher), la jeune sœur Wheeler, enlevée par Vecna et qui devient un élément essentiel du retour de Max (Sadie Sink) dans le monde réel ; et Will Byers (Noah Schnapp), qui exploite son lien mental avec Vecna, s'assume (il a droit à un moment coming out plutôt réussi) et qui développe, au fur et à mesure de la saison, des dons psychiques dignes d'Eleven.

Et c'est tant mieux, à vrai dire, car Schnapp s'avère un acteur des plus solides, meilleur que certains de ses compères, notamment Millie Bobby Brown (pas aidée par un personnage en rébellion, qui passe son temps à antagoniser Hopper, et qui sous-joue la plupart de ses scènes).

C'est d'ailleurs probablement l'un des points négatifs récurrents de la saison : tout ce qui tourne autour d'Eleven est assez creux, répétitif (elle veut se battre, Hopper refuse, elle lui désobéit, elle réalise à nouveau qu'elle met tout le monde en danger, elle part...) et pas aidé par le retour de Kali (Linnea Berthelsen), la punkette de la saison 2, qui n'est vraiment là que pour permettre à Eleven de disparaître en fin de saison.

Un personnage-fonction sous-développé vraiment pas nécessaire, comme pas mal d'éléments de la saison : plus le temps passe et plus la série souffre, sans surprises, de sa distribution toujours plus conséquente. Il y a trop de personnages secondaires, ils se retrouvent tous plus ou moins associés en sous-groupes ou binômes souvent aléatoires, ils sont rarement développés comme il le faudrait, et surtout, ils sont tous protégés par une plot armor qui fait qu'ils ne sont jamais vraiment en danger.

Résultat, on a droit à des scènes collectives où chaque personnage a une ou deux répliques, où les scénaristes répètent encore et encore les enjeux de la saison histoire de donner quelque chose à dire à tous les acteurs, et ça devient frustrant. D'autant que la série rajoute de nouveaux personnages à chaque saison, avec ici Holly, qui prend plus de place, mais aussi le Dr Kay (Linda Hamilton), en antagoniste creuse et générique, ou encore le petit Derek (Jake Connelly), bully bedonnant qui se trouve embarqué dans toute cette affaire.

Bref, trop de personnages, pas assez de développement, pour une saison qui joue la carte de l'origin story (on découvre les origines de Vecna et de ses pouvoirs, ainsi que tout ce qui en a découlé - Eleven, etc), qui surexpose un peu son bestiaire (les premiers épisodes sont bourrés de démogorgons, qui disparaissent totalement de la fin de saison), culmine par un rapprochement destructeur de deux mondes (les fans de Marvel seront familiers avec le concept), assez spectaculaire, et par près d'une heure d'épilogue pas forcément nécessaire.

Un épisode de conclusion assez frustrant, donc, un peu boursouflé, à l'image de la saison et de la série dans son intégralité, un peu balourd dans son écriture... mais qui parvient tout de même à sonner juste et à être sincère, çà et là, comme avec cette fin de partie de JDR, un passage de flambeau touchant à une nouvelle génération d'aventuriers.

Dans l'ensemble, Stranger Things aura tout de même souffert de son succès et de la carte blanche accordée par Netflix : le programme est devenu bigger, louder, et aussi dumber, privilégiant le spectaculaire à l'efficacité, et peinant parfois à gérer son budget (ce qui se voit clairement à l'écran, tant le produit fini est visuellement inégal). C'est dommage, mais pas forcément surprenant de la part d'un programme Netflix.

En tout cas, cette saison finale est loin d'être le désastre décrié par beaucoup, même si le fait que j'ai toujours trouvé la série inégale, même dans ses meilleures saisons, doit beaucoup m'aider à relativiser et à raison garder. 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - They Will Kill You (2026)

Publié le 17 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Action, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Critiques éclair, Review, USA, Thriller

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They Will Kill You (2026) :

À la recherche de Maria (Myha'la), sa sœur perdue, Asia Reaves (Zazie Beetz) se fait embaucher parmi le personnel de maison du Virgil, un hôtel privé de Manhattan, pour la retrouver. Mais sur place, elle découvre bien vite que tous les occupants du Virgil sont immortels après avoir conclu un pacte avec le diable, et qu'elle a été désignée comme prochain sacrifice...

Une comédie d'action horrifique réalisée et coécrite par un nouveau talent russe, produite par les Muschietti (Ça), qui évoque un peu les Ready or Not, mais un Ready or Not passé à la moulinette de John Wick (pour la violence ultra-explosive et décomplexée, et l'héroïne indéboulonnable) et d'Edgar Wright (pour le montage, le rythme et le côté cool et déconneur).

C'est bourrin, assez bordélique, avec une narration destructurée qui repart en arrière, une esthétique façon horreur gothique qui tranche radicalement avec tous les choix musicaux (principalement là pour rendre Asia badass et moderne), des visages familiers (Heather Graham, Tom Felton) qui se font couper en morceaux, encore et encore, une Patricia Arquette à l'accent irlandais discutable, et une Zazie plutôt convaincante dans les nombreux affrontements, même si ça finit par tourner à vide.

Il faut dire qu'au bout d'un moment, les innombrables combats de Zazie démembrant du cultiste immortel pouvant se régénérer en quelques minutes deviennent assez répétitifs, même si le réalisateur essaie de varier un peu les plaisirs, avec une séquence amusante mettant en scène un globe oculaire, ou un boss fight improbable à la fin.

Honnêtement, ce n'est pas forcément honteux, mais ça privilégie un peu trop la forme au fond, et une fois que le cool factor forcé ne fait plus effet, on attend mollement la fin. 

Un petit 3/6 en étant gentil.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Scary Movie (2026)

Publié le 16 Septembre 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Thriller

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Scary Movie 6 (2026) :

Lorsque le tueur Ghostface refait surface et s'en prend à la sœur de Sara (Olivia Rose Keegan), cette dernière se tourne rapidement vers sa mère paranoïaque, Cindy Campbell (Anna Faris), qui vit en recluse depuis une vingtaine d'années. Et bien vite, le groupe d'amis autrefois traqué par le tueur se reforme, pour le meilleur et pour le pire...

Il faut le savoir : entre leurs films des années 2000 et leurs nombreuses sitcoms, depuis les années 90, le clan Wayans bénéficie d'un totem d'immunité auprès d'un certain public américain, totem qui a valu à l'annonce de ce reboot des Scary Movie d'être accueilli par une vague d'enthousiasme démesurée. Oui, si l'on en croit le Web et les réseaux sociaux, les Scary Movies des Wayans sont des films cultes à ce jour inégalés, et les critiquer revient à commettre un crime de lèse majesté.

Et ce, alors que les Scary Movies des Wayans n'ont toujours été que des parodies faciles et fainéantes du genre horrifique, avec des gags graveleux peu inspirés et de l'humour de stoner.

Sans surprise, donc, cette nouvelle version de Scary Movie ne vole pas plus haut que ça : une parodie décousue des derniers succès du genre, sur fond de retrouvailles des personnages des films originaux, d'humour daté se voulant irrévérencieux, d'une bonne dose d'anti-wokisme (quoi que cela puisse bien vouloir dire), et de gags qui tombent souvent à plat. Trop souvent.

On a droit à des parodies totalement aléatoires sans rapport avec le postulat de départ du film (la parodie du biopic de Michael Jackson, celle de Kpop Demon Hunters), qui font vraiment "mini sketches du SNL", et le tout finit par être très monotone, sans la moindre originalité.

Énorme bof, donc, probablement inférieur aux Scary Movies originaux.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Over Your Dead Body (2026)

Publié le 15 Septembre 2026 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, Finlande, USA, Thriller, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

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Over Your Dead Body (2026) :

Dan (Jason Segel), réalisateur de publicités, et sa femme Lisa (Samara Weaving), actrice, ne se supportent plus. Au point qu'ils ont tous deux prévu de profiter d'un séjour dans un chalet isolé pour éliminer l'autre. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu, notamment lorsque trois criminels évadés (Timothy Olyphant, Keith Jardine, Juliette Lewis) décident de les prendre en otage...

Remake d'un film du réalisateur norvégien des Dead Snow, Hansel et Gretel et des Violent Night, ici réalisé par l'un des membres de Lonely Island (Popstar et Macgruber), cette comédie horrifique s'avère un peu trop inégale pour son propre bien. Pendant la première moitié du métrage, en effet, Segel et Weaving semblent un peu désynchronisés dans leur interprétation, elle étant assez premier degré, tandis que Segel cabotine beaucoup dans ce qui ressemble alors à un Guerre des Rose sanglant et bourrin.

Et puis les criminels arrivent, tout aussi cabotins, et le niveau de violence augmente d'un gros cran, en même temps que la méchanceté : il y a tentative de viol (sur Segel), ça se poignarde, des membres explosent, des têtes aussi, bref, ça pousse les curseurs assez loin pour ce qui était présenté comme une comédie/thriller... et ça peine à équilibrer humour et sadisme.

Ponctuellement, le film fonctionne en tant que mélange d'horreur et d'humour noir, mais trop souvent, ça bascule dans du slapstick prévisible ou dans du gore gratuit, et au final, ça lasse un peu, même si les fréquents flashbacks remettant le récit en perspective permettent de redonner un coup de fouet (enfin, celui du père vétéran, surtout).

En somme, un résultat mitigé qui, sans être désastreux, ne m'a pas convaincu sur la durée.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Quitte ou Double (2026)

Publié le 14 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Thriller, Review, USA, Fantastique, Religion, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

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Quitte ou Double (The Highest Stakes - 2026) :

Cinq joueurs de poker se retrouvent dans un grand hôtel, pour y prendre part à un tournoi de poker télévisé, sous l'œil attentif de Samuel Nicholas (Seth Green), maître du jeu et présentateur de l'émission : il y a là Michael Quinn (Kevin Dillon), un inspecteur aux méthodes brutales, Tom Cartright (Dylan Walsh), un politicien potentiellement présidentiable, le Dr Stevens (Dan Bucatinsky), un chirurgien névrosé, Billy Gray (Charlie Weber), représentant de commerce aux nombreux bons plans, et Aurora (Eloise Lovell Anderson), une escort girl à l'aplomb certain. Mais rapidement, la véritable nature du tournoi se révèle, et ses enjeux deviennent de plus en plus conséquents...

Et l'on ouvre cette Oktorrorfest 2026 avec un métrage un peu décalé : un film indépendant écrit par des producteurs, réalisé par un ancien de chez Hallmark et qui, très rapidement, dévoile sa nature de thriller fantastique.

Oui, comme l'indiquent les nombreux personnages aux noms évoquant l'Enfer, le personnage de Seth Green est bien le Diable, les joueurs sont tous condamnés à l'Enfer, et la partie de poker a pour enjeux l'âme des uns et des autres : malgré le fait que le scénario utilise ceci comme un twist surprenant, pas de grande surprise, on le comprend très vite, et le métrage, assez maladroit dans l'ensemble, n'est pas assez maîtrisé pour dissimuler suffisamment ses intentions.

Après, ça se regarde, malgré ces maladresses, donc, et un certain côté racoleur dans le personnage d'Aurora : d'ailleurs, l'aspect diable/âmes aurait pu donner quelque chose de bondieusard et de moralisateur, mais là aussi, le film évite cet écueil en conservant un certain ton sarcastique et décalé qui rapproche un peu le tout d'un Conte de la Crypte, toutes proprotions gardées.

Bref, pas désagréable bien qu'assez approximatif. Seth Green semble bien s'amuser, en tout cas.

2.75/6 en étant gentil

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Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

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Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 4 (2026)

Publié le 5 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, Télévision, USA

Après une saison 3 qui se concluait en happy end d'apparence définitive, et un Mighty Nein au format discutable, retour de l'équipe Vox Machina pour une saison 4 plus noire, avec un cliffhanger menant directement vers une saison 5 de conclusion. Toujours 12 épisodes d'une vingtaine de minutes, avec cette saison deux guests vocaux notables : Wayne Brady en wannabe aventurier comique, et Andy Serkis dans le rôle du grand méchant...

La légende de Vox Machina, saison 4 (The legend of Vox Machina, season 4 - 2026) : 

Ses membres profitant désormais chacun de leur statut de héros aux quatre coins d'Exandria, Vox Machina est contraint de se reformer lorsqu'une secte malveillante se manifeste, avec pour objectif de permettre au Murmurant (Andy Serkis), une entité autrefois bannie par les Dieux, de connaître son ascension et de revenir parmi les vivants...

Une saison intéressante dans sa construction et dans son déroulement, jusqu'à une conclusion qui, malheureusement pour moi, retombe dans les travers habituels du show. Mais je vais y revenir.

Au début de cette saison, les membres de Vox Machina sont éparpillés, profitant chacun de leur happy end respective : un an après la séparation du groupe, Percy et Vex vivent une vie de noblesse assez terne, le premier passant son temps à faire des expériences sur l'orbe trouvée dans les cryptes de la demeure familiale, et la seconde rêvant d'un peu d'action ; Keyleth et Vax, eux, poursuivent l'initiation de l'Ashari en voyageant autour du monde, cherchant par la même occasion un remède à l'infection qui se propage dans le corps de Vax ; et Pike et Grog s'ennuient, frustrés par la fin du groupe et le manque d'aventure, jusqu'à ce que Taryon Darrington (Wayne Brady) vienne les trouver pour leur proposer une mission..

C'est là le point de départ de la saison, et pendant plusieurs épisodes, le show fait le point sur Vox Machina, avant de lentement, mais sûrement, les confronter à une même menace : la secte qui vénère le Murmurant (aka Vecna dans le lore de D&D, mais pas là, pour des raisons de droits et de Stranger Things) et tente de le ramener dans notre monde.

Alors oui, il y a clairement là un abus de toutéliage, d'autant plus flagrant en fin de saison, quand le Murmurant se lance dans son grand monologue de méchant expliquant tout son plan, ainsi que la manière dont il a manipulé tout et tout le monde depuis le début pour arriver à ses fins : c'est maladroit, ce n'est pas très bien écrit et c'est gentiment capillotracté, mais bon...

Reste que la première moitié de saison, plus légère, reste sympathique, avec de petites chansons rigolotes, un épisode en mode Ocean's Eleven (avec illustration musicale et format qui vont avec) et un Taryon un peu saoûlant au début, mais qui finit par se montrer attachant.

Et puis, à mi-parcours, le show redevient un peu sérieux, quand la menace du Murmurant se précise : on a droit à de l'exposition, à de grosses ficelles mélodramatiques assez prévisibles (le robot, le grand-père, le père, etc) et à nouveau à du toutéliage entre Vox Machina et tous les événements importants de leur monde.

Ensuite, après un épisode d'horreur gothique dans les souterrains du manoir de Percy, et une parenthèse rigolote chez Scanlan (en mode Gros Elvis), la saison attaque sa dernière ligne droite, et là, c'est un festival de moments ultra-larmoyants et dramatiques, comme Vox Machina les adore : Vox Machina qui échafaude un plan assez médiocre, qui se solde par la mort de Grog ; Pike qui rejoue la partition d'Anakin Skywalker, se laisse ronger par la colère, séduire par les promesses de Palpatine du Murmurant de ramener Padmé Grog et les autres à la vie, et fait un heel turn (pas très convaincant) contre ses amis ; la mission de la dernière chance dans l'Upside Down la dimension de Vecna du Murmurant pour aller le tuer et sauver Pike ; énormément d'action spectaculaire ; le monologue final maladroit du Murmurant ; et une fin à la Empire Contre Attaque, tragique, sombre et douce-amère.

Le problème, à mes yeux, étant que formellement, l'écriture n'est pas forcément au niveau : les influences sont évidentes, le trait est assez forcé (Pike devient progressivement de plus en plus agaçante et impulsive, alors qu'une plume plus subtile aurait probablement réussi à rendre son revirement plus "sympathique"), et ça donne lieu à pas mal de remplissage, qui rallonge inutilement la sauce. Et puis je ne m'en suis jamais caché : j'ai toujours eu du mal avec le côté mélodramatique de Vox Machina, qui m'a souvent semblé forcé (ou, au minimum, mal dosé).

Après, la saison semble mieux structurée, et est assez agréable à visionner.  Se pose cependant toujours la question du "qu'est-ce qui est hérité de la campagne de JDR originale de 2017, et qu'est-ce qui est inédit ?". Une question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse, mais qui explique probablement beaucoup de choses quant aux scories narratives du tout.

Restera à voir comment la série se concluera dans un avenir proche, avec la saison 5, qui devrait amener à la fin de la première campagne du groupe...

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Critique éclair #296 - Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025)

Publié le 3 Septembre 2026 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, France, Review, Fantastique, Comédie, Histoire, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025) :

Alors que Lancelot (Thomas Cousseau) a été vaincu, et qu'il tente de maîtriser la magie noire et de se remettre de cette défaite, Arthur (Alexandre Astier), lui, végète dans sa chambre en Carmélide, démoralisé. Et même si la Table Ronde est reformée, il refuse de prendre part à cette mascarade, songeant même à se débarrasser d'Excalibur...

Je ne sais pas trop quoi penser de cette première partie du deuxième volet des films Kaamelott, après un premier métrage très inégal, au rythme, au format et à la narration un peu bancals.

Principalement parce que cette suite est dans la droite lignée, proposant une suite de vignettes, à nouveau, qui ressemblent à des épisodes courts de Kaamelott mis bout à bout, et vaguement liés par la notion de reformation de la Table Ronde, et des nouvelles quêtes de chacun.

Ici, Merlin et ses homologues vont explorer les souterrains des ruines de Kaamelott pour y découvrir un laboratoire de nécromancie ; ailleurs, les jeunes chevaliers partent pour le grand nord à la recherche d'un dragon ; d'autres décident d'aller achever Lancelot ; Arthur envoie des mercenaires en Orcanie ; Karadoc et quelques autres partent en Méditerranée suivre une prémonition de la Dame du Lac, etc.

Ça s'éparpille un peu, notamment à partir de la moitié du film (quand tout le monde part de son côté à l'aventure), il y a quelques belles images, mais il faut bien reconnaître que niveau structure, le film peine un peu à conserver son énergie, notamment dans la dernière ligne droite qui, après l'apparition d'un démon, retombe et se conclut faiblardement.

Ce n'est pas forcément plus mauvais ou meilleur que le précédent, et je reste persuadé que le découpage initial en longs-métrages n'aura vraiment pas été bénéfique aux films, mais bon. on verra la suite.

3/6 

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Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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