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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Mythic Quest : Side Quest, saison 1 (2025)

Publié le 18 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Anthologie, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Apple, USA, Review, Drame, Télévision

Probablement parce que les épisodes unitaires intégrés dans chaque saison de Mythic Quest sont justement les épisodes préférés des critiques et des fans, Apple et la production ont décidé de produire ce spin-off de la série principale, une mini-anthologie en 4 épisodes d'une petite demi-heure, intégralement composée de ces "épisodes unitaires" plus sérieux et sincères. Un choix audacieux, surtout après une saison 4 de la série mère un peu cahotante...

Mythic Quest - Side Quest, saison 1 (2025) :

Aux commandes, Ashly Burch, John Howell Harris et la sœur de Rob McElhenney (qui est, il est bon de le noter, scénariste de deux des épisodes unitaires les plus marquants de la série mère), pour un résultat qui a suscité l'enthousiasme des fans et des critiques... mais qui m'a laissé étrangement mitigé, peut-être plus encore que dans le cas de la dernière saison de Mythic Quest.

- 1x01 - Song and Dance : Phil (Derek Waters), directeur artistique de MQ au bord du burnout, part une semaine en vacances à Hawaï avec sa compagne (Anna Konkle), mais ne peut s'empêcher de répondre aux appels constants de Ian Grimm.

Un démarrage pépère, avec un épisode se concentrant sur l'équilibre vie privée/vie professionnelle, sur le refus de s'engager, sur la peur de l'échec, le burnout, tout ça. Pas désagréable en soi, mais pas aussi drôle que les scénaristes ne pensent l'être, Ian semble avoir régressé dans sa caractérisation (surtout lorsque vu en parallèle de la saison 4), et si le couple fonctionne bien, au final, c'est gentillet, sans plus.

- 1x02 - Pull List : Une journée dans une boutique de comics afro-américaine, alors que la patronne et les habitués (Shalita Grant, Rome Flynn, William Stanford Davis, Bria Samoné Henderson, Ramon Reed, Leonard Robinson, Gary Kraus) attendent tous le dernier numéro du comic-book Mythic Quest et refusent de se faire spoiler.

Les trois showrunners passent la main à deux scénaristes afroaméricains pour un épisode particulièrement bien reçu par les fans et la critique... mais que j'ai trouvé particulièrement épuisant.

Pas tant parce que je n'appartient clairement pas à la tranche démographique visée, mais surtout parce que le tout est bourré de clichés (ça s'ouvre sur un débat Goku vs Superman, il y a un pervers amateur de hentai - le seul blanc du lot ^^), très convenu dans sa structure (c'est le format habituel du genre : on découvre un groupe, son quotidien, ses personnalités, ça monte en puissance, ça s'engueule, ça explose, tout le monde se dit ses quatre vérités, et on finit sur une note plus positive où tout le monde se ressoude), les personnages sont bruyants et caricaturaux (mention spéciale à la meilleure copine rondouillarde et gatekeepeuse qui passe tout l'épisode à insulter les autres, à draguer lourdement le beau gosse, et tout ça "parce qu'elle n'a rien d'autre dans sa vie"), bref, ça m'a gonflé plus qu'autre chose, comme du sous-Kevin Smith à la sauce afro-américaine.

- 1x03 - Fugue : Une violoncelliste (Annamarie Kasper) rêvant de jouer les thèmes de MQ sur scène intègre l'orchestre de ses rêves, mais découvre rapidement que la vie en tournée et les exigences du métier tuent progressivement sa passion pour la musique.

Un autre épisode qui touche au problème du perfectionnisme, du burnout, et de faire de sa passion son métier.

Un résultat assez premier degré et mélodramatique pour un dilemne plutôt classique, qui aurait pu être transposé dans n'importe quel milieu, avec une actrice principale musicienne compétente mais que j'ai trouvée un peu en surjeu (elle est un peu trop dans les sourires béats lors de la première partie, et un peu trop dans la tourmente lors de sa crise de nerfs et de ce qui suit) et une réalisation qui fait quelques efforts pour exprimer visuellement la passion de la musique de la protagoniste (le moment où elle entend de nouveau "la musique de la vie" fonctionne, l'étincelle façon Tinkerbell qui rythme ses concerts ou encore la feuille qui se pose sont plus classiques).

Dans l'ensemble, ça se regarde, sans être particulièrement innovant ou original, et c'est un peu longuet et prévisible pour ce que ça raconte.

- 1x04 - The Last Raid : Un groupe de joueurs adolescents de MQ (Van Crosby, Melanie Brook, Alice Wen, David Andrew Calvillo, Justin Jarzombek, Dash McCloud) se lance dans un raid difficile, mais rapidement, il apparaît que presque personne n'a envie d'être là, et que la fin de cette guilde approche à grand pas...

Probablement le seul qui m'ait réellement plu dans cette fournée de quatre épisodes, et ce malgré des premiers moments difficiles qui m'ont fait craindre le pire (avec des dialogues et un doublage un peu forcés et artificiels).

Et puis une fois que tout ce petit monde est posé et que l'on rentre dans le côté vie privée et relations des joueurs, ça fonctionne plutôt bien, et quand bien même l'animation et les visuels ressemblent plus à un MMORPG d'il y a 15-20 ans, le tout reste efficace et sympathique.

On retrouve cela dit la même structure que dans l'épisode Pull List, mais la touche douce-amère est moins forcée que le happy end de l'épisode 02, et l'épisode plus agréable.

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Voilà, on y est, quatre épisodes, un seul m'a vraiment convaincu, un autre m'a paru insupportable, et comme la saison est très courte, ça donne un tout assez déséquilibré.

Un tout qui ressemble étrangement à un recyclage d'épisodes unitaires de la série-mère, qui auraient été refusés au moment de l'écriture de Mythic Quest car pas assez liés au reste du programme. Mais paradoxalement, malgré leurs défauts, tous ces épisodes se seraient probablement mieux intégrés dans la saison 4 que l'épisode spécial que l'on a eu, sur Pootie Shoe.

Reste qu'en soi, cette première (et unique) saison inégale de Side Quest ne m'a pas particulièrement séduit, tant dans ses thèmes assez classiques que dans ses choix : ce n'est pas désastreux, mais c'est assez oubliable.

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Critique éclair #149 - Blanche-Neige (2025)

Publié le 16 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Musique, Fantastique, Disney, Jeunesse, USA, Review, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Blanche-Neige (Snow White - 2025) :

Réduite au rang de servante par sa belle-mère la Reine (Gal Gadot) depuis la mort de son père le Roi, la jeune Blanche-Neige (Rachel Zegler) rêve de liberté et d'égalité pour son peuple opprimé. Après avoir croisé le chemin d'un voleur (Andrew Burnap), elle va alors s'enfuir dans la forêt, et tomber sur un groupe de sept nains mineurs qui vont l'aider à échapper à la Reine et à son chasseur (Ansu Kabia)...

Un remake en prises de vue réelles (enfin, pas vraiment, au vu de la quantité d'effets numériques) confié à Mark Webb (réalisateur des Spider-Man du MCU) et écrit par une scénariste de films à 250 kilomètres de l'univers Disney (Chloe et Secretary, deux métrages très portés cul, Fur, un biopic imaginaire avec Kidman, The Girl on the Train, un thriller, et Men Women & Children), qui a reçu l'assistance de Greta Gerwig (Barbie), et de deux scénaristes ayant travaillé sur les derniers Indiana Jones, clairement là pour des retouches scénaristiques.

Un film ni fait ni à faire, assez symptomatique de l'orientation actuelle de Disney en matière de remakes, une orientation qui, soyons francs, a aussi beaucoup contribué au retour de bâton anti-woke qui a envahi les médias ces dernières années - pas parce que la diversité, c'est mal, mais parce que systématiquement, Disney l'utilise de manière totalement artificielle et forcée, cochant les cases de son cahier des charges, et se félicitant ensuite d'avoir bien fait.

Ici, c'est peut-être même pire, puisque même en mettant de côté les controverses politiques Palestine/Israël autour du film, le caractère affirmé de Rachel Zegler (qui est tout à fait compétente dans le film, là n'est pas le problème), les aléas de production qui ont fait les gros titres, ainsi que tout le côté politiquement correct asséné à la truelle et à grands renforts d'explications bancales (Blanche-Neige est métisse mais s'appelle ainsi car elle est née durant une tempête de neige ; les villageois sont United Colors of Benetton ; le Chasseur ne remplace plus le cœur de BN par un cœur d'animal, mais par une pomme (parce que faire du mal à un animal ce n'est pas bien) ; BN est désormais une princesse militante, battante, volontaire, héroïque, en faveur de la redistribution des biens, menant une révolution populaire pour détrôner la Reine, et qui ne chante plus "Un jour mon Prince viendra" parce qu'elle est forte et indépendante ; le prince devient Jonathan, Prince des voleurs, qui vit caché dans les bois avec une bande de joyeux compagnons eux aussi très divers, et vole aux riches blablabla), le film est tout simplement raté.

On se retrouve ainsi avec un produit fini qui ressemble à un remake Disney + au budget inférieur à la norme : c'est assez laid (la direction artistique, les coiffures, etc), les effets numériques sont inaboutis (pas seulement les nains : les effets de fumée, la transformation de la Reine, ou même les animaux sauvages, pourtant très mignons, semblent tous souffrir d'un manque de finalisation et d'intégration à leur environnement), les costumes sont unanimement cheaps (mention spéciale à la robe de BN, et à la veste courte cintrée avec capuche de Jonathan - parce que capuche = hood = Robin Hood, tout ça), les nouvelles chansons sont insipides, Gal Gadot n'est pas bonne en Reine (son numéro musical est laborieux au possible) et sa sorcière est... risible.

Bref, les scénaristes ont tellement tenté de moderniser le récit pour faire de Blanche-Neige une Princesse Disney contemporaine™®© qu'ils ont perdu tout ce qui faisait l'intérêt de ce classique, et sans surprise, les scènes qui collent le plus à l'original restent celles qui fonctionnent le mieux (quelques visuels, les chansons de l'original...).

Ce qui reste amusant, cela dit, c'est qu'en tentant de moderniser l'histoire d'amour entre BN et son Prince, ils l'ont rendue encore plus clichée, avec un Jonathan fade au possible, et tous les passages obligés de la relation "ils se détestent, ils passent leur temps à s'envoyer des remarques cassantes, mais en fait ils s'aiment".

Encore une fois... ce n'était ni fait ni à faire.

1.75/6 (dont 0.25 pour le petit hérisson... même si là encore, pour je ne sais quelle raison, la production semble avoir opté pour un hérisson domestique/pygmée africain plutôt qu'un hérisson sauvage commun) 

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Les bilans de Lurdo - Mythic Quest, saison 4 (2025)

Publié le 11 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, Apple

Quatrième saison de cette série Apple qui, après une saison 3 en demi-teinte, revient pour dix épisodes de 25 minutes, avec pour objectif de bouleverser le status quo du programme...

Mythic Quest, saison 4 (2025) :

Alors que David cherche une source de financement étrangère pour le studio, le duo Poppy/Ian est bouleversé par l'arrivée, dans la vie de Poppy, d'une romance inattendue : la voilà désormais partagée entre son métier et son couple avec Storm, un artiste ; Dana, elle, entre en conflit avec David, qui refuse de la rémunérer justement pour ses contributions à Playpen... 

Aïe. Je ne m'y attendais pas, mais Mythic Quest a percuté de plein fouet un mur, en saison 4, celui de la flanderisation.

Mais commençons par ce qui fâche : on en a l'habitude, chaque saison de MQ peut être décrite comme un ensemble d'épisodes sympas-sans-plus, au sein desquels brille particulièrement un épisode indépendant, souvent plus sérieux, sincère et touchant. En saison 1, c'était l'épisode mettant en scène Cristin Milioti et Jake Johnson ; en saison 2, l'épisode sur CW Longbottom et sur sa rivalité créative de longue date avec un collègue ; en saison 3, l'épisode sur les jeunes années de Poppy et Ian... 

En saison 4, malheureusement, cet "épisode spécial" n'est pas à la hauteur : un épisode entièrement consacré à Pootie Shoe l'influenceur, écrit par l'acteur interprétant Pootie Shoe, avec Charlie Day dans le rôle de son agent. Pas particulièrement drôle, manquant nettement du sérieux et de l'émotion des autres épisodes spéciaux, cet épisode se regarde passivement, sans jamais marquer.

Et, privée de son habituel épisode excellent, la saison se retrouve à végéter à un niveau très moyen, alourdie par une écriture qui, désormais, est tiraillée entre shipping, copinage et flanderisation.

On le sait, la bande de McElhenney est assez soudée, et il considère son cast comme une famille. Ce qui se traduit par des épisodes écrits et/ou réalisés par divers membres du cast, notamment David Hornsby et Ashly Burch. 

Une Ashly Burch qui, au fil des saisons, a pris de plus en plus de place devant et derrière la caméra, son personnage Rachel ayant été catapulté en quatre ans de simple testeuse de jeux vidéo au poste de directrice de la monétisation de ce studio de plusieurs millions de dollars. Avec elle, sa petite amie Dana, passée de testeuse à game designer, et devenant cette saison une superstar du studio dont les créations (un mini-jeu intégré à Playpen, le Roblox de MQ) font la fortune de MQ.

Seul problème : de plus en plus, les traits paraissent forcés, que ce soit au travers de l'écriture ou de l'interprétation. Rachel (déjà assez surjouée à la base), conspirationiste, touche le fond lors d'une audience au Congrès, où elle perd soudainement 100 points de QI ; Dana devient une diva sociopathe et égocentrique qui se prend pour la meilleure programmeuse de l'univers et n'admet pas que l'on soit meilleure qu'elle (d'aucuns la décrivent comme une Ian 2.0, mais on a déjà vécu ça en saison 2 avec Poppy) ; David se transforme en petit patron autoritaire et méchant ; Carole des RH picole et couche avec tout ce qui bouge...

Jo et Brad restent peu ou prou égaux à eux-mêmes, heureusement, ou presque, puisque Brad est embarqué dans une sous-intrigue d'espionnage industriel avec une ex polonaise, sous-intrigue qui tombe un peu à plat in fine.

À peu près idem pour Ian et Poppy, isolés de leur côté, qui se retrouvent, par contre, dans une intrigue bourrée de shipping, tour à tour sentimental et professionnel : Poppy tombe amoureuse, attend un enfant (l'actrice était enceinte, avec une ellipse temporelle maladroite de 5 mois entre deux épisodes), et prévoit de quitter le studio en fin de saison pour rejoindre son compagnon - ce qui bouleverse bien évidemment sa relation avec Ian, qui travaille avec elle sur la prochaine extension de MQ.

Une intrigue qui se conclue dans un ultime épisode très mélodramatique, où ils s'avouent leur quatre vérités et tombent dans les bras l'un de l'autre pour un baiser passionné - un choix scénaristique polarisant pour le public de la série (très intense) n'envisageant rien d'autre qu'une relation platonique pour ces personnages, et qui concluait la saison sur un cliffhanger.

Sauf que... non, en fait. Entre le moment où j'ai rédigé ces lignes pour la première fois et la date de publication de cette critique, Mythic Quest et son spin-off ont été annulés par Apple. Pas forcément une décision surprenante, sauf que pour compliquer les choses, l'équipe de MQ a eu l'opportunité de revenir sur cet épisode final pour en modifier la fin et éliminer le cliffhanger.

Poppy et Ian se disent désormais leurs quatre vérités mais ne tombent plus dans les bras l'un de l'autre, et la saison (ainsi que la série) se termine en status quo tout sauf probant : une décision créative étrange, un pétard mouillé inexplicable après la montée en puissance du reste de la saison, qui ne fait sens que si la production a un téléfilm de conclusion dans ses cartons, ou si elle a voulu apaiser les fans après leurs protestations en ligne.

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas ultra-drôle, tout ça, ce qui se combine à la main très lourde des scénaristes et à la flanderisation des autres personnages, pour donner naissance à une saison très inégale en intérêt comme en rires.

Il y a bien quelques moments ou épisodes sympathiques (le murder mystery à la Agatha Christie - enfin, une partie de Loup-Garou en cosplay d'Hercule Poirot), et le programme continue d'aborder des thèmes pertinents (l'utilisation de l'IA, les investissements saoudiens, l'exploitation du contenu généré par les utilisateurs...) mais ça s'arrête trop souvent là, et l'absence d'un épisode particulièrement fort se fait vraiment ressentir.

Apple et la production, eux, ont brièvement semblé penser que la solution, c'était le lancement d'un spin-off anthologique, Side Quest, uniquement composé d'épisodes "sérieux" centrés sur de nouveaux personnages... Mouais.

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Critique éclair #146 - Down Periscope (1996)

Publié le 9 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Review, USA, Critiques éclair, Guerre

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Down Periscope (1996) :

Parce que sa réputation de capitaine de sous-marin peu orthodoxe l'empêche d'avoir de l'avancement, Thomas Dodge (Kelsey Grammer) accepte de participer à une simulation navale : à bord d'un vieux sous-marin diesel brinquebalant, et avec un équipe excentrique et approximatif (Lauren Holly, Rob Schneider, Harry Dean Stanton, Ken Hudson Campbell , Toby Huss, Bradford Tatum, Harland Williams...), il va devoir batailler ferme et esquiver de nombreux navires américains à sa recherche...

Bien des années après le premier Police Academy, son co-scénariste et réalisateur passe à l'écriture de ce Down Periscope, qui s'avère ainsi un mélange de Police Academy (une bande de bras-cassés dans un cadre "militaire") et des films sportifs où un coach peu orthodoxe mais bienveillant s'occupe d'une équipe d'incapables et la mène à la victoire (soit peu ou prou Les Indians, du même réalisateur).

Le résultat est assez inégal, entre la romance forcée de Kelsey Grammer et de Lauren Holly, les nombreux stock shots approximatifs, les effets moyens, ou encore la caractérisation parfois sommaire... cela dit, il y a là une vraie tentative de créer de la tension narrative et du suspense, ce qui est tout à fait honorable, et finalement, ça se regarde.

Mais globalement, ça manque un peu de punch et d'énergie.

2.75/6 

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Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

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Critique éclair #141 - SEMAINE WALPURGIS - Borderline (2025)

Publié le 1 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Horreur, Thriller, USA, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Borderline (2025) :

Dans le Los Angeles des années 90, un fan dérangé (Ray Nicholson) s'introduit avec une complice (Alba Baptista) dans la demeure de Sofia (Samara Weaving), une superstar de la pop, et l'enlève, bien décidé à l'épouser.

Le mari de Samara Weaving, par ailleurs scénariste de The Babysitter 2 (bof) et de Cocaine Bear (re-bof), écrit et réalise ce thriller/slasher volontairement outrancier, volontairement déglingué, bourré de musique décalée et produit par Margot Robbie.

Un thriller dans lequel tout le monde cabotine beaucoup (notamment Ray Nicholson, qui se tourne visiblement du côté de son père pour y puiser une certaine inspiration, mais aussi la "Française" qui lui sert de sbire), qui a fréquemment recours à des éléments totalement random pour créer une rupture comique (le flic en patrouille qui répète ses pas de danse pour réussir son audition dans une comédie musicale), et qui échoue à rendre sympathique ses protagonistes, quels qu'ils soient (Eric Dane est bien trop monolithique pour son propre bien).

Je n'ai pas du tout accroché, je dois dire, tout est bordélique et très forcé pour bien montrer que c'est excentrique, ça prend un temps certain à démarrer (comme The Babysitter 2 et Cocaine Bear, d'ailleurs), bref, un bon gros bof.

2/6 

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Critique éclair #140 - SEMAINE WALPURGIS - Un week-end en enfer (2025)

Publié le 30 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Cinéma, USA, HBO, Review, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Un week-end en enfer (The Parenting - 2025) :

Rohan (Nik Dodani) et Josh (Brandon Flynn) invitent leurs parents respectifs (Brian Cox, Edie Falco, Lisa Kudrow, Dean Norris), à passer un week-end avec eux dans une maison de campagne louée à l'excentrique Brenda (Parker Posey). Mais ils sont bientôt rejoints par Sarah (Vivian Bang), une amie, et ils découvrent que la bâtisse abrite aussi un esprit maléfique ancestral, qui va transformer ce week-end en enfer...

Une comédie horrifique HBO Max écrite par Kent Sublette (Saturday Night Live), et qui, honnêtement, se pense probablement bien plus drôle, excentrique, rythmée, corrosive et originale qu'elle ne l'est réellement.

Ce n'est pas désastreux, en soi, mais c'est assez inégal, un mélange bancal de Mon beau-père et moi, de Poltergeist, de l'Exorciste et d'Evil Dead, qui s'essouffle sur la durée, avec une esthétique et une écriture très télévisuelle, et un ton qui tente de concilier horreur premier degré, parodie, moments graveleux, sitcom et sincérité, sans réellement y parvenir.

Bof, en somme, même si Parker Posey et les autres acteurs semble bien s'amuser, et que l'atmosphère hivernale n'est pas désagréable.

2.75/5 

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Critique éclair #138 - SEMAINE WALPURGIS - Dark Match (2025)

Publié le 28 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair, Shudder, Action, Comédie, Sport, Catch, USA, Review, Fantastique

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Dark Match (2025) :

À la fin des années 80, la SAW, une petite fédération de catch indépendante, est généreusement payée pour donner un show dans un coin reculé des États-Unis. Il y a Rusty (Jonathan Cherry), le promoteur magouilleur ; Miss Behave (Ayisha Issa), la "méchante" de la promotion ; son ennemie jurée, la douce et gentille Kate the Great (Sara Canning) ; Mean Joe Lean (Steven Ogg), à la carrière sur le déclin ; et de nombreux autres lutteurs, dont Enigma Jones (Mo Adan), un luchador muet... Mais lorsqu'ils arrivent sur place, les catcheurs découvrent qu'ils sont tombés dans le piège tendu par Prophet (Chris Jericho), ancien catcheur reconverti gourou d'une secte satanique, et que cette dernière a pour projet de sacrifier leurs victimes au cours de matchs à l'issue sanguinaire.

Une comédie horrifique produite (et interprétée) par Chris Jericho, écrite/réalisée par le réalisateur de WolfCop, et qui ne fait pas d'étincelles (notamment au niveau du rythme), mais qui reste vaguement sympatoche, parce que personne ne se prend au sérieux.

En plaçant le tout dans les années 80, le réalisateur se laisse par ailleurs la possibilité de nombreux effets VHS assez cache-misère, bien pratiques quand on n'a pas de budget : et ça permet à cette histoire improbable de show de catch/snuff movie/rituel satanique de tenir à peu près la route, aidée par des acteurs impliqués (le grand écart de Sara Canning entre Hallmark et ce film d'horreur est assez amusant... mais pas forcément surprenant).

Jericho n'est pas mauvais, et les cinq dernières minutes sont assez... improbables, je dois dire, d'une manière à la fois amusante et frustrante.

3/6 (ça ne les vaut pas forcément dans l'ensemble, mais bon, je ne me suis pas ennuyé)

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Critique éclair #136 - Seize Them! (2024)

Publié le 23 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Histoire, UK, Review, Aventure, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Seize Them! (2024) :

Dagan (Aimee Lou Wood), jeune reine arrogante, immature et pourrie-gâtée est détrônée au terme d'une rébellion menée par Humble Joan (Nicola Coughlan), en possession de l'arme ultime : la poudre à canon. Trahie par Leofwine (Jessica Hynes), sa conseillère, mais aidée dans sa fuite par Shulmay (Lolly Adefope), une servante, Dagan croise le chemin de Bobik (Nick Frost), un benet ramasseur de déjections, et ensemble, ils tentent de rejoindre la côte, où des rois nordiques attendent la jeune reine...

Une comédie médiévale anglaise (réalisée par un néo-zélandais ayant principalement fait ses armes sur le petit écran et écrite par un scénariste de télévision) qui laisse une impression mitigée, malgré la réunion à l'écran de Hynes et Frost, et malgré une distribution efficace, qui semble bien s'amuser.

Le problème, en fait, c'est que tout est très étriqué, très télévisuel, ça fait vraiment trop téléfilm, avec notamment un rythme et un ton fluctuants : ce n'est jamais particulièrement drôle quand ça veut l'être, pas assez sincère et sérieux quand ça joue sur la fibre émotionnelle, pas assez nerveux, trop téléphoné, bref, le tout ne fonctionne que très ponctuellement, et déçoit globalement sur la durée, à force de se plier en quatre pour que Dagan la tête-à-claques connaisse une évolution et une métamorphose au cours du récit.

Cela dit, j'ai trouvé les deux rois nordiques amusants.

2.5/6

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