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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Star Trek Lower Decks, saison 5 - première partie (2024)

Publié le 24 Février 2025 par Lurdo dans Comédie, Animation, Critiques éclair, Aventure, Action, Science Fiction, CBS, Star Trek, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Lower Decks

Pour cette saison 5, Lower Decks continue d'adhérer au schéma entériné l'année dernière : une majorité d'épisodes sympathiques-sans-plus et unitaires, liés par un vague fil conducteur débouchant sur un grand final pétaradant. Seule différence : cette saison 5 est l'ultime et dernière fournée d'épisodes de la série, et elle est donc attendue au tournant...

Star Trek Lower Decks, saison 5 - première partie (2024) :

- 5x01 : Alors que Tendi, redevenue pirate, se trouve embarquée dans un conflit entre sa maison et des Orions azurs, le reste de l'équipage du Cerritos rencontre une version alternative de son vaisseau, après avoir traversé l'une des failles interdimensionnelles qui se multiplient récemment.

Une reprise saisonnière en mode multivers, pas désagréable, et qui confronte, séparément, l'équipage et Tendi à des destins qui ne sont pas les leurs... mais ça s'arrête là. Rien de vraiment exceptionnel dans ce premier épisode, en tout cas.

- 5x02 : Pour régler leur conflit avec les Orions azurs, Tendi et sa sœur doivent prendre part à une course de voiliers solaires contre ceux-ci... mais Tendi découvre que sa sœur est enceinte, et devient trop protectrice envers elle ; Mariner et Boimler sont en mission sur une planète sur le point de délaisser le capitalisme ; et T'lyn et Rutherford tentent de collaborer sur des réparations.

Mouais. Pas grand chose à se mettre sous la dent, dans cet épisode, un épisode relativement anecdotique et jamais particulièrement efficace. Bof.

- 5x03 : Alors que Boimler part en mission avec Ransom et Billups dans un centre de vacances paradisiaque pour y retrouver un amiral déserteur, Mariner et compagnie doivent y faire face à une entité composée de nanites qui dévorent tout sur leur passage...

Mouais (bis). Un épisode plus léger sur le fond, avec beaucoup de slapstick (Mariner et co. contre le D20 géant qui détruit tout comme dans Bad Boys 2, Boimler qui se persuade d'être uniquement là en mission pour attirer à lui tous les problèmes, et qui s'en prend plein la tête), un peu de développement pas forcément probant (Mariner et sa copine) et un toutéliage final avec l'histoire des fissures interdimensionnelles. 

Ça se regarde, mais sans plus.

- 5x04 : Mariner est bien décidée à aider Ma'ah, Klingon redevenu simple fermier, à retrouver son poste de capitaine de navire, et pour cela, elle, Boimler et le frère de Ma'ah doivent passer à ses côtés des épreuves brutales ; à bord du Cerritos, deux critiques culinaires appartenant à l'espèce du Dr. Migleemo se montrent particulièrement coriaces...

Assez inégal, tout ça : ce qui tourne autour de Ma'ah sert de sympathique conclusion à l'un des arcs des Lower Decks des autres races de la galaxie, mais tout ce qui tourne autour des critiques culinaires est totalement plat et raté. Peut-être le meilleur épisode de la saison jusqu'à présent, ou du moins le plus efficace... mais ça ne veut pas dire grand chose.

- 5x05 : Pour réparer une panne, le Cerritos doit faire un arrêt à la station 80, la pire station fédérale de toute la galaxie ; et rapidement, alors que Mariner prévient tout le monde que cette station est maudite, les membres de l'équipage du Cerritos commencent à se transformer en zombies balbutiants...

Un épisode en mode maison hantée rétro (la station 80 l'est justement, 80s, avec une arcade, un vendeur de corn-dogs, des gangs de punks en cuir), pas mal de fanservice Trek, une possession, pour un tout sympathique, mais qui ne restera pas forcément en mémoire (d'autant que finalement, la station 80 est plutôt tranquille et que Mariner aurait dû s'y trouver à son aise).

 

(à suivre...)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Doctor Who : Joy to the World (2024)

Publié le 23 Février 2025 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Science Fiction, Critiques éclair, Review, UK, BBC, Fantastique, Télévision, Who, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Christmas, Noël

Après une saison 14 sympathique mais imparfaite (comme la plupart des saisons de Russell T. Davies, franchement), retour de Steven Moffat à l'écriture de cet épisode spécial Noël diffusé, comme d'habitude, le 25 décembre en Grande-Bretagne et dans le monde...

Doctor Who - Joy to the World (2024) :

Seul après avoir laissé Ruby chez elle, le Docteur (Ncuti Gatwa) visite brièvement l'Hôtel temporel, un établissement futuriste où chaque chambre se trouve à un époque différente. Là, en croisant le chemin de Joy (Nicola Coughlan), il se retrouve embarqué dans une aventure palpitante à travers le temps, pour tenter d'empêcher l'un de ses vieux ennemis de détruire la Terre avec un embryon d'étoile...

Soyons honnêtes : les épisodes spéciaux de Noël de Docteur Who sont généralement légers, volontairement sirupeux et cheesy, et c'est très bien ainsi.

Pas de surprise, donc, de voir Moffat s'atteler une fois de plus à la tâche, pour proposer un épisode bordélique bourré de timey-wimey donnant une impression de décousu, avec des guest-stars familières (Jonathan Aris, Joel Fry), un Docteur qui se sent seul et mélancolique à Noël, une petite pique contre le gouvernement de Boris Johnson pendant la pandémie... et une petite parenthèse remarquable (qui donne presque l'impression d'un court-métrage de quelques minutes destiné au Web, comme la BBC avait l'habitude d'en faire çà et là, à l'époque), durant laquelle le Docteur attend, passant une année entière comme homme à tout faire dans le petit hôtel d'Anita (Stephanie de Whalley), marquée par la vie mais flegmatique au possible.

Cette parenthèse, tout simplement excellente, parvient ainsi en quelques minutes à créer des liens entre les deux personnages, de la sympathie pour Anita, et à faire le point sur la caractérisation du Doc, soit autant de choses qu'un showrunner comme Chibnall a peiné à faire en plusieurs saisons (désolé de la balle perdue, mais c'est comme ça).

À l'inverse, cependant, on peut se demander si des coupes n'ont pas eu lieu dans certaines scènes développant un peu la relation de Joy et du Doc, tant celle-ci avance par à-coups... jusqu'à cette fin que l'on peut voir venir, mais qui fonctionne tout de même, tant elle est dans la continuité des précédents épisodes de Noël de Moffat : c'est un peu too much, mais ça passe.

Dans l'ensemble, Joy to the World est un épisode agréable mais que je ne revisionnerai pas forcément fréquemment, je dois bien le reconnaître (mais en même temps, je ne revisionne que rarement les épisodes festifs de Who).

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Secret Level, saison 1 - première partie (2024)

Publié le 22 Février 2025 par Lurdo dans Télévision, Comédie, Aventure, Action, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Série, USA, Amazon, Review, Critiques éclair, Anthologie, Fantastique, Jeu vidéo

Série anthologique Amazon en 15 épisodes courts à la durée variable, Secret Level est le bébé de Tim Miller (Deadpool, mais aussi la série Love, Death & Robots), qui s'est donné pour but de retranscrire à l'écran son amour pour les jeux vidéo, en adaptant diverses franchises vidéoludiques sous forme animée...

Un projet louable qui, comme on va le voir, n'est malheureusement pas à la hauteur de ses ambitions, à mi-chemin entre placement publicitaire flagrant pour des jeux vidéo pas encore sortis (ou déjà morts-nés), et approche systématiquement sombre, violente et clichée des jeux choisis...

Secret Level, saison 1 - première partie (2024) :

- 1x01 - "Dungeons & Dragons : The Queen's Cradle" : Un groupe d'aventuriers accompagne un jeune homme habité par une force maléfique jusqu'à la tanière d'un dragon bénéfique, pour que ce dernier le purge de son mal...

Un premier segment heroic fantasy assez sympathique, bien que classique, et réalisé par un studio français. C'est coloré, c'est agréable, ça se regarde bien.

- 1x02 - "Sifu : It Takes a Life" : Un homme tente de se venger de criminels terrés dans un club, mais chacun de ses échecs se traduit par sa résurrection, âgé de quelques années en plus...

Un studio hongrois pour un segment très court, plus stylisé que la moyenne, bourré d'action mais qui se contente un peu de retranscrire le concept même du jeu Sifu, sans plus.

- 1x03 - "New World : The Once and Future King" : Échoué sur les rives de l'île d'Aeternum, qu'il partait conquérir avec son armée, le roi King Aelstrom (Arnold Schwarzenegger) se retrouve avec son fidèle serviteur sur cette île où nul ne peut mourir, et décide d'y prendre le pouvoir des mains du roi Zima (Gabriel Luna)...

À nouveau, le studio français de l'épisode 1x01 est aux commandes, et le résultat est un épisode comique très agréable, avec un Schwarzy qui se prête au jeu, des références à Conan et autres, bref, c'est réussi (même si c'est clairement, à la base, du placement produit pour le jeu d'Amazon).

- 1x04 - "Unreal Tournament : Xan" : Dans un monde où les robots se sont révoltés, menés par XAN, ils sont désormais opposés à des équipes humaines dans un tournoi à l'issue funeste...

Mouais. Un studio américain, un segment longuet plein de fusillades et d'action, Elodie Yung au doublage, et quelque chose qui ne restera pas forcément en mémoire, tant la licence s'y prête peu, et le côté Spartacus, tout comme le thème du soulèvement des machines, sont vus et revus.

- 1x05 - "Warhammer 40K : And they Shall Know No Fear" : Quatre Ultramarines partent en mission sur une planète hostile, et sont confrontés aux forces du Chaos...

Du grimdark, une continuité avec les jeux Space Marine, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Clive Standen et Mark Sheppard au doublage, et une bonne restranscription de l'univers 40K. Bourrin, mais c'est l'univers qui veut ça. 

- 1x06 - "PAC-MAN : Circle" : Un humanoïde est sorti de son sac placentaire et se réveille au milieu de nulle part, dans un monde hostile et labyrinthique où, armé d'une épée, et accompagné d'une sphère mystérieuse qui le conseille, il doit se nourrir et gagner des forces...

Une relecture WTF, sombre, sanglante et pseudo-edgy de Pac-Man, qui sert de préquelle à un jeu prévu pour 2025, et qui, très honnêtement, m'a fait l'impression de ces reboots dark & gritty trahissant plus un manque d'inspiration qu'autre chose. "Et si on faisait de Pac-Man une créature glauque et affamée comme Venom ?".... mwebof.

- 1x07 - "Crossfire : Good Conflict" : Deux équipes de mercenaires s'affrontent en pleine tempête pour mettre la main sur un homme et le contenu de sa valise...

Pas grand chose à dire sur ce qui n'est, au final, qu'une grosse scène d'action quasi-photoréaliste. C'est assez impressionnant techniquement parlant, il y a quelques noms familiers au castng (Ricky Whittle, Claudia Doumit, Matt Peters, Jessica Camacho) mais niveau intérêt, ça s'arrête là.

- 1x08 - "Armored Core : Asset Management" : Un pilote de mécha (Keanu Reeves) ayant subi des améliorations biomécaniques est envoyé en mission, mais découvre rapidement que ses ennemis sont plus puissants qu'il ne le pensait...

Keanu Reeves, le fils Schwarzenegger, Temuera Morrisson au doublage, pour un segment d'action et de gros robots. Pas désagréable, mais un peu ras-le-bol des éclairages verdâtres et lugubres et des fusillades...

 

(à suivre...)

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Critique éclair #115 - Captain America : Brave New World (2025)

Publié le 21 Février 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Marvel, MCU, Thriller, USA, Review, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Captain America : Brave New World (2025) :

Les tensions internationales croissent autour de l'adamantium, un métal rarissime découvert dans le corps du Céleste immergé dans l'Océan Indien, et Sam Wilson (Anthony Mackie) et son compère Joaquin (Danny Ramirez) peinent à se faire à l'arrivée à la Maison Blanche de leur ennemi juré, l'ex-Général Ross (Harrison Ford). Mais alors que celui-ci semble désormais vouloir changer d'attitude pour le bien du peuple américain, Isaiah (Carl Lumbly), ex-super soldat, tente d'assassiner en public le Président. Sam comprend que quelque chose ne tourne pas rond, et son enquête va révéler les machinations de Samuel Sterns (Tim Blake Nelson), un ancien "ennemi" de Ross...

Forcément.

Un Captain America qui fait directement suite à la série The Falcon and the Winter Soldier (une série au résultat mitigé, handicapée par des reshoots et un changement de direction à mi-parcours, pandémie oblige) et indirectement à deux des films les moins appréciés du MCU (L'Incroyable Hulk et Eternals) ; un film qui a lui même été handicapé par une production compliquée (notamment liée à un personnage secondaire isréalien), qui sort alors même que presse et spectateurs sont dans une phase "tout ce que fait Marvel désormais, c'est de la merde, de toute façon" très cynique, dans un climat politique compliqué (sortir un film sur un Captain America noir qui se bat contre un Président des USA rouge, colérique et destructeur, ça ne fait forcément pas l'unanimité dans l'Amérique de Trump) et qui remplace feu William Hurt par Harrison Ford dans le rôle de Ross ; et pour ne rien arranger, un film Marvel qui veut s'inscrire dans la lignée de Captain America 2 : The Winter Soldier (comprendre : moins de blagounettes, plus de sérieux et de thriller géopolitique), ce qui revient à se priver d'une partie du public des films Marvel... ça ne pouvait que coincer.

Et voilà, un Captain America 4 qui s'est fait démonter par la critique, attaqué pour tout et son contraire (pas assez drôle, pas assez sérieux, pas assez engagé, trop engagé dans des positions d'apaisement et de cohabitation qui se marient mal avec l'époque actuelle polarisée, etc, etc), et décrit par de nombreux critiques presse comme l'un des trois pires, si ce n'est le pire film de toute l'histoire de Marvel Studios (hyperbole/absence totale de nuance, quand tu nous tiens...)

Personnellement, ayant très modérément apprécié The Falcon and The Winter Soldier, je n'attendais absolument rien de ce métrage. Et j'ai été relativement agréablement surpris. Le mot-clé étant "relativement".

Dans un premier temps, ça lorgne effectivement beaucoup sur The Winter Soldier (pour le ton) et Civil War (pour le contenu). Au point d'en devenir presque gênant : Cap qui défie les ordres et qui, avec son sidekick et une ancienne de la Chambre rouge, tente de prouver l'innocence de son ami ex-super-soldat manipulé par un méchant non identifié, suite à un attentat en pleine crise géopolitique internationale, avec pour toile de fond le partage d'un minerai rare... c'est Civil War, peu ou prou.

Ça fait donc un peu redite, mais en moins bien : moins bien filmé (les scènes de Samuel Sterns en plan débullé et sombre, mwébof), moins nerveux (les affrontements sont notamment un peu trop mous), une bande originale plus effacée, une pseudo-Black Widow moins convaincante eet très absente, des scénes d'exposition (tout ce qui tourne autour de Giancarlo Esposito) que l'on sent rajoutées lors des reshoots pour bien expliquer le plan des méchants, des effets spéciaux plus inégaux (le budget est clairement inférieur aux plus gros blockbusters du MCU, et si Red Hulk est réussi, certaines autres incrustations sont assez laides, et certaines textures semblent très approximatives)...

Et pourtant, le scénario plus simple et direct, le capital sympathique de Sam Wilson (qui cherche à négocier et à parler avant de taper), les détails qui tentent de le rendre crédible en tant que successeur à Cap malgré l'absence de superpouvoirs (costume et ailes en vibranium), et l'interprétation impliquée d'Harrison Ford font que j'ai relativement apprécié ce spectacle aux défauts certains, mais qui est loin des pires productions du MCU.

Je m'attendais à tellement pire qu'en fait, je crois que j'ai même préféré à Black Panther 2, donc...

3/6 (soit la même note que la série Falcon et le Soldat de l'hiver)

 

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #114 - Saturday Night (2024)

Publié le 19 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Histoire, Critiques éclair, Biographie, Télévision, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Saturday Night (2024) :

Les 90 minutes précédant la diffusion en direct du premier épisode du Saturday Night Live, et les nombreux conflits et événements ayant mené à cette diffusion portée à bout de bras par Lorne Michaels (Gabriel LaBelle) et son équipe...

Entre deux Ghostbusters nostalgiques, Jason Reitman et son compère Gil Kenan décident de jouer les fanboys et de narrer, quasiment en temps réel, les coulisses de la première édition du Saturday Night Live... mais très honnêtement, j'ai trouvé tout ça un peu vain et creux.

C'est très nombriliste, une reconstitution partiellement fantasmée et idéalisée, ça ressemble un peu à du Aaron Sorkin sans le mordant et la virtuosité, et les choix d'interprétation (LaBelle, notamment, choisit de faire de son Lorne un personnage totalement flegmatique et passif, qui peine à convaincre en génie créatif et meneur d'hommes) laissent parfois dubitatif : en somme, c'est un biopic plein de révérence, à la reconstitution visuelle réussie, et qui parvient à retranscrire l'énergie excentrique et chaotique de l'enregistrement d'un show live dans les années 70 (quitte à bourrer le film d'anecdotes et de moments inutiles, et à sous-exploiter un paquet d'interprètes), mais qui échoue à exprimer le caractère révolutionnaire et hilarant du show, tel que Reitman et Kenan le perçoivent avec le recul.

Et puis il y a le problème de baser toute la tension du film sur la diffusion ou non du premier épisode du SNL, un problème assez symptomatique de l'écriture du film : en tant que film de fan bourré de clins d'œil à l'histoire du SNL, à ses sketches célèbres, au destin de ses acteurs, etc, SN tente d'avoir le beurre (la tension artificielle qui fait comme si le spectateur ne savait pas déjà comment tout cela allait se terminer) et l'argent du beurre (les innombrables coups de coude au spectateur qui supposent clairement que le spectateur a toutes les références, reconnait toutes les anecdotes, les sous-entendus, les visages, et donc, sait déjà clairement comment tout va se terminer).

On se retrouve donc avec un exercice de style qui a le postérieur entre deux chaises : c'est tout à fait regardable et même divertissant, et la distribution est excellente, mais niveau intérêt intrinsèque, ça s'arrête là.

3/6

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Critique éclair #113 - Venom 3 : The Last Dance (2024)

Publié le 17 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Science Fiction, Marvel, Review, USA, Venom, Sony

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Venom 3 : The Last Dance (2024) :

Traqué par les autorités pour le meurtre d'un journaliste, Eddie Brock (Tom Hardy) et Venom traversent les USA en stop, pour rejoindre New-York et tenter de prouver leur innocence. Mais aux tréfonds du cosmos, Knull (Andy Serkis), entité malfaisante ayant créé les Symbiotes, tente de s'échapper de sa prison, et envoie ses Xénophages aux quatre coins de l'univers, pour retrouver Venom, et le Codex qui est né de sa fusion avec Brock...

La trilogie des Venom de Sony, c'est un peu comme les films de Nicolas Cage : c'est souvent mauvais, approximatif, bancal, et tout et tout, mais ça reste toujours intéressant grâce à la prestation de son acteur principal.

Ici, avec ce Venom 3, supposé être la fin de la franchise (au moins pour un temps et sous cette forme), la formule ne change pas : débauche d'effets spéciaux, de symbiotes multicolores et de personnages à la caractérisation sommaire, exposition et dialogues balourds, longueurs et digressions inutiles, distribution secondaire qui fait de la figuration... et un Tom Hardy qui déambule là-dedans pieds nus, comme un vagabond alcoolisé et paumé, réagissant bon gré mal gré aux événements qui se produisent autour de lui.

Ponctuellement, ce script bordélique propose des idées intéressantes (la poursuite dans la rivière), pas forcément exploitées au mieux, Hardy a l'air de s'amuser à apporter sa touche personnelle à son personnage (et cabotine en doublant Venom), et la fin, toute prévisible, a de faux airs de conclusion définitive pour un acteur qui en a terminé avec son contrat...

Mais bon, c'est très loin d'être exceptionnel, tout ça, meilleure que le premier opus, probablement un peu en dessous du deuxième.

2.5/6

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Critique éclair #112 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Tout sauf toi (2023)

Publié le 16 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Australie, Review, St Valentin

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Tout sauf toi (Anyone but you - 2023) :

Malgré un coup de foudre immédiat lors de leur rencontre, un malencontreux quiproquo brouille totalement Bea (Sydney Sweeney) et Ben (Glen Powell)... jusqu'à ce qu'ils se retrouvent par hasard à l'occasion du mariage d'une amie commune et de la sœur de Bea, organisé en Australie. Là, Bea et Ben finissent par mettre de côté leurs hostilités pour faire semblant d'être en couple, et tenter de rendre leurs ex jaloux...

Je partais honnêtement assez dubitatif : une comédie romantique supposément adaptée de Shakespeare, mettant en vedette deux acteurs largement mis en avant par la critique américain comme "les acteurs du moment et des superstars en devenir", mais qui, au mieux, ne m'ont jamais particulièrement convaincu de leur star power, et un accueil critique assez mitigé... et finalement, ce n'était pas désagréable.

Alors attention, ça reste une romcom assez basique et formatée, avec des péripéties improbables, des moments paradoxalement à la fois cringe et timides, une vague "adaptation" de Shakespeare et un couple principal à l'alchimie inégale (la diction et le vocal fry de Sweeney n'aident pas forcément).

Mais dans l'ensemble, ça reste honorable : les acteurs y mettent de l'énergie, les décors australiens sont superbes, les personnages secondaires un peu sous-développés mais amusants, c'est sexy, et ça ne dure pas trop longtemps. Bref, ça ne révolutionne rien, mais c'est sympatoche.

3.5/6

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Critique éclair #111 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - À toute allure (2024)

Publié le 16 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, France, Review, St Valentin

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À toute allure (2024) :

Lorsqu'ils se croisent en pleine tempête, Marianne (Eye Haïdara), officier de sous-marin tactique, et Marco (Pio Marmaï), steward, s'attirent immédiatement. Mais à peine débutée, cette romance est interrompue par l'appel du devoir. Peu importe : Marco monte clandestinement à bord du sous-marin, pour s'y improviser cuistot, et il suit Marianne jusqu'au bout du monde. Une Marianne qui voit cette insistance d'un mauvais œil...

Moui, je ne sais pas trop quoi en penser, de ce film : un rythme délibérément soutenu, des dialogues nerveux, une influence claire d'un certain genre rétro de la comédie romantique screwball, une bande originale envahissante, ça part dans tous les sens... et je n'ai pas accroché. Je ne sais pas parce que si c'est mauvais, ou si c'est tout simplement une question d'atomes crochus, mais là, j'ai vraiment trouvé le tout forcé et bordélique, à commencer par le couple principal, sans grande alchimie, voire même assez tête à claques (Pio, surtout, et ce dès sa première scène).

2.25/6 pour moi, mais je pense que si l'on est sur la même longueur d'ondes que le scénariste/réalisateur, on appréciera beaucoup plus.  

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Critique éclair #110 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - An Unexpected Valentine (2025)

Publié le 15 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, St Valentin, Télévision, Hallmark, Romance, USA, Review

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An Unexpected Valentine (2025) :

Le soir de la Saint Valentin, Hannah (Lacey Chabert) monte à bord du VTC de Finn (Robert Buckley), un artiste-peintre qui arrondit ses fins de mois en jouant les chauffeurs privés. Mais une fois les autres passagers déposés à bon port, Hannah et Finn retrouvent une bague de fiançailles et son écrin coincés entre deux sièges : ils décident donc de traverser la ville pour contacter tous les passagers pris en charge ce soir-là, afin de retrouver le propriétaire de la bague...

Mouais. Je ne sais pas trop quoi penser de ce métrage Hallmark diffusé cette année pour la Saint Valentin... d'un côté, c'est tout à fait regardable, le duo principal a une bonne alchimie, le ton est décontracté et le postulat change un peu du tout-venant ; mais de l'autre, j'ai trouvé le tout étrangement nonchalant et bavard, avec pas mal de platitudes sur l'amour et la romance, un temps pluvieux, une temporalité bancale, et un script qui se force un peu à créer des échanges supposément moqueurs et pétillants, quitte à paraître un peu artificiels.

Alors que le tout aurait dû être un récit nerveux et dynamique, une sorte de compte à rebours en temps quasi-réel pour retrouver un inconnu et sauver sa demande en mariage, le tout prend bien son temps, multiplie les péripéties improbables, et finit par lasser. Dommage.

Un petit 3/6, et encore... 

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Critique éclair #109 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Girl Haunts Boy (2024)

Publié le 15 Février 2025 par Lurdo dans Comédie, Romance, Critiques éclair, Netflix, Jeunesse, USA, Review, Fantastique, St Valentin, Cinéma

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Girl Haunts Boy (2024) :

Adolescente rebelle dans les années 20, Bea (Peyton List) est étrangement attirée par une bague antique égyptienne lors d'une visite au musée avec sa classe, mais décède presqu'aussitôt, renversée par une auto. À notre époque, Cole (Michael Cimino) emménage avec sa mère récemment veuve dans une nouvelle maison, et découvre bien vite que celle-ci est hantée par Bea. Progressivement, le duo va alors apprendre à faire connaissance...

Une bluette surnaturelle adolescente Netflix qui n'aurait pas dépareillé chez Disney ou sur une plateforme de ce type, tant on est clairement dans ce style de métrage gentillet, inoffensif, pas particulièrement inspiré, et qui permet à Cimino de placer deux chansons pour booster sa carrière.

Pas grand chose à dire de plus sur ce film, en réalité, une adaptation d'un roman young adult pas très original qui traite un peu du deuil, mais pas trop, qui semble obsédée (comme beaucoup d'Américains) par The Great Gatsby, et qui souffre de dialogues un peu trop modernes, d'un bref passage anecdotique à Halloween et d'un chat pas assez présent. Mwébof.

2.5/6

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