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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Spider-Noir, saison 1 (2026)

Publié le 31 Juillet 2026 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, Action, Marvel, Sony, Critiques éclair, Comédie, Policier, Fantastique, Science Fiction, Amazon

Adaptation libre du personnage de Ben Reilly/Spider-Man Noir, notamment apparu dans les Spider-verse du studio, cette série Sony/Marvel est la première déclinaison du nouvel univers Spider-Man tel que Sony l'entend, une déclinaison en 8 épisodes de 50 minutes, produits à la fois en noir et blanc et en version colorisée, et diffusés sur Amazon Prime.

Spider-Noir, saison 1 (2026) :

Dans les années 30, bien après la mort de sa compagne et après qu'il ait raccroché le costume de l'Araignée, Ben Reilly (Nicolas Cage), détective privé, tombe sous le charme de Cat Hardy (Li Jun Li), sur laquelle il doit enquêter. Rapidement, il découvre qu'elle est impliquée dans les affaires de Silvermane (Brendan Gleeson), un boss de la pègre new-yorkaise, et qu'elle est indirectement liée à plusieurs criminels doués de pouvoirs surhumains, qu'ils ont obtenus dans les mêmes conditions que les capacités de Ben...

Une série qui a reçu un accueil très enthousiaste de la part de la presse et des spectateurs, et j'aurais aimé pouvoir dire que le produit fini m'a tout autant enthousiasmé... mais je dois bien avouer que le tout m'a paru relativement inégal.

Sur le fond, c'est une relecture What If de Spider-man et de ses antagonistes (Tombstone, Sandman, Megawatt, Black Cat...), avec un Ben Reilly ancien soldat durant la Première guerre mondiale (bizarrement, à l'écran, ça fait plus Seconde guerre mondiale, mais bon), qui a libéré des soldats (dont faisaient partie tous les méchants du show) victimes d'expériences scientifiques allemandes, et qui a été mordu par un homme-araignée mutant. 

Outre cette origin story, on a donc le privé désabusé qui cache un secret et qui est toujours meurtri par la mort de sa femme, la femme fatale qui le séduit et le trahit, la pègre (Gleeson semble s'amuser), un intrépide journaliste (Lamorne Morris), une secrétaire effrontée (Karen Rodriguez), etc, le tout pour une série lorgnant délibérément plus sur le pastiche de film noir que sur des aventures superhéroïques.

Une volonté assumée d'Oren Uziel, le showrunner (scénariste de 22 Jump Street, The Cloverfield Paradox, Freaks of Nature et The Lost City), qui cependant ne parvient pas totalement à retranscrire ces intentions à l'écran. La faute à un budget limité (certaines scènes puent le fond vert mal finalisé), à un style visuel qui ne fonctionne qu'à moitié (les cadrages, les éclairages, etc, sont parfois vraiment trop forcés et excentriques pour paraître naturel ou servir d'hommage), à un générique plus proche de Bond que d'un film noir, et à une interprétation inégale (Cage cabotine énormément, ce qui va un temps, et un personnage comme Megawatt est tout simplement horripilant, jamais vraiment convaincant).

Mais passe encore : généralement, le spectateur sait à quoi s'attendre lorsqu'il regarde un film ou une série avec Cage, donc son surjeu, ses excentricités (occasionnellement, il se crispe dans des positions improbables, parce qu'"il est une araignée"), ses imitations... ça peut encore aller.

Le vrai souci de la série est le dosage de tous ses ingrédients : malgré tous les efforts de la production, on ne croit jamais vraiment à la romance de Ben et de Cat, on ne croit jamais vraiment au traumatisme de ce dernier, on ne croit pas vraiment au noir et blanc ou à la colorisation, on ne croit pas vraiment au contraste entre Cage raide et son cascadeur fluide et dynamique en Araignée, bref, il se dégage constamment un sentiment d'artificialité du programme.

Le rythme est parfois trop lent et le budget trop limité pour le bien de la série, et même si l'on parvient ponctuellement à mettre ces éléments parasites de côté, on est rapidement ramené à la réalité par le jeu de Cage, qui au fil de la saison devient de plus en plus caricatural...

Après, ça se regarde, mais très honnêtement, on aurait pu raccourcir le tout à une durée de 90 minutes, et ça aurait été tout aussi pertinent et intéressant, tout en étant plus dynamique. Alors je sais que les critiques ont vraiment apprécié, mais bon... sans détester, je n'ai tout simplement pas totalement adhéré à la proposition, trop approximative à mon goût.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #116 - Kraven the hunter (2024)

Publié le 3 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Fantastique, Sony, Marvel, USA, Review, Science Fiction

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Kraven the hunter (2024) :

Les origines de Kraven (Aaron Taylor-Johnson), fils du cruel mafieux Nikolaï Kravinoff (Russell Crowe), qui, après un accident de chasse dans la savane, se voit doté de capacités physiques extraordinaires et surhumaines. Il devient alors "Le Chasseur", tueur à gages chassant les pires criminels de la planète... Il attire alors l'attention du Rhino (Alessandro Nivola), un mercenaire bien décidé à prendre la place de Nikolaï à la tête de la pègre russe, et qui kidnappe Dmitri (Fred Hechinger), le frère de Kraven, pour tendre un piège à ce dernier...

Énième tentative de Sony d'exploiter l'univers étendu de Spider-man sans utiliser le personnage principal, après une trilogie Venom médiocre, Morbius et le récent (et incompétent) Madame Web, Kraven tente de faire de l'un des antagonistes du Tisseur un anti-héros bodybuildé et sympathique, mais ne parvient jamais à le rendre intéressant ou dynamique.

Il faut dire qu'avec près de deux heures au compteur, avec une distribution secondaire unanimement insipide et transparente (le Rhino, l'Étranger, le Caméléon, Calypso... hormis Kraven et Russell Crowe, pas de salut) et avec des effets numériques très inégaux (le duel final contre le Rhino est... immonde), il n'y a pas forcément grand chose à sauver de ce long-métrage souvent inerte, qui aura passé plus de temps en development hell qu'en salles. et qui se contortionne in extremis (en vain) pour tenter d'amener une fin alignée sur le comics.

Quelques scènes d'action surnagent (quand elles ne sont pas tirées vers le bas par des doublures numériques caoutchouteuses), la post-synchro est approximative mais passable, et dans l'ensemble, c'est assez terne et mollasson. Espérons que ce Kraven signera la fin de l'ère Marvel-Sony dans cette incarnation frustrante... mais bon, je ne me fais pas trop d'illusions.

2.25 - 0.25 pour la reprise intégrale (et bien fainéante) du thème d'Octobre Rouge de Poledouris durant toute l'introduction, parce que "hey, ça se passe en Russie, trouvez-moi un truc qui sonne vaguement russe, même si ça n'a rien à voir avec le film" = 2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #113 - Venom 3 : The Last Dance (2024)

Publié le 17 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Science Fiction, Marvel, Review, USA, Venom, Sony

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Venom 3 : The Last Dance (2024) :

Traqué par les autorités pour le meurtre d'un journaliste, Eddie Brock (Tom Hardy) et Venom traversent les USA en stop, pour rejoindre New-York et tenter de prouver leur innocence. Mais aux tréfonds du cosmos, Knull (Andy Serkis), entité malfaisante ayant créé les Symbiotes, tente de s'échapper de sa prison, et envoie ses Xénophages aux quatre coins de l'univers, pour retrouver Venom, et le Codex qui est né de sa fusion avec Brock...

La trilogie des Venom de Sony, c'est un peu comme les films de Nicolas Cage : c'est souvent mauvais, approximatif, bancal, et tout et tout, mais ça reste toujours intéressant grâce à la prestation de son acteur principal.

Ici, avec ce Venom 3, supposé être la fin de la franchise (au moins pour un temps et sous cette forme), la formule ne change pas : débauche d'effets spéciaux, de symbiotes multicolores et de personnages à la caractérisation sommaire, exposition et dialogues balourds, longueurs et digressions inutiles, distribution secondaire qui fait de la figuration... et un Tom Hardy qui déambule là-dedans pieds nus, comme un vagabond alcoolisé et paumé, réagissant bon gré mal gré aux événements qui se produisent autour de lui.

Ponctuellement, ce script bordélique propose des idées intéressantes (la poursuite dans la rivière), pas forcément exploitées au mieux, Hardy a l'air de s'amuser à apporter sa touche personnelle à son personnage (et cabotine en doublant Venom), et la fin, toute prévisible, a de faux airs de conclusion définitive pour un acteur qui en a terminé avec son contrat...

Mais bon, c'est très loin d'être exceptionnel, tout ça, meilleure que le premier opus, probablement un peu en dessous du deuxième.

2.5/6

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