Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Royal-ish (2025) :
Lacey (Nichole Sakura), princesse de parc d'attraction inquiète d'être remplacée par une comédienne plus jeune, sympathise avec Rose (Francesca Europa), véritable princesse d'un royaume européen, venue visiter le parc avec son père célibataire, le Prince Henry (William Moseley). Devant le lien qui se noue entre Rose et Lacey, Ce dernier invite alors Lacey à les accompagner dans leur royaume en tant que gouvernante provisoire, le temps des préparations d'un événement durant lequel Rose va devoir défiler en public à dos de cheval - ce qu'elle a peur de faire...
Aïe. Encore une de ces romances princières/royales basiques au possible, où les scénaristes répêtent systématiquement les mêmes rebondissements, les mêmes idées, les mêmes personnages, les mêmes... tout, en fait.
C'est d'autant plus dommage qu'à la base, le couple principal est plutôt sympathique, mais que le script ne les développe jamais assez pour qu'on s'y attache - Moseley (le grand frère dans les films de Narnia), notamment, ne convainc pas forcément en père de famille célibataire. Il paraît toujours trop jeune, et entre son accent forcé, son look et son interprétation raide, son Prince n'est pas vraiment charmant.
Mais en même temps, il n'y a pas grand chose qui fonctionne là-dedans : le montage est approximatif, il n'y a absolument aucune surprise, aucune énergie, Francesca Europa n'est pas très attachante, bref, de bout en bout, c'est générique et fade au possible, et je doute que Hallmark ait dépensé beaucoup d'argent pour financer ce projet en pilotage automatique.
2/6 (Nichole Sakura méritait mieux)
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Return to Office (2025) :
Suite à la fusion de leurs deux sociétés et à la mise en place d'un ordre de retour au bureau, Liv (Janel Parrish) et Tom (Scott Michael Foster) doivent partager un espace de travail en alternance, un jour sur deux. Sans jamais se rencontrer, et sous les pseudonymes de Mr Lundi et Mme Mardi, les deux collègues commencent à se laisser des post-its de plus en plus personnels, et à nouer une relation à distance. En parallèle, Liv et Tom se rencontrent dans le cadre d'un projet, et découvrent qu'ils se plaisent mutuellement, mais leur relation virtuelle perturbe cette romance naissante...
Relecture de The Shop Around the Corner / Vous avez un message / Hanukkah on Rye et plein d'autres films similaires, Return to Office adopte une approche un peu plus moderne et contemporaine de la romance sur le lieu de travail (le télétravail, le retour au bureau, l'IA qui remplace tout) pour un récit pas désagréable, avec un duo principal sympathique.
Certes, le métrage tourne un peu à vide une fois que Liv comprend qui est qui, et qu'elle choisit de garder Tom dans le brouillard pendant la moitié du film, à grands renforts de mensonges par omission, et de refus de s'engager fermement (ou de dire non à son patron), mais globalement, ça se regarde, sans rien révolutionner.
3.75/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Sisterhood, Inc. (2025) :
Après avoir été remerciée de son poste de CEO d'une application de gestion, Megan Moore (Rachael Leigh Cook), cadre psychorigide et carriériste, se retrouve à ne savoir que faire de ses journées. Après une visite dans sa famille (Judy Kain, Adam Grupper), elle décide de prendre en charge la vie de sa sœur Izzy (Daniella Monet), vingtenaire chaotique et insouciante, en organisant un "conseil d'administration" pour remettre la vie d'Izzy sur le droit chemin, un think tank composé de personnes provenant de multiples horizons, notamment Dominic Hayes (Leonidas Gulaptis), un séduisant professeur de psychologie...
Un téléfilm Hallmark qui rentre à peine dans le cadre de la Saint Valentin/de la comédie romantique, puisque la romance de la protagoniste passe au second, voire au troisième plan, et n'est en réalité que très accessoire dans cette intrigue centrée sur la sororité et la famille.
Le reste est assez frustrant : pendant sa première moitié, Sisterhood Inc est assez amusant, un métrage délibérément axé comédie, avec un ton très sitcom, des personnages excentriques, et un humour plus prononcé que d'habitude. Et puis à mi-parcours, le focus du script revient sur Megan, sur sa carrière, sur ses relations avec sa famille, sur sa romance : aussitôt, un ventre mou se met en place, l'intérêt retombe notablement, et le métrage se termine alors en pilotage automatique.
Dommage, parce que la première partie était plus que sympathique, avec notamment une Daniella Monet qui injecte de l'expressivité et de la folie à l'ensemble. Mais alors que j'étais assez enthousiaste durant la première demi-heure, je me suis ensuite progressivement désintéressé du tout, jusqu'à être un peu agacé que le script n'ait pas su capitaliser sur l'énergie de sa première partie.
3/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
L'amour en miniature (Modeled with Love - 2023) :
Lorsque le père d'Olivia (Ashley Argota Torres), patron d'une entreprise de modèles réduits d'intérieurs, annonce vouloir partir à la retraite, la jeune femme pense être en tête de liste pour prendre sa succession. Mais Simon (Simon Arblaster), cadre ambitieux, arrive alors, et intrigue son père avec ses plans pour l'entreprise. Une rivalité se met en place entre les deux potentiels successeurs, teintée d'une certaine attirance mutuelle...
Une comédie romantique Reel One assez faiblarde, à la forme et à la structure ultra-basiques (le couple principal est en concurrence pour un poste, puis ils doivent apprendre à travailler ensemble, tombent amoureux, mais finissent par se brouiller suite à un quiproquo, blablablabla), aux personnages clichés (le cadre à la nièce impertinente, l'héroïne passionnée et sarcastique, blablablabla), et au budget clairement ultra-limité : la musique ressemble constamment à des pistes libres de droit un peu envahissantes, l'écriture est assez faible (le répondant, entre les deux acteurs principaux, est notamment bien trop cassant et agressif pour des échanges entre deux inconnus), et le casting inégal : Simon Arblaster n'est pas un monstre de charisme, et les parents d'Olivia ne font pas vraiment assez vieux pour avoir une fille de cette âge (ou pour partir à la retraite).
Heureusement, une fois la première demi-heure écoulée (une première partie assez peu convaincante et pleine de transitions et de moments peu naturels), le scénario rentre en phase romance, et ça fonctionne déjà un peu mieux, Ashley Argota restant toujours très sympathique depuis True Jackson ou Bucket et Skinner.
Mais bon, l'intérêt du film s'arrête à peu près là, à l'image de son sujet ultra-niche : les modèles réduits d'intérieurs, apparemment un secteur très dynamique et rentable, à en juger par ce métrage.
Ou pas.
2/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
The Holiday Club (2024) :
Informaticienne solitaire récemment installée dans une petite ville de l'Ohio, Sam (Makaela Shealy) commande un panier de pâtisseries pour la Saint Valentin, bien décidée à la passer seule. Mais elle fait alors la connaissance de Bailey (Alexandra Swarens), la propriétaire de la pâtisserie d'à côté, et rapidement, les deux femmes vont sympathiser, vant de se rapprocher au gré des célébrations festives qui rythment le calendrier...
Ne pas se fier au sapin de Noël sur l'affiche : cette comédie romantique LGBTQ écrite, dirigée et interprétée par Alexandra Swarens, n'est pas un film de Noël, mais se déroule durant une année entière, depuis la rencontre des deux protagonistes à l'occasion de la Saint Valentin, jusqu'à la Saint Valentin suivante : Noël n'y occupe que quelques minutes à peine, en coup de vent.
Le reste est une comédie romantique relativement lente et posée, voire même un peu mélancolique à l'image de Makaela Shealy, toute en retenue et en discrétion ; on n'est pas loin de la hangout comedy low energy, les deux héroïnes ont une relation naturelle et crédible (je me demande à quel point les dialogues ont été improvisés, tant les réactions et la répartie semblent authentiques), et si le rebondissement dramatique du dernier quart d'heure (un grand classique des comédies romantiques) arrive un peu ici de manière abrupte, dans l'ensemble, c'est plutôt agréable à suivre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre au niveau du rythme et de la tonalité globale du métrage, ainsi que de sa colorimétrie un peu bancale.
3.75/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Les Quatre Fantastiques : Premiers pas (The Fantastic Four : First Steps - 2025) :
Après avoir obtenu des pouvoirs lors d'un accident spatial, Reed Richards (Pedro Pascal), Sue Storm (Vanessa Kirby), Johnny Storm (Joseph Quinn) et Ben Grimm (Ebon Moss-Bachrach) sont devenus les héros de leur planète. Jusqu'à ce que Galactus (Ralph Ineson), forme de vie colossale venue du fond de l'espace et annoncée par Shalla-Bal (Julia Garner), décide de faire de la Terre son prochain repas. Mais les Fantastiques ont une chance de sauver leur planète : sacrifier le bébé à naître de Reed et Sue, en échange de la vie de tous les humains...
Dernier long-métrage Marvel en date, sorti en salles en juillet dernier face au Superman de James Gunn pour un duel semi-fratricide qui s'est soldé par un match nul, du moins à mes yeux, les deux films ayant des défauts et des qualités les empêchant de vraiment s'élever au dessus du stade de divertissement sympatoche, sans plus.
Les deux métrages sont en effet arrivés avec un passif assez chargé, celui de leur franchise respective : Superman de Gunn devait s'imposer après les films avec Christopher Reeve, le reboot de Bryan Singer, et la version musclée de Snyder ; First Steps devait faire oublier les deux volets médiocres de la Fox, tout en racontant une histoire assez similaire à ceux-ci.
Et si le film de DC était assez divertissant et bien casté et produit, il restait assez frustrant car trop marqué par les tics (notamment musicaux, avec un score abominable et toujours des morceaux éclectiques à gogo) de son réalisateur/scénariste, incapable de ne pas en faire un film collégial et bordélique, souffrant de quelques problèmes de rythme.
Pour les Quatre Fantastiques, c'est un peu le problème inverse : c'est tout aussi divertissant, bien casté (léger bémol sur les couleurs capillaires) et bien produit (tout le côté rétrofuturiste 60s est un régal), la bande originale de Giacchino est excellente, et le tout est totalement centré sur le quatuor principal et leur unité familiale... mais cela semble se faire au détriment des personnages secondaires, et le script semble tellement épuré qu'il en paraît parfois trop élagué.
C'est probablement aussi une conséquence de sa structure en trois grosses parties (présentation de la Terre 828 et de la position des 4 sur celle-ci/arrivée de la surfeuse et mission de premier contact auprès de Galactus/affrontement final sur Terre), le tout en moins de deux heures, qui font que certains événements sont un peu simplistes/précipités, notamment l'évasion des 4 du vaisseau de Galactus.
Reste qu'on se retrouve ainsi avec un film tout à fait agréable et divertissant, qui, à dessein, ne nécessite pas de "faire ses devoirs" sur le MCU et sa continuité, mais qui reste aussi un peu superficiel et prévisible. Rien de mauvais, mais rien d'exceptionnel non plus.
4/6 (même note que Superman, pour des défauts différents)
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Nuked (2024) :
Influenceuse constamment connectée, Gill (Anna Camp) chronique son quotidien et ses tentatives de tomber enceinte avec son conjoint Jack (Justin Bartha). Pour leur 40e anniversaire, ils invitent chez eux leurs amis : Ishaan (Maulik Pancholy) et Damian (Stephen Guarino), couple gay, Penelope (Lucy Punch), jeune maman névrosée et son époux Sam (George Young), Logan (Ignacio Serricchio), musicien rebelle dont la carrière est au point mort, et Mo (Tawny Newsome), son ex, qui travaille pour le gouvernement. Sans oublier Sasha (Natasha Leggero), chef spécialiste en cuisine au cannabis, engagée pour préparer un banquet pour le groupe. Mais soudainement, alors que tous les invités ont délaissé leurs smartphones le temps de la soirée et sont dans un état euphorique, une alerte est émise, prévenant de l'arrivée imminente d'un missile : aussitôt, c'est la panique générale...
Mouais. Une comédie dramatique indépendante, avec de l'humour de stoner, des personnages assez peu sympathiques (le cast est attachant, les protagonistes nettement moins), une mise en place longuette (plus d'une demi-heure), et un virage immédiat dans une direction hystérique et criarde, qui cède la place à de longues séquences durant lesquelles le groupe se dispute, se dit ses quatre vérités, s'avoue ses secrets, etc.
Assez prévisible, pas forcément très intéressant sur la durée, pas très drôle, et Lucy Punch hérite d'un rôle vraiment ingrat. Bof.
2.25/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Parce qu'on ne change pas une formule qui gagne, et quand bien même cette formule serait celle de Vox Machina, qui à mes yeux n'a jamais vraiment réussi à s'extirper de son statut d'adaptation de JDR, voici que l'univers de la troupe Critical Role s'étend avec une nouvelle campagne et de nouveaux personnages, chapeautés pour Amazon Prime par Tasha Huo, scénariste sur The Witcher : Blood Origin, Red Sonja, et showrunneuse de l'adaptation animée de Tomb Raider pour Netflix...
The Mighty Nein, saison 1 (2025) :
Alors que le continent de Wildemount est en proie à des tensions croissantes entre les Kryn et l'Empire de Dwendal, des personnalités disparates convergent vers une fête foraine mystérieuse : Beau (Marisha Ray), moine soldat qui mène l'enquête sur les Volstruckers, des sorciers assassins menaçant de plonger le monde dans le chaos ; Caleb (Liam O'Brien), clochard magicien qui tente d'échapper à ces assassins, et se lie d'amitié avec Nott (Sam Riegel), une voleuse gobelin alcoolique ; Fjord (Travis Willingham), marin demi-orc qui obtient des pouvoirs lors d'un naufrage, et accompagne Jester (Laura Bailey), une jeune Tiefling enthousiaste ; et Molly (Taliesin Jaffe), diseur de bonne aventure au passé trouble...
Il serait assez facile de trouver des points communs entre tous les projets de la showrunneuse et cette adaptation de Mighty Nein : une certaine tendance aux personnages torturés et hantés par leur passé, aux femmes fortes au style très queer, une narration parfois un peu bordélique, etc... mais soyons francs : tout cela est en très grande partie hérité de la campagne originale, une campagne de plus de 500-600 heures ici partiellement synthétisée en huit épisodes de 45 minutes.
Et d'ailleurs, un peu comme pour Vox Machina, on n'évite pas les clichés mélodramatiques des JDR, notamment au niveau des personnages (jusqu'à la répétition, d'ailleurs, avec Molly et Fjord qui incarnent tous deux le trope du gentil qui devient incontrôlable et agressif lorsqu'il libère ses pouvoirs cachés obtenus d'une entité maléfique mystérieuse).
Ici, cependant, contrairement à Machina, la série consacre plus de la moitié de sa première saison à constituer le plus gros du groupe des Nein ; c'est probablement pour cela que les trois ou quatre premiers épisodes sont loin de convaincre.
Parfois, c'est dû à des choix artistiques fainéants (l'apparence de Beau, par exemple, très dérivative) ou étranges (la gobline qui se déguise en fillette mais garde ses oreilles de gobelin en évidence, et est doublée par un homme à la voix trafiquée), à des accents approximatifs, ou à des anachronismes dans les dialogues ; ailleurs, c'est parce que les scénaristes ont la main gentiment lourde sur le pathos ; ou encore, parce que le scénario sépare volontairement certains membres du groupe et personnages secondaires (la barbare, le drow qui assiste le méchant) jusqu'à la fin de la saison.
Pendant cette première moitié de saison (de la grosse mise en place), la série est tout à fait regardable, mais un peu bordélique et décousue. Et puis, à partir de la mi-saison, ça se recadre, pour le meilleur (un gros flashback sur Caleb) et pour le pire - enfin, pas vraiment le pire, c'est simplement que le récit retombe dans une adaptation basique de jeu de rôle au format "allez à tel endroit pour rencontrer telle personne, recevez votre mission, équipez-vous chez tel vendeur excentrique, et ramenez l'objet magique gardé dans tel donjon ou chez tel méchant".
Du DnD très (trop ?) classique, qui permet de placer des pièges (notamment un puzzle à base de constellations que l'on retrouve texto dans Sea of Thieves), Nathan Fillion en commanditaire, et une infiltration d'un bal mondain plein de grosses ficelles maladroites... avant de se conclure en cliffhanger pour la saison 2.
Dans l'ensemble, donc, une première saison structurellement discutable, et au format un peu laborieux (honnêtement, 8 x 45 minutes, ça fonctionne nettement moins bien que 10 ou 12 épisodes de 30 minutes), mais que j'ai probablement préféré à une grosse partie de Vox Machina.
Ce n'est pas exceptionnel (contrairement à ce que la fanbase de Critical Role s'acharne à affirmer en ligne), et ça retombe toujours dans des clichés inhérents au genre, mais ça se regarde, et ça évite un peu le côté "acteurs de doublage qui veulent montrer l'étendue de leur talent dramatique", ce qui est toujours ça de pris.
---
Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Wicked, partie 2 (Wicked : For Good - 2025) :
Alors qu'Elphaba (Cynthia Erivo) est désormais ennemie publique n°1 aux yeux de tout le pays d'Oz, Glinda (Ariana Grande) tente de préparer ses fiançailles, et de gérer le pouvoir absolu dont elle dispose désormais...
À ma grande surprise, j'avais plutôt apprécié le premier Wicked, malgré sa durée abusive et sa caractérisation assez basique de certains personnages ; heureusement, une certaine flamboyance visuelle, et un second degré dans l'interprétation et l'approche de tous les personnages principaux rendait le tout plutôt agréable, à défaut d'être totalement mémorable musicalement parlant.
Là, pour cette suite... on donne dans le remplissage évident : la comédie musicale originelle durait moins de trois heures, et le premier film, lui frôlait la même durée.
Donc forcément, pour ce deuxième film de deux heures, il ne restait pas grand chose à raconter, ou du moins, pas grand chose d'intéressant.
On se retrouve ainsi avec deux bonnes heures de mélodrame (tout se prend beaucoup plus au sérieux, à l'exception d'un duel entre Glinda et Elphaba), où la caractérisation des personnages en prend un coup supplémentaire dans les dents (la sœur d'Elphaba devient insupportable, et connaît une fin ridicule, la plupart des personnages sont la maturité d'un ado de 14 ans), où les références au/les citations du Magicien d'Oz se multiplient (d'autant plus que le métrage rejoint les événements du film de la MGM, avec une Dorothy toujours gardée dans l'ombre ou hors-champ), où la fin est totalement laborieuse et forcée, et où il n'y a pas la moindre chanson mémorable et spectaculaire.
En même temps, le spectacle n'est pas forcément à l'ordre du jour, puisque la photographie, son étalonnage numérique, et les effets visuels semblent un peu trop ternes pour leur propre bien : au final, ce Wicked For Good finit par tomber à plat, jamais suffisamment dynamique pour éclipser ses chansons quelconques, jamais assez léger pour contrebalancer le mélodrame, et jamais assez sincère pour emporter l'adhésion.
Bof.
2.5/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Troisième fournée pour la série Apple menée par Maya Rudolph, après une première saison amusante, sans plus, et une saison 2 similaire, mais toujours inégale ; au programme, 10 épisodes de 25 minutes, chapeautés par Matt Hubbard, le créateur de la série, et par une équipe de scénaristes partiellement renouvelée...
Loot, saison 3 (2025) :
Alors que la relation de Molly et d'Arthur connaît des turbulences, la milliardaire découvre que son ex-mari va épouser Luciana (D'Arcy Carden), une arnaqueuse qui n'a d'autre intérêt que l'argent de John ; Nicholas continue de repousser ses rêves d'être un acteur à succès ; et Sofia doit gérer la présence de sa sœur Destiny, envahissante...
Une saison qui commence sur un ton très décomplexé et excentrique, à la limite de la parodie, puisque l'épisode d'ouverture (coécrit par Rudolph et une scénariste de SNL) envoie Molly sur une île peuplée de nudistes, réunis sous l'égide d'un Henry Winkler très entreprenant : de quoi s'amuser, même si dès l'épisode 2, on retombe dans quelque chose de plus normal et formaté.
Voyage en Angleterre pour recevoir une récompense, rencontre de Luciana, épisode centré sur la relation codépendante de Molly et Nicholas, la première moitié de la saison fonctionne assez bien, et laisse deviner un certain changement.
Et puis à mi-parcours, à partir de l'épisode du camping, ça se délite un peu. L'écriture se fait un peu plus caricaturale, Molly régresse subitement, elle part aussitôt pour la Corée pour récupérer Nicholas, elle se trouve un nouveau mec tout en muscles (ce qui donne lieu à plein de clichés sur la différence d'âge et de génération), Destiny se barre, et le tout se finit par une réconciliation express avec Luciana, et entre Molly et Arthur.
Je ne sais pas s'il faut voir là une conséquence du retour de Maya Rudolph à SNL, qui a entraîné une pause de la production de cette saison 3 de Loot, avec une reprise en main de l'écriture par les scénaristes établis de la série à partir de la deuxième moitié de la saison, mais le changement est perceptible.
Et le focus accru sur la romance Arthur/Molly, au détriment de la Fondation et des autres personnages (Sofia fait parfois presque de la figuration) n'est pas forcément un choix judicieux. Ça ne fait pas forcément de la saison 3 de Loot une mauvaise saison, mais elle est, in fine, toujours très inégale et relativement frustrante, manquant de direction autre que "plus de shipping"...
---
Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.