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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - première partie (2025)

Publié le 14 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Retour de la dernière série Trek encore diffusée sur Paramount (Lower Decks ayant été annulée, Section 31 s'étant lamentablement vautrée), pour une nouvelle saison de 10 épisodes promettant toujours plus d'aventures décalées et légères... peut-être trop, à en juger par le résultat agréable, mais en dents de scie, des saisons précédentes.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - première partie :

- 3x01 - Hegemony, part 2 : L'Enterprise traque le vaisseau gorn ayant enlevé les colons parnassiens et une partie de l'équipage, mais découvre par la même occasion le monde originel de ces aliens, ainsi que leurs plans d'invasion du reste de la galaxie...

Conclusion spectaculaire et dramatique au cliffhanger de la fin de saison 2, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités : visuellement, c'est réussi, mais les personnages établis sont dotés d'une plot armor, les Gorns sont des pseudo-Aliens dérivatifs, et tout le quota émotion, porté à bout de bras par la rupture entérinée de Spock et Chapel, mais surtout par l'inquiétude de Pike pour sa compagne (il en vient même à lâcher un début de Notre Père, tant il est désespéré) aurait beaucoup mieux fonctionné si cette dernière n'était pas affreusement transparente.

Pas désagréable, mais rien d'exceptionnel pour autant.

- 3x02 - Wedding Bell Blues : Après avoir passé trois mois à quai pour réparations, l'équipage de l'Entreprise est sur le poin de célébrer le centenaire de la création de la Fédération, alors même que Chapel revient de son stage d'archéologie... accompagné de Korby (Cillian O'Sullivan), son nouveau compagnon. Jaloux, Spock croise alors le chemin d'un étrange individu (Rhys Darby) qui exauce son souhait, et change la réalité autour d'eux, faisant de Spock un futur marié sur le point d'épouser Chapel...

Changement radical de ton après les Gorns, pour un épisode qui essaie très fort d'être à la fois une romance impossible, une comédie en mode "souhait exaucé", et un hommage à TOS (qui rejoue d'assez près Squire of Gothos et toutélie enfin Trelane à Q, via un caméo vocal de John De Lancie).

Malheureusement, si je dois être totalement franc, le tout ne fonctionne que très partiellement, en partie parce que la production essaie trop fort d'exprimer la comédie du tout, avec musique primesautière vraiment appuyée et cabotinage assumé, utilisation de WHAM !, etc, mais aussi parce le rythme du tout est gentiment bordélique et bancal. Et que Korby est assez sous-développé et un peu terne.

Dommage que le résultat final soit aussi moyen/superficiel, et que les quelques pistes secondaires (le frère d'Ortega, le PTSD de celle-ci, La'an) soient presque plus intéressantes que l'intrigue centrale.

- 3x03 - Shuttle to Kenfori : Pour tenter de trouver une plante rarissime pouvant potentiellement sauver sa compagne, Pike et M'Benga partent pour une mission secrète à la frontière de l'Empire klingon... mais les Klingons ne sont pas loin, et le passé de M'Benga refait surface...

Un épisode sérieux, un peu fourre-tout, qui part dans plein de directions (confrontation avec une klingonne qui veut se venger, sauvetage périlleux, rébellion d'Ortegas, urgence médicale, et film de zombies), lesquelles fonctionnent plus ou moins bien, c'est selon. Ce qui fonctionne le mieux, ici, c'est l'interprétation et le mélodrame, avec un Pike bouleversé par le sort de sa compagne, une Ortegas qui n'en fait qu'à sa tête, un M'benga excellent, etc.

Ce qui fonctionne moins bien, ce sont ces zombies qui, en fin de compte, font vraiment pièce rapportée, et auraient aussi bien pu être remplacés par une autre menace sans que cela ne change quoi que ce soit.

Dans l'ensemble, l'épisode est un peu bancal, donc, mais il est néanmoins suffisamment bien produit et mené pour se regarder assez facilement. À l'exception de ces foutus zombies hors-sujet.

- 3x04 - A Space Adventure Hour : Tandis que l'Enterprise étudie une étoile en cours d'effondrement, La'an est envoyée dans l'holodeck fraîchement installé pour en tester l'utilité et la viabilité. Elle endosse donc le rôle d'Amelia Moon, détective privée dans les années 60, qui enquête sur le meurtre d'un mogul d'Hollywood, tué dans sa baignoire alors que le créateur et l'équipe d'une série de science fiction ringarde se trouvaient chez lui...

Mouais. J'ai vraiment du mal avec cette saison, pour l'instant, une saison très déséquilibrée, avec des scripts approximatifs qui tentent de forcer des situations humoristiques ou excentriques, lesquelles sont systématiquement tirées vers le bas par des problèmes de rythme, d'interprétation ou d'écriture. Alors d'accord, la saison 3 a connu beaucoup de problèmes et de retard à cause de grèves des scénaristes et des acteurs, mais tout de même.

Donc, cet épisode : un épisode de dysfonctionnement de l'holodeck, sans surprise, avec une parodie de murder mystery doublée d'une parodie de Star Trek TOS, et les débuts d'une romance entre Spock et La'an.

Le problème étant que tout semble mal dosé (un peu comme dans l'épisode 1x08, tiens) : tout est très générique, les rebondissements sont prévisibles, ça cabotine dans tous les sens (Mount et Wesley, notamment), la parodie de TOS (devant et derrière la caméra) est balourde, le murder mystery est tout sauf palpitant, et la romance de Spock et La'an est assez forcée, en cela que la production ne semble envisager le personnage de Spock que comme un être irrésistible et magnétique.

Très gros bof, donc, pour ce quatrième épisode - ça fait trois épisodes faiblards à la suite, je commence à m'inquiéter.

- 3x05 - Through The Lens of Time : Une expédition archéologique menée par Korby et Chapel, accompagnés par l'infirmier Gamble et le frère d'Ortegas, met à jour un temple mystérieux, qui semble exister hors du temps et de l'espace. Mais rapidement, Gamble est possédé par une entité malveillante enfermée dans le temple...

Un épisode un peu maladroit mais pas désagréable, très inspiré par Indiana Jones, et un peu cousu de fil blanc : on se doute bien qu'en centrant tout sur Gamble, cela en faisait immédiatement un red shirt potentiel, et ça ne rate pas, puisqu'il se retrouve possédé par quelque chose qui évoque fortement les Pah Wraiths de Deep Space Nine (nul doute que ces créatures reviendront).

Par contre, l'épisode confirme que le fil conducteur de la saison est clairement la compagne de Pike, sa contamination, et tout ce qui en découle. Un peu étrange, et dommage que l'actrice soit aussi transparente, mais bon. Rien d'exceptionnel, mais c'était plus intéressant et mieux mené que les précédents.

Bilan de mi-saison :

Une première moitié de saison qui me laisse un peu dubitatif : la série tente d'alterner comédie et sérieux, avec en prime le fil conducteur de la compagne de Pike, mais le dosage n'est vraiment pas maîtrisé, et c'est soit trop laborieux et mélodramatique, soit trop romantique, soit trop balourd dans la parodie.

Je reste indulgent, cependant, compte tenu des conditions difficiles de production, mais j'espère que la seconde moitié de la saison va un peu redresser la barre, parce que pour l'instant, si ça reste tout de même au-dessus du niveau de Star Trek Discovery (ne serait-ce que grâce au capital sympathie de la distribution), c'est un peu faiblard dans l'ensemble.

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Critique éclair #210 - Elio (2025)

Publié le 9 Décembre 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Pixar, Disney, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Elio (2025) :

Depuis la mort de ses parents, Elio (Yonas Kibreab) vit avec sa tante Olga (Zoe Saldaña), militaire de carrière dans l'Air Force, qui a abandonné ses rêves de devenir astronaute pour s'occuper de lui. Fasciné par l'espace et la possibilité d'une vie extraterrestre, Elio passe ainsi ses journées en solitaire, tentant de contacter d'autres formes de vie spatiales... jusqu'à ce qu'il y parvienne, et qu'il soit enlevé par des extraterrestres persuadé qu'il est le Président de la Terre.

Dernier Pixar en date, passé totalement inaperçu à sa sortie, Elio se veut pourtant dans la grande tradition des films d'aventures des années 80, à la Amblin, évoquant tour à tour Rencontre du Troisième Type, Explorers, Le Vol du Navigator, et plein d'autres métrages du même genre (y compris Star Trek, l'exposition consacrée à la sonde Voyager étant narrée, ici, par Kate Mulgrew, la Capitaine Janeway de Star Trek Voyager).

Et si tout le film avait été de cet acabit, ça aurait probablement donné quelque chose de globalement très satisfaisant. Mais la genèse du film a été compliquée, avec plusieurs changements de réalisateurs (le réalisateur/scénariste d'origine ayant quitté le projet pour s'occuper de Coco 2, remplacé par la réalisatrice/scénariste d'Alerte rouge et une co-réalisatrice moins expérimentée) et le tout donne un film un peu déséquilibré.

La première demi-heure est ainsi très sympathique, bien menée, etc. Et puis, lorsque Elio arrive dans l'espace, le rythme ralentit, le scénario se simplifie un peu trop, et le film accuse un certain ventre mou qui ne disparaît que dans la dernière ligne droite, lorsque les différents fils narratifs se rejoignent et qu'Elio sympathise avec Glordon (Remy Edgerly).

C'est mignon, c'est plein de bonne volonté, mais dans l'ensemble, le film manque un peu de cohésion, y compris au niveau de la bande originale de Rob Simonsen, pas forcément réputé pour ses scores d'animation, et qui ici rend une copie honorable, mais pas forcément très mémorable.

Bref, un résultat globalement attachant, à défaut d'être exceptionnel et totalement homogène.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo - Solar Opposites, saison 6 (2025)

Publié le 7 Décembre 2025 par Lurdo dans Amazon, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hulu, USA, Télévision, Sitcom, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Solar

Ultime saison pour Solar Opposites, annulée par Hulu, une saison en forme de bilan voulant boucler la boucle de toutes les intrigues et sous-intrigues de la série en 10 épisodes à peine, quitte à proposer quelque chose de précipité et d'un peu brouillon...

Solar Opposites, saison 6 (2025) :

Désormais sans le sou, les Opposites tentent de trouver une nouvelle source d'argent pour financer leur quotidien... et accessoirement conclure leur mission sur Terre ; dans le Mur, Cherie tente d'imposer un nouvel ordre sociétal, et finit par organiser une mission suicide pour récupérer le rayon agrandissant de Yumyulack, laissé sans surveillance... 

Si l'on ressent bien quelque chose dans cette nouvelle fournée d'épisodes, c'est que les scénaristes sont bien décidés à tout boucler avant la fin du show, pour le meilleur et pour le pire. Une fois la menace de l'ancien capitaine des Opposites évacuée manu militari dès la reprise, la saison se retrouve ainsi à avancer de manière assez désordonnée, alternant des sous-intrigues pas très marquantes ou inspirées pour les Opposites, avec l'intrigue du Mur, qui prend toujours plus de place et est toujours trop sérieuse pour son propre bien.

Le tout étant toutélié, en toute fin de saison, avec les Silver Cops, pour une conclusion clairement précipitée et approximative, qui ne satisfera pas forcément grand monde.

Dans l'intervalle, on retourne à Wooden City, on revoit brièvement le Red Goobler, Korvo devient un père digne de ce nom, Terry devient un auteur à succès de romances médiévales-fantastiques, et le Pupa évolue jusqu'à son stade ultime...

Ponctuellement, c'est amusant, mais encore une fois, il subsiste cette impression que le programme s'est un peu laissé dévorer par ses sous-intrigues (le Mur et les Silver Cops), au point de paraître plus inspiré ou motivé par celles-ci que par les mésaventures des Opposites.

Pas forcément problématique, surtout si l'on apprécie ces arcs narratifs, mais plus embêtant si l'on a déjà, à la base, des réserves conséquentes concernant ces éléments.

Et puis on ne va pas le nier : la série a eu du mal à se remettre totalement du kickban de Justin Roiland en 2023, tentant depuis ce moment de retrouver un équilibre, pas tant au niveau vocal qu'au niveau créatif.

Bref, une ultime saison qui m'a laissé mitigé : les fans aimeront, ça reste amusant à suivre, mais j'ai trouvé le tout assez décousu et bordélique, une sorte de gros fourre-tout de dernière minute qui n'a pas forcément su me convaincre sur de multiples plans.

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Critique éclair #209 - Dragons (2025)

Publié le 2 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Jeunesse, Fantastique, Dreamworks, Animation, Aventure, Action, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Dragons (How to Train your Dragon - 2025) :

Dans le lointain village viking de Berk, la tradition veut que ses habitants apprennent à se battre contre les dragons qui s'attaquent fréquemment à la bourgade. Jusqu'à ce que Harold (Mason Thames), le fils pacifiste du chef Stoïk (Gerard Butler), décide de tout changer : lorsqu'il blesse involntairement une Furie nocturne qu'il baptise Krokmou, l'empêchant de voler, il se sent responsable et lui fabrique une prothèse. De quoi rapprocher l'humain et le dragon... 

Alors pour le coup, cette critique va être très brève : cette adaptation en prises de vue réelles est très fidèle au métrage original, au point d'en avoir les qualités et les défauts. 

Oui, quelques détails ont changé, notamment pour des raisons plus politiquement correctes de diversité physique et ethnique. Pas forcément indispensable, mais pas forcément surprenant de nos jourss, et surtout, le film a le bon goût de couvrir ses arrières en explicitant par ses dialogues que Berk est un point névralgique de la chasse aux dragons, d'où la présence de chasseurs de dragons issus des quatre coins du monde.

Reste que ça fait toujours sourire de voir soudain des vikings noirs, néo-zélandais, ou asiatiques.

Après, vu que le film est une version copiée-collée de l'original, ça ne change absolument rien au tout... et c'est peut-être aussi l'un des problèmes de cette adaptation : elle est probablement trop fidèle, souvent au plan près, et son intérêt est donc relativement limité pour qui a vu l'original.

M'enfin bon, ça reste tout de même tout à fait regardable et divertissant, donc...

3.75/6 

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Les bilans de Lurdo - Gen V, saison 2 (2025)

Publié le 30 Novembre 2025 par Lurdo dans Boys, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Science Fiction, Review, USA, Amazon, Drame, Thriller

La première saison de Gen V, spin-off universitaire de The Boys, m'avait laissé assez mitigé lors de sa diffusion sur Amazon, en 2023 : à mi-chemin entre une série CW et une satire graveleuse à la The Boys, Gen V tapait fréquemment en dessous de la ceinture, son cast jeune et inégal ne parvenant pas toujours à compenser une écriture qui, au fil de la saison, accumulait les raccourcis et les grosses ficelles pour arriver à un final catapulté.

Retour du programme, donc, après une saison 4 de The Boys assez mollassonne, et la promesse d'une saison 2 de Gen V intrinsèquement liée à l'avenir de la série-mère, mais devant aussi, en parallèle, faire face à la mort de Chance Perdomo, l'un de ses interprètes, dans un accident de moto...

Gen V, saison 2 (2025) :

Réintégrés à God U malgré les événements précédents, Jordan (London Thor/Derek Luh), Emma (Lizze Broadway) et les autres doivent faire face à Cypher (Hamish Linklater), le nouveau proviseur de l'établissement, aux pouvoirs mystérieux et menaçants. Toujours en fuite, Marie (Jaz Sinclair) croise de son côté le chemin de Starlight, qui la recrute dans sa résistance contre Vought, mais rapidement, l'étudiante comprend qu'elle va devoir réintégrer elle-aussi God U pour espérer s'attaquer à l'institution de l'intérieur, et développer ses pouvoirs...

Allons droit au but : cette saison 2 de GV est dans la droite lignée de la saison précédente, tant au niveau de ses qualités que de ses défauts. Certes, la mort de Perdomo a dû être intégrée dans la structure narrative de la saison, mais cela n'a pas semblé bouleverser pour autant cette dernière dans son ensemble.

La saison tourne en effet quasi-exclusivement autour de Marie, (de plus en plus présentée comme la plus exceptionnelle des supers, la seule capable de vaincre potentiellement Homelander, parce que forcément, le super-aryen ne peut être vaincu que par la jeune afro-américaine ^^), de sa relation avec ses amis, de sa culpabilité de les avoir laissés en prison, de sa sœur dotée de prémonitions (un personnage totalement inutile de cette saison, clairement uniquement là pour préparer la suite), de sa romance avec Jordan, et surtout de sa relation complexe avec Cypher, le proviseur qui tente de l'amener à développer ses pouvoirs.

Et très honnêtement, si cette saison de Gen V a de l'intérêt, c'est en grande partie, pour ne pas dire uniquement, grâce à Hamish Linklater, qui parvient à faire de Cypher un méchant ambigu, menaçant, et aux pouvoirs assez vagues... du moins dans un premier temps.

Car très rapidement, malheureusement, la série laisse deviner les réelles capacités de Cypher, tout en laissant ses personnages principaux dans le brouillard, et Cypher finit par changer de visage (et d'interprète - on y perd, et sa caractérisation change d'ailleurs étrangement entre les deux interprétation). De quoi donner un résultat particulièrement frustrant, notamment lorsque vient la révélation télégraphiée du secret de Cypher, mais aussi parce qu'un peu comme dans Alien Earth, la série fait de tous ses jeunes héros des abrutis finis.

C'en est presque systématique : la moindre décision, le moindre plan échafaudé par les protagonistes est, au mieux, impulsif et mal conçu, au pire complètement stupide et narrativement forcé.

Tout ça avec la justification narrative implicite que Marie et compagnie sont "jeunes et cons", mais voilà : quand in fine, Cypher, superméchant eugéniste manipulateur (au sens propre comme au sens figuré) associé à Sister Sage de The Boys ("la femme la plus intelligente de la Terre", si je me souviens bien), finit par être vaincu en un demi-épisode, comme une m*rde, par l'équipe des jeunes bras-cassés réunis (histoire de prouver que les superpouvoirs nazes ont eux aussi de la valeur, un grand thème de la saison), qui appliquent là un plan encore une fois capillotracté et idiot, le spectateur soupire. Fortement. 

D'autant qu'à nouveau, la narration et l'écriture en prennent un bon coup dans l'aile à mesure que la fin de saison approche, et qu'il faut renforcer le toutéliage avec la série-mère, quitte à abuser de grosses ficelles, de raccourcis maladroits et de coïncidences bien pratiques pour amener tel ou tel personnage à tel ou tel endroit ou permettre à tel ou tel événement de se produire.

Alors certes, une référence ou un caméo ici ou là, ce n'est pas rédhibitoire (outre Sage, Giancarlo Esposito vient débiter de l'exposition, Starlight aussi, Black Noir et The Deep apparaissent brièvement le temps d'une scène), mais quand toute la saison se veut de la mise en place pour la saison 5 de The Boys, et sacrifie ses personnages ou ses sous-intrigues pour favoriser cette dernière, ça coince.

Et plutôt deux fois qu'une.

Énorme bof, donc, que cette saison 2 de Gen V, d'autant que progressivement, la franchise The Boys donne l'impression de devenir ce qu'elle satirisait à l'origine...

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Critique éclair #208 - Spinal Tap II : The End Continues (2025)

Publié le 25 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, UK, Critiques éclair, Review, Documentaire, Musique, Biographie

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Spinal Tap II : The End Continues (2025) :

Plus de 40 ans après This is Spinal Tap, le réalisateur Marty DiBergi (Rob Reiner) décide de faire un nouveau documentaire, pour immortaliser l'ultime représentation des Spinal Tap (Christopher Guest, Michael McKean, Harry Shearer) à l'occasion de leur concert de réunion. Mais entre les brouilles, les transformations de l'industrie musicale, et les problèmes logistiques, c'est plus facile à dire qu'à faire...

Revoici donc les Spinal Tap, 41 ans après la sortie du mockumentaire d'origine, toujours incontournable, et plus de 30 ans après Le Retour de Spinal Tap (un mélange de captation de concert et de segments mockumentaires "que sont-ils devenus ?"), pour une suite en forme de baroud d'honneur, qui voit le trio principal vieillissant se disputer, se réunir, et triompher (ou presque).

Tout le monde remet le couvert (du moins, ceux qui sont encore en vie), les guests se succèdent (Paul McCartney, Elton John, etc), et la mayonnaise reprend en partie, même si, très franchement, ça fait un peu double emploi avec Le Retour de Spinal Tap.

C'est un peu tout le problème de cette suite : elle est sympatoche, mais je mentirais en disant que je l'ai trouvée indispensable (on m'aurait dit que c'était une suite pour plateforme de streaming, je n'aurais pas été surpris). On est dans un métrage amusant mais superflu, une suite pour les fans qui leur parlera plus qu'aux autres, et une production qui, si l'on creuse un peu, est en quelque sorte une revanche des acteurs/scénaristes financièrement spoliés par Vivendi/StudioCanal sur les recettes du film d'origine et de tout le merchandising produit depuis.

3.25/6 (la batteuse assure, par contre)

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Critique éclair #207 - Tron : Ares (2025)

Publié le 18 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Disney, Review, USA, Animation

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Tron : Ares (2025) :

Quinze ans après la disparition de Sam Flynn, ENCOM et Dillinger Systems s'affrontent toujours pour exploiter les ressources de la Grille. Leur combat actuel : trouver au plus vite le Code de permanence, qui permettrait aux objets et êtres vivant dans la Grille de s'incarner de manière définitive dans le monde réel. Eve (Greta Lee), dirigeante d'ENCOM, a pour but d'utiliser cette technologie pour le bien de l'humanité ; Julian (Evan Peters), à la tête de Dillinger, veut la vendre à l'armée. Pris au milieu de ce conflit, Ares (Jared Leto), chien de garde numérique de Julian Dillinger, mais qui progressivement prend conscience de son individualité, et commence à aspirer à une autre vie...

Mouais. Mettons de côté l'anti-hype qui entoure actuellement Jared Leto, et regardons un peu ce projet de manière objective : j'aime beaucoup le premier Tron, et je fais partie de ceux qui ont apprécié Tron l'héritage, véritable spectacle musical et visuel des plus réjouissants (même si apparemment, il est désormais mal vu de dire du bien de ce film). En parallèle, je n'avais pas détesté (sans pour autant être convaincu) par le Maleficent 2 et le Pirates des Caraïbes 5 de Joachim Ronning, le réalisateur de ce nouveau volet de la saga Tron, un peu arrivé sans que personne ne l'attende plus réellement.

Et franchement, j'ai trouvé ce Tron Ares assez médiocre, pour ne pas dire mauvais. Oui, ça reste spectaculaire, et l'équipe des effets spéciaux s'en est à nouveau donné à cœur joie, que ce soit dans la Grille moderne, dans la grille rétro 80s, ou dans le monde réel.

Mais il n'y a rien qui va autour de ça.

Le casting ? Leto est impassible, Greta Lee est transparente (elle est compétente, mais n'a pas de charisme), Evan Peters joue les méchants de base, Gillian Anderson est sous-exploitée.

La musique ? Je sais que la bande originale de Trent Reznor et Atticus Ross est citée comme l'un des rares points positifs du film par les critiques, mais j'ai trouvé le tout générique et souvent déplacé, avec des rythmes et des sonorités abrasives fonctionnant souvent à contre-courant du film et des images.

Le rythme ? Inégal, avec des scènes d'action assez molles, pas particulièrement dynamiques ni mises en valeur par la musique.

Le scénario ? Pas très intéressant. Tout le charme de Tron, c'est le monde informatique, ses visuels, etc - en laissant la porte ouverte aux entités informatiques pour s'incarner dans notre monde réel, on se retrouve... avec Pixels, en fait : c'est un peu fade. Et comme en plus, là-dessus, on nous rajoute la bonne vieille intrigue de la créature qui échappe à son créateur et s'en émancipe, blablabla, il n'y a pas grande originalité à trouver ici.

Bref, j'ai trouvé le film assez inerte, à une scène ou deux près. C'est mollasson, c'est cousu de fil blanc, ça n'a pas la bande son mémorable des Daft Punk, les personnages sont quelconques... et peut-être plus énervant, ça refuse de donner suite à Tron l'héritage, au delà de quelques clins d'œil mettant en place une suite éventuelle qui ne viendra jamais.

Bof.

2.25/6 

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Les bilans de Lurdo - Peacemaker, saison 2 (2025)

Publié le 15 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, HBO, DC, Science Fiction, Fantastique

La première saison de Peacemaker, la série de James Gunn, était une assez bonne surprise, bourrée de tics inhérents au réalisateur/scénariste, mais aussi bien interprétée, rythmée et amusante. Gunn remet ici le couvert pour une deuxième saison de 8 épisodes, avec toujours, peu ou prou, une carte blanche absolue qui lui permet de faire ce qu'il veut... pour le meilleur et pour le pire.

Peacemaker, saison 2 (2025) : 

Alors que Rick Flag, Sr. (Frank Grillo) reprend les rênes d'Argus et s'efforce d'éviter que l'incident de Metropolis ne se reproduise, Peacemaker (John Cena) se cherche toujours. Refusé par le Justice Gang, il a couché avec Harcourt (Jennifer Holland), mais ses sentiments pour elle ne sont pas réciproques : il utilise alors son armurerie transdimensionnelle pour explorer le multivers et rejoindre une réalité parallèle où son frère (David Denman) est encore en vie, où Peacemaker est un héros, et où Harcourt est sa compagne...

C'est toujours un sentiment bizarre d'aborder une série avec un à priori positif, et de s'apercevoir qu'en réalité, on a peut-être passé un cap dans son parcours de spectateur. Très bien accueillie par la critique et les fans, pas forcément alourdie par des attentes démesurées, la saison 2 de Peacemaker avait de quoi me plaire, malgré mes quelques réserves mentionnées dans ma critique de la saison 1.

Et pourtant, au fil des épisodes de cette nouvelle saison, j'ai commencé à me désintéresser du tout, voire même à m'agacer des tics de Gunn en tant que scénariste et metteur en scène.

Parce que pour le coup, cette saison 2 de Peacemaker (qui se conclue - SPOILERS - par la création de l'agence Checkmate par Peacemaker et ses copains) effectue un virage assez prononcé vers le programme collégial, l'ensemble cast, plus encore qu'en saison 1.

Et si, en théorie, la saison est censée se concentrer sur Peacemaker qui se découvre une nouvelle vie, une nouvelle chance d'avoir une famille, etc, dans un univers parallèle trop beau pour être vrai (à ce titre, le rebondissement est assez évident, mais fonctionne), et qui fait le point sur son statut de héros, dans les faits, la série passe presque plus de temps à se concentrer sur le reste du groupe que sur Chris (qui est séparé de ses alliés pendant une majeure partie de la saison).

Forcément : James Gunn aime ses acteurs (pour la plupart des amis IRL), il cherche à leur donner plein de scènes et de choses amusantes à faire, et il rajoute d'autres de ses compères (Tim Meadows, Michael Rooker en chasseur pseudo-indien, la moitié des sbires de Lex Luthor, Frank Grillo, etc), ce qui commence à prendre de la place dans la série. Sans même mentionner la compagne de Gunn, omniprésente : chorégraphe du générique de début, dans lequel elle est centrale, elle est ici le love interest de Peacemaker, et devient presque, par la force des choses, le personnage principal du programme.

Tout tourne autour d'elle, de sa relation avec Peacemaker, de ses bagarres nocturnes dans des bars pour avoir le sentiment d'exister, etc, etc, etc... et comme personne ne vient dire à Gunn de se freiner un peu, il n'en fait qu'à sa tête. 

Idem pour tout ce qui est illustration musicale : c'était limite en saison 1, ça s'était bien calmé avec Superman, mais là, c'est un retour à quelque chose de plus présent et de plus envahissant que jamais, avec en prime des scènes de concert, des montages superflus, etc. Gunn se fait clairement plaisir, même si ça tire le programme vers le bas.

Et puis n'oublions pas l'intégration de l'univers DC au sens large, avec caméo de Luthor, de ses sbires, du Justice Gang, de Maxwell Lord, etc (ce n'est pas désagréable, mais ça donne, encore une fois, l'impression d'un Gunn en mode Kevin Smith, qui place toute sa bande de copains dans son show, même si ça n'apporte pas forcément grand chose au schmilblick) et le plaçage de pions pour teaser la suite de l'univers (la caractérisation de Flag est ainsi assez inégale, notamment dans le dernier épisode).

Autant de petites scories qui ne sont pas forcément rédhibitoires, mais qui, à force, s'accumulent jusqu'à un point de non-retour, surtout lorsque l'on propose une saison sans antagoniste réel, et donc sans fil narratif fort autre que le devenir des personnages.

Après, la saison n'est pas mauvaise, en soi : les personnages sont toujours sympathiques, bien interprétés, ils évoluent joliment et le tout se regarde assez facilement... mais j'ai vraiment trouvé que les bons moments de cette saison 2 étaient diluées dans tant de digressions, tant de superflu, tant de remplissage, qu'au final, le rythme en a grandement souffert.

Et mon intérêt aussi.

Difficile de ne pas se demander si Gunn ne gère pas trop de projets en parallèle, entre ses séries, ses films, l'univers DC dans son ensemble, etc, et qu'il ne finit pas par s'éparpiller un peu trop, mettant en production cette saison 2 qui aurait mérité un deuxième ou troisième jet de scénario...

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #206 - Sketch (2025)

Publié le 14 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Review, USA, Aventure, Horreur

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Sketch (2025) :

Marquée par la mort récente de sa mère, et par le refus de son père Taylor (Tony Hale) d'aborder le sujet, la petite Amber (Bianca Belle) se rabat sur sa créativité pour exprimer ses sentiments... en créant de nombreux dessins morbides et violents, qui inquiètent les adultes. Jusqu'au jour où son frère Jack (Kue Lawrence) découvre un lac étrange aux propriétés magiques : lorsque les dessins d'Amber tombent dans ce lac, ils prennent vie... et menacent de détruire la ville.

Un chouette film familial à l'ancienne, qui traite du deuil, de la psychologie enfantine, de la thérapie par l'art, etc, de manière à la fois drôle, spectaculaire et touchante, avec des effets numériques réussis (en même temps, le scénariste/réalisateur travaille pour une boîte d'effets spéciaux), des enfants naturels et convaincants et une distribution globalement sympathique.

Ça frôle fréquemment l'horreur (dans sa mise en images, dans sa mise en musique, etc), ça traite du deuil des enfants de manière sérieuse et mature, ça évoque le cinéma Amblin, Terabithia, Chair de Poule, Harold et le crayon magique et plein d'autres choses, bref, c'est très agréable, bien mené, et l'on ne s'ennuie pas.

Une excellente surprise.

4.5/6 

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Critique éclair #204 - Daniel's Gotta Die (2022)

Publié le 10 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Review, Canada

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Daniel's Gotta Die (2022) :

Après le décès d'Edward Powell (Iggy Pop), le père de Daniel (Joel David Moore), ce dernier découvre que leur héritage colossal est lié à une condition : que toute la fratrie parvienne à passer un weekend ensemble dans la propriété familiale, dans les îles Cayman. Mais entouré de Jessica (Carly Chaikin), influenceuse décérébrée, Mia (Mary Lynn Rajskub), businesswoman aux dents longues, Victor (Jason Jones), endetté et drogué, et Lawrence (Bob Saget), l'avocat et homme de confiance d'Edward, Daniel découvre bien vite que tous veulent sa peau, afin d'accroître leur part de l'héritage...

Une comédie noire amusante mais anecdotique, et accessoirement le dernier film de feu Bob Saget, Daniel's Gotta Die possède une distribution sympathique et dynamique, qui n'est malheureusement pas toujours exploitée à sa juste mesure.

Avec un tel potentiel et une telle distribution, le film avait de quoi partir dans une murder party corrosive ou dans un chaos organisé et frénétique : j'ai même envie de dire que le postulat de départ se prêterait très bien à un vaudeville décalé, aux portes qui claquent, aux tentatives de meurtre improbables, etc.

À la place, on a quelque chose qui n'est pas désagréable, mais s'avère un peu trop sage sur la durée. Il aurait fallu plus lâcher la bride à tout le monde pour que le tout soit plus mémorable. Dommage.

3/6

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