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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Critique éclair #135 - Minecraft : le film (2025)

Publié le 21 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeu vidéo, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Minecraft : le film (A Minecraft Movie - 2025) :

Lorsqu'ils s'installent dans la ville de Chuglass, Idaho, au fin fond de l'Idaho, Henry (Sebastian Hansen) et sa sœur aînée Natalie (Emma Myers) ignorent qu'ils vont bientôt découvrir le monde de Minecraft, un monde merveilleux accessible par un portail. Henry finit en effet par découvrir, dans la boutique rétro de Garrett (Jason Momoa), la clef de ce portail, laissée derrière lui par Steve (Jack Black), explorateur disparu dans le monde de Minecraft. En compagnie de Dawn (Danielle Brooks), leur agente immobilière, Henry, Natalie et Garrett vont alors ouvrir la porte de ce monde étrange où tout est cubique.

Quel film bancal au possible.

Ça commence par un Jack Black survolté qui raconte, en voix off, une succession de flashbacks expliquant toutes ses aventures précédentes, comme un gros Précédemment dans... qui résumerait un premier film qui n'a jamais été tourné. Et puis pendant un moment, on se retrouve dans un film typique de son réalisateur, Jared Hess, déjà responsable de Nacho Libre et de Napoléon Dynamite : une comédie sur des losers paumés dans une Amérique profonde, notamment Jason Momoa, en ex-gloire des 80s devenu has been.

Et puis tous ces personnages se retrouvent aspirés dans le monde de Minecraft, où ils vivent des aventures pas très palpitantes, pas très drôles, pas très rythmées, où le script semble galérer à trouver des choses à faire à tout le monde (les personnages féminins disparaissent ainsi du film pendant un bon quart d'heure, sans raison), où l'on devine des coupes fréquentes au montage, et où la production bourre son récit très basique de fanservice à gogo.

Le tout, pendant que Momoa et (surtout) Jack Black cabotinent au possible, poussent la chansonnette (sans raison, encore une fois), sont victimes de slapstick, bref, il y a dans ce film une dissonance étrange, entre Momoa et Black qui forcent le trait, comme dans un film pour les plus petits, les deux actrices qui ne servent à rien, l'ado qui passe presque au second plan, et toutes les créatures et l'univers de Minecraft, plutôt réussis.

En fait, on a constamment l'impression que ce produit fini est le résultat de deux douzaines de scripts différents, tant en tonalité qu'en contenu, qui ont été fusionnés en cours de route, pour un résultat qui tient plus du patchwork que d'un film cohérent et digne de ce nom.

Mouais.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Harley Quinn, saison 5 (2025)

Publié le 20 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Télévision, USA

Cinquième saison pour la série animée HBO Max, après une saison 4 un peu bordélique, et un changement complet de cadre, puisque l'action se déroule désormais à Métropolis : de quoi donner un léger sentiment de finalité, voire de spin off à cette cuvée 2025 en dix épisodes de 22 minutes, qui se termine d'une manière assez définitive, et qui, si la série continue, implique d'autres bouleversements déjà annoncés.

Harley Quinn, saison 5 (2025) :

Pour lutter contre le malaise qui s'installe dans leur couple, Harley Quinn (Kaley Cuoco) et Poison Ivy (Lake Bell) partent s'installer à Métropolis, où Lena Luthor (Aisha Tyler) les accueille à bras ouverts. Mais rapidement, il apparaît que Lena et Brainiac (Stephen Fry) travaillent de concert, et que Superman (James Wolk) n'est pas là pour les arrêter...

Une nouvelle saison à Métropolis, donc, mais qui n'a de cesse de ramener les figures incontournables de la série, et d'apporter une sorte de conclusion à leurs arcs respectifs (attention spoilers) : Bane est en couple et élève Boucle d'or ; Frank connaît un sort funeste et confie la garde de sa fille, Frankette, à Harley et Ivy ; Clayface passe toute la saison à se faire passer pour Perry White et à forcer le Daily Planet à chanter ses louanges, King Shark est père de famille nombreuse et utilise Harley et Ivy comme ses babysitters...

Et à côté de cela, les scénaristes utilisent un certain nombre de personnages secondaires issus de l'univers Superman : Superman, qui déprime parce que personne n'a besoin de lui et qui part se ressourcer ; Lois, qui lui en veut ; Lena Luthor, qui prend Harley et Ivy sous son aile et règne sur Métropolis ; Bruce Wayne, en couple avec Lena ; Brainiac, qui constitue ici la principale menace de la saison...

Car en effet, après un début de saison centré sur l'arrivée de Harley et Ivy à Métropolis, et leur couple au point mort, tout se concentre sur les manigances de Lena (qui veut en remontrer à son frère) et Brainiac (qui veut rendre Metropolis parfaite avant de la mettre sous verre), ce qui permet de mélanger un peu les personnages, leurs dynamiques, etc... et, paradoxalement, donne un tout un peu plus premier degré et moins trashouille qu'avant.

Harley Quinn (la série), s'assagit, et ça fonctionne : le show passe deux épisodes sur Jason Woodrue et sur l'origin story de Poison Ivy, consacre un épisode "dramatique" à l'origine de Brainiac (ici décrit comme un père de famille ayant perdu pied suite à la mort des siens alors qu'il était en mission, et qui s'imagine désormais parler au fantôme de son animal domestique), passe un épisode à raconter une murder party chez Bruce Wayne, avant d'entamer sa dernière ligne droite, consacrée au combat contre Brainiac et Lena.

Ça reste déjanté, décalé et amusant (la comédie musicale !), mais le fait d'avoir un fil directeur plus sérieux et moins puéril (le grand final est à ce titre très dramatique) et de ne pas rendre les "héros" DC totalement incompétents (Batman/Bruce passe certes une partie de la saison à avoir des problèmes de couple, mais il se reprend in extremis - avec l'aide du Joker (!) - et le sauvetage final de Superman est triomphal) est rafraîchissant. Sans compter que l'émotion n'est pas absente, même si elle est parfois forcée.

Si la série s'arrête sur cette cinquième saison, ce serait une fin plutôt convaincante. Si elle revient radicalement différente, comme les showrunners le laissent entendre... on verra bien.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - The Z-Suite, saison 1 (2024)

Publié le 19 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, Review, Tubi, Critiques éclair

Sitcom Tubi en 8 épisodes de 25 minutes, The Z-Suite est le grand retour de Lauren Graham dans une série plus légère, à savoir un programme sur l'univers des publicitaires, mâtiné de choc des générations, le tout showrunné par Katie O'Brien, actrice, productrice et scénariste, notamment sur Teachers et Super Noël, la série...

The Z-Suite, saison 1 (2025) :

Légende du monde de la publicité, Monica Marks (Lauren Graham) et son partenaire Doug (Nico Santos) sont remplacés, du jour au lendemain, par un trio de Gen Z, l'ambitieuse Krista (Madison Shamoun), l'apathique Clem (Anna Bezahler) et le flamboyant Elliot (Spencer Stevenson). Les deux publicitaires accusent le coup... mais ne s'avouent pas vaincus.

Une comédie générationnelle qui a clairement pour but de se moquer autant des millenials que des Gen-X et des Gen-Z, avec des visages familiers (Santos et Mark McKiney de Superstore, Rhys Darby en publicitaire rival), pour une poignée d'épisodes qui passent très rapidement... mais qui sont aussi très caricaturaux.

Il faut attendre la deuxième moitié de la courte saison pour qu'un certain équilibre entre comédie moqueuse, workplace comedy et sincérité commence réellement à s'installer, et que le programme trouve son ton : tout le début de saison est assez laborieux, le trait étant tellement forcé sur les Gen-Z qu'ils en deviennent insupportables, et que le spectateur n'a qu'une envie - que leurs scènes se terminent.

La série se conclue alors sur une note plus positive et agréable d'unité transgénérationnelle, même s'il est peu probable qu'il y ait jamais de suite à cette saison d'essai.

En résumé, ça se regarde, mais ça ne révolutionnera rien.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Going Dutch, saison 1 (2025)

Publié le 18 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Fox, USA, Review

Dix épisodes d'une vingtaine de minutes au programme de cette sitcom Fox créée et showrunnée par Joel Church-Cooper, qui a écrit pour Ryan Hansen... , Future Man, ou encore Minx, et qui a pour vedette Denis Leary (qui s'est fait discret à la tv depuis Sex & Drugs & Rock & Roll, où il jouait déjà un père absent ayant une relation tendue avec sa fille), dans une comédie militaire bourrée de clichés.

Going Dutch, saison 1 (2025) :

Suite à un impair mal accepté par sa hiérarchie, le Colonel Patrick Quinn (Denis Leary) est réaffecté au commandement de la base Stroopsdorf, base de soutien aux Pays-Bas sans le moindre intérêt tactique ou militaire. Là, avec son bras droit Shaw (Danny Pudi), il doit composer avec un personnel incompétent et bien trop décontracté, ainsi qu'avec l'ex-officier supérieur de la base... sa fille Maggie (Taylor Misiak), qu'il n'a pas revue depuis des années. 

L'impression qui me reste de cette première saison, maintenant que je l'ai terminée, c'est un sentiment d'inabouti. On est ici dans une sitcom assez basique, un peu vieillotte (ça ressemble un peu à une sitcom éphémère de mi-saison des années 2000), jamais très inspirée, bourrée de clichés sur l'armée et sur les Pays-Bas (drogue, prostitution, sécurité sociale, sexualité, etc), et qui tente de donner un fond plus sentimental à son programme (la relation tendue entre Quinn et sa fille), mais n'y parvient que très ponctuellement.

C'est bien simple, sur les dix épisodes du programme, seuls un ou deux fonctionnent réellement, ou décrochent au spectateur plus qu'un bref sourire passager. La faute partielle à une diffusion de certains épisodes dans le désordre (encore que, ça ne change pas franchement grand chose à la teneur de ces épisodes), à un rythme jamais vraiment maîtrisé (dans certains épisodes, le montage est tellement nerveux que certaines scènes ne durent que 20 secondes, le temps d'une punchline ou deux), et à un humour manquant de mordant.

Notamment le personnage de Catherine Tate, une tenancière de maison close/gérante d'association féministe surdiplômée polyamoureuse à l'accent prononcé, qui finit par sortir avec le Colonel Quinn : un personnage WTF dont on se demande ce qu'il fout là, et dont la relation avec Quinn n'est jamais suffisamment développée ou présente pour être crédible.

Globalement, c'est dommage, parce que malgré des personnages parfois assez basiques (le Colonel Quinn est assez antipathique et sa rivalité avec son supérieur manque trop caricaturale), la distribution est sympathique (Misiak est attachante, et sa relation naissante avec Danny Pudi fonctionne bien... même si elle est sabotée dans le season finale par le gros cliché de sitcom de l'ex qui réapparaît pile au moment où Maggie va avouer ses sentiments à son collègue), mais à moins qu'une éventuelle saison 2 ne recadre sérieusement tout ça, je vois mal le programme continuer bien plus longtemps.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Animal Control, saison 3 (2025)

Publié le 16 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Sitcom, Télévision, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fox, Review, USA, Romance

Nouvelle saison d'Animal Control, sitcom Fox en 10 x 25 minutes, après une saison 2 sympatoche à défaut d'être ultra-mémorable ; une saison 3 qui voit les créateurs de la série déléguer un peu plus l'écriture de cette dernière à son équipe, pour un résultat plutôt agréable, et avec de la continuité bienvenue...

Animal Control, saison 3 (2025) :

Rien ne va plus à Seattle, puisqu'une évasion d'animaux du Zoo municipal met toute l'équipe de la fourrière sur le pied de guerre : seul problème, un pingouin est toujours porté disparu, alors même que Victoria (Grace Palmer) et Frank (Joel McHale) découvrent qu'ils fréquentent la même femme, une riche milliardaire décomplexée (Lucy Punch)...

En saison 2, AC s'orientait principalement autour de plusieurs sous-intrigues consacrées à chaque personnage : on avait Victoria qui tentait d'obtenir sa Carte verte, Frank et Emily qui menaient l'enquête sur un trafic d'animaux, Shred et Patel qui se lançait dans la rénovation immobilière... le tout assorti de triangles amoureux en tous genres.

Rien de mauvais, mais une certaine inégalité de traitement qui faisait passer Shred au second plan, coincé dans une romance peu probanet, et lassait un peu ici ou là.

Cette année, la série se recentre sur Frank et Victoria, à de multiples niveaux : après avoir évacué le personnage secondaire interprété par Sarah Chalke, Frank se retrouve célibataire, passant le plus clair de la saison à traquer un pingouin, fil rouge assez amusant et proposant pas mal de slapstick.

Rapidement, Fiona (le personnage de Lucy Punch) entre en scène, une milliardaire qui propose de financer un projet d'expansion du refuge, et qui tape rapidement dans l'œil de Frank, avec qui elle partage un certain sens du sarcasme et de la répartie.

Une relation qui se complique quand Fiona prend aussi Victoria pour amante, et tente d'organiser un plan à trois vers la fin de la saison : l'occasion de nombreux quiproquos, et du retour d'un certain shipping entre Frank et Victoria.

En parallèle, cette saison, Emily est en retrait, cantonnée à son rôle de directrice du refuge animalier ; Patel devient brièvement influenceur avant de tout faire capoter ; et Shred, lui, reste le moins intéressant du lot, dans sa relation compliquée avec Isabelle (Chelsea Frei), sa copine qui multiplie les petits larcins.

Dolores (Kelli Ogmundson), la réceptionniste, prend un peu plus de place, et le programme ajoute aussi un caméo prolongé de Josh Segarra (alias le Billy de Sirens), un squatteur qui permet aux scénaristes de conclure l'arc "immobilier" de Patel et Shred, et d'amener un rival amoureux à Frank.

Bref, il se passe plein de choses durant ces dix épisodes, notamment un épisode sympathique durant lequel Frank et son frère (Tom Lennon) s'inquiètent soudain pour leur père, et du toutéliage qui permet de ramener Ken Jeong en investisseur providentiel lorsque le financement de la fourrière s'écroule.

On regrettera seulement que le season finale soit aussi balisé, intégralement orientée shipping et sentiments, ce qui a un peu l'effet inverse de celui escompté, et conclue la saison sur une note oubliable. Dommage. J'ai tout de même probablement préféré cette cuvée à celle de la saison précédente, le capital sympathie des personnages restant intact, et j'espère que le show sera renouvelé pour une saison 4.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - The Office, saison 1 (2024)

Publié le 13 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Documentaire, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Série, Télévision, Review, Australie, Amazon

Nouvelle adaptation de la série britannique de Ricky Gervais, cette déclinaison australienne en 8 épisodes de 15-20 minutes transpose The Office à Sydney, et est plus ou moins sortie sur Amazon dans l'indifférence la plus totale. Était-ce bien mérité ?

The Office, saison 1 (2024) :

Parce que la pandémie a bouleversé les habitudes de travail, la succursale de Flinley Craddick, entreprise de packaging, gérée par l'excentrique Hannah Howard (Felicity Ward), va devoir passer en télétravail complet et fermer ses locaux. Ce qui terrorise Hannah, bien décidée à conserver son équipe en présentiel : elle a désormais un mois pour décrocher 300 000 $ de vente, et prouver ainsi à la maison-mère la valeur de sa succursale...

De mémoire, la première saison de The Office (US) était assez mollassonne, une adaptation un peu trop fidèle de la version anglaise, qui n'avait pas encore trouvé son rythme de croisière ou son identité. Ici, pour cette version australienne signée Julie De Fina et Jackie Van Beek, c'est un peu la même chose, voire pire, puisque la série doit réussir à se démarquer de la version US et de la version UK, ce qui complique d'autant la tâche à la production.

Adaptation oblige, les personnages sont ainsi très (trop) similaires : la patronne excentrique prête à tout pour sauver son entreprise, son bras droit autoritaire et sadique, les deux employés qui jouent des tours à cette dernière tout en ne s'avouant pas mutuellement leurs sentiments, le responsable des RH stoïque, le stagiaire, etc, etc... on est en terrain très familier, et malheureusement, pendant une bonne moitié de la saison, on a simplement l'impression d'un programme déjà vu, ou qui tente très fort de se démarquer de l'original en poussant les curseurs un peu trop haut.

Parce que pour le coup, Hannah Howard/Felicity Ward est gentiment fatigante, et très caricaturale, peut-être plus proche de David Brent que de Michael Scott. À deux doigts d'un personnage de sketch du SNL, avec une énergie sur laquelle le reste du show peine un peu à s'aligner.

Alors certes, cette version de The Office modernise un peu son contenu, abordant le télétravail et les licenciements qui en découlent, et à mesure que cette micro-saison avance, on sent que les scénaristes comme les comédiens trouvent un peu leurs marques, mais dans l'ensemble, on reste en terrain très familier, probablement trop pour que le show connaisse l'illustre destin de ses prédécesseurs.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 3 (2024)

Publié le 12 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, USA, Télévision

Troisième saison pour Vox Machina, une saison toujours sur Amazon, toujours en 12 x 25 minutes, toujours bien animée et spectaculaire, toujours aussi bien accueillie par le public... et toujours aussi frustrante pour moi, comme cela l'était en saison 2.

La légende de Vox Machina, saison 3 (The legend of Vox Machina, season 3 - 2024) :

Désormais en possession des Vestiges de légende, Vox Machina doit affronter Thordax avant que les œufs de ce dernier n'éclosent. Pour cela, ils doivent unir leurs forces à celles de leurs nombreux alliés, et faire confiance à Raishan, alliée de Thordax qui semble vouloir trahir ce dernier...

Alors très franchement, je ne me suis pas renseigné, et donc je ne sais pas si la série connaîtra une saison 4 (la fin de saison semble assez définitive et ferait une happy end convenable, avec une porte ouverte pour une suite, au cas où), mais je ne suis pas certain d'être de la partie.

Non pas que cette saison 3 soit mauvaise, loin de là... mais plus le temps passe, et plus je m'aperçois que je n'ai pas l'attachement nécessaire aux personnages à l'univers pour passer outre les défauts récurrents du programme, inhérents à sa nature d'adaptation de campagne de JDR.

La saison 3 reprend ainsi là où la série s'était arrêtée : sur le conflit de Vox Machina contre le Conclave des Dragons de Thordax. Et si l'on ne peut pas nier que les affrontements sont toujours impressionnants, visuellement, le fait que la série botte immédiatement en touche et envoie l'équipe en quête d'un autre artefact, à l'autre bout du monde, n'en est que plus frustrant.

On se retrouve alors avec pas mal de digressions et de sous-quêtes : ici, Scanlan qui tente de renouer avec sa fille et déprime ; là, Percy qui retrouve Ripley et Orthax le démon, qui veulent produire des armes à feu en grand nombre ; ailleurs, Kayleth qui chouine parce que personne ne l'écoute ; et puis le groupe se sépare, la moitié partant en Enfer, l'autre étant embarquée dans une intrigue secondaire pas très intéressante avec Allura et Kima ; il y a des coucheries et du shipping dans tous les sens ; Pike apprend à ne plus se fier uniquement à sa Foi ; on a droit à un match de catch entre un démonKong et Thordaxzilla ; Percy décède ; et la communauté de l'anneau Vox Machina et de tous leurs alliés s'unit pour attaquer le Mordor le volcan où trône Sauron Thordax, dans un ultime affrontement épique qui occupe deux bons épisodes et conclut la saison...

Ah, non, c'est vrai, il reste encore trois épisodes ensuite, principalement centrés sur un autre boss fight, Kayleith qui élimine Raishan, et sur le groupe qui ramène Percy à la vie.

Donc voilà - malgré l'action comme toujours épique, les enjeux finissent par être limités : les personnages principaux bénéficient tous d'une plot armor, jeu de rôle oblige, ils montent tous en puissance d'une manière ou d'une autre (level up oblige), c'est très très axé sentiments et larmes (l'humour continue de reculer progressivement), et si l'on sent la bonne volonté de tout le monde pour transformer une campagne de JDR en récit cohérent et bien structuré, ça reste un peu vain.

Car à mes yeux, Vox Machina continue de grincer aux entournures, et sans l'attachement inhérent des fans aux personnages, qu'ils ont suivi pendant des années et des années avant le début de la série, je peine à m'intéresser vraiment à tout ça : entre deux saisons, j'ai tendance à oublier qui est qui, qui fait quoi, et qui sont tous ces personnages secondaires, je me contrefous du shipping un peu pataud, et lorsque vient un moment typiquement JDR, ça a tendance à me sortir du récit plus qu'autre chose.

Après, comme d'habitude, les fans répondront sans doute présent, donc mon avis importe peu.

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Critique éclair #134 - Novocaïne (2025)

Publié le 11 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, Action, Thriller, USA, Review

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Novocaïne (2025) :

Nathan Caine (Jack Quaid) est un employé de banque tout ce qu'il y a de plus normal, à un détail près : il est génétiquement incapable de ressentir la moindre douleur physique, ce qui l'amène à vivre une vie très rangée et prudente. Jusqu'à ce qu'il s'éprenne de Sherry (Amber Midthunder), une collègue, et qu'un groupe de braqueurs menés par Simon (Ray Nicholson) s'en prenne à sa banque ; lorsque les criminels s'enfuient en prenant Sherry en otage, Nathan n'hésite pas un instant, et part à leur poursuite...

Mouais. Un thriller d'action très dérivatif (on pense à Hyper Tension, à Jolt,  Upgrade, à Kickass, à Darkman, à Deadpool, etc) mâtiné de film superhéroïque assez sadique (le métrage prend un malin plaisir à montrer toutes les blessures subies par Caine) et qui prend bien son temps, puisque l'action ne démarre qu'après 25 minutes de mise en place.

D'ailleurs, c'est un peu paradoxal, mais pour un film qui se veut une grosse course-poursuite, tout ça est un peu mollasson dans sa mise en scène, que ce soit durant les scènes d'action ou les poursuites en voiture. Ajoutez à cela des effets pratiques inégaux, un script qui demande une énorme suspension d'incrédulité, et une écriture pas très inspirée qui enchaîne les dialogues assez plats et les rebondissements téléphonés, et l'on se retrouve devant quelque chose de très moyen.

Ce n'est pas antipathique pour autant, et c'est tout à fait regardable (la distribution est compétente et sympathique, même si Jacob Batalon est dans son rôle habituel et que Nicholson fait du Nicholson), mais très moyen, donc (à l'image de cette dernière ligne droite, qui semble uniquement là pour rallonger la sauce et donner autre chose à faire à Amber Midthunder que "demoiselle en détresse" - déjà que le rebondissement à son sujet est bien capillotracté...). 

3/6 pour être gentil. 

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Critique éclair #133 - Jules (2023)

Publié le 9 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Drame, Critiques éclair, Cinéma, Science Fiction, USA, Review

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Jules (2023) :

Vieil homme commençant à exhiber les premiers signes d'Alzheimer, Milton (Ben Kingsley) vit seul, surveillé à distance par sa fille Denise (Zoë Winters). Jusqu'au jour où une soucoupe volante s'écrase dans son jardin, avec à son bord un alien muet et blessé (Jade Quon). Avec l'aide de Joyce (Jane Curtin) et Sandy (Harriet Sansom Harris), deux connaissances de son âge, Milton va prendre l'alien sous son aile, et l'aider à réparer son vaisseau...

Une jolie comédie indépendante de science-fiction sur la vieillesse, la maladie, la solitude et le besoin d'autonomie, réalisée avec subtilité et mesure par le producteur de Little Miss Sunshine, entre autres.

C'est simple, sentimental et poétique, très bien interprété, et ça fonctionne, tout simplement, en tant que film indépendant discret mais efficace, avec ce que ça comporte de points forts et de points faibles.

4.25/6  

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Critique éclair #132 - Role Play (2024)

Publié le 7 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Action, Cinéma, Critiques éclair, USA, Amazon, Review, Romance

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Role Play (2024) :

Mère de deux enfants et épouse de Dave (David Oyelowo), Emma (Kaley Cuoco) est aussi une tueuse à gages exceptionnelle, qui cache sa double-vie à sa famille. Le jour où Emma et Dave décident de redonner un peu de piquant à leur vie amoureuse en se livrant à un jeu de rôles au bar d'un hôtel, Emma est cependant reconnue par un autre tueur à gages, Bob (Bill Nighy), dont elle se débarrasse prestement. Mais c'est là le début d'une spirale infernale qui fait s'écrouler le mensonge de la tueuse...

Un postulat un peu trop générique, pour un film Amazon réalisé par un Français, écrit par le scénariste de Morgane et de Mon ex-beau-père et moi (double aïe), et qui ne convainc pas : jamais particulièrement drôle, jamais particulièrement pêchu, jamais particulièrement romantique, jamais particulièrement crédible (pour une tueuse aguerrie et recherchée par tous, Emma est vraiment trop émotive, trop hésitante, trop imprudente, trop brouillonne, voire pas douée du tout), avec une réalisation et des scènes d'action qui ne sont pas exceptionnelles et un script qui s'éparpille un peu trop pour vraiment fonctionner.

On oublie vite.

2/6  

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