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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Halloween Oktorrorfest 2025 - Sinners (2025)

Publié le 14 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Musique, USA, Review, Thriller, Drame, Histoire

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Sinners (2025) :

En 1932, dans le Mississippi, Smoke and Stack Moore (Michael B. Jordan), deux petites frappes ayant travaillé pour Al Capone, reviennent dans leur ville natale pour y ouvrir un juke joint, où célébrer la culture afroaméricaine et vendre de l'alcool. Rapidement, cependant, le club et sa musique attirent l'attention des forces du Mal, et les jumeux et leurs proches doivent faire face à des vampires sanguinaires prêts à tout leur prendre.

Un long-métrage de Ryan Coogler qui a été particulièrement bien accueilli par la critique US pour de multiples raisons évidentes (le réal et l'acteur principal ont les faveurs de la critique et du public, c'est un film de genre sur le passé des afroaméricains, sur leur culture, sur l'oppression, sur la musique, c'est de l'horreur "transcendée" où les méchants vampires blancs du KKK qui tentent de voler la musique et la culture des noirs sont une grosse métaphore, avec en prime un propos survolé sur la religion, c'est un projet aux partis pris techniques très affirmés, avec photo sous-exposée, tournage pellicule, etc...) mais qui, au final, s'avère plutôt inégal.

Déjà, parce que Sinners prend bien son temps, consacrant sa première heure à de la mise en place et à la présentation des personnages - en soi, pourquoi pas (et cette première heure propose quelques jolies séquences, notamment le plan séquence qui voit le club se peupler de musiciens noirs de toutes les époques dans un grand melting pot intemporel), pour peu que la suite du film soit à la hauteur.

Mais c'est là que le bât blesse un peu : quand tout commence à partir en vrille, comme dans Une Nuit en Enfer (un grosse influence évidente du film), Coogler semble se désintéresser progressivement du genre de son métrage : la partie siège manque de tension, l'assaut des vampires est assez mou et parfois filmée de manière très basique, l'affrontement final entre les deux frères (et de manière générale tout ce qui est thématique sur la dualité) est sous-exploité, et la fin de cette intrigue arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, suivi de plusieurs épilogues pas forcément très probants formellement (Smoke qui défourraille le KKK au ralenti sur fond de riffs métal avec une sulfateuse ; Sammie, devenu star du blues, qui reçoit la visite, dans ses vieilles années, de Stack et d'Annie, vampires toujours vivants).

On en vient presque à regretter que Coogler soit parti dans un film de vampires, et pas dans quelque chose de plus sérieux et/ou historique.

Une expérience assez mitigée, donc, mais... je suis caucasien, et je suis français. Si je dois en croire toutes les suranalyses et autres commentaires énervés laissés sur le web outre-atlantique en réponse à la moindre critique un tant soit peu tiède, cela me disqualifie donc de pouvoir donner mon avis sur le film, car je ne suis pas capable de comprendre celui-ci et toutes ses subtilités ultra-profondes, ses messages, etc : le bon vieux "un film trop intelligent pour toi, réservé à ceux qui ont un cerveau", qui devient ici "réservé à ceux qui ont un cerveau afroaméricain"... 

3.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Hysteria!, saison 1 (2024)

Publié le 12 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Religion, Fantastique, Horreur, Thriller, Oktorrorfest, Halloween, NBC, Peacock, Review, USA, Musique

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Hysteria!, saison 1 (2024) :

Dans la petite ville américaine de Happy Hollow, en 1989, rien ne va plus. Alors même qu'un lycéen est retrouvé mort dans d'étranges circonstances, et que Tracy Whitehead (Anna Camp), la bigote de la ville, pointe une secte satanique du doigt, Dylan (Emjay Anthony), Jordy (Chiara Aurelia) et Spud (Kezii Curtis), trois lycéens en marge, décident de rendre populaire leur groupe de métal Dethkrunch en adoptant une image provocante et en jouant des clichés du genre. Mais rapidement, les phénomènes étranges se multiplient en ville, et pendant que le Shérif Dandridge (Bruce Campbell) mène l'enquête, l'opinion publique se polarise autour de Dethkrunch : d'un côté, les parents de plus en plus hostiles, de l'autre, les lycéens de la ville, fascinés par le groupe et son image sulfureuse...

Huit épisodes d'une heure pour cette seule et unique saison d'Hysteria!, une série pseudo-fantastique Peacock showrunnée par Matthew Scott Kane et coproduite par le frère de Mike Flanagan, une série qui s'inspire de la "panique satanique" ayant traversé les Eighties (mais lorgne aussi un peu sur Stranger Things, il faut bien l'avouer), pour présenter une petite ville en proie à des phénomènes paranormaux et à une peur contagieuse.

Le tout pour un résultat assez mitigé, je dois bien l'avouer : à mi-chemin entre le thriller fantastique, le teen show, la comédie et l'enquête policière, Hysteria est clairement une œuvre de fan. Fan du genre horrifique (avec un générique utilisant la police de caractère des films de Carpenter, des caméos de Jeffrey Combs et Barbara Crampton, Bruce Campbell excellent dans un rôle sérieux de shérif sceptique, des clins d'œil çà et là), fan de heavy-metal (la bande originale a dû coûter une fortune tant les classiques se succèdent), fan de plein d'autres choses (Nolan North en père de famille, Anna Camp en religieuse fanatique) : tout cela rend la série assez attachante dans son ensemble, prenant son élément thriller surnaturel au sérieux dans sa mise en images, sans se départir d'un sens de l'humour parfois noir, avec ses ados incapables, et ses éléments récurrents.

Mais Hysteria commet aussi des erreurs qui ne pardonnent pas, et qui tirent le résultat final vers le bas. À commencer par son étalonnage numérique constant : pour donner du style à sa photographie, la série utilise un lissage numérique et une colorimétrie très particulière, qui baigne toutes ses images dans un contraste bleu/orange très appuyé. Et c'est moche.

Ensuite, le rythme de la série est très inégal : chaque épisode approche ou dépasse les 60 minutes, et les péripéties finissent par dépendre systématiquement des mauvais choix des personnages, des choix fréquemment uniquement là pour permettre de rallonger la sauce. Et puis il y a l'écriture dans son ensemble : une écriture très moderne (tous les personnages "want to be seen" et le répètent constamment, la série esquive volontairement tout racisme potentiel de ces années 80 fantasmées) et qui tente de ménager la chèvre et le choux en montrant explicitement à l'écran de multiples phénomènes surnaturels ou inexpliqués (Julie Bowen qui est tirée par les chevilles et projetée dans les airs par un démon, le séisme qui ouvre la saison, le éruptions cutanées sur tous les personnages adultes, etc), tous expliqués d'un "mais tout ça, c'était de l'hystérie collective dans la tête des personnes concernées" semi-convaincu... et même là, le show botte en touche avec une fin ouverte.

Et cette fin de saison peu satisfaisante, qui boucle tout de manière impeccable et offre une happy end à tout le monde (y compris aux antagonistes psychotiques, à l'exception de Garret Dillahunt, assez sous-exploité dans l'ensemble), frustre plus qu'autre chose, et affaiblit un peu trop la charge contre la religion et le propos de la saison.

Déjà que l'écriture et l'interprétation un peu caricaturale (j'aime bien Anna Camp, mais elle ne fait pas vraiment dans la subtilité et la demi-mesure, ici, dans un personnage dans la droite lignée de Sarah Newlin dans True Blood) n'aident pas trop à prendre tout ça vraiment au sérieux.

Dans l'ensemble, malgré ses problèmes de rythme et son ton particulier (le showrunner a travaillé sur American Horror Story, et ça se sent), et quand bien même la série s'essouffle clairement dans sa deuxième partie, alors que les ficelles de l'écriture s'épaississent et que le QI de tout le monde pique du nez, Hysteria se regarde sans trop de difficultés. Je ne suis pas forcément surpris de l'annulation, cela dit, cette saison se suffisant clairement à elle-même.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Fear Street : Prom Queen (2025)

Publié le 11 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Netflix, Thriller, USA, Review

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Fear Street : Prom Queen (2025) :

En 1988, à l'approche du bal de promo, une compétition féroce règne au lycée de Shadyside : Melissa Mckendrick (Ella Rubin), Debbie Winters (Rebecca Ablack), Linda Harper (Ilan O'Driscoll) et leur leader, Tiffany Falconer (Fina Strazza), imposent leur quatre volontés aux lycéens, et dénigrent à chaque occasion Christy Renault (Ariana Greenblatt), rebelle et vendeuse de drogues à ses heures perdues, et Lori Granger (India Fowler), fille d'une meurtrière et victime de rumeurs en tous genres. Heureusement pour Lori, lorsqu'un tueur sanguinaire semble éliminer une à une les prétendantes à la couronne de Reine de la promo, elle peut compter sur sa meilleure amie Megan (Suzanna Son) pour l'aider à survivre...

Après sa trilogie de téléfilms Fear Street adaptée de RL Stine, en 2021 (une trilogie assez médiocre, mais qui a connu un certain succès auprès du public visé), Netflix remet le couvert avec encore une adaptation, qui ne semble pas vraiment savoir sur quel pied danser.

Tour à tour slasher ultrabasique et téléphoné, hommage nostalgique aux 80s (un de plus), ou pastiche facétieux (franchement, il y a dans la dernière demi-heure des moments clairement parodiques, mais le reste du temps, c'est très premier degré), avec une héroïne impopulaire mais ressemblant fortement à Sophie Turner malgré les efforts de la prod pour l'enlaidir, sa meilleure amie anticonformiste clairement codée LGBTQ (mais finalement non), d'innombrables personnages secondaires supposés être des tueurs potentiels (en vain, puisqu'on devine facilement qui est quoi, d'autant que le film tente un rebondissement final à plusieurs étapes, façon Scream)...

Bref, ça fait un peu "le premier slasher de bébé", tout le budget semble passé dans la bande originale et c'est globalement peu mémorable.

Ça se regarde vaguement, et c'est tout.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Ugly Stepsister (2025)

Publié le 10 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Norvège, Review, Histoire, Fantastique

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The Ugly Stepsister (2025) :

Filles de Rebekka (Ane Dahl Torp), Elvira (Lea Myren) et Alma (Flo Fagerli) voient d'un oeil favorable le remariage de leur mère avec le père de la belle Agnes (Thea Sofie Loch Næss), espérant trouver là une source d'argent et de stabilité. Mais lorsque ce dernier décède subitement, les quatre femmes se retrouvent sans le sou ; Elvira devient alors le seul espoir de subvenir à leurs besoins, en parvenant à épouser le Prince Julian (Isac Calmroth), qui cherche justement une compagne. Mais pour cela, Elvira, adolescente ronde et peu attirante, va devoir tout faire pour améliorer son physique... et lutter contre la beauté naturelle de sa belle-sœur.

Une production Shudder, relecture norvégienne du conte de Cendrillon en mode body horror poisseuse, et du point de vue de l'une des belles-sœurs de Cendrillon, une Cendrillon qui se montre d'ailleurs ici assez hautaine et méprisante, hantée par le souvenir de sa mère et prostrée sur le cadavre en décomposition de son père (en plus de coucher avec le garçon d'étable). 

On a donc droit ici à une satire sociale du monde de la beauté, de son industrie, avec un chirurgien esthétique brutal et sadique, une Elvira qui s'impose un ténia pour maigrir, et qui, comme chez Grimm, se tranche volontairement les orteils pour tenter d'enfiler la pantoufle d'Agnes/Cendrillon. 

Le tout avec moults détails sanglants et gore (l'extraction de ténia, l'implantation des faux-cil) joyeusement décomplexés ("il faut souffrir pour être belle"), au milieu de ce qui est une reconstitution mordorée et chatoyante d'un monde de conte de fées à l'ancienne. Un monde où la pourriture et les asticots grouillent cependant sous les apparences, où le Prince et ses amis sont beaufs et graveleux, et où les femmes se plient en quatre pour satisfaire les désirs d'hommes médiocres.

Bien réalisé, très bien interprété (Lea Myren est excellente), c'est un premier film brutal, graphique et surprenant, malgré quelques scories ponctuelles, çà et là.

4.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Destination finale : Bloodlines (2025)

Publié le 9 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review, Thriller, Critiques éclair

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Final Destination - Bloodlines (2025) :

Hantée par des cauchemars sanglants impliquant la jeunesse de sa grand-mère, Iris, Stefani Reyes (Kaitlyn Santa Juana) retourne dans sa famille pour tenter de résoudre cette énigme. Là, elle retrouve son père Marty (Tinpo Lee), son frère Charlie (Teo Briones), leur oncle Howard (Alex Zahara), leur tante Brenda (April Telek ), et leurs cousins Erik (Richard Harmon), Julia (Anna Lore) et Bobby (Owen Patrick Joyner). Mais bien vite, en rencontrant Iris (Gabrielle Rose), cloitrée dans un chalet fortifié, Stefani réalise que celle-ci a changé le cours du destin, bien des décennies plus tôt, en sauvant de nombreuses personnes lors d'une catastrophe... et la Mort, désormais, rattrape son retard en éliminant tous les survivants et leurs descendants un à un.

Retour de la franchise Destination finale après 14 ans d'absence, et c'est un retour plutôt sympathique, fidèle à la formule, avec des clins d'œil çà et là, et des adieux touchants pour Tony Todd, qui reprend ici son rôle de directeur funéraire, et tire sa référence, tant à l'écran qu'IRL (puisque l'acteur est décédé d'une maladie quelques mois après le tournage).

Après, ça reste assez classique dans l'histoire de la franchise : c'est efficace et spectaculaire, les effets sanglants sont très réussis, et le film s'amuse à feinter encore et encore le spectateur avec des éléments laissés en suspens, mais ça reste du Destination finale pur jus, avec des morts télégraphiées bien à l'avance pour faire monter la pression, et une dernière ligne droite que l'on voit largement venir.

On passe un bon moment, donc, sans que le film ne révolutionne quoi que ce soit.

4.25/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (2018)

Publié le 5 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Thriller, Critiques éclair, Romance

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Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :

Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...

Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.

Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.

Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.

Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?

Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?

Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?

Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?

Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?

Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?

Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?

On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.

Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.

D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça... 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Terrifier 3 (2024)

Publié le 1 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Christmas, Noël, Review, USA

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Terrifier 3 (2024) :

Revenu à la vie, Art (David Howard Thornton) s'installe dans une demeure abandonnée avec Victoria (Samantha Scaffidi), alors même que Sienna (Lauren LaVera), qui avait vaincu le clown maléfique, quitte l'hôpital psychiatrique où elle était enfermée pour passer les fêtes de Noël en famille. Là, elle retrouve sa tante Jessica (Margaret Ann Florence), le mari de celle-ci, Greg (Bryce Johnson), leur fille Gabbie (Antonella Rose), et son frère Jonathan (Elliott Fullam), qui peine à se remettre des événements traumatisants l'ayant éprouvé. Et quand Art le clown décide de repasser à l'acte, tout s'écroule autour de Sienna et de ses proches.

Troisième volet de la saga sanglante des Terrifier, après un premier épisode inégal et une suite bigger louder avec plus de moyens, mais aussi inutilement longue et parfois un peu cheesy : ici, on prend les mêmes et on continue, cette fois-ci au moment des fêtes de Noël. 

Ça dure deux heures, c'est toujours joyeusement sanglant (même si, très honnêtement, les meurtres sont parfois très/trop grotesques et difficiles à prendre au sérieux), et le mélange horreur/fêtes de Noël fonctionne toujours très bien... mais je dois dire que le métrage continuant directement dans la lignée de Terrifier 2, avec sa mythologie discutable, je n'ai pas été totalement convaincu.

D'autant que le tout a un rythme en dents de scie, multipliant les digressions et les séquences décousues. Heureusement, David Howard Thornton est toujours exceptionnel dans le rôle titre (même si Damien Leone, le réalisateur, ne peut s'empêcher de lui associer un personnage féminin bavard et inutile), et les effets physiques sont plutôt réussis.

Mais dans l'ensemble, si l'on excepte le côté festif, je ne suis pas certain qu'il reste beaucoup de choses à dire et à faire avec Art le clown, maintenant qu'il est peu ou prou un démon immortel qui revient non-stop... si ce n'est aller toujours plus loin dans l'extrême, mais même là, les limites techniques sont ce qu'elles sont.

3/6 (pour l'ambiance, les caméos et Thornton) 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Dead Talents Society (2024)

Publié le 30 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Review, Taïwan

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Dead Talents Society (2024) :

À Taïwan, une jeune femme décédée (Gingle Wang) et sa meilleure amie Camilla (Bai Bai) tentent de subsister et rejoignent l'écurie de Makoto (Chen Bolin), un manager de fantômes à la recherche de nouveaux poulains pour accompagner Catherine (Sandrine Pinna), ex-diva de l'au-delà désormais détrônée par Jessica (Eleven Yao), son ancienne protégée...

Une comédie taïwanaise très sympathique présentant un au-delà laborieux et administratif et évoquant BeetleJuice, avec ces fantômes qui doivent apprendre à hanter les vivants pour espérer gagner leur "vie" et ne pas disparaître à jamais.

Rivalités, concours, remises de prix, réseaux sociaux, apprentissage laborieux, bruitages caricaturaux, etc, mais aussi une certaine mélancolie qui imprègne tout le métrage, et qui l'élève au dessus d'une simple comédie surnaturelle sans profondeur.

Une vraie bonne surprise, avec des gags amusants, des personnages attachants, et un univers très inventif.

4.5/6  

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Bondsman, saison 1 (2025)

Publié le 28 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Horreur, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Télévision, USA, Review, Musique

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The Bondsman, saison 1 (2025) :

Lorsque Hub Halloran (Kevin Bacon), chasseur de primes, est tué par les sbires de son pire ennemi Lucky (Damon Herriman), criminel désormais en couple avec l'ex-femme de Hub, il revient à la vie : l'Enfer l'a choisi pour qu'il renvoie, d'une balle dans la tête, plusieurs démons qui se sont évadés des Enfers et qui tentent de ramener Lilith, leur maîtresse, sur Terre. Hub devient alors chasseur de démons, son contrat avec le Diable - ou du moins, avec la représentante de celui-ci, Midge (Jolene Purdy) - apparaissant d'un tatouage sur sa chair, et tente par la même occasion de reconquérir son ex-épouse en se vengeant de Lucky...

En 1993, sur la Fox, dans le créneau horaire funeste du vendredi soir, est diffusée Brimstone, où Ezekiel Stone (Peter Horton), policier, finit en Enfer après avoir vengé le viol de sa femme en tuant sadiquement le criminel responsable. Là, le Diable (John Glover) lui offre une chance de revenir sur Terre et de retrouver son épouse, s'il accepte de jouer les chasseurs de prime pour le compte de Satan, et de capturer 113 âmes infernales qui se sont évadées de l'Enfer à l'initiative d'une prêtresse démoniaque. Des âmes damnées marqués dans la chair de Stone sous forme de tatouages, et qui ne peuvent être renvoyées en Enfer que si Ezekiel leur crève les yeux.

La série ne dure que 13 épisodes, mais l'interprétation de Glover et son atmosphère marquent les esprits et font beaucoup d'émules : Reaper, en mode stoner ; Wynnona Earp, en mode western ; et maintenant The Bondsman, pour Amazon, en mode... country familiale.

Parce qu'il faut bien l'avouer, The Bondsman, une production Blumhouse, c'est un peu comme si quelqu'un avait pris Brimstone, limé les numéros de série, mélangé le tout à une pincée d'Ash vs The Evil Dead (un épisode voit même Kevin Bacon, en slip, couvert de sang, une main inutilisable, utiliser un fusil à pompe et une tronçonneuse pour éliminer un démon), un soupçon de Supernatural, une once de Justified, une grosse dose de musique country (Kevin Bacon chante, Jennifer Nettles chante, Maxwell Jenkins chante, tout le monde chante), et n'avait gardé que le jus restant de toute cette concoction : ça n'a pas beaucoup de goût, c'est dérivatif, anecdotique, assez fauché, et c'est déjà annulé par Amazon au terme d'une saison.

Le problème de ce qui ressemble fortement à une pâle copie de ses modèles, c'est que le show est plein de contradictions : il a pour ambition de raconter une histoire de chasse aux démons, mâtinée de drama familial et de vengeance, mais il n'a que 20-25 minutes par épisode pour tout ça (résultat : la chasse aux démons prend 2 ou 3 minutes, apparaît souvent bâclée et est phagocytée par tout le reste) ; il force le personnage principal à jouer les chasseurs de primes pour l'Enfer, sans rien lui offrir en échange (contrairement à Brimstone, ici, aucune promesse de rédemption et de retour sur Terre au terme de sa mission) ; il tente de développer un ton plus léger, mais n'ose pas y aller franchement (quelques scènes ouvertement comiques, mais tout le reste est bien trop sérieux pour fonctionner pleinement) ; il tente aussi de jouer la carte du pathos, çà et là, mais les interactions familiales (avec son ex-femme, son fils, sa mère, etc) et la vibe country empêchent la moins noirceur de prendre racine, etc, etc, etc

Rarement drôle, rarement surprenant, pas très bien rythmé, pas particulièrement fun, le postérieur constamment entre plusieurs chaises, et avec une fin en cliffhanger qui n'aura aucune résolution, le show se regarde assez facilement grâce à son format court, mais frustre beaucoup. Bof. 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

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