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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Critique éclair #273 - Star Wars : The Mandalorian and Grogu (2026)

Publié le 23 Juin 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA, Disney, Star Wars, Télévision

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Star Wars - The Mandalorian and Grogu (2026) :

Mandaté par la Nouvelle-République, Din Djarin (Pedro Pascal) et son protégé Grogu tentent de retrouver le mystérieux seigneur de guerre impérial Janu Coin (Jonny Coyne), mais pour cela, le Mandalorien doit négocier avec les jumeaux Hutt et leur syndicat, qui les envoient sur Shakari, où leur neveu, Rotta (Jeremy Allen White), est maintenu prisonnier, se battant en tant que gladiateur dans les arènes appartenant à Coin...

Non, ce n'est pas le film attendu et promis par Filoni depuis des années, supposé réunir tous les personnages des séries Star Wars live-action (du Mandalorien à Ahsoka, etc). Et oui, la campagne promo timorée de ce métrage-ci, avec ses bandes-annonces qui ne montraient rien de particulièrement inédit ou enthousiasmant, ne laissait pas beaucoup de possibilités : soit Filoni et Favreau gardaient la moitié du film dans l'ombre, pour révéler des surprises de taille, soit ce Mandalorien et Grogu n'était rien de plus que trois ou quatre épisodes de la série mis bout à bout et diffusés au cinéma au lieu de Disney +.

Difficile, donc, de s'indigner devant le produit fini, une compilation assez mécanique de péripéties jamais totalement palpitantes, rythmées par des interruptions narratives/fins d'épisode toutes les demi-heures, et qui sont clairement du fanservice par un fanboy pour les fanboys : plus que jamais, Filoni écrit pour se faire plaisir, ressort ses vieilles obsessions (heureusement, on échappe aux rites mandaloriens, et c'est tant mieux), ressort ses références obscures, ses personnages animés de Rebels, Clone Wars et autres, rejoue le best-of de George Lucas (une planète enneigée avec des AT-AT, un affrontement dans l'arène, un combat contre un monstre dans un puits chez les Hutts, un trench run 2.0 où des X-wings esquivent des tourelles et bombardent une cible, avec compte à rebours, etc), demande à Ludwig Göransson d'éviter John Williams et de décliner le thème principal du Mandalorien à toutes les sauces, et semble persuadé que c'est suffisant pour composer un long-métrage indépendant.

Ce n'est pas vraiment le cas, et très fréquemment, devant l'absence d'enjeux ou de développements importants de ce métrage, on en vient à se dire que Disney a tenté de renflouer les caisses en recyclant des épisodes déjà écrits d'une nouvelle saison du Mandalorian, ou que le studio a simplement décidé de rentabiliser au maximum ce qui était à la base conçu pour être un téléfilm en streaming.

Mais tout n'est pas négatif : les effets numériques sont globalement efficaces (même si, soyons clairs, les Hutts numériques ne fonctionneront jamais vraiment, notamment lors des déplacements et combats), on n'a pas trop le temps de s'ennuyer malgré un gros gros épisode passage contemplatif quand Grogu doit soigner Mando, et si tout reste vraiment cousu de fil blanc, ça se regarde effectivement facilement, à défaut de passionner.

Bref, pour un retour de la franchise sur le grand-écran, c'est faiblard et ça ne m'a pas vraiment convaincu (un peu comme la saison 3 de la série, en fait), malgré quelques moments mignons/spectaculaires/inspirés.

Un petit 3/6 

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Les bilans de Lurdo - St. Denis Medical, saison 2 (2025)

Publié le 20 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Sitcom, Review, USA, NBC, Les bilans de Lurdo, Télévision, Romance

Après sa saison 1 sympatoche, sans plus, et très influencée par ce qui s'était fait dans le genre de la workplace comedy, du mockumentaire télévisuel et des sitcoms médicales, SDM revient pour une nouvelle saison de 18 épisodes, toujours chapeautée par Justin Spitzer, une deuxième saison qui... reste sympathique, sans plus. 

St. Denis Medical, saison 2 (2025) :

L'équipe du St. Denis Regional Medical Center continue de se battre au quotidien pour la santé de ses patients, alors même que Joyce (Wendi McLendon-Covey) poursuit son projet d'ouvrir une maison de naissance au sein de l'hôpital...

Difficile de trouver grand chose à dire sur la série, en fait, tant ses mécaniques sont bien huilées.

Ici, un peu d'absurde, là, une Joyce qui cabotine et fait des conneries en mode Michael Scott, ailleurs du shipping impossible qui finit par se concrétiser entre Serena et Matt, sans oublier des cas médicaux excentriques... il y a un peu d'évolution au niveau des personnages et de leur caractère (Bruce, notamment, qui réalise, à l'occasion d'une offre de recrutement par un hôpital rival, qu'il n'est un médecin-star qu'à St. Denis, et qui, en parallèle, développe une autre facette de sa personnalité, moins arrogante et plus protectrice envers ses collègues), et le tout se déroule tranquillement, jusqu'à une fin de saison plus sérieuse et sincère, lorsque ce bon vieux Ron découvre qu'il a un problème cardiaque nécessitant une opération urgente.

La série joue alors la carte de l'émotion, mais pas de chance pour elle, c'est tombé exactement en même temps que la maladie du Dr Cox dans le revival de Scrubs, sans en avoir forcément la même charge émotionnelle. 

M'enfin bref. La saison 2 de SDM se regarde tranquillement, mais à l'instar de la première année, ça s'arrête là. Enfin, non, ça continue, puisque le programme a été renouvelé pour une saison 3... même si très honnêtement, j'aurais préféré que Stumble ait droit à ce renouvellement plutôt que SDM, qui me laisse souvent indifférent.

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Critique éclair #272 - Ladies First (2026)

Publié le 18 Juin 2026 par Lurdo dans Netflix, Comédie, Critiques éclair, Review, Cinéma, Fantastique, USA, UK, Romance

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Ladies First (2026) :

Cadre publicitaire arrogant et machiste, Damien Sachs (Sacha Baron Cohen) est pressenti pour le poste de nouveau PDG de son agence, lorsqu'il fait une mauvaise chute et heurte sa tête. À son réveil, il se retrouve dans un monde où les valeurs sont inversées, et où les femmes sont au pouvoir, tandis que les hommes ne sont que des objets de désir. Rapidement, avec l'aide d'un sdf dans la même situation que lui (Richard E. Grant), il réalise qu'il va devoir prendre la place de PDG ici promise à Alex Fox (Rosamund Pike), une cadre aux dents longues, s'il veut retourner dans son univers...

Une comédie satirique Netflix librement adaptée à la sauce anglo-américaine à partir du film français Je ne suis pas un homme facile, pour un résultat... vieillot, à mi-chemin entre une comédie de Ricky Gervais (sans le mordant), un sketch fatigué du SNL et un Ce que veulent les femmes.

En effet, on comprend très vite (le quart d'heure de mise en place, très caricatural, semble en durer le double, et le film ne fait que 80 minutes environ !) que l'écriture ne va pas être à la hauteur, avec un script qui s'avère laborieux au possible : l'idée de base, à peine digne d'un sketch, est déclinée mécaniquement de la manière la plus basique et simpliste possible (le summum de l'humour, dans ce film, c'est "fatherfucker" au lieu de "motherfucker", et "a-women" au lieu de "amen" dans une prière), le plus gros du budget semble passé dans la bande originale, et le tout tombe à plat dans sa dernière ligne droite, quand la romance s'invite, et que Sachs a droit à son réveil à la Scrooge cousu de fil blanc. 

Après, les acteurs semblent s'amuser, mais bon... ça ne suffit pas à sauver cette comédie générique et sans inspiration.

2/6

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Critique éclair #271 - Driver's Ed (2026)

Publié le 16 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Cinéma, Review, Romance, USA, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Driver's Ed (2026) :

Parce qu'il veut se rassurer sur la solidité de son couple et la fidélité de sa petite amie, étudiante à l'université alors qu'il est encore au lycée, Jeremy (Sam Nivola), cinéphile et apprenti-réalisateur, vole la voiture du cours de conduite de son lycée et embarque ses trois amis passagers (Sophie Telegadis, Mohana Krishnan, Aidan Laprete) dans un road trip à travers l'État. Pendant ce temps, la proviseure (Molly Shannon) et le professeur de l'auto-école (Kumail Nanjiani) tentent de les localiser...

Décidément, les frères Farrelly ont jeté l'éponge, et ne sont plus que des réalisateurs-mercenaires, puisque tandis que Peter Farrelly nous pond un Balls Up calamiteux pour Amazon/MGM, son frère tourne ce Driver's Ed (toujours pour Amazon/MGM), avec à nouveau Molly Shannon dans un petit rôle.

Pas de comédie graveleuse et débile au programme, ici, mais un coming of age movie/teen movie "à l'ancienne" (on a littéralement l'impression que le script a été écrit en 2000 et n'a pas été touché depuis), ultra-prévisible de bout en bout, sans la moindre surprise, avec des personnages génériques, à l'évolution téléphonée, des rebondissements évidents, et un script qui, au bout de 75 minutes, décide de basculer en mode frat party assez soft et quelconque.

C'est du pilotage automatique de bout en bout, ça n'est jamais dynamique ou rythmé, et ça se déroule sans jamais parvenir à emporter l'adhésion ou à décrocher un sourire au spectateur.

2 + 0.25 pour le sauvetage du chat, inutile mais qui est toujours appréciable = 2.25/6

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Les bilans de Lurdo - Stumble, saison 1 (2026)

Publié le 13 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Sitcom, Sport, Review, USA, NBC, Les bilans de Lurdo, Télévision

Rétrospectivement, le succès de The Office a fait beaucoup de mal au monde de la sitcom américaine. Depuis, les chaînes américaines n'ont plus d'inspiration, et chaque saison, elles tentent de décliner la même recette, adaptée à une profession ou à une autre : du mockumentaire, de la workplace comedy, de la workplace comedy mockumentaire...

Beaucoup d'appelés, peu d'élus... mais parfois, la formule fonctionne toujours.

Stumble, saison 1 (2025) : 

Ex-coach championne de cheerleading trahie par son bras droit (Kristin Chenoweth), Courteney Potter (Jenn Lyon) est bien décidée à reconquérir son titre en menant l'équipe de cheer de la petite ville d'Heådltston, Oklahoma, jusqu'à la finale du championnat national de Daytona. Mais l'équipe en question est inexistante, et pour la composer, Courtney doit se rabattre sur une bande de bras-cassés peu convaincants (Anissa Borrego, Jarrett Austin Brown, Arianna Davis, Taylor Dunbar, Georgie Murphy, Ryan Pinkston...).

Alors là, une vraie bonne surprise, avec cette sitcom mockumentaire se plaçant au croisement de Bring it on et de Belles à mourir.

Au programme, des personnages tous plus barrés les uns que les autres (ça va de la caractérisation globale - un vieux trentenaire bedonnant, une narcoleptique, une kleptomane, un footballeur arrogant, une sdf, une influenceuse blessée, etc, etc, etc - au nom de certains personnages - souvent des jeux de mots à la con bardés d'Umlauts et de caractères spéciaux - en passant par l'interprétation décomplexée de chacun), des chorégraphies qui font leur petit effet, un univers nonsensique bourré de détails débilissimes (l'usine de bonbons dirigée par un Willy Wonka-bis ancien nazi, la ville qui n'a ni queue ni tête), et surtout une production qui semble vraiment s'amuser, plaçant de nombreuses microblagues ici ou là, dans les cartons titres de certaines scènes, ou dans la mise en scène (avec Chenoweth qui est systématiquement hors cadre tant elle est petite).

Mais là où la série a vraiment su me convaincre, c'est dans son côté sincère. Malgré la folie ambiante, les péripéties improbables, les gags absurdes, on s'attache vraiment au couple formé par Potter, son mari (Taran Killam en coach de l'équipe de football ayant été mis sur le banc de touche dans sa jeunesse suite à un « accident de football »), et celle qui devient leur fille de substitution, Sally (Georgie Murphy) - une sorte de Cosette cheerleader qui n'a aucune conscience de sa vie misérable.

Bref, 13 épisodes d'un sports movie décalé, drôle, qui a malheureusement été annulé au terme de sa première saison... Dommage.

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Critique éclair #270 - Mortal Kombat 2 (2026)

Publié le 11 Juin 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science Fiction, USA, Jeu vidéo, Cinéma

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Mortal Kombat 2 (2026) :

Un nouveau tournoi Mortal Kombat débute, et le groupe de Raiden (Tadanobu Asano), constitué de Jax (Mehcad Brooks), Sonya Blade (Jessica McNamee), Cole Young (Lewis Tan) et Liu Kang (Ludi Lin) tente de recruter Johnny Cage (Karl Urban), ex-superstar de films d'action, pour compléter cette équipe, et se mesure aux forces de Shao Khan (Martyn Ford). En parallèle, Kitana (Adeline Rudolph), princesse d'Edenia, se rebelle contre Khan...

Avant de visionner ce MK2, j'ai tout de même été tenté de revoir le précédent volet de 2021, dont je ne gardais quasiment aucun souvenir. Mais par manque de temps, je n'ai pas pu le faire, j'ai donc abordé cette suite l'esprit libéré de toute idée préconçue... et puis, au terme du visionnage, j'ai fini par relire ce que j'avais écrit dans ma critique du premier épisode.

J'ai bien fait, honnêtement, parce que ça va raccourcir drastiquement la rédaction de la critique de ce second opus : tous les points négatifs que j'avais listés à l'époque (sur le casting, l'écriture, la réalisation, les effets numériques, la musique, le fanservice, etc) sont plus que jamais d'actualité, et si le passage au second plan de Cole Young, protagoniste fade du premier opus (qui a ici dix lignes de dialogue et se fait atomiser par Shao Khan), n'est pas une mauvaise chose, il est ici remplacé par un Johnny Cage/Karl Urban aux capacités martiales assez limitées.

On y gagne un peu en humour, on y perd en combats marquants (seul Kung Lao vs Liu Kang parvient vraiment à convaincre), on subit une bonne dose de remplissage inutile (tout ce qui tourne autour de l'amulette), et surtout, on se retrouve avec un Mortal Kombat aux enjeux inexistants, puisque tout le monde peut désormais être ramené à la vie un peu n'importe comment, avec ou sans son âme, pour n'importe quelle raison.

Bref, une suite du même niveau que l'original : ça ne fonctionne que très très ponctuellement, ça se prend trop souvent au sérieux et c'est à réserver aux fans.

2/6 

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Critique éclair #269 - Wrestling with Trump (2026)

Publié le 9 Juin 2026 par Lurdo dans Documentaire, Télévision, Critiques éclair, Catch, Sport, UK, Channel 4, Comédie

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Wrestling with Trump (2026) :

Un documentaire d'une heure produit pour Channel 4 par Munya Chawawa, comédien/satiriste anglais fan de catch américain (il a grandi avec la WWE, et ça se sent), et qui se donne pour postulat de décrypter les liens entre le monde du catch et l'ascension politique de Trump.

Ce qui est peu ou prou une évidence pour quiconque a des yeux, un cerveau et est familier avec la discipline du catch US...

C'est probablement pour ça que cette heure de métrage m'a paru un peu creuse et superficielle, un peu comme une relecture du Weird Weekend (1999) de Louis Theroux consacré au monde du catch (la seule différence, c'est que Chawawa est en bien meilleure forme physique que Theroux, à croire qu'il s'est spécialement préparé pour monter sur le ring), et que le documentariste interroge ponctuellement des catcheurs (Brutus Beefcake m'a fait pitié, Muhammad Hassan est totalement lucide) et des MAGAs sur Donald Trump et son sens du baratin et du spectacle.

Pas de grandes révélations à trouver ici, donc (les MAGAs sont lobotomisés et projettent systématiquement tous leurs mensonges, leurs peurs et leurs défauts sur les autres, Trump est un baratineur saltimbanque et homme de télévision avant tout et c'est pour ça qu'il a été élu), dans ce documentaire télévisuel de fanboy  qui survole un peu son sujet, et qui aurait pu se passer des mini-interludes parodiques où Chawawa se déguise en catcheur et fait des promos exagérées.

3/6

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Les bilans de Lurdo - One Piece, saison 2 : En route pour Grand Line (2026)

Publié le 6 Juin 2026 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Review, Netflix, Fantastique, Japon, USA, Aventure, Les bilans de Lurdo, Jeunesse

Après une saison 1 qui s'était avérée une bonne surprise (alors que très franchement, tout le monde prévoyait un désastre), One Piece revient sur Netflix, pour huit épisodes d'une heure, avec la même équipe devant et derrière la caméra... et ça fonctionne toujours !

One Piece, saison 2 - En route pour Grand Line (2026) :

Avant de partir explorer les îles de Cactus Island et de Drum dans le cadre de leur voyage vers Grand Line, les membres d'équipage du Going Merry s'arrêtent à Logue Town, où ils croisent le chemin de Baroque Works, un groupe d'assassins numérotés qui traquent...

Cette saison, la série adopte son rythme de croisière, maintenant que l'équipage de Luffy est formé et que leur aventure est commencée : ensemble, ils naviguent sur les océans, découvrent des terres inconnues, traqués à chaque étape par les assassins aux looks et aux pouvoirs improbables de Baroque Works.

Et autant le début de saison m'a demandé un peu de temps pour me réhabituer à l'esthétique très particulière du programme (notamment la réalisation, parfois assez moche en fonction des personnes derrière la caméra), autant la série a su me reprendre dès l'histoire de Laboon la baleine, assez symptomatique de ce qui fait la force de la série : sa sincérité.

Oui, la série One Piece est excentrique, bigarrée, déglinguée, frôlant parfois le cosplay dans ses costumes barrés, mais tout ça vient directement du manga et de l'anime : en l'adaptant en live action, la série a fait le choix de prendre cet univers au sérieux, et de considérer que toutes les bizarreries du monde One Piece sont parfaitement normales, traitées sur un pied d'égalité.

Les acteurs prennent tous le programme au sérieux, les émotions sont sincères, et que l'on parle des téléphones escargots ou de Chopper, le petit renne adorable, tout se marie assez bien, dans le respect des valeurs bienveillantes et optimistes du manga.

Ce qui aide, c'est aussi ce découpage sériel : si le passage a Loguetown ne m'a pas particulièrement marqué, la revisite de Jonas et la baleine (avec le flashback sur Laboon) a commencé à me récupérer ; Cactus Island est une escale plus importante d'un point de vue narratif que réellement intéressante en soi, et ensuite, on part pour Little Garden pour deux épisodes, avec ses géants, ses dinosaures, sa jungle, et David Dastmalchian en assassin déjanté ; et puis on finit la saison sur Drum, pendant trois épisodes qui changent radicalement d'ambiance, dans le froid, la neige, avec un chateau gothique, des garous, etc.

Pas le temps de s'ennuyer, et les scénaristes ont la bonne idée de développer suffisamment les membres de l'équipage, leurs relations, etc, au travers de multiples scénettes et échanges décorrélés de Luffy et/ou de l'intrigue principale.

De quoi permettre aux nouveaux venus (Chopper, qui a droit à un long flashback très attachant, Vivi, qui passe de tueuse au service des Baroque Works à membre d'équipage) de s'intégrer aux personnages existants, sans que ces derniers ne soient nécessairement mis en retrait.

Bref, malgré des débuts un peu inégaux, la seconde saison de One Piece fonctionne bien, et s'améliore même à mesure qu'elle progresse : les acteurs sont toujours très bien choisis, l'écriture parvient à adapter les éléments de l'œuvre originale au format télévisuel live action, et la production continue d'être égale à elle-même, assumant totalement la folie et l'excentricité de l'œuvre originale sans jamais tenter de la rendre plus réaliste ou crédible.

En attendant la saison 3 (et en redoutant malgré tout une décision abrupte de Netflix quant à la suite de la série, vu que le budget doit tout de même être conséquent, et que la plateforme est souvent allergique aux séries qui dépassent les trois saisons)...

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Critique éclair #268 - Roommates (2026)

Publié le 4 Juin 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, USA, Jeunesse

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Roommates (2026) :

Peu de temps avant son entrée à l'université, Devon (Sadie Sandler), timide et naïve, croise le chemin de Celeste (Chloe East), confiante, assurée et forte tête. Ensemble, elles emménagent alors dans la même chambre de leur résidence universitaire, mais progressivement, la nonchalance et le jem'enfoutisme de Celeste commencent à peser sur la studieuse Devon...

Une nouvelle production Happy Madison pour Netflix, qui marche directement dans les traces de Tu peux oublier ma bat-mitsva ! (2023) : l'une des filles d'Adam Sandler tient le premier rôle, Sarah Sherman a un rôle secondaire excentrique pas forcément convaincant, et le tout est une teen comedy en mode coming of age, qui ici vire progressivement au JF partagerait appartement, mais en beaucoup plus soft.

Et un peu comme dans le cas du film de Sunny Sandler, ça fonctionne plutôt sympathiquement, ça ne se prend jamais trop au sérieux, et Sadie Sandler campe une protagoniste assez attachante et juste. Idem pour sa rivale, Chloe East, et pour toute la distribution secondaire, efficace et amusante.

Après, le tout fonctionne un peu moins bien dans l'ensemble que le film de 2023 : plus bordélique dans sa dernière ligne droite, Roommates tente un virage supposé faire passer le récit de la teen comedy cathartique (évoluant naturellement en direction d'une réconciliation des deux jeunes femmes), vers une comédie plus noire et caricaturale où tous les coups sont permis (avec visite en prison et caméo de Megan Thee Stallion), mais la transition est trop brusque et bancale pour vraiment fonctionner, et l'on se retrouve avec un métrage un peu bipolaire.

Ce n'est pas désagréable, mais ça s'éparpille trop pour son bien.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo - DMV, saison 1 (2025)

Publié le 30 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, CBS, Romance, Sitcom, USA

Seule et unique saison de cette nouvelle série CBS, une workplace comedy de plus annulée par la chaîne avant même la diffusion complète de ses 20 épisodes.

DMV, saison 1 (2025) :

Le quotidien de Colette (Harriet Dyer) et de ses collègues, employés excentriques d'une branche du service des immatriculations de Californie, menacée de fermeture...

Et rapidement, on comprend où ça a pu coincer : lancer une nouvelle sitcom de bureau (genre surexposé s'il en est) avec un nombre d'épisodes "à l'ancienne" (alors que la majorité des nouvelles sitcoms débutent habituellement avec une saison d'une dizaine d'épisodes), un calendrier "à l'ancienne" imposant une pause de trois mois au programme en hiver (au bout de 9 épisodes), sous la supervision de producteurs "à l'ancienne" (le premier a fait ses armes sur HIMYM, la créatrice de DMV sur des épisodes de Friends et de nombreuses autres sitcoms annulées), c'est déjà partir avec un handicap.

D'autant que les personnages ne sont pas d'une originalité folle : Tim Meadows en employé cynique et désabusé, Tony Cavalero en sportif décérébré et misogyne, Gigi Zumbado en latina caractérielle et vaniteuse, Molly Kearney en responsable rondouillarde ultra-excentrique, ultra-naïve et ultra-positive (et ultra en surjeu), Alex Tarrant en beau gosse néozélandais, et Colette, névrosée, en manque d'affection et maladroite.

Des archétypes assez classiques, confrontés au quotidien à des "clients" insupportables, étranges ou récurrents (dont Mark Feuerstein, compagnon de la créatrice du show, en producteur hollywoodien irascible), pour un résultat... pas forcément désagréable, mais pas vraiment exceptionnel pour autant.

Malgré le compte à rebours intégré au récit (toute la saison tourne autour des efforts de Barbara, la cheffe, pour éviter que sa branche ne ferme, alors même que ses employés désabusés s'en contrefichent), malgré des inspirations évidentes (les micro-vignettes absurdes des "clients" en mode Superstore), et malgré des acteurs qui semblent s'amuser et parviennent à sortir du carcan de leurs personnages en cours de saison (le will they/won't they entre Colette et le beau néozélandais, par exemple, disparaît en cours de route, et c'est tant mieux), le tout reste un peu inégal.

Peut-être que dans un autre monde, où le créneau des workplace comedies ne serait pas aussi surchargé, DMV aurait trouvé sa place. En l'état, le show reste une comédie de bureau parmi tant d'autres, sympatoche, sans plus. 

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