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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Halloween Oktorrorfest 2025 - Halloween à tout prix (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Hallmark, USA, Review, Oktorrorfest, Télévision

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Haul Out the Halloween (2025) :

Alors qu'Evergreen Lane s'est fait une spécialité de décorer toute l'impasse pour Noël, la fête d'Halloween y est mise de côté, suite à la mort de la grand-mère d'Emily (Lacey Chabert), des décennies plus tôt. Jusqu'à ce que Luna (Kimberly J. Brown) et Marvin (Daniel Kountz) décident de s'installer dans le lotissement, et incitent toute la communauté (Melissa Peterman, Ellen Travolta, etc...) à relancer les festivités, au grand dam d'un Jared (Wes Brown) un peu dépassé par les événements et par la romance naissante de sa mère avec Ned (Stephen Tobolowsky).

Après Noël à tout prix 1 et 2, deux comédies festives Hallmark, la chaîne a décidé de prendre les mêmes et de recommencer, mais à Halloween, cette fois-ci, proposant ainsi l'une de ses rares fictions automnales à aborder frontalement le 31 octobre.

Ici, le projet était notamment motivé par l'envie de Lacey Chabert de partager l'écran avec sa BFF IRL, Kimberly J. Brown, actrice notamment connue pour la série des Halloweentown. De quoi justifier cette nouvelle période de l'année, et permettre à KJB de jouer l'épouse de Daniel Kountz, son compagnon IRL là aussi, et lui aussi l'un des interprètes des Halloweentown.

Le résultat, malheureusement, est un peu en dessous de mes attentes, avec un couple Brown/Kountz sous-exploité, une pseudo-rivalité d'Emily avec une journaliste, et d'autres sous-intrigues survolées : en réalité, le film ressemble vraiment à un téléfilm de potes, avec des acteurs qui s'amusent bien ensemble, mais dont le scénario est un prétexte plus qu'autre chose, imaginé sur un coin de table après que Chabert ait proposé l'idée à la chaîne.

Dommage, à vrai dire, parce que l'énergie excentrique et décomplexée est toujours là (ça cabotine beaucoup, mais ça a toujours été le cas dans ces métrages), et que tout le monde est à l'aise. Cependant, sans réel antagoniste ni réelle direction narrative, le métrage peine à trouver un rythme et une direction, et finit par tourner à vide.

Un petit 3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ick (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, Review, USA, Science Fiction

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Ick (2025) :

Dans la petite ville d'Eastbrook, envahie depuis des décenniers par le Ick, une plante inoffensive qui se développe très lentement, Hank Wallace (Brandon Routh), ancien footballeur vedette du lycée, vit une vie médiocre de professeur de science. Jusqu'au jour où il réalise que le Ick devient agressif, et est capable de posséder les humains pour se propager ; et alors que les habitants de la ville semblent tous sceptiques et indifférents, Hank va tout faire pour tenter de protéger Grace (Malina Weissman), la fille de sa petite-amie d'alors (Mena Suvari), qui pourrait bien être sa fille biologique...

Après Detention (2011), Joseph Kahn revient à l'horreur/comédie, enrobée cette fois-ci d'une nostalgie pour les années 2000 (le film est bourré de morceaux de pop-punk de l'époque), et d'un pseudo-propos politico-engagé ultra-maladroit sur l'état actuel de la société (Covid, réchauffement climatique, Trump, MAGA, etc... la métaphore est tellement sous-développé qu'on peut y voir ce que l'on veut), assorti de vannes sur la génération woke actuelle, histoire de contre-balancer.

Le reste, c'est du Joseph Kahn typique : la forme et le détachement ironico-cynique prennent le pas sur le fond, c'est monté de manière tellement clippesque et cut que l'on a l'impression de regarder le film à une vitesse de x1.25 ou 1.5, tous les personnages secondaires (des ados à la scientifique du gouvernement en passant par tous les adultes) sont des caricatures ambulantes uniquement là pour se faire posséder et tuer de la manière la plus spectaculaire possible, c'est joyeusement surjoué, rien n'est vraiment crédible... bref, Joseph Kahn fait son truc, on adhère ou pas.

Bizarrement, quand le monstre passe à l'attaque et commence à posséder des gens, le film commence à ronronner jusqu'à sa conclusion, le côté très approximatif et bordélique du scénario empêchant le métrage de se structurer et de gagner en puissance : progressivement, on devient indifférent au tout numérique du Ick et de ses zombies (pourtant visuellement réussis), et cette succession de morts tentaculaires devient redondante. 

Après une première partie assez fatigante (je ne suis pas grand fan du style Kahn), j'ai donc fini par m'ennuyer, et par me dire que, dans le genre, j'aurais probablement préféré revoir The Faculty de Rodriguez, ou Slither de James Gunn.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Scared Shitless (2024)

Publié le 24 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Fantastique, Canada, Critiques éclair, Review, Halloween, Oktorrorfest

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Scared Shitless (2024) :

Don (Steven Ogg), un plombier bienveillant, convainc son fils Sonny (Daniel Doheny), germaphobe et anxieux, de l'accompagner dans l'exercice de sa fonction, sans se douter qu'ils vont devoir se mesurer à une créature sanguinaire et génétiquement modifiée qui a été involontairement libérée dans la plomberie d'un immeuble par un chercheur mécontent (Mark McKinney)...

Sortie officielle via Netflix de cette comédie canadienne à petit budget qui a tourné en festival en 2024, pour un résultat amusant et sympatoche, à défaut d'être ultra-mémorable.

Ça manque un peu de rythme, ça manque clairement de moyens, mais techniquement, ce n'est pas désagréable, même si ça tient clairement plus du DTV rigolard ou du film pour plateforme de streaming que d'un long-métrage plus fignolé et abouti.

Après, le réalisateur était déjà à l'origine du bancal mais intrigant Seven Stages to Achieve Eternal Bliss : ici, on est dans quelque chose de nettement plus simple et direct, avec un sens de l'humour très canadien, du monstre en caoutchouc et des explosions de sang jamais totalement crédibles, mais plutôt amusantes.

3.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Toxic Avenger (2025)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA

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The Toxic Avenger (2025) : 

Salarié de BTH, une société pharmaceutique corrompue gérée par l'excentrique Bob Garbinger (Kevin Bacon), Winston Gooze (Peter Dinklage) apprend un jour que son cerveau est malade suite à une exposition à des produits toxiques. Il tente alors de demander de l'aide à son patron, qui le rejette et, furieux, Winston cherche à se venger : mais lorsque sa tentative de cambriolage tourne mal dans les locaux de BTH, Winston est laissé pour mort, noyé dans une cuve de substances nocives. Il en ressort cependant totalement difforme et doté de capacités incroyables, devenant ainsi le Toxic Avenger et, avec JJ (Taylour Paige), une lanceuse d'alerte, il va faire tomber Bob et son entreprise...

Sorti en festival en 2023, un remake/hommage du Toxic Avenger original de Troma, qui troque le bordel sans argent mais plein de bonne volonté de l'original pour quelque chose de plus confortable, avec une distribution plus prestigieuse (Dinklage, Bacon, Elijah Wood, Jacob Tremblay), et une forme plus aboutie qui lorgne plus sur le pastiche superhéroïque qu'autre chose.

Ça se regarde sans problème, tout le monde semble s'amuser, c'est forcément graveleux, forcément bas de plafond, c'est amusant... mais bizarrement, j'ai trouvé le tout un peu sage, manquant un peu du charme low budget de l'original et de sa folie décomplexée (il y a bien le poulet mutant, mais bon). Je suis resté un peu sur ma faim, en fait.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - V/H/S Halloween (2025)

Publié le 22 Octobre 2025 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA, Espagne, UK, Shudder

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V/H/S Halloween (2025) :

Après le sympatoche V/H/S Beyond de l'année dernière, centré sur les aliens, l'anthologie Shudder revient pour Halloween, avec comme d'habitude un niveau qualitatif très inégal en fonction des segments :

- Diet Phantasma : au début des années 80, l'entreprise Octagon multiplie les tests produits pour son nouveau soda aux extraits de poltergeists, avec des conséquences funestes et sanglantes pour chacun des cobayes.

Un concept rigolo pour ce fil conducteur improbable, malheureusement un peu trop répétitif pour son propre bien.

- Coochie Coochie Coo : deux lycéennes (Samantha Cochran, Natalia Montgomery Fernandez) se filment alors que, déguisées en bébés, elles font la tournée d'Halloween de porte en porte. Jusqu'à ce qu'elles arrivent dans une demeure sinistre, réputée hantée par une mère éplorée...

Vraiment pas aimé, celui-ci : plus d'une vingtaine de minutes d'un found footage très basique, façon maison hantée de fête foraine, avec des monstres grotesques, une interprétation très criarde, et des protagonistes jamais attachantes. Et puis sur la durée, toute la tension se fait la malle, pour finir de manière très plate. 

- Ut Supra Sic Infra : après un massacre inexplicable lors d'une soirée d'Halloween, la police espagnole interroge Enric (Teo Planell), le seul survivant, et tente de reconstituer les événements qui ont mené à cette situation.

Le co-créateur des REC revient au genre du found footage, avec un métrage court et efficace, aidé par des effets spéciaux convaincants, et par une simplicité qui fonctionne. Rien d'exceptionnel, mais ça passe plutôt bien. 

- Fun Size : parce qu'ils n'ont pas respecté la règle du "1 bonbon par personne", un groupe de vingtenaires (Lawson Greyson, Riley Nottingham, Jenna Hogan, Jake Ellsworth) faisant la tournée d'Halloween est aspiré dans le bol d'une maison, et se retrouve victime d'un étrange chocolatier qui les tue un par un pour fabriquer de nouveaux bonbons...

Mouais. Un segment qui est supposé être rigolo et déconneur, à mi chemin entre FNAF et un creepypasta décalé, et qui est réalisé par l'un des créatifs derrière Too Many Cooks et autres vidéos virales Adult Swim, mais le tout s'essouffle bien trop vite, est assez cheap et n'évite pas des moments graveleux assez télégraphiés. Et puis ça joue moyennement. 

- Kidprint : Tim (Stephen Gurewitz), gérant d'un magasin d'équipement vidéo dans les années 90, décide de filmer toute la journée d'Halloween, alors même que des enlèvements se multiplient en ville. Il découvre bien vite l'identité du tueur...

Bof, à nouveau. Une histoire de serial killer, pas très intéressante, à la chute évidente, et avec des scènes de torture qui ressemblent un peu à du remplissage. 

- Home Haunt : en pleine crise d'adolescence, Zack (Noah Diamond) refuse désormais d'aider son père (Jeff Harms) à organiser sa maison hantée d'Halloween, tradition qu'il ne supporte plus. Mais cette année, son géniteur a décidé de baser son attraction sur la musique d'un disque étrange, trouvé dans un magasin d'antiquités... et qui déclenche un véritable massacre.

Ah, enfin un segment vraiment sympathique, entre son caméo de Rick Baker, ses fantômes, ses zombies, sa sorcière déglinguée, ses effets amusants mais sanglants, et sa conclusion assez nawak. 

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Globalement, alors que les critiques outre-atlantique ont adoré ce V/H/S, parlant même de meilleur volet de la saga, j'ai trouvé le tout assez raté. Soit c'est mal rythmé, soit c'est criard et générique, et à part le dernier segment, à la fois drôle et sanguinolent (et dans une moindre mesure l'épisode du co-créateur de REC, qui a quelques beaux effets), rien n'a vraiment fonctionné sur moi, au contraire. Dommage.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Together (2025)

Publié le 22 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Thriller, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Romance, Critiques éclair, Review, USA

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Together (2025) :

Surpris par des intempéries au milieu de la forêt locale, près de leur nouvelle maison, Tim (Dave Franco), musicien, et Millie (Alison Brie), institutrice, passent une nuit dans une grotte étrange. Dès leur réveil, cependant, ils réalisent qu'ils perdent ponctuellement le contrôle de leurs corps, attirés l'un vers l'autre de manière incontrôlable, jusqu'à ce que leurs épidermes fusionnent...

Mélange de comédie romantique, de thriller horrifique et de body horror, Together est le premier long de Michael Shanks (à ne pas confondre avec l'acteur de Stargate SG-1), un long plutôt efficace, avec des effets joyeusement convaincants, un deuxième degré de lecture qui joue avec les notions de relation fusionnelle, de codépendance, de besoin de liberté et d'autonomie, des liens du mariage, etc, et une performance efficace de son couple principal, fiancé à l'écran et marié à la ville.

Ce n'est pas forcément d'une originalité extrème dans son déroulement (quiconque a un peu d'expérience en matière de films de genre - et de métaphores - comprendra immédiatement dans quelle direction le récit avance, et comment tout ça va se terminer), mais c'est globalement bien mené, bien interprété (Dave Franco a une scène ou deux où je l'ai trouvé un peu en-dessous, mais rien de vraiment rédhibitoire), et assez sympatoche dans l'ensemble (même si parfois un peu inégal).

4/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Shell (2025)

Publié le 21 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, USA, Review

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Shell (2025) :

La carrière de Samantha Lake (Elisabeth Moss), actrice de série télévisée, est aujourd'hui au point mort. En surpoids, bourrée de complexes et de doutes, Sam comprend alors qu'elle doit avoir recours aux services de Shell, une société pharmaceutique au traitement révolutionnaire, dirigée par la charismatique Zoe Shannon (Kate Hudson). Aussitôt, la carrière de Sam renaît, sa vie est transformée... et son métabolisme aussi.

Bizarre de visionner ce métrage signé Max Minghella (fils du réalisateur Anthony Minghella) un an après The Substance, film qui a fait énormément de buzz, et dont ce Shell ressemble un peu (beaucoup) à une version Wish. Là où The Substance allait jusqu'au bout de ses idées, avec des interprètes se donnant corps et âme à leurs rôles, ici, tout paraît timide et générique, tout en partageant le même propos sur le sexisme et le jeunisme du monde du spectacle, sur le besoin de s'accepter tel qu'on est, etc.

Une partie du problème de Shell, c'est son ton, nettement plus satirique et léger/comique dans sa première moitié, avant de virer au thriller basique et insipide par la suite : difficile de prendre le tout trop au sérieux, comme par exemple la transformation de Samantha Lake, qui se limite à "on lui met des pulls et des imperméables informes pendant la première moitié du film, on les enlève ensuite et on prétend qu'Elizabeth Moss est soudainement devenue ultra-sexy et irrésistible".

Ça ne fonctionne pas vraiment, donc, d'autant que l'écriture est assez maladroite, entre la scène balourde des vibros, le meet-cute improbable ("- votre chat s'appelle Salem, comme le chat de Sabrina" "- Oui, c'est génial, personne ne comprend jamais la référence !", alors que c'est probablement l'un des noms de chats noirs les plus communs sur le Web, avec Binx), et un vrai refus de créer de la tension intéressante, ou d'aller encore plus avant dans la body horror ou dans le grotesque (il y a bien quelques touches, çà et là, comme ce repas où tout le monde mange la peau de Zoe, mais ça ne va jamais plus loin).

Alors certes, il y a beaucoup de visages familiers dans les seconds rôles (Elizabeth Berkley, la fille de Cindy Crawford, ce bon vieux Peter McNicol, Randall Park, Mary Lynn Rajskub...), la bande originale n'est pas désagréable (dans la première moitié du film) et les dernières minutes du métrage, en mode creature feature avec une langouste géante, sont amusantes, mais l'ensemble du film donne l'impression de ne pas oser et d'être coincé dans un entre-deux fade jamais aussi percutant que The Substance.

2.25/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - What We Do In the Shadows, saison 6 (2024)

Publié le 19 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA, Sitcom, Shadows

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What We Do In the Shadows, saison 6 (2024) :

Nandor (Kayvan Novak), Laszlo (Matt Berry), Nadja (Natasia Demetriou), et Colin (Mark Proksch) se souviennent soudain qu'ils ont un autre colocataire, Jerry (Michael Patrick O’Brien), qu'ils ont oublié de réveiller de son cercueil dans les années 90. Mais Jerry trouve que ses compères se sont vraiment ramollis au fil des ans, alors qu'ils devaient conquérir New York et la région. Cette constatation sème le trouble dans le petit groupe de vampires, en amenant certains à faire le point, alors même que l'équipe documentaire annonce approcher de la fin de son tournage... 

On le sentait venir avec la saison précédente : WWDITS commençait à s'essouffler un peu, à avoir fait le tour de ses personnages incapables d'évoluer réellement, et l'arc de Guillermo touchait naturellement à sa fin.

Sans surprise, donc, on remet le couvert pour ce qui est l'ultime saison du programme, une saison 6 qui sert en quelque sorte de bilan à la série, en revenant sur ses fondamentaux (la conquête des USA par les vampires, l'équipe documentaire), et en apportant au programme une sorte de conclusion ouverte jouant la carte du méta.

11 épisodes, cette année, avec plusieurs sous-intrigues plus ou moins probantes : Lazlo décide de se replonger dans ses recherches scientifiques, et de créer sa propre créature de Frankenstein avec l'aide de Colin Robinson ; Guillermo rejoint une société d'investissement, où il reproduit, avec son nouveau patron (Tim Heidecker), la relation toxique de servitude qu'il avait avec Nandor ; ce dernier et Nadja rejoignent également l'entreprise, le premier pour garder un œil sur Guillermo, la deuxième pour s'amuser...

Ajoutez à cela quelques épisodes presque indépendants (l'hypnose qui efface la mémoire de tout le monde, Nandor qui lève une armée, le tournage d'une série policière dans le quartier des vampires, la visite du père de Lazlo, interprété par Steve Coogan), et voilà une saison à l'intérêt fluctuant : je dois bien avouer que tout ce qui est lié à Cannon, la firme d'investissement, ne m'a pas particulièrement convaincu (ce qui est problématique, puisque c'est une grosse partie de la saison), notamment parce que ça ne débouche pas sur grand chose de mémorable.

Oui, in fine, ça participe à l'émancipation de Guillermo, et à l'évolution des rapports Nandor/Guillermo, mais trop souvent, ce n'est pas hilarant ou particulièrement inspiré (Nadja en fait trois tonnes, et c'est lassant).

Plus intéressante, l'intrigue de fond centrée sur Jerry, qui devient une revisite de The Warriors avec tous les clans vampiriques de la ville qui en veulent au groupe (et un caméo amusant d'Alexander Skarsgard) ; et puis, bien sûr, l'ultime épisode de la série, un épisode méta qui parle autant de la fin du documentaire que de celle de la série, avec des personnages qui tentent de trouver une conclusion appropriée à tout ça, et plusieurs fins douce-amères (ainsi qu'une parodie du Bob Newhart Show).

Globalement, si le tout reste amusant et distrayant, la saison ne m'a pas laissé des souvenirs impérissables (pour être totalement franc, j'ai rédigé cette critique un mois ou deux après le visionnage, et il m'a fallu faire un tour sur wikipedia pour me remettre la saison en tête), la faute à des éléments pas très palpitants.

Voilà : la série ne se conclue pas sur sa meilleure saison, mais je regretterai tout de même cette bande de vampires incompétents, et cet humour si particulier...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - 28 ans plus tard (2025)

Publié le 17 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique, Oktorrorfest, Review, UK, Comédie

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28 ans plus tard (28 years later - 2025) :

28 ans après le début de l'épidémie de rage, la Grande-Bretagne est désormais isolée, et la contagion contenue. Sur une île reliée au reste du pays par un isthme submersible, Spike (Alfie Williams), un jeune enfant de 12 ans, vit au sein d'une communauté avec son père Jamie (Aaron Taylor-Johnson) et sa mère Isla (Jodie Comer), atteinte d'une maladie mystérieuse. Après avoir réussi un rite de passage avec son père et tué son premier infecté, Spike décide alors d'emmener seul sa mère à la recherche d'un médecin réputé fou, le Dr Kelson (Ralph Fiennes), dont il a repéré le feu de camp durant son rite de passage... 

18 ans après le second volet de la saga, 28 semaines plus tard, signé Juan Carlos Fresnadillo (Damsel), retour de Danny Boyle et d'Alex Garland, respectivement réalisateur et scénariste du volet original, pour cette suite assez distante, 28 ans plus tard, une suite bourrée de choix polarisants, assez globalement détachée des deux films précédents, et qui est en réalité le premier volet d'une trilogie dont la suite a déjà été tournée par Nia DaCosta.

28 ans plus tard a reçu un accueil critique et public assez enthousiaste, mais très honnêtement, j'ai trouvé le tout assez médiocre, un film proposant des idées intéressantes, des messages intéressants, mais aussi énormément de scories narratives et structurelles, accompagnées d'un style visuel et musical très marqué qui, malheureusement, m'a agacé plus qu'autre chose.

Le problème principal, en fait, c'est qu'autant la première partie du film fonctionne à peu près (le père et le fils qui apprend à chasser de l'infecté), autant la suite prend un virage dans une direction récit initiatique, coming-of-age, etc, où le scénario se fait nettement moins rigoureux (énormément de grosses ficelles narratives improbables), où les idées semblent jetées en vrac à l'écran, avec des personnages aux réactions contre-intuitives, des moments WTF (le bébé), des choix créatifs qui ne font rire que Garland et Boyle (le gang de Jimmy), des règles internes totalement oubliées en cours de route (le virus se transmet par le moindre contact du sang infecté avec les muqueuses, mais tout le monde participe à l'accouchement sans broncher, les infectés sont fusillés à 10 cm du visage des gens, etc), et la fin botte en touche pour préparer une suite.

Bref, je n'ai pas franchement aimé, notamment parce que le film manque cruellement de tension (c'est limite un road movie dans une campagne bucolique durant la majeure partie du film), et que Garland/Boyle semblent avoir choisi de s'amuser plus que de proposer quelque chose de satisfaisant.

(après, on retombe ici dans le syndrome The Last Jedi, où "prendre à contre-pied les attentes du public" devient un gage de qualité aux yeux de beaucoup de monde, quand bien même le résultat final serait médiocre, et la simple existence d'un propos social ou d'une métaphore, toute balourde et évidente qu'elle puisse être, suffit pour que les fans rejettent toute critique d'un "c'est trop intelligent pour toi, tu n'as pas dû comprendre")

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - M3GAN 2.0 (2025)

Publié le 15 Octobre 2025 par Lurdo dans Action, Science Fiction, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Cinéma, Oktorrorfest

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M3GAN 2.0 (2025) :

Lorsqu'Amelia (Ivanna Sakhno), un androïde militaire utilisé par le gouvernement américain, se rebelle contre sa programmation et disparaît, les autorités tentent d'interroger Gemma (Allison Williams), sa nièce Cady (Violet McGraw) et son équipe de chercheurs (Brian Jordan Alvarez, Jen Van Epps). Car Amelia, construite à partir des plans de M3gan, a prévu d'exterminer la race humaine... et seule la véritable M3gan (Amie Donald/Jenna Davis), qui a survécu, dématérialisée, et observe Gemma et Cady depuis plusieurs années, semble en mesure d'arrêter cette menace.

Et voilà, forcément. Le premier M3GAN, par la magie des réseaux sociaux et d'un campagne promotionnelle visant les jeunes et leur amour des memes, avait connu un succès improbable, avec son ironie goguenarde, et son ton jamais suffisamment sérieux pour convaincre ; donc forcément, pour cette suite bigger louder, on prend les mêmes curseurs, et on les pousse toujours plus loin.

Exit cependant la tentative de thriller horrifique familial du premier, place à un grand n'importe quoi, mélange de technothriller, d'arts martiaux, de science-fiction, de film de braquage, d'espionnage, de remake de Terminator 2 (le méchant robot qui revient dans la suite mais est gentil et protège un enfant d'un nouveau modèle de robot plus avancé, et les protagonistes qui tentent de mettre la main sur une carte-mère gardée dans les locaux d'une société de la tech...), de parodie (Jemaine Clement avec ses faux abdos), etc, avec combats de kung-fu, références random (le thème de K2000, Amelia qui fait un fulguropoing, sa main qui devient la Chose de la Famille Addams, etc), moments WTF (M3gan qui se prend pour Tom Cruise dans Mission Impossible avec son wingsuit) et de fanservice (le moment de danse inutile), une Gemma toujours antipathique au possible...

Le tout toujours avec ce ton moqueur et ce second degré, délibérément kitsch et forcé, qui est censé tout excuser et justifier, mais ne fait qu'affaiblir chacune des parties de ce tout bancal, bordélique et qui dure près de deux heures.

Alors à ce niveau, ça n'a plus grand chose à faire dans le cadre de l'Oktorrorfest (pas un gramme d'horreur dans tout ça), et ça n'a pas grand intérêt non plus.

2/6

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