Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Found Footage - The Making of the Patterson Project (2025) :
Lorsqu'il trouve un financement pour son premier long-métrage, The Patterson Project, un found footage centré autour de Bigfoot, Chase (Brennan Keel Cool) débute la préproduction de celui-ci, et, après un casting assez compliqué, il part tourner le tout dans un chalet en timeshare, au milieu des bois. Mais rapidement, en y installant son équipement, l'équipe déplace involontairement un autel où était emprisonné un démon, qui sabote le tournage...
Une comédie horrifique méta (c'est un found footage horrifique qui suit la réalisation d'un documentaire qui suit la réalisation d'un found footage horrifique qui s'inspire des images "réelles" de Bigfoot, le fameux Patterson film) produite par Radio Silence (les V/H/S, Ready or Not, etc), et qui s'avère plutôt amusante dans ses moyens limités et ses personnages incompétents.
On est presque dans un mockumentaire à la Christopher Guest, avec ce réalisateur visionnaire, sa compagne et AD qui a une aventure avec l'un des producteurs, l'investisseur en charge du financement (un vendeur de meubles et d'élements de décorations qui arnaque une petite vieille en lui promettant de rencontrer feu Alan Rickman), les acteurs médiocres, etc.
Found Footage fonctionne donc assez bien sur le plan du mockumentaire sur un tournage de film compliqué, sans argent, et très amateur. L'horreur en soi n'arrive que dans la dernière ligne droite du métrage, et honnêtement, c'est surtout là pour ajouter un peu de sel à cette comédie : il ne faut pas s'attendre à de la terreur, on reste dans quelque chose de limité, budgétairement parlant, mais c'est un peu la cerise sur le gâteau.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé le tout sympathique. Pas exceptionnel, un peu inégal dans son rythme, dans sa structure, dans ses effets et dans son interprétation (je ne suis pas fan de la réalisatrice de documentaire française) mais amusant.
3.75/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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Mercredi, saison 2 (Wednesday, season 2 - 2025) :
De retour à Nevermore, Wednesday Addams (Jenna Ortega) est désormais une semi-célébrité admirée de tous pour avoir sauvé l'école, ce qui l'agace un peu. D'autant qu'une nouvelle menace plane sur l'établissement et sur la jeune femme, et que la cadette des Addams tente toujours de maîtriser ses pouvoirs psychiques, au grand dam de sa mère Morticia (Catherine Zeta-Jones)...
Après une saison 1 frustrante, qui ressemblait plus à une tentative de produire un succédané de Sabrina ou de Harry Potter collé de manière artificielle à une franchise établie, et qui passait totalement à côté de son potentiel, la faute à des caractérisations hors sujet et à des gimmicks de scénaristes épuisés (Gough et Millar, les créateurs de Smallville, avaient écrit la moitié de la saison 1 et showrunnaient le reste), la série revient pour une saison 2 de 8 épisodes coupée en deux, avec toujours Tim Burton derrière la caméra de la moitié des épisodes.
Le reste de l'équipe scénaristique a changé, cela dit, et cela se traduit, à l'écran, par quelque chose qui semble mieux caractérisé en ce qui concerne les Addams : alors qu'en saison 1, on avait droit à des Morticia et Gomez ados hors-sujet, horrifiés par le meurtre accidentel d'un stalker, ce qui constituait l'un des points scénaristiques principaux de la saison, cette année, on retrouve, dans la première moitié de cette saison artificiellement coupée en deux, des Addams plus "normaux", qui trouvent une excitation et qui se réjouissent de la mort, du meurtre, du macabre, de la torture, etc.
Catherine Zeta-Jones a suivi un régime botox-ozempic, Isaac Ordonez a beaucoup grandi (et compose un Pugsley que je ne suis pas encore certain d'apprécier, très naïf et dans un rôle-fonction de victime), Joanna Lumley est une Grand-mère Frump plus classe que d'habitude, et Gomez et Fester restent fidèles à eux-mêmes : c'est nettement plus probant en saison 2, je dois dire, notamment au niveau de l'écriture.
Wednesday, elle, reste malheureusement une Veronica Mars goth un peu trop abrasive, qui commence la saison en mode Dexter, en chassant et scalpant un tueur en série avant de le remettre aux autorités (pourquoi ? Habituellement, Mercredi vénère les tueurs en série, qui lui servent de modèle...), et qui passe son temps à se heurter à sa mère, tout en enquêtant sur ses divers stalkers et autres menaces surnaturelles qui l'entourent.
Et alors que la saison 2 se plie en quatre pour intégrer plus d'Addams à la série et plus de membres de la famille dans l'environnement de l'école Nevermore, cela a pour effet de faire passer Wednesday au second plan : privée de son amitié avec Enid (le personnage d'Enid est maltraité, cette année, héritant d'un triangle amoureux insipide, totalement coupée de Wednesday, héritant d'un numéro de danse joli mais inutile, et envoyée dans la nature, bloquée en forme lupine à la fin de la saison - on m'apprendrait que la production voulait se débarrasser d'elle, je ne serais pas surpris), et bloquée dans une écriture répétitive, mécanique et cassante, Wednesday devient un personnage principal un peu lassant, dont le seul trait de caractère est l'arrogance.
Alors dans un premier temps, les scénaristes essaient bien de varier les plaisirs, avec un affrontement un peu forcé entre les Outcasts de Nevermore et un camp de scouts commandés par Anthony Michael Hall, en révélant très tôt l'identité de l'un des stalkers de Wednesday (Agnes, une autre élève fangirl de Wednesday et l'un des points forts de la saison), en faisant revenir certains personnages de la saison 1 (pour les éliminer) ou en multipliant les guests stars (Buscemi en proviseur, Thandie Newton en psy de l'asile local, Billie Piper en prof de musique, Haley Joel Osment en serial killer, Heather Matazarro, Lady Gaga, Frances O'Connor, Casper Van Dien en acteur de soap ou encore ce bon vieux Christopher Lloyd en tête dans un bocal... mais globalement, il manque quelque chose, et la nécessité d'avoir un cliffhanger de mi-saison fait que le scénario avance vraiment par à coups.
Pire : la seconde moitié de la saison (qui voit les showrunners reprendre l'écriture et quasiment traiter cette demi-saison comme une saison à part entière, mais condensée en quatre épisodes) plombe vraiment le tout. En multipliant les sous-intrigues sous-développées, les apparitions éclair, et en centrant tout sur la famille de Tyler, la production tente de faire un immense toutéliage bancal, qui alourdit toute la saison, et donne lieu à des révélations absolument pathétiques.
Comme en saison 1, tout est à nouveau lié à un secret de famille Addams. Comme en saison 1, Morticia et Gomez ont fait disparaître un cadavre durant leurs jeunes années à Nevermore, à nouveau dans des circonstances de légitime défense, et à nouveau, ils ont dissimulé cet événement par peur d'être accusé de meurtre (*soupir)*. Comme en saison 1, Mercredi leur en veut.
Comme par hasard, ce cadavre est le zombie déterré par Pugsley. Comme par hasard, Frances O'Connor est la mère de Tyler, évadée de l'asile grâce à l'intervention providentielle de Wednesday. Comme par hasard, le zombie est Isaac Night, l'oncle savant fou de Tyler. Comme par hasard, tout ce petit monde en veut mortellement aux Addams. Ah, et j'ai failli oublier : comme par hasard, la main tranchée de Night est devenue la Chose, parce que Night = Thing. *énorme soupir*
C'est bien simple, plus la saison approchait de sa conclusion, et plus j'ai passé de temps la tête enfouie entre les mains, atterré par le niveau pitoyable de l'écriture. D'autant qu'à côté, pour laisser de la place à de multiples éléments teasant une saison 3, tout se résoud de manière catapultée - notamment la sous-intrigue totalement insipide de Buscemi l'arnaqueur à la tête d'une secte, et qui manipule les Sirènes pour parvenir à ses fins : tout ça a été tellement mal amené et développé durant la saison qu'on s'en contrefout royalement... un peu comme la majorité des éléments de la saison (mention spéciale au caméo-éclair de Lady Gaga, uniquement là pour placer son nouveau morceau et tenter de créer un meme de danse, en vain).
Mais cessons de perdre du temps, et allons droit au but : malgré quelques moments sympathiques, comme l'échange de corps (même si, très honnêtement, j'ai trouvé Ortega bien en dessous d'Emma Myers dans l'exercice), ou le personnage d'Agnes (Evie Templeton, qui s'affirme progressivement), la saison 2 de la série s'embourbe progressivement dans ses visions, ses prophéties, ses vengeances et surtout son rythme assez mou, y compris au niveau de la réalisation et du montage.
Tout dure trop trop longtemps, il y a trop de querelles familiales (Grandmère Frump le dit : les Addams de Wednesday sont une famille dysfonctionnelle où tout le monde se ment et se déteste... sauf que ça n'a jamais été le cas dans aucune des autres versions, et c'est presque du hors-sujet) et le tout paraît trop souvent en pilotage automatique, cochant des cases d'une liste d'éléments à utiliser pour valider le cahier des charges Netflix d'une série de ce type.
Ça fait illusion pendant quelques épisodes, ça se prend les pieds dans le tapis en cours de route, et ça tombe totalement à plat dans sa dernière ligne droite. Pas forcément surprenant, mais décevant néanmoins, et je ne serais pas surpris que la saison 3 finisse par être la dernière saison du show (ne serait-ce que parce que Ortega semble se lasser de son rôle figé).
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Haul Out the Halloween (2025) :
Alors qu'Evergreen Lane s'est fait une spécialité de décorer toute l'impasse pour Noël, la fête d'Halloween y est mise de côté, suite à la mort de la grand-mère d'Emily (Lacey Chabert), des décennies plus tôt. Jusqu'à ce que Luna (Kimberly J. Brown) et Marvin (Daniel Kountz) décident de s'installer dans le lotissement, et incitent toute la communauté (Melissa Peterman, Ellen Travolta, etc...) à relancer les festivités, au grand dam d'un Jared (Wes Brown) un peu dépassé par les événements et par la romance naissante de sa mère avec Ned (Stephen Tobolowsky).
Après Noël à tout prix 1 et 2, deux comédies festives Hallmark, la chaîne a décidé de prendre les mêmes et de recommencer, mais à Halloween, cette fois-ci, proposant ainsi l'une de ses rares fictions automnales à aborder frontalement le 31 octobre.
Ici, le projet était notamment motivé par l'envie de Lacey Chabert de partager l'écran avec sa BFF IRL, Kimberly J. Brown, actrice notamment connue pour la série des Halloweentown. De quoi justifier cette nouvelle période de l'année, et permettre à KJB de jouer l'épouse de Daniel Kountz, son compagnon IRL là aussi, et lui aussi l'un des interprètes des Halloweentown.
Le résultat, malheureusement, est un peu en dessous de mes attentes, avec un couple Brown/Kountz sous-exploité, une pseudo-rivalité d'Emily avec une journaliste, et d'autres sous-intrigues survolées : en réalité, le film ressemble vraiment à un téléfilm de potes, avec des acteurs qui s'amusent bien ensemble, mais dont le scénario est un prétexte plus qu'autre chose, imaginé sur un coin de table après que Chabert ait proposé l'idée à la chaîne.
Dommage, à vrai dire, parce que l'énergie excentrique et décomplexée est toujours là (ça cabotine beaucoup, mais ça a toujours été le cas dans ces métrages), et que tout le monde est à l'aise. Cependant, sans réel antagoniste ni réelle direction narrative, le métrage peine à trouver un rythme et une direction, et finit par tourner à vide.
Un petit 3/6
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Ick (2025) :
Dans la petite ville d'Eastbrook, envahie depuis des décenniers par le Ick, une plante inoffensive qui se développe très lentement, Hank Wallace (Brandon Routh), ancien footballeur vedette du lycée, vit une vie médiocre de professeur de science. Jusqu'au jour où il réalise que le Ick devient agressif, et est capable de posséder les humains pour se propager ; et alors que les habitants de la ville semblent tous sceptiques et indifférents, Hank va tout faire pour tenter de protéger Grace (Malina Weissman), la fille de sa petite-amie d'alors (Mena Suvari), qui pourrait bien être sa fille biologique...
Après Detention (2011), Joseph Kahn revient à l'horreur/comédie, enrobée cette fois-ci d'une nostalgie pour les années 2000 (le film est bourré de morceaux de pop-punk de l'époque), et d'un pseudo-propos politico-engagé ultra-maladroit sur l'état actuel de la société (Covid, réchauffement climatique, Trump, MAGA, etc... la métaphore est tellement sous-développé qu'on peut y voir ce que l'on veut), assorti de vannes sur la génération woke actuelle, histoire de contre-balancer.
Le reste, c'est du Joseph Kahn typique : la forme et le détachement ironico-cynique prennent le pas sur le fond, c'est monté de manière tellement clippesque et cut que l'on a l'impression de regarder le film à une vitesse de x1.25 ou 1.5, tous les personnages secondaires (des ados à la scientifique du gouvernement en passant par tous les adultes) sont des caricatures ambulantes uniquement là pour se faire posséder et tuer de la manière la plus spectaculaire possible, c'est joyeusement surjoué, rien n'est vraiment crédible... bref, Joseph Kahn fait son truc, on adhère ou pas.
Bizarrement, quand le monstre passe à l'attaque et commence à posséder des gens, le film commence à ronronner jusqu'à sa conclusion, le côté très approximatif et bordélique du scénario empêchant le métrage de se structurer et de gagner en puissance : progressivement, on devient indifférent au tout numérique du Ick et de ses zombies (pourtant visuellement réussis), et cette succession de morts tentaculaires devient redondante.
Après une première partie assez fatigante (je ne suis pas grand fan du style Kahn), j'ai donc fini par m'ennuyer, et par me dire que, dans le genre, j'aurais probablement préféré revoir The Faculty de Rodriguez, ou Slither de James Gunn.
2/6
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Scared Shitless (2024) :
Don (Steven Ogg), un plombier bienveillant, convainc son fils Sonny (Daniel Doheny), germaphobe et anxieux, de l'accompagner dans l'exercice de sa fonction, sans se douter qu'ils vont devoir se mesurer à une créature sanguinaire et génétiquement modifiée qui a été involontairement libérée dans la plomberie d'un immeuble par un chercheur mécontent (Mark McKinney)...
Sortie officielle via Netflix de cette comédie canadienne à petit budget qui a tourné en festival en 2024, pour un résultat amusant et sympatoche, à défaut d'être ultra-mémorable.
Ça manque un peu de rythme, ça manque clairement de moyens, mais techniquement, ce n'est pas désagréable, même si ça tient clairement plus du DTV rigolard ou du film pour plateforme de streaming que d'un long-métrage plus fignolé et abouti.
Après, le réalisateur était déjà à l'origine du bancal mais intrigant Seven Stages to Achieve Eternal Bliss : ici, on est dans quelque chose de nettement plus simple et direct, avec un sens de l'humour très canadien, du monstre en caoutchouc et des explosions de sang jamais totalement crédibles, mais plutôt amusantes.
3.25/6
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The Toxic Avenger (2025) :
Salarié de BTH, une société pharmaceutique corrompue gérée par l'excentrique Bob Garbinger (Kevin Bacon), Winston Gooze (Peter Dinklage) apprend un jour que son cerveau est malade suite à une exposition à des produits toxiques. Il tente alors de demander de l'aide à son patron, qui le rejette et, furieux, Winston cherche à se venger : mais lorsque sa tentative de cambriolage tourne mal dans les locaux de BTH, Winston est laissé pour mort, noyé dans une cuve de substances nocives. Il en ressort cependant totalement difforme et doté de capacités incroyables, devenant ainsi le Toxic Avenger et, avec JJ (Taylour Paige), une lanceuse d'alerte, il va faire tomber Bob et son entreprise...
Sorti en festival en 2023, un remake/hommage du Toxic Avenger original de Troma, qui troque le bordel sans argent mais plein de bonne volonté de l'original pour quelque chose de plus confortable, avec une distribution plus prestigieuse (Dinklage, Bacon, Elijah Wood, Jacob Tremblay), et une forme plus aboutie qui lorgne plus sur le pastiche superhéroïque qu'autre chose.
Ça se regarde sans problème, tout le monde semble s'amuser, c'est forcément graveleux, forcément bas de plafond, c'est amusant... mais bizarrement, j'ai trouvé le tout un peu sage, manquant un peu du charme low budget de l'original et de sa folie décomplexée (il y a bien le poulet mutant, mais bon). Je suis resté un peu sur ma faim, en fait.
3.75/6
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V/H/S Halloween (2025) :
Après le sympatoche V/H/S Beyond de l'année dernière, centré sur les aliens, l'anthologie Shudder revient pour Halloween, avec comme d'habitude un niveau qualitatif très inégal en fonction des segments :
- Diet Phantasma :au début des années 80, l'entreprise Octagon multiplie les tests produits pour son nouveau soda aux extraits de poltergeists, avec des conséquences funestes et sanglantes pour chacun des cobayes.
Un concept rigolo pour ce fil conducteur improbable, malheureusement un peu trop répétitif pour son propre bien.
- Coochie Coochie Coo :deux lycéennes (Samantha Cochran, Natalia Montgomery Fernandez) se filment alors que, déguisées en bébés, elles font la tournée d'Halloween de porte en porte. Jusqu'à ce qu'elles arrivent dans une demeure sinistre, réputée hantée par une mère éplorée...
Vraiment pas aimé, celui-ci : plus d'une vingtaine de minutes d'un found footage très basique, façon maison hantée de fête foraine, avec des monstres grotesques, une interprétation très criarde, et des protagonistes jamais attachantes. Et puis sur la durée, toute la tension se fait la malle, pour finir de manière très plate.
- Ut Supra Sic Infra :après un massacre inexplicable lors d'une soirée d'Halloween, la police espagnole interroge Enric (Teo Planell), le seul survivant, et tente de reconstituer les événements qui ont mené à cette situation.
Le co-créateur des REC revient au genre du found footage, avec un métrage court et efficace, aidé par des effets spéciaux convaincants, et par une simplicité qui fonctionne. Rien d'exceptionnel, mais ça passe plutôt bien.
- Fun Size :parce qu'ils n'ont pas respecté la règle du "1 bonbon par personne", un groupe de vingtenaires (Lawson Greyson, Riley Nottingham, Jenna Hogan, Jake Ellsworth) faisant la tournée d'Halloween est aspiré dans le bol d'une maison, et se retrouve victime d'un étrange chocolatier qui les tue un par un pour fabriquer de nouveaux bonbons...
Mouais. Un segment qui est supposé être rigolo et déconneur, à mi chemin entre FNAF et un creepypasta décalé, et qui est réalisé par l'un des créatifs derrière Too Many Cooks et autres vidéos virales Adult Swim, mais le tout s'essouffle bien trop vite, est assez cheap et n'évite pas des moments graveleux assez télégraphiés. Et puis ça joue moyennement.
- Kidprint : Tim (Stephen Gurewitz), gérant d'un magasin d'équipement vidéo dans les années 90, décide de filmer toute la journée d'Halloween, alors même que des enlèvements se multiplient en ville. Il découvre bien vite l'identité du tueur...
Bof, à nouveau. Une histoire de serial killer, pas très intéressante, à la chute évidente, et avec des scènes de torture qui ressemblent un peu à du remplissage.
- Home Haunt :en pleine crise d'adolescence, Zack (Noah Diamond) refuse désormais d'aider son père (Jeff Harms) à organiser sa maison hantée d'Halloween, tradition qu'il ne supporte plus. Mais cette année, son géniteur a décidé de baser son attraction sur la musique d'un disque étrange, trouvé dans un magasin d'antiquités... et qui déclenche un véritable massacre.
Ah, enfin un segment vraiment sympathique, entre son caméo de Rick Baker, ses fantômes, ses zombies, sa sorcière déglinguée, ses effets amusants mais sanglants, et sa conclusion assez nawak.
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Globalement, alors que les critiques outre-atlantique ont adoré ce V/H/S, parlant même de meilleur volet de la saga, j'ai trouvé le tout assez raté. Soit c'est mal rythmé, soit c'est criard et générique, et à part le dernier segment, à la fois drôle et sanguinolent (et dans une moindre mesure l'épisode du co-créateur de REC, qui a quelques beaux effets), rien n'a vraiment fonctionné sur moi, au contraire. Dommage.
2.5/6
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Together (2025) :
Surpris par des intempéries au milieu de la forêt locale, près de leur nouvelle maison, Tim (Dave Franco), musicien, et Millie (Alison Brie), institutrice, passent une nuit dans une grotte étrange. Dès leur réveil, cependant, ils réalisent qu'ils perdent ponctuellement le contrôle de leurs corps, attirés l'un vers l'autre de manière incontrôlable, jusqu'à ce que leurs épidermes fusionnent...
Mélange de comédie romantique, de thriller horrifique et de body horror, Together est le premier long de Michael Shanks (à ne pas confondre avec l'acteur de Stargate SG-1), un long plutôt efficace, avec des effets joyeusement convaincants, un deuxième degré de lecture qui joue avec les notions de relation fusionnelle, de codépendance, de besoin de liberté et d'autonomie, des liens du mariage, etc, et une performance efficace de son couple principal, fiancé à l'écran et marié à la ville.
Ce n'est pas forcément d'une originalité extrème dans son déroulement (quiconque a un peu d'expérience en matière de films de genre - et de métaphores - comprendra immédiatement dans quelle direction le récit avance, et comment tout ça va se terminer), mais c'est globalement bien mené, bien interprété (Dave Franco a une scène ou deux où je l'ai trouvé un peu en-dessous, mais rien de vraiment rédhibitoire), et assez sympatoche dans l'ensemble (même si parfois un peu inégal).
4/6
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Shell (2025) :
La carrière de Samantha Lake (Elisabeth Moss), actrice de série télévisée, est aujourd'hui au point mort. En surpoids, bourrée de complexes et de doutes, Sam comprend alors qu'elle doit avoir recours aux services de Shell, une société pharmaceutique au traitement révolutionnaire, dirigée par la charismatique Zoe Shannon (Kate Hudson). Aussitôt, la carrière de Sam renaît, sa vie est transformée... et son métabolisme aussi.
Bizarre de visionner ce métrage signé Max Minghella (fils du réalisateur Anthony Minghella) un an après The Substance, film qui a fait énormément de buzz, et dont ce Shell ressemble un peu (beaucoup) à une version Wish. Là où The Substance allait jusqu'au bout de ses idées, avec des interprètes se donnant corps et âme à leurs rôles, ici, tout paraît timide et générique, tout en partageant le même propos sur le sexisme et le jeunisme du monde du spectacle, sur le besoin de s'accepter tel qu'on est, etc.
Une partie du problème de Shell, c'est son ton, nettement plus satirique et léger/comique dans sa première moitié, avant de virer au thriller basique et insipide par la suite : difficile de prendre le tout trop au sérieux, comme par exemple la transformation de Samantha Lake, qui se limite à "on lui met des pulls et des imperméables informes pendant la première moitié du film, on les enlève ensuite et on prétend qu'Elizabeth Moss est soudainement devenue ultra-sexy et irrésistible".
Ça ne fonctionne pas vraiment, donc, d'autant que l'écriture est assez maladroite, entre la scène balourde des vibros, le meet-cute improbable ("- votre chat s'appelle Salem, comme le chat de Sabrina" "- Oui, c'est génial, personne ne comprend jamais la référence !", alors que c'est probablement l'un des noms de chats noirs les plus communs sur le Web, avec Binx), et un vrai refus de créer de la tension intéressante, ou d'aller encore plus avant dans la body horror ou dans le grotesque (il y a bien quelques touches, çà et là, comme ce repas où tout le monde mange la peau de Zoe, mais ça ne va jamais plus loin).
Alors certes, il y a beaucoup de visages familiers dans les seconds rôles (Elizabeth Berkley, la fille de Cindy Crawford, ce bon vieux Peter McNicol, Randall Park, Mary Lynn Rajskub...), la bande originale n'est pas désagréable (dans la première moitié du film) et les dernières minutes du métrage, en mode creature feature avec une langouste géante, sont amusantes, mais l'ensemble du film donne l'impression de ne pas oser et d'être coincé dans un entre-deux fade jamais aussi percutant que The Substance.
2.25/6
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What We Do In the Shadows, saison 6 (2024) :
Nandor (Kayvan Novak), Laszlo (Matt Berry), Nadja (Natasia Demetriou), et Colin (Mark Proksch) se souviennent soudain qu'ils ont un autre colocataire, Jerry (Michael Patrick O’Brien), qu'ils ont oublié de réveiller de son cercueil dans les années 90. Mais Jerry trouve que ses compères se sont vraiment ramollis au fil des ans, alors qu'ils devaient conquérir New York et la région. Cette constatation sème le trouble dans le petit groupe de vampires, en amenant certains à faire le point, alors même que l'équipe documentaire annonce approcher de la fin de son tournage...
On le sentait venir avec la saison précédente : WWDITS commençait à s'essouffler un peu, à avoir fait le tour de ses personnages incapables d'évoluer réellement, et l'arc de Guillermo touchait naturellement à sa fin.
Sans surprise, donc, on remet le couvert pour ce qui est l'ultime saison du programme, une saison 6 qui sert en quelque sorte de bilan à la série, en revenant sur ses fondamentaux (la conquête des USA par les vampires, l'équipe documentaire), et en apportant au programme une sorte de conclusion ouverte jouant la carte du méta.
11 épisodes, cette année, avec plusieurs sous-intrigues plus ou moins probantes : Lazlo décide de se replonger dans ses recherches scientifiques, et de créer sa propre créature de Frankenstein avec l'aide de Colin Robinson ; Guillermo rejoint une société d'investissement, où il reproduit, avec son nouveau patron (Tim Heidecker), la relation toxique de servitude qu'il avait avec Nandor ; ce dernier et Nadja rejoignent également l'entreprise, le premier pour garder un œil sur Guillermo, la deuxième pour s'amuser...
Ajoutez à cela quelques épisodes presque indépendants (l'hypnose qui efface la mémoire de tout le monde, Nandor qui lève une armée, le tournage d'une série policière dans le quartier des vampires, la visite du père de Lazlo, interprété par Steve Coogan), et voilà une saison à l'intérêt fluctuant : je dois bien avouer que tout ce qui est lié à Cannon, la firme d'investissement, ne m'a pas particulièrement convaincu (ce qui est problématique, puisque c'est une grosse partie de la saison), notamment parce que ça ne débouche pas sur grand chose de mémorable.
Oui, in fine, ça participe à l'émancipation de Guillermo, et à l'évolution des rapports Nandor/Guillermo, mais trop souvent, ce n'est pas hilarant ou particulièrement inspiré (Nadja en fait trois tonnes, et c'est lassant).
Plus intéressante, l'intrigue de fond centrée sur Jerry, qui devient une revisite de The Warriors avec tous les clans vampiriques de la ville qui en veulent au groupe (et un caméo amusant d'Alexander Skarsgard) ; et puis, bien sûr, l'ultime épisode de la série, un épisode méta qui parle autant de la fin du documentaire que de celle de la série, avec des personnages qui tentent de trouver une conclusion appropriée à tout ça, et plusieurs fins douce-amères (ainsi qu'une parodie du Bob Newhart Show).
Globalement, si le tout reste amusant et distrayant, la saison ne m'a pas laissé des souvenirs impérissables (pour être totalement franc, j'ai rédigé cette critique un mois ou deux après le visionnage, et il m'a fallu faire un tour sur wikipedia pour me remettre la saison en tête), la faute à des éléments pas très palpitants.
Voilà : la série ne se conclue pas sur sa meilleure saison, mais je regretterai tout de même cette bande de vampires incompétents, et cet humour si particulier...
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