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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Bondsman, saison 1 (2025)

Publié le 28 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Horreur, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Télévision, USA, Review, Musique

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

The Bondsman, saison 1 (2025) :

Lorsque Hub Halloran (Kevin Bacon), chasseur de primes, est tué par les sbires de son pire ennemi Lucky (Damon Herriman), criminel désormais en couple avec l'ex-femme de Hub, il revient à la vie : l'Enfer l'a choisi pour qu'il renvoie, d'une balle dans la tête, plusieurs démons qui se sont évadés des Enfers et qui tentent de ramener Lilith, leur maîtresse, sur Terre. Hub devient alors chasseur de démons, son contrat avec le Diable - ou du moins, avec la représentante de celui-ci, Midge (Jolene Purdy) - apparaissant d'un tatouage sur sa chair, et tente par la même occasion de reconquérir son ex-épouse en se vengeant de Lucky...

En 1993, sur la Fox, dans le créneau horaire funeste du vendredi soir, est diffusée Brimstone, où Ezekiel Stone (Peter Horton), policier, finit en Enfer après avoir vengé le viol de sa femme en tuant sadiquement le criminel responsable. Là, le Diable (John Glover) lui offre une chance de revenir sur Terre et de retrouver son épouse, s'il accepte de jouer les chasseurs de prime pour le compte de Satan, et de capturer 113 âmes infernales qui se sont évadées de l'Enfer à l'initiative d'une prêtresse démoniaque. Des âmes damnées marqués dans la chair de Stone sous forme de tatouages, et qui ne peuvent être renvoyées en Enfer que si Ezekiel leur crève les yeux.

La série ne dure que 13 épisodes, mais l'interprétation de Glover et son atmosphère marquent les esprits et font beaucoup d'émules : Reaper, en mode stoner ; Wynnona Earp, en mode western ; et maintenant The Bondsman, pour Amazon, en mode... country familiale.

Parce qu'il faut bien l'avouer, The Bondsman, une production Blumhouse, c'est un peu comme si quelqu'un avait pris Brimstone, limé les numéros de série, mélangé le tout à une pincée d'Ash vs The Evil Dead (un épisode voit même Kevin Bacon, en slip, couvert de sang, une main inutilisable, utiliser un fusil à pompe et une tronçonneuse pour éliminer un démon), un soupçon de Supernatural, une once de Justified, une grosse dose de musique country (Kevin Bacon chante, Jennifer Nettles chante, Maxwell Jenkins chante, tout le monde chante), et n'avait gardé que le jus restant de toute cette concoction : ça n'a pas beaucoup de goût, c'est dérivatif, anecdotique, assez fauché, et c'est déjà annulé par Amazon au terme d'une saison.

Le problème de ce qui ressemble fortement à une pâle copie de ses modèles, c'est que le show est plein de contradictions : il a pour ambition de raconter une histoire de chasse aux démons, mâtinée de drama familial et de vengeance, mais il n'a que 20-25 minutes par épisode pour tout ça (résultat : la chasse aux démons prend 2 ou 3 minutes, apparaît souvent bâclée et est phagocytée par tout le reste) ; il force le personnage principal à jouer les chasseurs de primes pour l'Enfer, sans rien lui offrir en échange (contrairement à Brimstone, ici, aucune promesse de rédemption et de retour sur Terre au terme de sa mission) ; il tente de développer un ton plus léger, mais n'ose pas y aller franchement (quelques scènes ouvertement comiques, mais tout le reste est bien trop sérieux pour fonctionner pleinement) ; il tente aussi de jouer la carte du pathos, çà et là, mais les interactions familiales (avec son ex-femme, son fils, sa mère, etc) et la vibe country empêchent la moins noirceur de prendre racine, etc, etc, etc

Rarement drôle, rarement surprenant, pas très bien rythmé, pas particulièrement fun, le postérieur constamment entre plusieurs chaises, et avec une fin en cliffhanger qui n'aura aucune résolution, le show se regarde assez facilement grâce à son format court, mais frustre beaucoup. Bof. 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Minore (2023)

Publié le 24 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Grèce, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA

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Minore (2023) :

À son arrivée dans un petit port grec, William (Davide Tucci), marin et musicien, tente de retrouver son père biologique. Celui-ci est l'un des musiciens du restaurant local (Meletis Georgiadis), mais il n'a plus toute sa tête : ses nuits sont hantées par des visions prémonitoires, et lorsqu'un séisme provoque l'émergence d'une île inconnue au large et l'arrivée d'un brouillard sinistre qui envahit la bourgade, le vieillard et les autres habitants réalisent qu'une force surnaturelle maléfique et tentaculaire vient de se réveiller...

Une comédie horrifique grecque qui utilise les mythes lovecraftiens pour confronter toute la population d'une petite bourgade côtière à des monstres volants tentaculaires et à des visions oniriques. Et quand je dis "toute la population", c'est vraiment toute la population, des habitués du restaurant local au peintre de la ville, en passant par les serveuses, les grands-mères, le prêtre orthodoxe, le patron métalleux de la salle de sport, la police, les vieux du parc, etc, etc, etc.

Minore est donc un film collégial avant tout, et assez foutraque : il y a énormément de ruptures de ton, de digressions inutiles, de moments qui ne servent à rien, l'humour est très inégal, l'horreur gentiment fauchée... ce n'est pas terrible, en soi.

Et pourtant, il y a une sorte de bonne humeur et de capital sympathie qui font qu'on ne s'ennuie pas vraiment, et que, lorsque le film se lâche complètement dans sa dernière demi-heure (et que les villageois affrontent directement le monstre, à grands renforts d'effets sanglants approximatifs), on trouve le tout bordélique, mais amusant.

C'est toujours ça de pris.

3.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Hell of a Summer (2023)

Publié le 23 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Jeunesse, Shudder, Review, USA

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Hell of a Summer (2023) :

Alors qu'un nouvel été est sur le point de débuter au camp de vacances Camp Pineway, les moniteurs arrivent les uns après les autres (D'Pharaoh Woon-A-Tai, Billy Bryk, Finn Wolfhard, Pardis Saremi, Susan Coyne, Krista Nazaire, Matthew Finlan, Daniel Gravelle, Julia Doyle, Julia Lalonde), notamment Jason (Fred Hechinger), plus âgé et méprisé par ses collègues pour l'attachement particulier qu'il porte à la vie au Camp. Une figure masquée s'en prend alors au groupe, les massacrant un par un...

Un hommage au genre du slasher écrit et réalisé par Billy Bryk et Finn Wolfhard qui, pour un premier film, s'en sortent plutôt pas mal.

Bon, ça reste déséquilibré, la première demi-heure de mise en place est un peu longuette, et le whodunit est rapidement écarté (au bout d'une heure) pour révéler qui se cache derrière le masque, mais c'est aussi à partir de ce moment-là que l'écriture se fait plus comique et désinhibée, avec des personnages qui deviennent plus caricaturaux.

Et ça fonctionne plutôt sympathiquement, au point que la dernière demi-heure remonte la note finale de ce qui était, jusque là, un slasher assez basique et générique. Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Get Away (2024)

Publié le 20 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, UK, Suède, Review

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Get Away (2024) :

Lorqu'elle arrive sur l'île suédoise reculée de Svälta pour y assister à une commémoration traditionnelle, la famille Smith (Nick Frost, Aisling Bea, Sebastian Croft, Maisie Ayres) s'y trouve confrontée à des habitants hostiles, dont les antécédents cannibales et sanglants contre les Anglais ne laissent présager rien de bon pour les touristes...

Une comédie horrifique anglaise écrite par Nick Frost, et qui se déroule comme une version semi-parodique de la folk horror britannique à la Wicker Man, avant de verser dans tout autre chose dans la dernière demi-heure... une demi-heure assez décomplexée et gore (sur fond de Run to the Hills d'Iron Maiden, ça fait toujours plaisir), mais aussi totalement téléphonée dès le premier tiers du métrage.

Dommage, parce que le tout n'est pas désagréable, mais sur la fin, ça tire un peu à la ligne en plus d'être prévisible.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Time Cut (2024)

Publié le 19 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, Review, USA

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Time Cut (2024) :

Dans la bourgade de Sweetly, dans le Minnesota, Lucy Field (Madison Bailey) a passé toute son enfance sans souvenir de sa sœur aînée, Summer (Antonia Gentry), tuée avant sa naissance par un tueur en série. En 2024, cependant, elle découvre une machine à remonter le temps dissimulée dans une grange et retourne en 2003, juste avant les meurtres, pour tenter de sauver sa sœur avec l'aide de Quinn (Griffin Gluck), un nerd passionné de physique...

Je vais être franc, j'ai failli décrocher à mi-parcours, tant tout dans ce slasher générique, mou et insipide m'a plongé dans une torpeur sans nom.

Pourtant, l'un des précédents films du même scénariste, Freaky (alias Freaky Friday, mais en mode slasher) était plutôt sympathique, et si It's a Wonderful Knife (alias La vie est belle, mais en mode slasher) était nettement plus faible, l'emballage n'était pas désagréable... mais, là, ce Time Cut (alias Retour vers le Futur, mais en mode slasher) ne fonctionne tout simplement pas.

Passons sur le bad guy évident dès son apparition (et encore plus pour qui a vu les trois saisons de Locke & Key) ; passons sur les personnages en carton-pâte, uniquement là pour remplir les quotas du cahier des charges Netflix ; passons sur les nombreuses scènes durant lesquelles il manque des contrechamps, et des dialogues ont clairement été ajoutés en post-synchro ; passons sur les ressemblances flagrantes avec le bien meilleur (mais pas génial pour autant) Totally Killer d'Amazon ; passons sur le manque réel de choc culturel entre 2003 et 2024 (le présent est gris et informe, le passé un peu plus coloré, mais à part ça, ça reste très superficiel) ; passons sur l'interprétation terne et dépressive de Madison Bailey... non, le vrai problème, c'est que le film n'a aucun sens du fun, et que tout est archi-mou : la réalisation, le montage, les meurtres, le script, etc, etc, etc.

C'est plat, c'est prévisible, ça n'a pas le moindre style, bref... c'est du métrage Netflix de base.

1.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Your Monster (2024)

Publié le 17 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Horreur, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Romance, Review, USA, Critiques éclair

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Your Monster (2024) :

Après avoir appris qu'elle était atteinte d'un cancer, Laura (Melissa Barrera) est plaquée par son compagnon, et perd à la fois ce dernier et le rôle principal de la comédie musicale qu'ils avaient écrite ensemble. Épuisée par la maladie et par le chagrin, Laura découvre alors Monster (Tommy Dewey), le monstre qui vit dans son placard et sous son lit depuis son enfance. Contre toute attente, Laura et Monster vont alors apprendre à cohabiter, et finir par se trouver de nombreux points en commun...

Au premier abord, une comédie romantique fantastique, sorte de version adulte de Little Monsters ou de Monstres et compagnie, qui progressivement prend un tournant plus psychologique (Monster est une métaphore pour la colère intérieure que ressent Laura), jusqu'à une conclusion qui ne surprend pas forcément, mais qui fonctionne.

Cela dit, je ne suis pas certain que l'équilibre global du métrage (entre romance, film sur les coulisses de Broadway et l'univers des comédies musicales, thriller psychologique, etc) soit parfaitement maîtrisé, ce qui donne un peu l'impression d'une mayonnaise qui ne prend pas totalement.

Après, ça se regarde tranquillement, même si niveau interprétation, ça ne fait pas toujours dans la finesse, qu'il faut apprécier les quelques chansons, et que le tout aurait pu être plus maîtrisé.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Monkey (2025)

Publié le 16 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Comédie, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA, Thriller, Critiques éclair

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The Monkey (2025) :

Lorsqu'ils découvrent un singe mécanique dans les affaires de leur père absent, Hal (Christian Convery/Theo James), réservé et timide, et son frère jumeau Bill (Christian Convery/Theo James), brusque et violent, découvrent que le singe se déclenche parfois aléatoirement, et provoque des morts accidentelles dans leur entourage. Mais alors qu'ils pensaient s'en être débarrassé, et qu'ils ne se parlent plus, voilà que le singe ressurgit plusieurs dizaines d'années plus tard, et menace de détruire leur vie.

Les films d'Osgood Perkins m'ont toujours laissé un peu mitigé : The Blackcoat's Daughter, I Am the Pretty Thing That Lives in the House, Gretel & Hansel, Longlegs, autant de projets travaillés, mais parfois trop maniérés et froids pour leur propre bien, et au rythme et à l'ambiance particuliers. Un problème de dosage, en fait.

Ici, pour cette adaptation libre de Stephen King, c'est un peu différent, puisque Perkins, fort du succès critique de Longlegs, propose avec The Monkey un récit qui lorgne un peu sur Destination Finale (des morts "accidentelles" qui se déclenchent via des objets inanimés, malheureusement un peu trop téléphonées dans le cas présent), qui commence dans les années 90 (qui ont, sans raison, le style des années 70, tant musicalement que visuellement), et se conclue 30 ans plus tard.

Un artifice narratif très Kingien (le secret paranormal du passé qui revient hanter les protagonistes), pour une mise en images étrangement grotesque : dans ce qui semble être une volonté de faire de l'humour noir mordant, Perkins pousse le curseur assez loin (mais pas trop), avec des morts très graphiques, à la limite du caricatural et du slapstick de cartoon.

Malheureusement, le rythme n'est pas au rendez-vous, le casting et la caractérisation sommaire des personnages les rend tout sauf intéressants (entre autres, Theo James dans le rôle principal, un Theo James qui ne m'a jamais vraiment intéressé à l'écran) et la plupart des morts sanglantes touchent des personnages dont on se moque royalement : il y a donc un vrai problème d'implication du spectateur, d'autant que Perkins ne parvient pas à rendre palpable ou sincère cette histoire de frères jumeaux ennemis et de père absent.

En fait, j'ai l'impression de me répéter, mais encore une fois, cette histoire aurait probablement mieux fonctionné au format plus court d'un Creepshow ou d'une anthologie. Là, ça tire un peu à la ligne, sans être suffisamment horrifique pour marquer, ou drôle pour emporter l'adhésion.

Un petit 2.25/6, et encore... 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - La mort d'une licorne (2025)

Publié le 15 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA, A24, Critiques éclair

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La mort d'une licorne (Death of a Unicorn - 2025) : 

Lorsqu'ils percutent en voiture une licorne en traversant une réserve naturelle appartenant aux Leopold, une famille ayant fait fortune dans le secteur pharmaceutique, Elliot (Paul Rudd) et sa fille Ridley (Jenna Ortega) ne se doutent pas qu'ils viennent de trouver là un remède universel à toutes les maladies. Les Leopold (Richard E. Grant, Tea Leoni, Will Poulter), cependant, perçoivent aussitôt le potentiel de cette découverte, et font tout pour l'exploiter, mais bien vite, d'autres licornes encerclent le manoir Leopold, assoiffées de vengeance...

Une comédie horrifico-satirique distribuée par A24, et qui aurait fait un épisode d'anthologie amusant, façon Tales from the Crypt. En l'état, cependant, le film dure près d'une heure 50, et tente de concilier trois tonalités vraiment différentes - probablement trop.

D'un côté, environ 50 minutes en mode comédie noire avec commentaire social éventé et cabotinage de toute cette famille d'ordures aisées ; ensuite, le métrage passe ouvertement en mode Aliens (avec détecteur de mouvements et tout et tout) mâtiné de film de monstres à la Jurassic Park, se voulant simultanément une semi-parodie et un semi-hommage à ses modèles ; le tout saupoudré d'un fil conducteur sur Elliot et sa fille, à la relation difficile qui finit par se réparer au fil de ces événements.

Le souci, en fait, c'est que chacun de ces éléments est assez basique (y compris la caractérisation, très manichéenne et simpliste), et que, plutôt que de se compléter et de se renforcer mutuellement, ils résultent en un film qui tourne à vide au bout d'un moment.

Ajoutez à cela des bestioles sympathiques, mais dont les effets numériques inégaux affaiblissent le climax qui se tient en plein jour, et voilà, un essai non transformé pour cette première réalisation.

2.5/6 (au moins, tout le monde semble s'amuser) 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Creature Commandos, saison 1 (2024)

Publié le 14 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review, DC, HBO, Horreur, Télévision

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Sept épisodes de 20-30 minutes pour cette première série animée de l'ère James Gunn, produite pour DC en collaboration avec le studio français Bobbypills, et un résultat très... Gunn, qui s'inscrit totalement dans la continuité de son Suicide Squad et de Peacemaker, avec un ton impertinent et une série destinée aux adultes.

Creature Commandos, saison 1 (2024) :

Amanda Waller (Viola Davis) envoie Rick Flag Sr. (Frank Grillo) en mission au Pokolistan, à la tête d'un commando composé de monstres inhumains en tous genres : GI Robot (Sean Gunn), un automate chasseur de nazis, Dr. Phosphorus (Alan Tudyk), un squelette radioactif, la Fiancée de Frankenstein (Indira Varma), Weasel (Sean Gunn), survivant de la Suicide Squad envoyée au Corto Maltese, et Nina (Zoë Chao), humanoïde amphibie enfermée dans une combinaison. Mais rapidement, cette mission se complique alors que Flag tombe sous le charme de la princesse Ilana Rostovic (Maria Bakalova) et que la sorcière Circe (Anya Chalotra) attaque le pays...

Comme je le mentionnais en introduction, on a droit ici à une série 100 % James Gunn (qui apparaît d'ailleurs dans le générique d'ouverture, en mode Stephen J. Cannell) : ses copains sont au doublage, le ton est volontairement rigolard et provocateur, c'est sexy et souvent décalé, c'est sanglant, c'est sous-tendu par de l'émotion (chaque épisode raconte en flashbacks l'origin story tragique de l'un des membres de l'équipe) et c'est rythmé par toute une playlist de morceaux dynamiques - ici appartenant pour la plupart au style gypsy punk (et assimilés).

Ce qui donne à ce Creature Commandos un style bien particulier, et permet à la série d'échapper un peu à l'étiquette "Suicide Squad-bis avec des monstres" qu'on a envie de lui coller rapidement.

Dans l'ensemble, le programme fonctionne donc assez bien, même si l'intérêt intrinsèque de chaque épisode varie en fonction du personnage central et de ses flashbacks : GI Robot est intéressant, Phosphorus plus classique (mais avec caméo éclair de Batman), la Fiancée a une relation compliquée mais amusante avec Eric Frankenstein (le monstre, assez immature, est doublé par David Harbour), Weasel se voit totalement humanisé et transformé par ses flashbacks assez touchants, et Nina, elle, a droit à une backstory dramatique qui ne fonctionne pas totalement (de manière générale, Nina reste le personnage le moins bien exploité de la saison, et aussi le plus innocent, uniquement là en tant que personnage-fonction visant à humaniser la Fiancée). Flag ? C'est le clown blanc de toute cette affaire, il ne fait pas forcément forte impression (et il disparaît de la fin de saison, alité et blessé).

Pas le temps de s'ennuyer, cela dit, avec ces sept épisodes riches en action et en gore. Visuellement, c'est parfois un peu inégal (certaines séquences, notamment celles des échanges entre Ilana et de ses gardes, semblent un peu approximatives dans leur style et dans leur finalisation), il y a une poignée de moments inutiles (tout le passage dans le bordel ne m'a pas convaincu, par exemple), mais l'enthousiasme général et l'illustration musicale font que cette première saison de Creature Commandos, sans être indispensable (loin de là), se regarde fort bien.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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