Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Critique éclair #288 - Summer's Last Resort (2026)

Publié le 6 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Romance, Tubi

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Summer's Last Resort (2026) :

Summer (Violet McGraw), adolescente anxieuse et psychorigide, n'est pas très fan du nouveau compagnon de sa mère Milly (Sophia Bush) : Glenn (Jerry O’Connell), le directeur adjoint du lycée de Summer, plein de bonne volonté mais aussi très maladroit et envahissant. Et lorsque Glenn décide de profiter d'un séjour aux Caraïbes pour demander Milly en mariage, Summer est bien décidée à ne pas le laisser faire...

Une comédie familiale Tubi (écrite par une scénariste/productrice de séries SyFy, dont Wynonna Earp, et réalisée par l'actrice principale de cette même série) qui ressemble beaucoup à une production Happy Madison, sans l'être : même type de personnages et de relations, mêmes enjeux, un cadre très similaire (un resort de vacances sud-africain qui a clairement sponsorisé une partie du tournage), même type de distribution, même style d'humour et d'écriture parfois un peu en dessous de la ceinture, du slapstick, remplacez Jerry O'Connell par Adam Sandler ou Kevin James, et voilà.

Autrement dit, ça se regarde vaguement, c'est divertissant sans plus, et c'est très prévisible. Mais l'ambiance paradisiaque et tropicale est plutôt sympa.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Good Omens, saison 3 (2026)

Publié le 2 Août 2026 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Religion, Amazon, UK, Review, Télévision, Romance

Troisième et ultime saison pour cette adaptation libre du roman de Neil Gaiman et de Terry Pratchett, après une première saison agréable et fidèle au roman, mais perfectible, une seconde saison originale sympathique, mais phagocytée par le shipping des deux personnages principaux, et surtout la cancellation de Neil Gaiman, suite à sa vie privée/amoureuse problématique, ce qui lui a valu d'être expulsé des projets qu'il avait en cours (cf aussi Sandman de Netflix).

Et donc, une troisième saison, ou plutôt, un téléfilm de conclusion de 90 minutes pour Amazon, bricolé à partir des idées de Gaiman, qui a quitté le show en cours de production...

Good Omens, saison 3 (2026) :

Désormais à la tête du Paradis, Aziraphale (Michael Sheen) fait de son mieux pour que tout le monde baigne dans la félicité ; mais quelqu'un a dérobé le Livre de la Vie, et éliminé deux archanges. Sur Terre, Rampa (David Tennant) déprime, séparé de son ange préféré. Et puis il y a Jesus (Bilal Hasna), qui a été renvoyé sur Terre et tente de retrouver son chemin à Londres, signe de la Fin imminente des Temps...

On ne va pas y aller par quatre chemins : oui, cette "saison 3" déçoit.

Entre l'intrigue de Jésus (sorte de mélange entre celle de Gabriel en saison 2, et la fin des Temps imminente de la saison 1), qui est constamment sous-développée, et se termine de façon baclée, sans rien avoir apporté à la série d'une manière ou d'une autre ; le whodunit centré sur le Livre de la Vie, qui est résolu à mi-parcours et se conclue, là aussi, de façon catapultée ; le fait qu'un bon tiers du métrage tourne autour de Rampa et d'Aziraphale qui se réconcilient ; et l'écriture assez lourde et maladroite de tout ce qui est dialogues théologiques dans la dernière ligne droite du téléfilm... on sent constamment que tout ça était initialement pensé comme une saison complète, dramatiquement vidée de sa substance lorsque l'affaire Gaiman a éclaté.

Et donc, ce que cette saison 3 nous propose, in fine, est plutôt frustrant : un récit pas forcément désagréable, mais jamais mis en valeur par la mise en scène (jamais le quartier londonien n'aura paru aussi fauché et fait studio à l'écran), un scénario qui semble survoler tous ses passages obligés, tout résoudre de manière précipitée, pour arriver à ce qui intéresse vraiment la production : la happy end des deux protagonistes, réincarnés en humains dans un nouvel univers.

Certes, cette fin fonctionne, les personnages restent attachants, c'est une assez jolie conclusion, et David Arnold continue de fournir une illustration musicale de qualité, mais difficile de ne pas être agacé par les nombreuses scories du projet (notamment ses multiples digressions inutiles), qui ressemble un peu trop à un téléfilm-résumé d'une saison complète qu'à une œuvre bien structurée en tant que telle.

Dommage.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Boys, saison 5 (2026)

Publié le 1 Août 2026 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Science Fiction, Review, USA, Amazon, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Boys

Cinquième et ultime saison pour la série The Boys d'Amazon, après un spin off animé, un spin off annulé, et quatre saisons qui, à mesure que la réalité américaine devenait de plus en plus folle et radicalisée, ont peiné à suivre la cadence, la satire du show devenant assez timide et prévisible face aux agissements des politiciens US.

La série s'essouflait clairement, et il était plus que temps d'y mettre un terme, si possible en beauté... ce que nous garantissait Eric Kripke durant la production du show. Mission (non) accomplie.

The Boys, saison 5 (2026) :

L'équipe de Butcher a enfin mis au point le virus capable de tuer tous les supes, mais lorsque celui-ci échoue à éliminer Soldier Boy (Jensen Ackles), Butcher (Karl Urban) et compagnie comprennent qu'ils ont besoin d'un échantillon du sérum original de Vought. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'en face, Homelander (Antony Starr) cherche le même sérum : car il a eu une épiphanie, et a décidé qu'une fois injecté dans ses veines, il sera désormais un Dieu, que les humains doivent vénérer...

Une saison 5 en 10 épisodes d'une heure, qui promettait en effet un final apocalyptique, avec notamment les personnages de Gen V, et qui, au final, a déçu une grande partie d'un public déjà à la limite de sa patience et de sa tolérance pour la satire balourde du show.

Il faut dire que cette satire, déjà pas très fine, a largement été rattrapée et dépassée par la réalité MAGA, outre-Atlantique, au point que la série paraît timorée par rapport aux agissements de Trump.

Donc forcément, quand Homelander crée des camps de prisonniers, envahit les villes sanctuaires, radicalise les USA, se prend pour Jesus, etc, ça fait un peu redondant par rapport à la réalité. Et ça frustre des deux côtés de la barrière : les MAGAs qui n'apprécient guère que l'on se moque de leur président, et en face, les spectateurs normaux qui aimeraient un peu moins de photocopiage du paysage politique US.

D'autant que même à côté de tout ça, la série se bordélise un peu plus, consciente d'approcher de sa fin, et bien décidée à laisser de la place aux personnages préférés des scénaristes. On a ainsi Kimiko qui revient, douée de parole, histoire de développer toute sa romance avec Frenchie (pas forcément une réussite, tout ça, même si l'actrice est impeccable : par moments, le personnage semble avoir totalement changé de personnalité) ; Hughie et Starlight qui se rabibochent, histoire de faire le point sur leur relation ; Mother's Milk qui prend plus de place et d'importance ; Soldier Boy, à la fois là pour régler son histoire de paternité avec Homelander, mais aussi pour teaser le prochain spin-off de la série, et pour permettre à Kripke d'organiser une réunion avec les autres acteurs de Supernatural...

Et il en va de même avec bon nombre de personnages secondaires, qui ont droit à leur conclusion, souvent sanglante. De quoi remplir la saison, qui paradoxalement part dans plein de directement tout en paraissant étrangement statique : autant du côté de Homelander et de Vought, ça reste sympa (mention spéciale à Daveed Diggs, excellent en prêcheur superhéroïque), autant les Boys passent le plus clair de la saison à parler dans des hangars ou des labos ternes, ou à échafauder et à exécuter des plans foireux qui échouent et les renvoient palabrer dans des hangars.

Il y a bien un semblant de propos sur le cynisme de Starlight, la radicalisation de Butcher, etc, mais bon... trop fréquemment, la série donne l'impression de se précipiter et d'être brouillonne, ce qui tue dans l'œuf les tentatives de faire de l'émotion.

Quant aux personnages de Gen V, n'y comptez même pas : ils font de la figuration dans deux scènes et demi, histoire de dire, et n'utilisent jamais leurs pouvoirs (un comble).

Bref, une saison frustrante et déséquilibrée qui se plie en quatre pour tout boucler, mais finit malheureusement par retomber dans une fin semi-larmoyante assez générique, avec montage musical sous forme de happy end, dont les scénaristes se seraient ouvertement moqué dans les premières saisons du show.

Un épisode se démarque, l'épisode 05 et son format histoires courtes consacrées à des personnages secondaires, un épisode dominé par Valorie Curry, impériale, et par le massacre de célébrités à l'occasion de la réunion des anciens de Supernatural... mais dans l'ensemble, si la fin de série de The Boys n'est pas désastreuse, elle reste assez décevante, mollassonne, et paresseuse.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Spider-Noir, saison 1 (2026)

Publié le 31 Juillet 2026 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, Action, Marvel, Sony, Critiques éclair, Comédie, Policier, Fantastique, Science Fiction, Amazon

Adaptation libre du personnage de Ben Reilly/Spider-Man Noir, notamment apparu dans les Spider-verse du studio, cette série Sony/Marvel est la première déclinaison du nouvel univers Spider-Man tel que Sony l'entend, une déclinaison en 8 épisodes de 50 minutes, produits à la fois en noir et blanc et en version colorisée, et diffusés sur Amazon Prime.

Spider-Noir, saison 1 (2026) :

Dans les années 30, bien après la mort de sa compagne et après qu'il ait raccroché le costume de l'Araignée, Ben Reilly (Nicolas Cage), détective privé, tombe sous le charme de Cat Hardy (Li Jun Li), sur laquelle il doit enquêter. Rapidement, il découvre qu'elle est impliquée dans les affaires de Silvermane (Brendan Gleeson), un boss de la pègre new-yorkaise, et qu'elle est indirectement liée à plusieurs criminels doués de pouvoirs surhumains, qu'ils ont obtenus dans les mêmes conditions que les capacités de Ben...

Une série qui a reçu un accueil très enthousiaste de la part de la presse et des spectateurs, et j'aurais aimé pouvoir dire que le produit fini m'a tout autant enthousiasmé... mais je dois bien avouer que le tout m'a paru relativement inégal.

Sur le fond, c'est une relecture What If de Spider-man et de ses antagonistes (Tombstone, Sandman, Megawatt, Black Cat...), avec un Ben Reilly ancien soldat durant la Première guerre mondiale (bizarrement, à l'écran, ça fait plus Seconde guerre mondiale, mais bon), qui a libéré des soldats (dont faisaient partie tous les méchants du show) victimes d'expériences scientifiques allemandes, et qui a été mordu par un homme-araignée mutant. 

Outre cette origin story, on a donc le privé désabusé qui cache un secret et qui est toujours meurtri par la mort de sa femme, la femme fatale qui le séduit et le trahit, la pègre (Gleeson semble s'amuser), un intrépide journaliste (Lamorne Morris), une secrétaire effrontée (Karen Rodriguez), etc, le tout pour une série lorgnant délibérément plus sur le pastiche de film noir que sur des aventures superhéroïques.

Une volonté assumée d'Oren Uziel, le showrunner (scénariste de 22 Jump Street, The Cloverfield Paradox, Freaks of Nature et The Lost City), qui cependant ne parvient pas totalement à retranscrire ces intentions à l'écran. La faute à un budget limité (certaines scènes puent le fond vert mal finalisé), à un style visuel qui ne fonctionne qu'à moitié (les cadrages, les éclairages, etc, sont parfois vraiment trop forcés et excentriques pour paraître naturel ou servir d'hommage), à un générique plus proche de Bond que d'un film noir, et à une interprétation inégale (Cage cabotine énormément, ce qui va un temps, et un personnage comme Megawatt est tout simplement horripilant, jamais vraiment convaincant).

Mais passe encore : généralement, le spectateur sait à quoi s'attendre lorsqu'il regarde un film ou une série avec Cage, donc son surjeu, ses excentricités (occasionnellement, il se crispe dans des positions improbables, parce qu'"il est une araignée"), ses imitations... ça peut encore aller.

Le vrai souci de la série est le dosage de tous ses ingrédients : malgré tous les efforts de la production, on ne croit jamais vraiment à la romance de Ben et de Cat, on ne croit jamais vraiment au traumatisme de ce dernier, on ne croit pas vraiment au noir et blanc ou à la colorisation, on ne croit pas vraiment au contraste entre Cage raide et son cascadeur fluide et dynamique en Araignée, bref, il se dégage constamment un sentiment d'artificialité du programme.

Le rythme est parfois trop lent et le budget trop limité pour le bien de la série, et même si l'on parvient ponctuellement à mettre ces éléments parasites de côté, on est rapidement ramené à la réalité par le jeu de Cage, qui au fil de la saison devient de plus en plus caricatural...

Après, ça se regarde, mais très honnêtement, on aurait pu raccourcir le tout à une durée de 90 minutes, et ça aurait été tout aussi pertinent et intéressant, tout en étant plus dynamique. Alors je sais que les critiques ont vraiment apprécié, mais bon... sans détester, je n'ai tout simplement pas totalement adhéré à la proposition, trop approximative à mon goût.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Witcher, saison 4 (2025)

Publié le 28 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Drame, Fantastique

Après une saison 3 particulièrement laborieuse et bavarde (qui voyait Henry Cavill rester en retrait et être évacué du programme), ainsi que divers spin-offs avortés, place à la saison 4 de The Witcher, l'avant-dernière du programme, avec Liam Hemsworth à la place de Cavill, pour une nouvelle saison qui se voulait plus accessible...

The Witcher, saison 4 (2025) :

Tout le monde tente de retrouver Ciri (Freya Allan), qui s'émancipe actuellement à l'autre bout du continent au sein des Rats (Christelle Elwin, Ben Radcliffe, Fabian McCallum, Aggy K. Adams, Connor Crawford, Juliette Alexandra), un groupe de jeunes hors-la-loi. Geralt (Liam Hemsworth) traverse ainsi le pays en compagnie d'alliés divers et variés (Eamon Farren, Joey Batey, Meng'er Zhang, Danny Woodburn, Laurence Fishburne, Linden Porco...), pour la retrouver, tandis que Yennefer (Anya Chalotra), elle, rassemble les sorcières encore en vie pour défendre leur école de sorcellerie contre le maléfique Vilgefortz (Mahesh Jadu) et ses troupes...

Plus accessible.... ou du moins, c'est ce que l'on croit deviner en regardant ces 8 épisodes mieux structurés, qui s'efforcent de minimiser les problèmes d'écriture des premières saisons pour quelque chose de plus concis, dynamique, avec des mini-aventures plus limitées.

J'en suis le premier surpris, d'autant que j'avais prévu de ne pas regarder cette saison à la base... mais ça passe à peu près. Je dis à peu près, car il reste toujours des scories évidentes, inhérentes au récit et aux choix de la production.

Commençons par la scorie la plus évidente : le remplacement de Cavill dans le rôle-titre.

Liam s'en sort honorablement, mais n'a pas la présence physique ni le charisme pour vraiment imposer son Geralt. Pas aidé par les scénaristes, qui gardent à nouveau en retrait, lui adjoignent toute une troupe de compagnons, le passent au second plan, et se contentent de flashbacks retournés avec Hemsworth pour tenter de faire illusion. Mais ça passe encore.

Ensuite, Ciri et ses Rats. J'ai visionné la saison avant d'avoir regardé le téléfilm consacré à ce groupe très United Colors of Benetton, mais je ne crois pas que cela aurait changé quoi que ce soit de voir le métrage auparavant : le groupe est insipide, il remplit clairement des quotas, Ciri n'a aucune alchimie avec sa petite amie, et quand arrive leur fin tragique aux mains d'un Sharlto Copley cabotin, on s'en contrefout royalement.

Les autres sous-intrigues de la saison s'en sortent mieux : ici, Yennefer recrute des sorcières (et quelques Witchers) aux quatre coins du continent, pour affronter l'armée maléfique de Vilgefortz dans un affrontement assez réussi (qui occupe une grosse partie de l'épisode 6). C'est relativement efficace, ça donne l'impression d'avancer, et ce même si la série manque toujours cruellement d'identité musicale et visuelle (c'est ultra-terne).

Ailleurs, on suit donc les mésaventures de Geralt 2.0 et de sa compagnie de l'anneau, qui s'en sortent plus ou moins bien : le nain et le gnome sont amusants, l'archère nettement moins (elle s'en va, revient, annonce qu'elle est enceinte, perd son bébé, flirte avec un Cahir en pleine rédemption) ; en chemin, la petite bande récupère ce bon vieux Lawrence Fishburne, plutôt efficace et juste en vampire qui cache son identité, malgré son look improbable ; et puis il y a Jasquier. Qui chante.

Parce que la série, dans son ensemble, semble plus décontractée, flirtant de temps à autre avec un second degré plutôt agréable (façon Hercules/Xena - les paysans, le perroquet...). Ce qui donne des moments plus légers, qui passent mieux à l'écran, mais aussi des ratages quasi-intégraux, comme cet épisode 5 qui voit tout le monde se poser au coin du feu et raconter son histoire personnelle.

Avec malheureusement un long et très pénible numéro musical de Jasquier, qui donne envie d'arrêter immédiatement l'épisode et la saison.

Heureusement, comme je le disais, globalement et hormis ce faux pas, cette saison 4 m'a paru plus maîtrisée (même si je sais que ce n'est pas une opinion très populaire : de l'avis général, ça ne fait qu'empirer).

Certes, une bonne partie du tout est toujours à jeter (tout ce qui tourne autour de Ciri, mais aussi de sa remplaçante auprès du Roi, avec caméo de ce bon vieux James Purefoy en conseiller qui manigance : c'est mou, c'est du remplissage, c'est insipide), et l'écriture est toujours très inégale, plus intéressée par le développement et l'héroïsme de tous les autres personnages sauf Geralt, qui finit par faire presque de la figuration dans la série qui porte son nom.

Mais en comparaison de la saison précédente, qui m'avait littéralement fait dormir devant chaque épisode, ça passe.

Et c'est peut-être ça la conclusion inattendue de ce bilan saisonnier : The Witcher est une série en fin de vie, c'est évident, et les problèmes d'écriture, de production et de gestion sont toujours les mêmes... mais cette fois-ci, ça passe. C'est toujours ça de pris.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #287 - Little Brother (2026)

Publié le 25 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Little Brother (2026) :

Agent immobilier à qui tout réussit et sur le point d'être l'un des participants d'une émission de télé-réalité immobilière, Rudd (John Cena) reçoit soudain la visite de Marcus (Eric André), échappé d'un asile psychiatrique qui, pendant des années, a été son "petit frère" dans le cadre d'un programme de mentorat. Mais Marcus est incontrôlable, vulgaire et sans inhibitions, ce qui met en péril la vie professionnelle et personnelle de Rudd...

Une comédie Netflix comme on en a déjà vu des dizaines, en mode "buddy movie où un personnage est coincé et l'autre excentrique", avec un John Cena qui fait du John Cena, un Eric André qui fait du Eric André (je ne suis pas fan), une Michelle Monaghan qui n'est là que pour jouer l'épouse frustrée (et parler d'analingus), un Chris Meloni qui s'amuse en grand frère biologique de Cena et un casting secondaire inégal (les deux fils de Rudd sont transparents et inutilisés).

Ce n'est jamais particulièrement drôle, c'est cousu de fil blanc de bout en bout, plat, vulgaire, graveleux, bref, c'est du film en pilotage automatique, écrit par les showrunners/scénaristes de Huge in France, la sitcom de et avec Gad Elmaleh. Forcément.

1.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #286 - Supergirl (2026)

Publié le 23 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Action, Aventure, Science Fiction, Critiques éclair, DC, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Supergirl (2026) :

Lorsqu'elle est approchée par Ruthye Marye Knoll (Eve Ridley), en quête de vengeance, Kara (Milly Alcock), en pleine tournée des pubs spatiaux, refuse d'aider la jeune fille. Mais quand Krypto, son chien, est empoisonné par Krem (Matthias Schoenaerts), le brigand que Ruthye veut retrouver, Kara ne rigole plus, et part aux trousses du mercenaire, avec la jeune fille sur les talons... et Lobo (Jason Momoa), le chasseur de primes intergalactique, non loin derrière.

Deuxième grosse production de l'ère James Gunn au sein de DC, Supergirl - réalisé par Craig Gillespie (Fright Night, Moi, Tonya et Cruella - mwébof à tous les niveaux) et écrit par Ana Nogueira (une scénariste dont c'est le premier film, et que Gunn a prise sous son aile sur plusieurs projets DC) - voulait frapper fort, redonner un coup de jeune et une dose de rebellion au personnage de Supergirl aperçu dans le sympathique mais inégal Superman de Gunn.

"She's a mess" semble être le mot d'ordre de cette nouvelle adaptation, qui s'inspire par ailleurs du run de Tom King sur Supergirl - Woman of tomorrow, et enrobe le tout de chansons et d'un rendu très James Gunn, pour le meilleur et pour le pire (niveau musique, notamment, on se retrouve avec des needle drops assez hors sujet, enrobés dans un score générique au possible sans le moindre moment mémorable, donc paglop).

Néanmoins, même si l'on sent très fréquemment son influence à l'écran, je pense que j'aurais probablement préféré avoir James Gunn 100 % aux commandes du film : ça aurait probablement donné quelque chose d'un peu plus franc du collier.

En l'état, ce Supergirl m'a semblé sous-écrit et un peu inabouti sur de nombreux plans : relecture superhéroïque de True Grit mâtinée de Gardiens de la Galaxie et de Mad Max, ce Supergirl peine à imposer son identité à l'écran, et ce souci vient directement de la direction artistique ET de l'écriture.

Milly Alcock est très bien dans le rôle principal, pas de souci, mais autour d'elle, c'est assez insipide : les pirates sklariennes qui dérobent de la technologie dans le bus, les méchants Brigands piercés et qui kidnappent des femmes pour les réduire en esclavave (on sent qu'il y avait là un propos un peu plus féministe et affirmé, qui a disparu en cours de route, tant cet élément n'apporte rien au récit), le big bad que les héroïnes passent tout le film à courser, et même les aliens, tout semble dérivatif, assez générique, et rarement mis en valeur par la photographie qui ne connaît que deux modes - boueuse et terne, ou néons et éclairages façon synth-wave.

Le film semble manquer d'ambition visuelle, ne pas savoir comment mettre en valeur une partie de ses éléments (Lobo, notamment, fait vraiment pièce rapportée dans le script, mais aussi à l'image, avec ce Momoa engoncé dans un muscle suit peu flatteur, sur une moto de l'espace qui fait toc), et donc, souffre d'un scénario assez cousu de fil blanc, parsemé de flashbacks pas forcément utiles sur Argos et sur Clark qui donne des conseils à Kara à son arrivée sur Terre.

Je suis embêté, parce que je n'ai pas forcément détesté le film, mais il est tout de même très passable. Milly est très bien dans le rôle-titre, le personnage est désormais intégré naturellement à l'univers, et ses futures apparitions devraient être plus enjouées, mais en l'état, bof.

Un petit 3/6, et encore...

 

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #285 - Jackass 5 : Best and Last (2026)

Publié le 21 Juillet 2026 par Lurdo dans Comédie, Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Documentaire

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Jackass 5 : Best and Last (2026) :

J'ai déjà dit en ces pages ce que je pensais de la franchise Jackass, notamment ses deux derniers opus officiels, Jackass Forever, pas désagréable, mais un peu inégal, et Jackass 4.5, qui servait de gros bonus/making of à Forever : la franchise reste sympathique, autant par le masochisme ambiant que par la nostalgie que suscite la petite bande de Knoxville... mais ça commence à tourner en rond, et très honnêtement, les nouveaux visages ajoutés à la bande restent très peu marquants.

Pas surprenant de constater, donc, que pour ce 5e et ultime volet, Knoxville & co continuent sur la même lancée, proposant ici un mélange un peu bancal de best of rediffusant certains des sketches les plus connus du groupe, y ajoutant quelques inédits (soit sortis des cartons, soit tournés pour l'occasion), et parsemant le tout de commentaires face caméra trop anecdotiques pour vraiment convaincre.

Pas grand chose à se mettre sous la dent au cours de ce film assez court, donc, qui n'exploite jamais ses nouveaux membres (Poopies morfle, mais la fille et Shark ne servent ni ne participent à rien), et au final, à part le générique de début toujours très travaillé, on finit par se dire que ce cinquième film ressemble plus à une compil VHS des meilleurs moments de Jackass qu'à un métrage méritant une sortie en salles.

2.75/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #284 - QUINZAINE FRANÇAISE - Les K' d'Or (2026)

Publié le 19 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Aventure, Action, France, Review, Comédie

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##     

Les K' d'Or (2026) : 

Depuis toujours présenté par sa mère comme étant le fils caché de Kadhafi, Noé (Jeremy Ferrari) est devenu mercenaire et chasseur de trésors, à la recherche de l'or caché du dictateur libyen. Pour suivre sa nouvelle piste, il décide d'infiltrer le Marathon des sables, au milieu du désert, et recrute pour cela deux compagnons de voyage improbables : Zoulika (Laura Felpin), délinquante banlieusarde fichée S dont le cousin est un chef djihadiste, et Ryan (Éric Judor), malvoyant qui leur servira d'alibi pour participer à la course.

Premier long-métrage de Jeremy Ferrari, et un résultat mitigé : structurellement un peu bancal et brouillon, avec une mise en place un peu longuette, pas mal de place laissée aux impros de chacun (surtout Laura Felpin, qui a droit ici à un personnage inspiré de l'une de ses créations en spectacle), un argument trésor de Khadafi à moitié oublié en cours de route, et un grand final mélodramatique qui ne fonctionne pas tellement.

Il faut dire que le tout n'est pas aidé par un ton paradoxalement pas assez cassant, et par un Ferrari qui n'a pas su éviter l'écueil de se mettre en valeur plus que de mesure : il joue un personnage de badass impassible et tourmenté, qui se bastonne, qui montre ses muscles, et a tout d'un protagoniste assez classique d'un certain genre de film d'action : ça manque de la méchanceté que l'on aime pourtant chez le comique, et ça frustre.

Après, entre l'illustration musicale atypique, Eric Judor qui remplace clairement feu Guillaume Bats dans le rôle de l'handicapé de service, une Laure Felpin qui fait son numéro, un Fred Testot amusant en djihadiste râleur, il y a à boire et à manger dans ce K D'or en demi-teinte, pas désagréable à regarder, mais pas aussi convaincant qu'on aurait pu espérer.

Premier essai pas transformé, donc, pour Ferrari.

2.75/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #283 - QUINZAINE FRANÇAISE - Gérald le conquérant (2025)

Publié le 17 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, France, Documentaire

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##     

Gérald le conquérant (2025) :

Fasciné par sa région, la Normandie, Gérald (Fabrice Éboué) n'a qu'un but dans la vie : bâtir et ouvrir un parc d'attractions historique 100 % normand, à la gloire de Guillaume le conquérant. Car Gérald a peur du Grand Remplacement : celui qui voit la Normandie envahie par les Américains et les Parisiens indignes de la grandeur normande. Filmé par une équipe documentaire, Gérald va alors lentement entamer une spirale funeste dans l'extrémisme identitaire... normand.

Une comédie noire de et avec Fabrice Éboué, en Normand obsédé par le viol de sa grand-mère par un afroaméricain lors du Débarquement, et qui devient prêt à tout pour venger cet affront, entouré de paysans locaux pas très motivés, de son beau-fils un peu teubé qui flingue les taupes, explose les vaches, et correspond avec des Djihadistes pour découvrir tous leurs trucs et astuces, de Frank Dubosc qui fait un passage éclair...

... et ça ne fonctionne que très partiellement sur la durée. Ce n'est pas désagréable, il y a des scènes et des idées joyeusement absurdes, mais comme souvent chez Éboué, ça tourne un peu à vide au bout d'un moment.

Dommage, parce que la satire d'une certaine droite identitaire régressive vénérant Jeanne d'Arc et compagnie était pertinente, mais bon.

2.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>