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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Wonder Man, saison 1 (2026)

Publié le 21 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Fantastique, MCU, Marvel, Disney, Action

Mini-série Marvel/Disney+ restée dans les cartons depuis fin 2024, Wonder Man a été victime de la nouvelle politique du studio, désormais décidé à diminuer le nombre de productions du MCU, pour ne plus surcharger le marché.

Résultat : huit épisodes d'une petite demi-heure, repoussés jusqu'en janvier 2026, et sortis sans trop de publicité... et c'est bien dommage, puisqu'il s'agit probablement là de l'un des programmes les plus sympathiques de Marvel depuis un bon moment.

Wonder Man, saison 1 (2025) :

Lorsqu'il apprend que son film préféré, Wonder Man, est sur le point d'être remaké par Von Kovak (Zlatko Burić), un réalisateur oscarisé, Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II), acteur talentueux mais anxieux et qui surintellectualise tous ses rôles, n'a qu'un objectif : décrocher le rôle titre. Et lorsqu'il croise le chemin de Trevor Slattery (Ben Kingsley), de retour à la vie de comédien et tentant d'obtenir un rôle secondaire dans le même film, les deux acteurs sympathisent. Mais Simon a un secret - il possède des capacités destructrices qu'il ne maîtrise pas - et Trevor, lui, cache aussi des choses à son nouvel ami : il a négocié sa liberté avec le Département du Damage Control, et il espionne Simon pour obtenir une preuve de ses pouvoirs...

Mettons de suite les choses au clair : la mini-série Wonder Man est sortie sous le label Marvel Spotlight, qui regroupe les programmes plus "urbains" et réalistes de l'univers Marvel, moins liés aux grands événements des longs-métrages : Echo, Daredevil : Born Again, et donc ce Wonder Man, qui pendant la majeure partie de ses 8 épisodes, ressemble presque à une satire HBO ou Showtime du monde des acteurs et d'Hollywood.

Un sujet qui, entre la production et la diffusion de Wonder Man, est revenu entretemps à la mode (The Franchise, The Studio) ; qui plus est, en filigrane, il y a bien l'histoire des pouvoirs de Simon et le passé de Trevor en tant que Mandarin qui revient le hanter (donc la série n'est pas totalement coupée de la continuité du MCU), mais le tout est utilisé pour renforcer le propos du show, et le portrait d'un homme seul, pétri de doutes, qui trouve en un ex-terroriste excentrique un nouveau meilleur ami.

Et ça fonctionne, honnêtement. Sous la caméra de Destin Daniel Cretton (réalisateur de Shang-Chi, déjà avec le personnage de Trevor Slattery, et ici créateur et producteur du show) et d'Andrew Guest (scénariste sur 30 Rock, Community, Suburgatory et Brooklyn 99, producteur/script doctor sur Hawkeye), Wonder Man passe comme une lettre à la poste, chaque épisode apportant son lot de moments amusants, et de choix musicaux intéressants, le tout clairement et ouvertement inspiré du ton et de l'esprit du film Midnight Cowboy.

On se retrouve au final avec une grosse lettre d'amour adressée au Septième Art et au métier d'acteur, dans ce qu'ils ont de bons côtés comme de mauvais, avec quelques caméos amusants (Joe Pantoliano, mais aussi Josh Gad dans un épisode flashback sur le Doorman, un acteur ayant connu son heure de gloire et sa descente aux Enfers à cause de pouvoirs étranges), une amitié improbable qui connaît une fin à la fois douce-amère et optimiste, et qui pourrait tout aussi bien trouver une fin ici, ou se conclure dans un autre projet du MCU.

Imparfait (notamment au niveau du rythme), mais assez réussi dans l'ensemble, et plutôt attachant. 

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #244 - Predator : Badlands (2025)

Publié le 19 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Science Fiction, Review, USA, Thriller

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Predator : Badlands (2025) :

À la mort de son frère, tué par leur père pour avoir osé lui tenir tête, Dek (Dimitrius Schuster-Koloamatangi), un Yautja plus faible que ses semblables, s'enfuit, bien décidé à chasser un Kalisk sur la planète Genna, afin de prouver sa valeur en tant que chasseur. Mais sur place, il croise le chemin de Thia (Elle Fanning), un être synthétique de la Weyland-Yutani, elle aussi là pour ramener, avec sa "sœur" jumelle et leurs sbires, un Kalisk pour le compte de la corporation. Bien vite, cependant, Dek et Thia vont devoir faire équipe pour survivre aux créatures de Genna... et à Tessa (Elle Fanning), aux ordres de W-Y.

Après le sympathique Prey et l'honorable film d'animation Predator Killer of Killers, Dan Trachtenberg continue son exploitation de la franchise Predator dans ce Badlands, un métrage qui se rapproche un peu plus d'un film d'aventures tout public (avec des pointes d'humour et un sidekick animalier rigolo) que du ton habituel de la franchise, et qui renforce un peu plus l'univers partagé Alien/Predator, en faisant de la Weyland-Yutani l'antagoniste principal de cette histoire.

Et honnêtement, ça fonctionne plutôt bien, malgré les doutes que j'avais. Il faut dire que les premières photos du Predator faisaient beaucoup trop humaines, et que je me méfie toujours du côté Univers étendu des grosses franchises (difficile de ne pas penser au Mandalorien en regardant ce Badlands), souvent frustrant et inutile.

Ici, on est clairement dans un récit au ton inspiré des comic-books Predator, et à partir de ce moment-là, une fois qu'on en a conscience, on se retrouve devant un film d'aventures/SF plutôt sympathique (Riddick n'est pas loin), avec un Yautja moins imposant que d'habitude, mais qui parvient à convaincre, un choix intrigant de faire parler de façon numérique la majorité des Yautjas démasqués, un bestiaire intéressant (même si le Kalisk est un peu quelconque dans son design, ce qui téléphone un peu un rebondissement tardif), et une relation efficace entre la ginoïde et le Yautja (Elle Fanning emble bien s'amuser dans son double rôle).

Ce n'est pas parfait, la bande originale est trop souvent anecdotique, le rythme est parfois inégal, et certaines doublures numériques manquent de poids (surtout vers le début du film), mais dans l'ensemble, c'est un métrage tout à fait agréable et divertissement, qui n'a pas à rougir en comparaison de la majeure partie des films de la saga Predator.

4.25/6

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Critique éclair #243 - SAINT PATRICK - The O'Briens (2013)

Publié le 17 Mars 2026 par Lurdo dans St Patrick, Comédie, Drame, Cinéma, Critiques éclair, Review, Irlande, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

The O'Briens (2013) :

Deux ans après la mort de son épouse, Pat O’Brien (Tommy O’Neil) veut se remarier avec Mary (Caroline Rothwell), sa nouvelle compagne. Il réunit donc ses enfants chez lui, dans sa ferme, pour leur annoncer la nouvelle : mais entre Fionn (Liam McMahon), qui arrive de New York avec sa petite amie barmaid (Amber Jean Rowan) un peu écervelée, Una (Slaine Kelly) qui arrive de Dublin avec son mari Brendan (Lochlann O'Mearain) et leurs enfants, et Gareth (Emmett Hughes), le cadet mécontent qui n'a pas fait son coming-out auprès de sa famille, les retrouvailles sont compliquées, d'autant que Pat veut aussi vendre l'exploitation familiale, et que Mary a une fille, Saoirse (Kellie Blaise), serveuse au pub local, au charme de laquelle Fionn n'est pas insensible...

Un film irlandais sur la réunion d'une famille dysfonctionnelle, écrit par trois de ses interprètes (Emmett Hughes, Slaine Kelley et Paddy Courtney), et qui s'avère tout à fait regardable, malgré un aspect technique trahissant parfois son budget très limité (la prise de son est très inégale, notamment la post-synchro).

Après, c'est classique dans le genre, mais plutôt bien mené, les personnages sont sympathiques (sauf Gareth la drama queen trop immature) et l'environnement irlandais apporte une couleur agréable, ainsi que de petites touches d'humour amusantes (le glandeur du village qui sert d'homme à tout faire et réapparaît tout au long du film).

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie (1x04-06)

Publié le 14 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Star Trek, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, CBS, Jeunesse, Aventure, Télévision, Romance

On continue la saison 1 de Starfleet Academy, spin-off de Star Trek Discovery qui, pour le moment, a tout d'une mauvaise série pour ados façon Beverly Hills 90210, et pas grand chose de Star Trek...

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie :

- 1x04 - Vox In Excelso : Les cadets se préparent à un concours d'éloquence, et le thème de celui-ci colle à l'actualité lorsqu'un convoi klingon est détruit dans un accident. De quoi perturber encore plus Jay-Den, déjà anxieux à l'idée de s'exprimer en public, et qui n'assume pas totalement son héritage klingon...

Mouais. Par rapport aux trois premiers épisodes, il y a du mieux, c'est plus sérieux, ça cherche à développer un personnage en particulier (Jay-Den), ça propose quelque chose de travaillé sur la situation des Klingons au 32e siècle (diaspora suite à la destruction de leur planète durant le Burn), et ça développe aussi un peu les liens des uns et des autres.

Mais le problème, c'est aussi que chacun de ces points finit par retomber dans des clichés télévisuels ou scénaristiques peu probants. Oui, ça développe Jay-Den... en faisant de ce Klingon sensible un pacifiste rejeté par sa famille pour des raisons toujours pas explicitées, mais évidentes (la scène de shipping avec Darem est balourde au possible, et fait donc de Jay-Den un gros cliché ambulant du gay trop sensible pour grandir dans une société masculiniste et brutale). Oui, ça développe les Klingons, mais ça les rend aussi particulièrement naïfs (le subterfuge final), et ça souligne à quel point les maquillages klingons sont désormais artificiels et approximatifs (sans même parler de la voix et de la diction de Jay-Den, forcées au possible). Oui, ça développe les liens des uns et des autres, mais ça ne peut s'empêcher de continuer de faire de Caleb un Marty Stu en puissance, bon en tout... et surtout, ça reste terriblement américanocentrique dans sa dépiction de l'Académie, avec cette semaine une compétition de débats publics, affreusement basique et clichée.

Ça progresse, mais ça souffle toujours le chaud et le froid, avec des choix de réalisation laids, et une écriture inégale.

- 1x05 - Series Acclimation Mil : Lorsque ses créateurs lui imposent de produire rapidement des résultats dans sa compréhension de l'humanité et des êtres organiques, Sam décide d'étudier le mystère de la disparition de Benjamin Sisko, comme elle émissaire d'un peuple étrange et lointain...

Un peu la même réaction que lors de l'épisode précédent : c'est mieux que le premier tiers de la saison, mais ça reste pollué par de nombreuses scories inutiles qui me laissent totalement de marbre.

En même temps, avec Kirsten Beyer et Tawny Newsome à l'écriture, forcément, ça ne pouvait être qu'un épisode très référentiel et respectueux du passé (en l'occurrence, un épisode hommage à Deep Space Nine), parsemé d'éléments plus légers et chaotiques. Et effectivement, ces ruptures de ton sont l'un des soucis de l'épisode.

D'un côté, tout un travail sur le personnage de Sisko, sur son statut d'Émissaire, sur le destin de sa famille (pas la moindre mention de son enfant avec Kassidy Yates, même pas mentionné sur l'arbre généalogique... oups), avec Newsome en héritière de Dax, une utilisation du thème de DS9 en guise de générique de fin, un caméo de Cirroc Lofton et un caméo vocal d'Avery Brooks.

Plutôt intéressant, bien mené... mais aussi totalement parasité par une moitié d'épisode puérile et très très inégale, composée d'une sous-intrigue totalement superflue et laissée en suspens de Ake (toujours en mode "je suis bohème, je m'allonge partout") qui fait la paix avec Kelric, et du quotidien de Sam, tel que vu par ses yeux, avec narration face caméra, effets visuels bigarrés, et autres musiques pseudo-dynamiques et cools, pour bien illustrer que Sam est quirky !

On a un alien qui vomit des paillettes, Sam qui est bourrée, Jay-Den qui porte une jupe et se fait draguer en boîte), des conflits entre les Cadets et leurs rivaux, de la romance insipide, Colbert qui fait des vannes pas drôle en voix off, bref, c'est un bordel pas possible, qui tranche beaucoup trop avec le ton sérieux et doux-amer de l'intrigue principale.

Ajoutez à cela un maquillage de Cardassienne vraiment immonde et Caleb qui, encore une fois, est tellement génial qu'il est capable de reprogrammer Sam à la volée... et c'est donc un résultat global assez mitigé, où les intentions sont éclipsées par l'exécution.

 - 1x06 - Come, let's Away : En mission de formation dans un cimetière d'épaves, les cadets et l'Athena sont attaqués par les Furies, un groupe de pirates cannibales qui prend en otage une partie des élèves. Seule solution pour les en sortir : faire appel à Braka (Paul Giamatti), qui a autrefois vaincu les Furies avec une arme dont il est le seul à connaître la nature.

Mouais. On est toujours dans le "c'est mieux que le début de saison, mais c'est toujours très moyen", surtout dans l'exécution.

Avec ce Come, let's away, on a droit à un épisode assez centré action et tension, mais qui se perd un peu dans sa mise en images (certains des affrontements contre les Reavers Furies sont brouillons et peu lisibles), et dans son rythme mollasson : forcément, quand on a Paul Giamatti en méchant récurrent, on le laisse faire son numéro et ses monologues. Encore. Et encore.

Résultat, on se retrouve avec des sous-intrigues qui évoluent par à-coups, pendant que le face à face Braka/Ake se déroule lentement, sans réellement totalement convaincre.

En parallèle, une sous-intrigue sur la relation de Caleb et de Tarima (une sous-intrigue qui nous fait la totale, de la scène de sexe gratuite en début d'épisode à la télépathie meurtrière vers la fin), toujours tirée vers le bas par l'interprétation de Zoe Steiner ; la mission des cadets retranchés sur la passerelle d'une épave (avec deux morts télégraphiées de red shirts sans grand intérêt) ; de l'action pas très bien filmée (en même temps, les Furies sont tous mis en image avec du flou et des effets moches) ; et donc, le blabla de Braka, qui débouche sur un retournement scénaristique bien moins surprenant que le script ne semble le penser.

Le tout, avec une écriture discutable, bien trop ancrée dans notre époque pour être plausible. À nouveau, donc : ça pourrait être pire, mais mouais bof.

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Critique éclair #242 - Rental Family - Dans la vie des autres (2025)

Publié le 12 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Japon, Review, Critiques éclair, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Rental Family - Dans la vie des autres (2025) :

Phillip Vanderploeg (Brendan Fraser), acteur américain de publicités vivant à Tokyo, souffre de solitude et de mélancolie, jusqu'à ce qu'il croise le chemin de Shinji (Takehiro Hira), patron d'une agence de location de famille, qui propose des acteurs pour diverses occasions privées : mariages, enterrements, événements sociaux, etc. Le temps d'un contrat, Phillip devient ainsi le père de substitution d'une fillette (Shannon Mahina Gorman), un journaliste faisant un article sur un acteur vieillissant (Akira Emoto), ou encore le faux mari d'une jeune femme (Misato Morita) n'osant pas faire son coming-out. Mais progressivement, le poids de ces mensonges et des responsabilités qui les accompagne commence à peser sur Phillip...

Une comédie dramatique américano-japonaise inspirée d'un phénomène réel au Japon, celui des "familles de remplacement" que l'on loue pour ne plus subir la solitude et l'oppression d'une société nippone stricte, rigide et sous bien des aspects rétrograde.

Depuis que la presse occidentale a appris l'existence de cette incongruité, les projets en traitant se sont multipliés de part et d'autre de l'Atlantique, notamment au cinéma et du côté de Werner Herzog, mais ici, c'est un réalisateur japonais qui prend les commandes, et propose un métrage sincère et touchant, avec un Brendan Fraser paumé qui tente de nouer des liens dans un pays où il se sent seul.

Le résultat est un feel-good movie plutôt réussi, bien qu'assez prévisible dans l'ensemble, et c'est probablement la raison pour laquelle une certaine portion des critiques ont rejeté ce métrage, parlant d'un film sirupeux, pas assez cynique ou mordant, artificiel et peu crédible, etc...

J'ai un peu envie de dire qu'ils sont passés à côté du sujet même du film (comment retrouver des liens sincères dans un monde froid, distant et délibérément artificiel), mais c'est vraiment une histoire de sensibilité personnelle : on adhère ou pas à la proposition, et sans nécessairement crier au chef-d'œuvre ou à la performance d'acteur, j'ai plutôt adhéré.

4/6 

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Critique éclair #241 - Adulthood (2025)

Publié le 10 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Thriller, Review, USA, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Adulthood (2025) :

Lorsque leur mère Judy a un accident et est hospitalisée, incapable de communiquer, Noah (Josh Gad), scénariste immature et Meg (Kaya Scodelario), mère de famille débordée, se retrouvent dans la demeure de leur enfance en Californie, en piètre état... Ils tombent des nues lorsque, emmuré au sous-sol, ils trouvent alors le cadavre d'une voisine disparue il y a bien longtemps. Craignant pour la réputation de leur mère, ils se débarrassent du corps dans un marais voisin, mais les choses se compliquent lorsque le cadavre refait surface, et que Grace (Billie Lourd), l'aide-soignante de leur mère, menace de les dénoncer...

Réalisation d'Alex Winter (le Bill des Bill and Ted), cette comédie noire s'avère relativement sympathique, même si l'essai n'est pas totalement transformé, et que le film peine un peu à conserver une unité de ton suffisante.

Les personnages sont amusants (notamment Anthony Carrigan, en cousin redneck), les morts décomplexées, mais le tout finit par s'essoufler un peu trop vite, et par proposer une dernière ligne droite un peu trop plate pour son propre bien, et une conclusion assez faiblarde.

Quant au propos général sur la maturité, l'âge adulte, l'héritage que l'on laisse à nos enfants, etc, c'est trop en filigrane et en demi-teinte pour vraiment convaincre, un peu à l'image de ces décisions et réactions improbables que les personnages enchaînent sans réelle justification.

Dommage.

3.25/6

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Les bilans de Lurdo - Fallout, saison 2 (2025)

Publié le 7 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Fantastique, Télévision, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Aventure, Action, USA, Review, Amazon, Jeu vidéo

La saison 1 de Fallout était une bonne surprise, une adaptation ludique du monde du jeu vidéo, avec une distribution attachante, un sens de l'humour efficace, des personnages intrigants, et un scénario assez bien mené et accessible. J'avais bien aimé ces 8 premiers épisodes, et j'attendais la suite avec un certain intéret. 

Malheureusement, en saison 2, la mayonnaise n'a pas vraiment pris.

Fallout, saison 2 (2025) :

Alors que Maximus (Aaron Moten) est désormais considéré comme un héros par la Confrérie de l'Acier, Lucy (Ella Purnell) continue sa quête en compagnie de la Goule (Walton Goggins), à la recherche de son père (Kyle MacLachlan), réfugié quelque part à New Vegas...

Et histoire de continuer sur l'embryon de métaphore culinaire de l'intro, je vais simplement dire que le problème principal de la saison 2, c'est le mélange des ingrédients. Un peu comme si le chef, après le succès et la réussite de sa recette en saison 1, avait décidé de revisiter celle-ci, en doublant la dose de tous ses ingrédients, en en rajoutant de nouveaux, en mélangeant le tout un bon coup, et en servant dans les mêmes assiettes qu'en saison 1.

Le résultat, c'est un plat totalement déséquilibré, où les saveurs luttent les unes contre les autres, où les goûts s'effacent mutuellement, où le salé, le poivré, et toutes les autres épices s'affrontent et s'étouffent, bref, un plat indigeste, dans lequel les éléments sont bons, mais les proportions, pas du tout.

Mais trève de métaphore culinaire. J'ai donc trouvé cette saison 2 très laborieuse, une saison 2 reposant, à sa base, sur le mystère de Mr House (Justin Theroux) et de ses actions à New Vegas, un mystère... lié à tous les personnages principaux.

C'est l'un des soucis de la saison, d'ailleurs : comme en saison 1, mais dans des proportions encore plus amplifiées, tous les éléments de la série et de son univers sont liés à la poignée de protagonistes centraux du programme, tout le monde est directement lié à Lucy et à la Goule, tout tourne autour d'eux et du personnage de Kyle MacLachlan, au point de rendre l'univers de Fallout exigu et étriqué.

Et le trop plein d'ingrédients de la recette Fallout (saison 2), combiné au toutéliage général, fait que la série se sent obligée de se disperser encore plus que d'habitude : les sous-intrigues se multiplient, centrées sur des personnages secondaires pas indispensables mais que les scénaristes aiment bien (ça, c'est assez typique des saisons 2 télévisuelles, dans lesquelles la production remarque que certains acteurs/rôles secondaires de la s1 sont plus attachants, plus amusants ou plus populaires que prévu, et tentent de leur trouver plus de place, sans réelle justification), alors même qu'une grosse partie de la saison donne bizarrement l'impression de faire du surplace.

C'est aussi un peu la faute à la structure en flashbacks du métrage, qui renvoie constamment au passé de la Goule et de certains autres intervenants, mais aussi au trop plein d'exposition, systématiquement assénée sans grande finesse d'écriture - des problèmes récurrents qui ralentissent le programme et l'envoient fréquemment dans des directions/digressions redondantes ou inutiles.

Ajoutez à cela des caméos ponctuels pas très probants (Kumal Nanjiani, Brian Thompson, Clancy Brown, Ron Perlman, Natasha Hensridge) qui ne sont souvent guère plus que des moments "hé, regardez qui on a ramené pour tel ou tel rôle, vous le reconnaissez ?" voire qui sont mal avisés (Macauley Culkin en légionnaire, qui joue assez mal), une illustration musicale Juke Box qui frôle le James Gunn, et voilà : cette saison 2 de Fallout m'a paru particulièrement bancale, et assez peu engageante.

Pas mauvaise, attention, ça reste bien produit et interprété (bémol sur Culkin, donc, mais aussi sur Moten, qui passe toute la saison renfrogné et replié sur lui-même, un peu trop monolithique), les effets numériques sont réussis, l'humour reste mordant, et globalement, c'est assez honorable.

Mais narrativement, en fin de compte, cette saison 2, surchargée, frustre par toute la mise en place qu'elle fait pour la suite, par des grosses ficelles narratives (tout ce qui concerne Norm, le frère de Lucy) et par un toutéliage pas très intéressant. Dommage.

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Critique éclair #240 - Because of Cupid (2026)

Publié le 5 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Fantastique, Review, Hallmark, Télévision, Canada, USA, St Valentin

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Because of Cupid (2026) :

Amis proches travaillant dans le même bar, Naomi (Amy Groening) et Marcus (Evan Roderick) croisent le chemin de Hal (Adam Tsekhman), un client étrange et un peu excentrique. Rapidement, alors qu'un concours de mixologie se profile à l'horizon et que Naomi et Marcus comptent bien en remporter le grand prix afin de reprendre le bar à leur compte, les cocktails expérimentaux de Naomi ont des effets bien étranges. Car Hal est en réalité Cupidon, et le thé rarissime qu'il a offert à la jeune femme a transformé ses boissons en philtres d'amour...

Un reste de la semaine Saint Valentin du mois dernier, ce téléfilm Hallmark assume pleinement son côté fantastique, avec la présence de Cupidon en personne, de philtres d'amour, et un ton plus léger et décontracté. Ce qui, en théorie, et avec un cast sympathique, aurait probablement dû me plaire.

Dans les faits, j'ai trouvé le tout un peu pépère et mollasson, avec une écriture inégale (trois scénaristes sur le projet), un fond très générique de concours à remporter (ici, c'est de la mixologie) pour pouvoir sauver un établissement sur le point de fermer (la routine habituelle), une illustration musicale assez moyenne, et des personnages qui, un peu comme dans d'autres téléfilms Hallmark, acceptent sans trop broncher les notions les plus improbables (ici, les philtres d'amour). 

Au final, ça se regarde, la distribution est attachante, mais ça s'arrête là, et ça ne tient pas forcément la distance.

3/6

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Critique éclair #239 - Anaconda (2025)

Publié le 3 Mars 2026 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Review, USA, Cinéma, Action

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Anaconda (2025) :

Amis d'enfance passionnés de cinéma, Doug (Jack Black), réalisateur raté, Claire (Thandiwe Newton), mère de famille, et Kenny (Steve Zahn), électron libre alcoolique, n'en croient pas leurs yeux quand Griff (Paul Rudd), leur compère acteur, leur annonce qu'il possède les droits du film Anaconda, de 1997. La petite bande part alors pour l'Amazonie, pour y tourner un remake de leur film préféré, mais rapidement, les voilà confrontés à un véritable anaconda mangeur d'hommes... et à des trafiquants locaux qui traquent une jeune femme, Ana (Daniela Melchior).

Aïe, un joli plantage que cet Anaconda, qui rejoint Dear Santa dans les projets récents de Jack Black qui semblent avoir été vendus et conçus à l'arrache sur la base d'un pitch absurde de deux lignes, avant d'être semi-improvisés en plein tournage.

Tout dans cet Anaconda 2025 tourne en effet à vide, de la mise en place de près d'une demi-heure, à la sous-intrigue insipide sur les contrebandiers (uniquement là pour ajouter au body count du serpent), en passant par les personnages secondaires sous-développés, et par ce virage semi-sérieux dans la dernière ligne droite, avec caméo express de Ice Cube (amusant), et explosions dans tous les sens.

Black, Rudd et Thandiwe Newton s'amusent, il y a quelques détails bien trouvés (les costumes de Jurassic Park), mais c'est mollasson, parfois lourd et plat (la scène du "pipi"), Steve Zahn ne sert à rien, le serpent numérique est très inégal dans son rendu et ses déplacements et le tout use et abuse d'un propos nombriliste et méta sur l'industrie hollywoodienne (notamment quand l'équipe tombe sur une autre équipe de tournage tournant elle-même un remake officiel d'Anaconda avec J-Lo - caméo dans le générique de fin, d'ailleurs - et Ice Cube, équipe qui se fait dévorer par le serpent) qui n'est pas assez mordant ou pertinent pour vraiment fonctionner.

Assez faible, tout ça.

2/6

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Première partie (1x01-03)

Publié le 28 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Star Trek, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, Jeunesse, CBS, Aventure, Télévision, Romance

Nouvelle production de Kurtzman pour CBS/Paramount +, Starfleet Academy se positionne comme un spin-off du très médiocre Star Trek Discovery, avec une distribution jeune, dynamique et inclusive, quelques acteurs connus pour attirer le chaland, une showrunneuse issue de la teen tv (elle a œuvré sur Les Magiciens et sur deux séries CW) et une campagne promotionnelle très clairement orientée teen, façon Beverly Hills du futur.

De quoi créer immédiatement une certaine ambiance délétère et polarisante parmi les fans, avant même le lancement du programme...

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Première partie :

- 1x01 - Kids These Days : Au 32e siècle, la Fédération place l'ex-Capitaine Nahla Ake (Holly Hunter), retraitée excentrique, à la tête de la nouvelle Académie de Starfleet, et du vaisseau-école de celle-ci, l'Athena. Lors de son premier voyage, cependant, l'Athena est retrouvé par Nus Braka (Paul Giamatti), un pirate ayant enlevé la mère de Caleb (Sandro Rosta), l'un des cadets et le protégé du Capitaine Ake...

Résultat assez mitigé, pour ce series premiere qui souffle le chaud et le froid : le ton est très inégal (on passe du mélodrame plein de pathos - l'intro - à la teen comedy balourde au grand spectacle habituel du nuTrek de Kurtzman, et ainsi de suite) ; les personnages sont à la fois assez clichés (le lead rebelle autour de qui tourne toute l'intrigue, la directrice stricte et autoritaire, le bourge arrogant, le klingon sensible car probablement gay, la fille ambitieuse d'un amiral qui tente de prouver qu'elle n'est pas là par népotisme, la fille rondouillarde à la coupe de cheveux improbable, à l'hyperenthousiasme naïf, à la sociabilisation maladroite et qui sert de comic relief - Tilly 2.0, en somme, mais black) et paradoxalement tous bien trop compétents pour de nouveaux élèves pas encore entrés à l'académie (on se demande même à quoi sert tout l'équipage de l'Athena, qui reste les bras ballants pendant toute la fin de l'épisode) ; la série tente désespérément d'être quirky et décalée (Holly Hunter qui se plie en quatre sur son fauteuil de commandement, la photonique qui essaie de s'intégrer aux humains) mais paraît forcée ; l'interprétation est parfois caricaturale (Giamatti en fait trois tonnes, en mode superméchant de cartoon) ; et le tout se conclue sur une reprise musicale de San Francisco, supposément symbolique et émouvante, mais en fait assez hors sujet.

Cela dit, ça se regarde. C'est suffisamment rythmé pour fonctionner, le caméo de Picardo est sympathique, et personne n'est à baffer pour le moment (certains sont transparents, et j'ai un peu de mal avec la photonique, mais bon). Ça pourrait être pire, même si j'ai eu très peur pendant l'arrivée de Caleb au pénitencier en mode action movie...

- 1x02 - Beta Test : Alors que Starfleet tente de convaincre Betazed de rejoindre à nouveau la Fédération en invitant la délégation diplomatique du Président sur le campus de l'Académie, Caleb s'éprend de Tarima (Zoë Steiner), la fille du Président...

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir de ce second épisode, un épisode qui m'a globalement assez déplu, ou du moins, qui n'a pas su m'intéresser du tout.

D'un côté, de la diplomatie assez basique entre les représentants de la Fédération et le Président isolationniste (d'ailleurs, les scénaristes sont à côté de la plaque en présentant des Bétazoides empathes, dont un sourd qui communique par langage des signes, et dont les yeux ont diverses couleurs, alors que le canon de Trek les décrit bien en tant que télépathes aux yeux noirs) ; de l'autre, de la bluette de show young adult, avec musique d'accompagnement de série CW en fond sonore, protagoniste rebelle et torturé assez caricatural, love interest assez insipide (aux choix d'interprétation discutables), et dialogues assez médiocres, avec des scénaristes qui ne semblent pas à l'aise pour écrire des personnages de jeunes adultes autrement que comme des lycéens américains immatures du 20e siècle en rut (en même temps, le fait que Caleb et Tarima n'aient pas la moindre alchimie ne doit pas aider).

Le tout, bombardé de gimmicks visuels et de poudre aux yeux (des robots qui volent dans tous les sens, des références et des caméos fanservice dans tous les coins) histoire de rappeler au spectateur que malgré ces personnages au langage très peu châtié et très 21e siècle, il regarde bien du Star Trek. En théorie.

(ah, et le générique est encore un de ces génériques surintellectualisés bourrés de symbolisme, et au thème principal inexistant, qui fait presque plus série de Bryan Fuller qu'autre chose)

 - 1x03 - Vitus Reflux : La rivalité entre les cadets de Starfleet et les élèves de l'école militaire s'amplifie, alors que les deux camps s'engagent dans une guerre de farces qui n'a de cesse de prendre de l'ampleur...

C'est de pire en pire, ce Harry Potter dans l'espace.

Une heure de rivalité puérile et immature entre Griffondor et Serpentard, de laser tag, de leçon de botanique avec une plante rigolote, de cours de sport basique et dépassé, de chasse à la mascotte (avec un costume de mugato digne de TOS), de Thok caricaturale en pseudo-Severus Rogue, de Holly Hunter qui en fait vraiment trois tonnes dans son rôle de Dumbledore-bis, de références incongrues (quand l'épisode vire au film de casse, et que Sam la photonique dit qu'elle va apparaître et disparaître comme le Père Noël), et de ce qui semble être le futur love interest du jeune Klingon en la personne d'un rival de l'école militaire.

Tout ça pour arriver à la conclusion que faire partie d'une équipe, c'est important. Youpi.

J'espère vraiment que la série va s'améliorer, parce que jusqu'à présent, ce n'est vraiment pas ça.

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