Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Old Guy (2025) :
Fatigué et récemment blessé à la main, en plus de souffrir d'arthrose, Dolinski (Christoph Waltz), tueur à gages renommé, reçoit pour ultime mission de superviser Wihlborg (Cooper Hoffman), un jeune assassin de la Gen Z difficile à canaliser. Mais la mission prend un tournant dramatique quand, envoyés en Irlande du nord, le duo se trouve pris entre deux feux...
Mouais.
Une comédie d'action sans beaucoup d'action ni de comédie, chapeautée par Simon West qui nous propose pourtant ici un métrage assez mou et décousu, ce Old Guy est très oubliable.
Aucun des relations (que ce soit celle de mentor/protégé de Dolinski et Wihlbord, ou la pseudo-romance de Dolinski avec son amie de long date, jouée par une Lucy Liu fidèle à elle-même - et est ici sous-exploitée) ne paraît suffisamment développée, le récit reste assez quelconque, il n'y a aucun style, et les quelques éléments un peu excentriques (Dolinski qui s'éclate en boîte de nuit, par exemple) ne débouchent sur rien.
Pas grand chose à en dire de plus, en fait, c'est du pilotage automatique.
2/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
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Long Distance (aka Distant - 2024) :
Dans un futur lointain, arraché à son caisson de cryogénisation par une collision ayant provoqué le crash de son vaisseau minier et de ses nombreux passagers, Andy (Anthony Ramos) se retrouve seul sur une planète inconnue, avec une réserve d'oxygène très limitée. Il commence alors à chercher d'autres survivants, et est contactée par Naomi (Naomi Scott), blessée dans son pod de secours. Malgré les dangers qui l'entourent et les remontrances de Leonard (Zachary Quinto), l'IA de sa combinaison, Andy se met alors en route pour tenter de retrouver Naomi avant qu'il ne soit trop tard...
Aux commandes, deux réalisateurs de comédie (Blades of Glory, Joyeux Bordel !, la série Hit-Monkey) et un scénariste assez médiocre (responsable d'Extinction, de Moonfall et d'Expendables 4), pour un film de survie/sf bourré de petits défauts (qui expliquent probablement le fait que le film soit resté en development hell depuis son tournage en Islande en 2020), mais qui se regarde tout de même assez bien, grâce à un ton relativement léger et décalé, et une mise en images réussie.
Dommage que l'écriture ne suive pas forcément : pendant la première heure, on est en mode survie, avec un ton semi-sérieux, un Andy qui se dispute constamment avec l'IA de sa combinaison, et qui finit par contacter Naomi, une Naomi à la caractérisation un peu agaçante, mais qu'il retrouve après avoir été traqué par des monstres sanguinaires : le film passe alors en mode film de monstres, avec des monstres qui poursuivent le duo relié par un tuyau d'oxygène : une dynamique intéressante, mais sous-exploitée, et qui est rapidement remplacée par l'exploration de l'épave du vaisseau minier, et un passage en mode film de couloirs, avec en pointillé, deux protagonistes qui se rapprochent, pour un embryon de romance.
Et tout ça est plutôt sympathique, honnêtement... même s'il faut vraiment fermer les yeux sur de gros problèmes au niveau de la plausibilité scientifique et des réactions des personnages, avec un scénario qui se contredit lui-même fréquemment sur ces plans-là et qui a de beaux problèmes de logique interne.
Mais contre toute attente, malgré des défauts évidents, et des inspirations guère dissimulées, le tout reste néanmoins intéressant, avec des effets spéciaux convaincants, des acteurs sympathiques, et des bestioles agressives. J'ai vu bien pire (en l'occurrence, l'immense majorité des productions des plateformes de streaming).
3.75/6 (mais la tagline de l'affiche anglaise "Right girl, wrong world", est totalement hors-sujet)
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Mon futur moi (My Old Ass - 2024) :
Après avoir ingéré des champignons hallucinogènes alors qu'elle faisait du camping avec ses amies, Elliott (Maisy Stella), jeune femme queer et fière de l'être, rencontre son double trentenaire (Aubrey Plaza) en provenance du futur. De cette rencontre (et des échanges par texto qui suivent alors), Elliott ne retient qu'une chose : elle ne doit surtout pas tomber amoureuse de Chad (Percy Hynes White), un jeune homme qui vient d'arriver sur l'île où Elliott passe ses vacances, sous peine de ruiner son avenir...
Hum. Je suis bien embêté. Produit par Margot Robbie, écrit et réalisé par l'actrice Megan Park, My Old Ass a reçu un accueil dithyrambique de la part de la critique américaine, la combo "représentativité LGBTQ" et "Aubrey Plaza et Margot Robbie sont géniales, tout ce qu'elle font est génial" ayant clairement joué un rôle dans cette réception enthousiaste.
Seulement voilà : il ne faut pas se fier aux apparences. Et alors que l'affiche et le pitch promettaient une comédie fantastique mettant en vedette Aubrey Plaza et une jeune actrice dont c'est le premier film, My Old Ass est en réalité une coming of age story sérieuse prenant la forme d'une bluette adolescente sur une jeune lesbienne qui s'éprend, le temps de ses vacances, d'un jeune homme de son âge.
En effet, l'argument fantastique à la Fréquence Interdite, clairement né de la formule rhétorique "si seulement je pouvais remonter le temps et dire à mon moi adolescent de ne pas faire telle ou telle conner*e", s'avère finalement très peu présent et exploité : une fois la rencontre initiale passée, Aubrey Plaza disparaît totalement de la majorité du métrage (hormis quelques phrases au téléphone, en voix off), pour ne revenir que dans une scène et demi à la fin (histoire de forcer un peu d'émotion et de larmes dans le récit)...
On se retrouve donc, au final, avec un portrait d'adolescente bisexuelle qui se cherche et s'affirme, une romance interdite qui ne l'est que pour des raisons assez... naïves et mélodramatiques (SPOILERS : si Chad est si dangereux pour Elliott... c'est parce qu'il va avoir un accident mortel, et qu'elle va en avoir le cœur brisé), pas aidée par un Chad assez quelconque, et qui se termine en bottant en touche et en évitant une conclusion tragique.
Pas du tout ce à quoi on pouvait s'attendre à l'origine, mais pile de quoi faire un court/moyen métrage, ou un film indépendant young adult un peu cliché (entre la sexualité de l'héroïne, le fait qu'elle vient du monde rural, l'illustration musicale du métrage, etc, on est en plein dedans).
On va dire que je ne suis pas le public visé, mais... honnêtement, le tout m'a semblé vraiment trop sous-développé et sirupeux pour vraiment être efficace, que ce soit en tant que mélo adolescent, ou en tant que (surtout en tant que) film fantastique. Cela dit, c'est bien interprété.
2.5/6
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The Killer's Game (2024) :
Tueur à gages renommé, Joe Flood (Dave Bautista) est amoureux de Maize (Sofia Boutella), une danseuse à qui il cache sa véritable profession. Un jour, cependant, Flood apprend qu'il est atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : il n'a plus que quelques mois à vivre, et il décide alors de mettre un contrat sur sa propre tête, afin que sa compagne hérite de son assurance-vie. Antoinette (Pom Klementieff), son ennemie jurée, déchaîne alors tous ses mercenaires (Terry Crews, Scott Adkins, Marko Zaror, Drew Galloway, Daniel Bernhardt, Lee Hoon, etc) sur lui... jusqu'à ce que Flood apprenne que son médecin s'est trompé : il n'est pas mourant, et il va devoir survivre à tous ses collègues s'il veut parvenir à protégrer Maize, prise entre deux feux...
Que se passe-t-il lorsqu'un script de film d'action assez classique (apparemment adapté d'un roman) passe près de 30 ans en development hell, avec pléthore de réalisateurs et d'acteurs attachés au projet (Wesley Snipes, Michael Keaton, Jason Statham, etc), avant d'aboutir chez Lionsgate, dans les mains d'un Dave Bautista à la recherche d'un film un peu différent ? Et bien ça bénéficie d'un budget un peu plus important, ça attire une distribution un peu plus prestigieuse, ça sort en salles... et malheureusement, c'est accueilli comme un "gros" film d'action, et pas le quasi-DTV que The Killer's Game est réellement.
Résultat : TKG a été fracassé par la critique, a fait un bide en salles... alors que, toutes proportions gardées, c'est un DTV d'action tout à fait sympathique. Le postulat est classique, certes, mais le traitement est assez décontracté, avec un peu de style dans les visuels et la musique ; l'action est délibérément exagérée, avec des tueurs à gage tous plus improbables les uns que les autres ; le film prend une demi-heure à poser son couple principale et leur romance ; et entre Batista, Boutella, Klementieff, Galloway, le réalisateur (déjà à l'origine de Day Shift) et un paquet d'incontournables du genre, on a souvent l'impression d'un film de potes, avec ce que ça a de points positifs et négatifs.
On ne s'ennuie pas, c'est assez bien rythmé, c'est ludique... bref, pris comme un DTV un peu friqué, c'est relativement agréable.
4/6
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Back in Action (2025) :
Anciens espions étant retournés à l'anonymat après l'échec d'une mission, Emily (Cameron Diza) et son époux Matt (Jaime Foxx) ont fondé une famille et élèvent désormais leurs enfants Alice (McKenna Roberts) et Leo (Rylan Jackson). Jusqu'au jour où leur visage apparaït sur les réseaux sociaux, amenant aussitôt sur eux l'attention d'anciens alliés et d'ennemis jurés...
Une comédie d'action Netflix, ultra-dérivative et générique, qui a pour seuls mérites de permettre les retrouvailles de Jamie Foxx et de Cameron Diaz, de laisser Glenn Close s'amuser un peu en ex-espionne psychorigide avec un amant beaucoup plus jeune, et de mettre en scène des cascades automobiles sans trop d'effets numériques (ce qui n'est pas plus mal, vu que les effets numériques du film sont globalement inaboutis).
Le reste ? Du pilotage automatique, entre toute l'introduction en mode James Bond/Mission Impossible du pauvre, la mise en place de toute la vie parentale, la traque par les méchants et les autorités, la visite de Maman en Angleterre, l'adolescente rebelle à baffer, tous les éléments uniquement là pour être réutilisés plus tard dans le film, et le twist ultra-prévisible sur le méchant... tout est évident, basique, pour ne pas dire superficiel et cliché.
Alors ça se regarde vaguement, malgré ses deux heures au compteur, mais ça ne vaut pas forcément le détour. Une production Netflix, en somme.
2.5/6
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Huit épisodes d'une heure au programme de cette réinvention et modernisation ambitieuse de la mythologie grecque, menée d'une main assurée pour Netflix par la showrunneuse britannique de la série The End of the F***ing World : une bonne surprise inattendue, dominée par la présence toujours excentrique et flamboyante de Jeff Goldblum dans le rôle de Zeus...
Kaos, saison 1 (2024) :
Dans sa ville du Mont Olympe, le pétulant Zeus (Jeff Goldblum) s'inquiète : une prophétie décrivant la fin de son règne semble se réaliser, alors même qu'autour de lui, des manigances se trament. Hera (Janet McTeer) le trompe avec Poséidon (Cliff Curtis) ; Hades (David Thewlis) identifie les signes précurseurs du tarissement de la source de pouvoir des dieux... et pire que tout, Prométhée (Stephen Dillane), meilleur ami/victime de Zeus, observe le tout depuis le flanc de sa montagne, tirant les ficelles de la prophétie funeste, et déplaçant ses pions humains. Il y a Orphée (Killian Scott), star de la pop, qui, motivé par Dionysos (Nabhaan Rizwan), décide de partir chercher sa bien-aimée Eurydice (Aurora Perrineau) aux Enfers, sans savoir que cette dernière s'y est éprise de Caeneus (Misia Butler), un employé d'Hades. En Crète, Ariadne (Leila Farzad), fille du président, découvre que son père lui a caché bien des choses au sujet de la mort de son frère jumeau, à leur naissance...
Comme je le disais en introduction, une bonne surprise que cette série (déjà annulée par Netflix... sans surprise) bien menée et excentrique, qui sait évoluer en ménageant bon gré mal gré ses variations de ton et d'intensité.
Ce qui aide beaucoup, c'est que la relecture contemporaine de la mythologie grecque soit tour à tour fidèle aux mythes d'origine, ou parfois totalement décalée : ici les Enfers en mode administration filmée en noir et blanc, là, l'Olympe façon villa bling où Zeus passe ses journées en survêtement à martyriser ses serviteurs, ailleurs des manigances politiques avec le Président de la Crète, etc, etc, le tout dans un cadre moderne, illustré par une bande originale bourrée de classiques, qui n'ont pas dû être donnés.
On suit ainsi tous ces personnages, tant divins qu'humains, qui évoluent en parallèle, et dont le destin se croise et s'entremêle : de quoi permettre au récit d'évoluer, passant de la comédie satirique à quelque chose de plus sérieux et de plus dramatique, pour aboutir à une conclusion promettant une suite plus épique (la guerre contre l'Olympe et ses dieux désormais mortels), malheureusement laissée en suspens par l'annulation du programme.
Alors certes, ce n'est pas parfait : il y a parfois trop de personnages secondaires (et paradoxalement, on se demande souvent où sont passés les autres dieux de l'Olympe), et le rythme connaît un petit coup de mou à mi-parcours, mais tout ce qui tourne autour de la source des pouvoirs de Zeus est bien trouvé, la montée en puissance de ce dernier à mesure qu'augmente sa colère l'est tout autant, c'est globalement bien interprété, plutôt joli visuellement, et dans l'ensemble, le programme s'avère attachant et intrigant.
Mais bon, la plateforme Netflix étant ce qu'elle est... RIP.
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Spread (2024) :
Malgré ses rêves d'être une journaliste reconnue et féministe, Ruby (Elizabeth Gillies) est au point mort dans sa vie professionnelle, comme dans sa vie privée. Elle est alors contrainte d'accepter un poste en intérim dans une maison de publication... celle de Spread, le magazine porno de Frank (Harvey Keitel), sur le point de faire faillite. Rapidement, cependant, alors qu'elle découvre cet environnement de travail qui la dégoûte, elle décide de tout faire pour tenter de sauver l'entreprise...
Une comédie américaine qui est, peu ou prou, une version contemporaine et moderne de Minx, sans en avoir le charme ou le savoir-faire, et qui se résume à une workplace comedy très télévisuelle et anecdotique, production Tubi oblige.
Trop souvent, la scénariste semble confondre "héroïne intelligente, volontaire, féministe et ayant du répondant" avec un personnage abrasif dont les échanges sont parfois trop cassants - on est ainsi supposés trouver charmantes les interactions entre Ruby et Thomas (Keith Walker), le directeur artistique et son love-interest dans le métrage, quand celles-ci commencent par un "pas de risque que je vous confonde avec une actrice porno, vous n'êtes pas assez bien foutue pour ça" totalement incongru, surtout vu le physique de Gillies -, le déroulement du scénario est assez classique/banal, Harvey Keitel vieillit beaucoup, le côté féministe est sommaire et attendu ("le porno est trop centré sur le désir des hommes, il faut lui apporter un point de vue féminin"), et hormis quelques scènes (principalement celles de Diedrich Baker, amusant dans le rôle du père de Ruby), le tout est vraiment générique, anecdotique et paradoxalement très sage.
Mwébof.
2.5/6
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Papa poule, Jim (Will Ferrell) apprend que sa fille chérie, Jenni (Geraldine Viswanathan), a décidé de se marier. Il lui réserve alors un mariage de rêve dans une auberge de Palmetto Island, en Georgie, où lui-même avait épousé la mère de Jenni. Mais à leur arrivée sur place, avec tous leurs invités, ils apprennent qu'un problème a eu lieu lors de la réservation, et qu'un autre mariage, celui de Neve (Meredith Hagner), la sœur de Margot (Reese Witherspoon) se tient là à la même date. Une guerre sans pitié s'engage alors entre Jim et Margot, bien décidés l'un comme l'autre à offrir le meilleur mariage possible à leurs proches...
Une comédie américaine longuette diffusée sur Amazon et réalisée par Nicholas Stoller, compère de Judd Apatow et de Jason Segel, réalisateur de nombreuses comédies américaines pas forcément exceptionnelles (comme Sans Sarah, rien ne va !, American Trip, Cinq ans de réflexion, Nos pires voisins 1 et 2, Bros ou encore le film d'animation Cigognes et compagnie), et scénariste d'autres films guère plus mémorables (Braqueurs amateurs, Les voyages de Gulliver, Les Muppets, le retour, Zoolander 2, etc).
Un réalisateur très mid, donc, pour ce film qui l'est tout autant, voire qui s'avère très insipide sur la durée. Sur un postulat de comédie romantique (ils se font la guerre des mariages, et ils finissent dans les bras l'un de l'autre) pas assez développé pour réellement produire une rom-com digne de ce nom, Stoller (ici scénariste et réalisateur) propose ici un métrage assez mou, cliché et prévisible, où tout le monde fait son truc en mode pilotage automatique, où la rivalité et les coups fourrés sont sans la moindre inspiration, où la seule touche personnelle semble être une illustration musicale opératique décalée et où les moments "émotion" semblent plus forcés qu'autre chose.
Viswanathan assure, comme d'habitude, mais le reste est éminemment oubliable, jamais suffisamment mordant, excentrique ou déjanté pour justifier son existence.
2/6 (je me montre un peu sévère, mais sur la fin, j'en avais plus qu'assez)
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Love of the Irish (2025) :
Malheureuse en amour comme dans sa carrière de danseuse, Fiona (Shenae Grimes-Beech) part avec sa mère Helen (Moira Kelly) pour un séjour en Irlande, espérant retrouver là sa grand-mère biologique, qu'Helen, adoptée, n'a jamais connue. Suivant la trace d'une lettre, elle arrive alors dans une petite bourgade où, pendant que sa mère renoue avec sa génitrice, elle fait la connaissance de Liam (Stephen Hagan), un père célibataire au caractère bien trempé.
Mwébof. En soi, rien de particulièrement mauvais dans cette déclinaison irlandaise de la romcom basique made in Hallmark, ici réalisée par Ali Liebert (qui a un petit caméo au passage), mais le tout est tellement générique et déjà vu (le père célibataire, les disputes du couple principal, les clichés locaux) qu'on n'en retient pas grand chose, la faute à une écriture peu inspirée.
Il n'y a vraiment que la sous-intrigue d'Helen et de sa mère biologique qui fonctionne réellement et parvient à générer un peu d'émotion : le reste est en pilotage automatique, même si les décors et paysages irlandais sont très jolis.
2.75 + 0.25 pour l'Irlande = 3/6
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Les critiques et le Web ont tranché : à part Andor (que je trouve toujours relativement surestimée, une série d'espionnage et de résistance très classique, sur un personnage insipide, le tout avec une skinStar Wars) et peut-être les deux premières saisons du Mandalorien, Skeleton Crew serait la meilleure production Star Wars depuis la trilogie originelle.
Un refrain que l'on commence à connaître par cœur et qui ne veut plus rien dire, mais qui intrigue. D'autant que Skeleton Crew, écrite et produite par Jon Watts (les Spider-Man de Marvel) se présente ouvertement comme une production ultra-nostalgique, un film d'aventure jeunesse Amblin façon Goonies avec une skinStar Wars : pas forcément une œuvre particulièrement révolutionnaire, sur le papier. Mais peut-être qu'au terme des huit épisodes de 25-50 minutes de la série, mon opinion va changer...
Star Wars - Skeleton Crew, saison 1 (2024) :
Cinq ans après la chute de l'Empire galactique, quatre enfants d'une planète reculée et cachée découvrent, enfoui sous terre, l'épave d'un vaisseau inconnu, qui se réactive et les emmène dans une folle course au trésor à l'autre bout de la galaxie. Wim (Ravi Cabot-Conyers), Fern (Ryan Kiera Armstrong), KB (Kyriana Kratter) et Neel (Robert Timothy Smith) vont alors faire la connaissance de Jod (Jude Law), un pirate de l'espace aux mystérieux pouvoirs...
Et dans l'ensemble, c'est tout à fait regardable, je dois dire. Particulièrement référentiel, régressif et nostalgique, au point d'en être un temps particulièrement agaçant - tout y passe : outre la franchise Star Wars (y compris les téléfilms des Ewoks et le Holiday Special), Skeleton Crew repompe à droite et à gauche, dans les Goonies, Explorers, Pirates des Caraïbes, Peter Pan, L'île au trésor/la Planète au trésor, Le Vol du Navigator, Indiana Jones, voire même le récent Star Trek Prodigy -, Skeleton Crew prend progressivement de la vitesse, porté par un Jude Law impeccable en ex-Padawan devenu pirate manipulateur, et finit par être même assez spectaculaire.
Il faut dire que visuellement, ça tient vraiment bien la route, probablement mieux que bon nombre d'autres productions Disney +, et cela est à la fois dû aux réalisateurs présents sur le projet (outre Watts, on peut citer Bryce Dallas Howard, le duo derrière Everything Everywhere All at Once, ou encore le réalisateur de Twisters), à la direction artistique efficace (même si parfois très "on a pris un film Amblin et on a remplacé les vélos par des speeders") et à l'excellent travail d'ILM sur le projet.
Le tout se regarde donc assez agréablement, le casting secondaire est amusant (Nick Frost en robot-pirate, Matthieu Kassovitz en chef de guerre, Kelly McDonald en chasseuse de primes, mais aussi Alfred Molina ou encore Stephen Fry au doublage de certains personnages), mais ce n'est pas sans défauts.
Parfois, ces défauts sont issus de l'écriture : à trop coller au moule Amblin, Skeleton Crew semble occasionnellement être une pâle copie plutôt qu'un hommage ; il y a beaucoup de grosses ficelles et de raccourcis maladroits qui sont uniquement là pour permettre aux épisodes de rester sous la barre de la demi-heure à peine ; certaines idées sont vraiment assez ratées (la planète de Kassovitz, dont la "fille" est un enfant soldat à l'accent français approximatif, et qui forcément fait des cabrioles en mode Parkour) et, plus problématique, les quatre enfants principaux sont sous-développés, et réduits à des traits de caractère basiques (et un peu à des quotas de diversité, aussi).
Il y a ainsi Wim, le petit métis impulsif qui rêve d'aventure ; Fern, la caucasienne de bonne famille qui se rebelle et s'autoproclame leader du groupe ; KB, asiatique handicapée depuis un accident et porteuse de prothèses cybernétiques ; et Neel, l'extraterrestre petit gros de service. Quatre personnages qui ne convainquent que partiellement, Wim et Fern s'avérant assez peu sympathiques (j'ai énormément de mal avec Fern, très clichée, et à l'interprétation que je qualifierai de "Cara Delevingnesque"), alors que KB et Neel restent souvent sous-exploités (ce n'est pas une surprise si ce sont ces deux derniers personnages qui, lorsque la série prend quelques instants pour respirer, se démarquent du reste).
Et puis je n'ai pas été particulièrement séduit par la bande originale du fils de Michael Giacchino, un peu trop éparpillée : ici, c'est de la musique de pirates, là, quelque chose de trop subtil pour marquer les esprits, ailleurs, on retrouve le souffle Star Wars, bref, c'est un peu inégal (du moins, tel que présenté à l'écran).
À l'image de la série, en fait, pleine de bonne volonté et de bonnes intentions, mais parfois maladroite, et fréquemment précipitée. Skeleton Crew, c'est sympathique, les plus jeunes adoreront probablement, mais je suis resté sur ma faim pendant les deux premiers tiers de la saison.
Cela dit, ça reste honorable, et plus homogène et/ou qualitatif que les dernières séries Star Wars comme The Acolyte...
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