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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Critique éclair #087 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Prise au jeu (2024)

Publié le 4 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Romance, St Valentin, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Prise au jeu (Players - 2024) : 

Journaliste sportive et dragueuse invétérée, Mack (Gina Rodriguez) passe le plus clair de son temps à élaborer des plans drague improbables avec sa bande de collègues et amis (Damon Wayans Jr., Augustus Prew, Joel Courtney, Liza Koshy). Jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de Nick (Tom Ellis), reporter de guerre et baroudeur dont elle tombe sous le charme : tout le monde se met sur le pied de guerre, avec pour objectif mettre Mack et Nick en couple pour de bon.

Pour la Saint Valentin 2024, Netflix nous avait proposé ce film : une sorte de Hitch, expert en séduction, si les experts en séduction étaient tous une bande de Barney Stintson manipulateurs et menteurs, avec des stratégies de drague toutes plus complexes les unes que les autres, aux noms improbables, répétées tous les soirs avec un mépris assez prononcé de leurs "victimes", uniquement des coups d'un soir vite oubliés.

Mais forcément, le personnage principal tombe réellement amoureux, blablabla, doit apprendre à oublier son cynisme et son détachement en matière de romance pour devenir sincère et s'ouvrir à un Tom Ellis dans le rôle du seul adulte digne de ce nom dans tout le métrage. 

Ça surjoue beaucoup, c'est cousu de fil blanc, c'est assez mal rythmé, et les personnages sont tellement immatures et frustrants qu'on ne s'attache jamais vraiment à leur sort, surtout que celui-ci est particulièrement télégraphié.

En effet, forcément (bis), ça joue la carte émotion dans la dernière ligne droite du métrage, une carte émotion qui tombe totalement à plat et manque clairement de sincérité, surtout quand Mack plaque Nick parce que leur relation est bâtie sur des mensonges et parce qu'il n'a pas aimé l'article qu'elle lui a demandé de relire.

Le film semble alors présenter cette scène comme une victoire pour Mack, une prise de conscience qu'elle mérite mieux que ça (en l'occurrence, le personnage de Damon Wayans, ici en mode friendzoné), alors qu'en fait... bah, non. C'est Nick qui, pour le coup, mérite mieux que ça... et le film laisse donc un goût amer quand Nick est immédiatement kickbanné du récit pour que tous les autres personnages aient une happy end.

Vraiment pas fan de ce métrage, au point d'avoir presque décroché au bout d'une heure.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #086 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - À l'autre bout du fil (2008)

Publié le 3 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, St Valentin, USA, Review, Inde

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

À l'autre bout du fil (The Other End of the Line - 2008) :

Jeune indienne passionnée de culture américaine, Priya Sethi (Shriya Saran) travaille dans un centre d'appels à Mumbai, où elle utilise le pseudonyme Jennifer David pour interagir avec les clients des sociétés américaines dont elle s'occupe. Jusqu'à ce qu'elle croise la route de Granger Woodruff (Jesse Metcalfe), un publicitaire dragueur dont elle tombe sous le charme. Après de longues discussions avec lui, elle décide alors de partir pour San Francisco pour le rencontrer...

Une comédie romantique internationale qui ne convainc qu'à moitié, la faute à une facture assez moyenne, tant sur le plan du montage que de l'illustration musicale incessante (on n'est pas loin d'une chanson ou d'un morceau toutes les deux scènes), de la post-synchro médiocre (la voix américaine de Shriya Saran) et d'un script cousu de fil blanc, qui finit par s'essouffler notablement dans sa deuxième moitié.

Alors certes, on sourit ponctuellement (certains gags sont absurdes), certains clichés sont détournés (pas tous, cependant), et la demoiselle est jolie, mais Jesse Metcalfe laisse de marbre, et le scénario finit en pilotage automatique.

Mwébof.

2.5/6 

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Critique éclair #085 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Molli and Max in the Future (2023)

Publié le 3 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, Review, St Valentin, USA, Science Fiction, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Molli and Max in the Future (2023) :

Dans un futur très lointain, Molli (Zosia Mamet), apprentie sorcière dotée de pouvoirs, croise le chemin de Max (Aristotle Athari), métis homme-poisson qui rêve d'une carrière de pilote de méchas. Au fil des ans, le duo va se séparer, se retrouver, devenir les meilleurs amis du monde... et peut-être même plus.

Une comédie romantique indépendante ambitieuse malgré un budget limité (tournée en grande partie sur fond vert, avec quelques maquettes et des CGI parfois approximatifs), mais qui dans l'ensemble fonctionne plutôt bien, tant le métrage assume totalement ses limites et déborde d'idées.

On est dans de la comédie sarcastique qui utilise tous les ressorts de la rom-com, passés au filtre d'un univers de science-fiction improbable où les dieux existent, ils se livrent des guerres par le biais de cultistes, le monde court à sa perte, les humains ont des pouvoirs, on peut créer un mini-univers parallèle temporaire pour y tester des décisions dans sa propre vie, les combats de méchas sont un sport télévisé, et le sort de l'univers se décide au cours d'un show tv...

C'est décalé, plutôt amusant, le duo principal est efficace, et au final, le métrage est une bonne surprise, pour peu que l'on ait conscience de ses limites.

4/6 (pas plus, parce que tout le passage élection de Trump et slacktivisme est balourd au possible) 

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Critique éclair #083 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - La Québécoise (2024)

Publié le 2 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Canada, Review, USA, St Valentin

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French Girl (2024) :

Gordon Kinski (Zach Braff), professeur d'anglais à Brooklyn, accompagne sa petite amie Sophie (Evelyne Brochu), chef, à Québec, où elle retrouve sa famille, ainsi que Ruby Collins (Vanessa Hudgens), vedette télévisée de la discipline, et connaissance de Sophie. Mais tandis que Sophie passe des épreuves pour devenir l'une des employées de Ruby et assurer l'avenir de la ferme familiale, Gordon, lui, tente de s'adapter aux us et coutumes locaux, à sa future belle-famille... et aux sentiments qui existent toujours entre Ruby et Sophie.

Une comédie semi-romantique québécoise, mélange à 30 % de comédie romantique Hallmark, à 30 % de choc des cultures, et à 30 % de Mon beau-père et moi, avec un Zach Braff qui fait toujours du Zach Braff, une Vanessa Hudgens qui force un peu le trait en lesbienne rivale amoureuse de Braff, et pas mal de clichés du genre, pas forcément traités de manière ultra-originale.

En soi, ce n'est même pas mauvais, c'est simplement très générique (au point que l'on a fréquemment envie de faire avance rapide sur les moments d'humour "cringe" télégrapiés où Braff s'humilie auprès de sa belle-famille), et assez daté, notamment au point de vue de la musique (Aznavour, Claude François, Charlebois, etc), en plus de fusionner bizarrement France et Québec, ne serait-ce que dans le titre même du film.

Bref. C'est très oubliable, en fait.

2.75/6 

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Les bilans de Lurdo - Le Décaméron (2024)

Publié le 1 Février 2025 par Lurdo dans Comédie, Drame, Histoire, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA

Adaptation libre du Décameron (recueil de nouvelles italiennes de Giovanni Boccacio publié au 14e siècle et ayant récemment inspiré le quelconque Les bonnes sœurs) par la showrunneuse de Teenage Bounty Hunters (et avec Jenji Kohan à la production), cette mini-série en huit épisodes d'une heure, produite pour Netflix, garde le cadre et le ton de l'œuvre originale, plutôt que les événements ou les récits exacts, pour proposer un récit collégial au carrefour des genres, à mi-chemin entre la comédie décomplexée, la romance impossible et la tragédie dramatique, le tout saupoudré de satire sociale et de guerre des classes...

Le Décaméron, saison 1 (The Decameron - 2024) :

Alors que la peste noire ravage l'Italie, Licisca (Tanya Reynolds), servante, fuit Florence avec sa maîtresse Filomena (Jessica Plummer) pour se réfugier dans la Villa Santa, possédée par Leonardo, un parent éloigné de cette dernière. Lasse d'être méprisée, elle finit cependant par pousser sa maîtresse arrogante d'un pont et endosse alors son identité. Sur place, elle rencontre Pampinea (Zosia Mamet), noble égocentrique promise à Leonardo, et sa fidèle servante Misia (Saoirse-Monica Jackson) ; Tindaro (Douggie McMeekin), homme-enfant immature et Dioneo (Amar Chadha-Patel), son médecin particulier musclé et séduisant ; le calculateur Panfilo (Karan Gill), aux penchants homosexuels dissimulés, et son épouse Neifile (Lou Gala), pieuse et en manque de sexe ; Stratilia (Leila Farzad), la cuisinière sarcastique de la Villa ; et Sirisco (Tony Hale), l'intendant en charge du domaine... Seul problème : Leonardo est récemment mort de la peste, mais Sirisco est le seul à le savoir, après avoir jeté le corps dans les douves de la Villa... et Filomena finit par arriver au château, où elle est prise pour la servante de sa "maîtresse".

Une vraie bonne surprise que cette mini-série Netflix historico-comique assez polarisante : on adhère ou pas au délire ambiant mais, dans mon cas, l'équilibre improbable de ce programme a bien fonctionné.

Comme je le mentionnais en introduction, le show est en effet constamment sur le fil du rasoir ; après une mise en place plus comique et caricaturale, bien portée par des acteurs n'hésitant pas à forcer le trait lorsque nécessaire, la série prend progressivement un virage plus sérieux, et ce dès le troisième épisode.

Un épisode qui commence pourtant par des coucheries dans tous les sens... mais devient rapidement plus intense et dramatique, voire même parfois touchant.

Cette tendance se confirme ensuite, alors que se multiplient les secrets, les mensonges, les morts, les humiliations et les confessions dans le cadre de cet environnement clos, de ce confinement pandémique qui permet ainsi aux personnages d'évoluer, de se révêler, de se développer et de changer, voire de se transcender, le tout sans se défaire d'une approche décalée et improbable de la fiction "historique" : alors que les costumes et les décors sont somptueux, l'illustration musicale alterne entre le Concerto pour mandoline de Vivaldi, qui sert de thème principal, et des classiques 80s (Depeche Mode, Pixies, Enya, etc).

Le décalage ainsi créé permet ainsi à la série de passer lentement de la satire à une méditation sur l'amour, le deuil et l'isolation, sans jamais oublier d'être amusante : les acteurs (en grande partie issus de la télévision anglaise) sont excellents (mention spéciale à Tony Hale, qui compose ici un personnage bien éloigné de ses rôles précédents), parviennent à maîtriser tant le versant comique que l'aspect tragique de leur personnage, et le scénario n'hésite pas à sacrifier certains d'entre eux au gré de sa progression, ici sous les coups d'une lame, là à cause de la maladie...

Ajoutez à cela un joli générique animé à base de rats, et voilà, une fresque satirique en costumes qui intrigue, divertit et touche tout au long de ses 8 épisodes... ou presque.

Si je peux reprocher quelque chose de tangible à la série, en effet, c'est peut-être son format : le récit multiplie un peu trop ses rebondissements, avec des personnages qui quittent la villa, y reviennent, repartent, etc, et des éléments parfois un peu répétitifs : six épisodes auraient peut-être été préférables, et permis d'éviter quelques longueurs redondantes, ainsi que certains personnages un peu girouettes, qui finissent par changer d'avis comme de chemise, histoire de bien renforcer à quel point ils méritent leur sort final.

Mais sinon, comme je le disais, une bonne surprise, dans l'ensemble, et un projet unitaire bien maîtrisé (dommage que la showrunneuse n'ait pas décroché le poste de showrunneuse de la future série Harry Potter de HBO, à la place de Francesca Gardiner, à l'expérience somme tout plus limitée).

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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