Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet...##
Un p'tit truc en plus (2024) :
Poursuivis par la police, Paulo (Artus) et son père La Fraise (Clovis Cornillac) se réfugient dans le bus d'une colonie de vacances pour handicapés, menés par Alice (Alice Belaïdi), éducatrice spécialisée. Ils finissent par se faire passer pour l'un des pensionnaires et son éducateur, et par se dissimuler dans le chalet rural où la colonie de vacances s'installe...
La France adore ses comédies sociales feel good sur les handicapés, moi nettement moins, donc j'ai abordé ce carton au box-office avec une grosse prudence, voire même avec méfiance, malgré la présence devant et derrière la caméra d'Artus (qui par le passé a su se montrer mordant avec les sujets de certains de ses sketches).
Et au final, ce Un p'tit truc en plus est pile ce à quoi je m'attendais : une comédie gentillette et bienveillante, bon enfant, qui ne se moque pas de ses handicapés, mais ne surprend pas non plus le moins du monde dans son déroulement et sa structure.
Il y a bien quelques running gags amusants (un des handicapés toujours oublié par les autres, le fan de Sarkozy, celle qui passe son temps à se prendre des balles perdues) mais dans l'ensemble, c'est globalement assez prévisible et safe.
3.25/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
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Chasse gardée 2 (2025) :
Paisiblement installés depuis deux ans dans leur petit village campagnard, Simon (Hakim Jemili) et Adélaïde (Camille Lou) déchantent soudain lorsque Stanislas (Maxime Gasteuil), le fils de Bernard (Dider Bourdon), s'installe à Saint Hubert avec sa famille. Car Stanislas et sa compagne Benedicte (Eden Ducourant), de haute extraction, sont très aisés... et décident de remettre la chasse à courre au goût du jour.
Le premier Chasse Gardée, des mêmes scénaristes/réalisateurs et avec les mêmes acteurs, s'était avéré une assez bonne surprise, relativement excentrique et décalée pour éviter bon nombre d'écueils du genre de la comédie franchouillarde.
Ici, on prend donc les mêmes et on recommence, mais on oppose aux habitants de la bourgade des bourgeois à l'ancienne, qui tentent de transforme le petit village en réserve pour chasseurs aux poches débordant d'argent : un récit assez bordélique, fréquemment criard, et pas tout à fait maîtrisé, qui débouche sur une bataille rangée pas si éloignée que ça d'un Astérix, avec un Élie Semoun en chasseur à courre pédant.
Ça part dans tous les sens, donc, avec heureusement toujours des éléments WTF comme la relation de Benjamin et de la sœur de Benedicte, ou encore la façon très cartoon dont les animaux sont traités et réagissent.
Sans oublier la bande originale toujours enjouée et primesautière d'Erwann Chandon.
Un poil en dessous du premier, mais ça reste sympatoche.
3.5/6
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Le Secret de Kheops (2025) :
Archéologue obsédé par le trésor perdu du pharaon Kheops, Christian Robinson (Fabrice Luchini) découvre que celui-ci a peut-être été ramené en France à l'époque de Napoléon, et dissimulé à Paris. De retour en France, Robinson tente alors de renouer avec sa fille Isis (Julia Piaton), avec qui il est brouillé, sans se douter qu'il attire sur eux la convoitise de traficants d'antiquités...
Première réalisation de l'actrice Barbara Schulz, Le Secret de Kheops se veut une comédie d'aventures façon chasse au trésor à Paris, sur fond de relation père/fille qui se renoue.
Pas forcément désagréable à regarder, avec un script fait sur mesure pour Luchini (son personnage archéologue passe son temps à débiter des faits historiques et des anecdotes) heureusement assez calme et mesuré (toutes proportions gardées, il y a tout de même quelques débordements), un récit bon enfant, mais aussi un côté thriller/polar moyennement convaincant, et un récit qui, dans sa dernière ligne droite, devient bourré de grosses ficelles bordéliques.
Pas grand chose à dire de plus : c'est assez improbable, mais ça fait à peu près illusion jusqu'aux 20 dernières minutes, et dans l'ensemble, ça n'ose peut-être pas aller suffisamment soit dans l'aventure soit dans la comédie pour marquer les esprits.
Un petit 3/6
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Natacha (presque) hôtesse de l'air (2025) :
Dans les années 60, prête à tout pour devenir hôtesse de l'air, Natacha (Camille Lou) se retrouve embarquée malgré elle dans une sombre histoire de vol de tableau lorsque la Joconde est dérobée devant ses yeux sur le tarmac. Avec Walter (Vincent Dedienne), steward un peu idiot, la voilà traquée à travers l'Europe par les autorités, notamment lancées à ses trousses par André Molrat (Didier Bourdon), ministre français de la Culture ayant mis en scène le vol du tableau pour pouvoir ensuite tirer toute la gloire de sa restitution...
Adaption libre de la bande dessinée francobelge (pas très mémorable) Natacha par la créatrice de Connasse, ce Natacha (presque) hôtesse de l'air opte pour un ton semi-parodique, à mi-chemin entre OSS 117 (la mise en avant du sexisme ambiant, la reconstitution historique générale) et du Chabat (anachronismes, moments méta - Natacha se dispute avec la voix off de Luchini - et autres références, comme le conspirationniste "BFM"). Le tout porté par une bande originale du toujours très efficace Erwann Chandon, et par l'interprétation dynamique de Camille Lou.
Et ça fonctionne mieux que prévu, même si le film accuse un certain coup de mou à mi-parcours. C'est enjoué, tout le monde s'amuse (notamment Elsa Zylberstein et Isabelle Adjani), et le tout s'avère plutôt divertissant, à défaut d'être toujours suffisamment rythmé ou nerveux pour fonctionner jusqu'au bout.
3.25/6
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Le grand déplacement (2025) :
Suite à la redécouverte d'une source énergétique oubliée, l'Afrique est sur le point de conquérir les étoiles, et prépare, en secret, une mission jusqu'à la planète Nardal, une planète habitable qui pourrait bien sauver l'humanité. Mais le voyage va être long, la concurrence avec les Américains est rude, et Pierre Blé (Jean-Pascal Zadi), pilote français, est assez gaffeur et incompétent...
Mwébof.
C'est dommage, en découvrant le pitch de cette conquête spatiale parodique à la sauce africaine, écrite et réalisée par Zadi, je partais plutôt enthousiaste.
Et puis, après une mise en place sympatoche, sans plus, non sans maladresses (les échanges sur l'esclavage, etc, arrivent comme un cheveu sur la soupe), mais avec suffisamment d'éléments rigolos (Judor en r2-d2 cassant), la deuxième moitié du métrage tourne à vide une fois que le lancement a eu lieu : ça récite souvent son texte, ça se veut un peu trop sérieux et dramatique pour son propre bien, tout l'humour noir et politique est assez mal amené, et si les images spatiales sont jolies, ça n'est tout simplement pas bien rythmé ou ni maîtrisé.
Ponctuellement amusant, mais ça s'arrête là. Dommage.
2/6
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100 millions ! (2025) :
Représentant syndical dans une imprimerie, Patrick (Kad Merad) découvre un beau jour qu'il vient d'hériter de 100 millions d'euros. Aussitôt, sa vie est bouleversée, ses convictions ébranlées, ses collègues le voient d'un autre œil, et l'attitude de ses proches change : sa femme (Michèle Laroque) décide de profiter de cette fortune, sa fille altermondialiste (Jade-Rose Parker) finit par accepter une partie de cette fortune à contre-cœur, et son fils entrepreneur (Martin Karmann) investit tout dans un projet...
Blablabla, "l'argent ne fait pas le bonheur", blablabla, comédie sociale très française cousue de fil blanc, avec un postulat de départ évident, des personnages peu attachants (l'écriture des personnages féminins ne leur fait pas de cadeau, entre la fille hypocrite aux fausses dreads et le personnage de Michèle Laroque qui semble pensé pour la rendre antipathique, alors que Patrick devient dépressif et neurasthénique par la faute des autres, et que le fils a bon fond mais est trop naïf et se fait arnaquer), des rebondissements évidents, et une morale finale télégraphiée dès la lecture du pitch.
Tout le monde fait donc son truc en pilotage automatique, sans réserver la moindre surprise, ce n'est pas très inspiré, et quand le métrage se termine sur Bella Ciao (chant partisan italien désormais surexploité depuis LaCasa De Papel, histoire d'enfoncer un peu plus le clou d'une lutte des classes et d'un message assez banal et évident sur les valeurs morales plus importantes que l'argent ou le bénéfice personnel), on se dit qu'il y aurait eu bien mieux (et bien plus mordant) à faire sur le sujet.
1.5/6
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Jamais sans mon psy (2024) :
Lorsqu'il découvre que son patient le plus névrosé et envahissant, Damien (Baptiste Lecaplain), est le nouveau fiancé de sa fille Alice (Claire Chust), le Dr Olivier Béranger (Christian Clavier) va alors rapidement tout faire, à l'occasion de son anniversaire de mariage, pour changer cette situation.
Une comédie française assez générique, avec un Clavier qui fait du Clavier, des éléments forcés et sous-développés (les amis de Clavier), un Lecaplain qui évoque parfois Pierre Richard (pas directement, mais tout le film a un côté comédie française un peu vieillotte, en fait) et un tout qui se résoud bien trop facilement.
Après, le caméo de Rayane Bensetti est amusant, et le cast n'est pas désagréable, mais ça reste globalement trop calibré et prévisible.
2/6
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L'affiche de la série le proclame bien fort : par l'équipe à l'origine de 30 Rock. En l'occurrence Robert Carlock, Sam Means, et Tina Fey à la production... soit exactement la même équipe que 30 Rock, Kimmy Schmidt, Great News, Girls5Eva.
Nous sommes donc ici en terrain très familier, tant au niveau du casting que de l'écriture, du type d'humour, et même de la musique (cf le générique de début), pour 10 épisodes de 25 minutes diffusés sur NBC (forcément).
The Fall and Rise of Reggie Dinkins, saison 1 (2026) :
Ancien joueur de football US de légende, Reggie Dinkins (Tracy Morgan) est désormais au fond du trou, mais, entouré de Monica (Erika Alexander), son agente et ex-épouse, de leur fils Carmelo (Jalyn Hall), de Rusty (Bobby Moynihan), le meilleur ami de toujours de Reggie, et de Brina (Precious Way), la nouvelle compagne de Reggie, influenceuse jeune et sexy, il tente de faire son grand retour via un documentaire tourné par Arthur Tobin (Daniel Radcliffe), réalisateur oscarisé essayant lui aussi de remonter la pente...
Reggie Dinkins, c'est avant tout l'histoire de deux comebacks improbables, portés par un duo d'acteurs tout aussi inattendu : Tracy Morgan, dont la carrière a connu un coup de frein en 2015 suite à un accident de voiture, et qui depuis s'est fait plus discret, et Daniel Radcliffe, qui depuis Harry Potter a pris du muscle, et s'est constitué une carrière intéressante dans la comédie, notamment sur le petit écran.
Au programme, donc, une sitcom qui a bon fond, sur un footballeur américain un peu bête et vieillissant et son entourage qui, dans leur quête de réhabilitation de l'image de Reggie, finissent par reconstituer une famille de substitution à laquelle Arthur vient se greffer, malgré son désir d'être un simple documentariste observateur et passif.
Dans l'ensemble, sans être indispensable, c'est amusant, parfois absurde, occasionnellement mordant, souvent bien vu, et si la familiarité de "l'emballage" peut de temps à autre atténuer l'impact des vannes, Reggie Dinkins est une bonne surprise, surtout si l'on est amateur du sens de l'humour des productions de Tina Fey et Robert Carlock.
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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.
Décidément, Bill Lawrence est un homme occupé, avec pas moins de 5 séries en production (Shrinking, le revival de Scrubs, Ted Lasso, Bad Monkey, et ce Rooster) et même s'il délègue beaucoup, il n'en reste pas moins qu'il a le vent en poupe.
Rooster, saison 1 (2026) :
À l'occasion d'un passage à l'université où travaille sa fille Katie (Charly Clive), récemment séparée de son compagnon infidèle, Archie (Phil Dunster), Greg Russo (Steve Carrell), auteur de romans de gare à succès décroche un poste de conférencier dans ce même établissement. Alors qu'il n'a jamais enseigné et qu'il n'a jamais fait d'études supérieures, Greg découvre la vie universitaire, ses particularités et ses excès, tout en tentant de gérer les tourments amoureux de sa fille, sa propre vie de divorcé, et les exigences de ses collègues et supérieurs, dont Walter Mann (John C. McGinley), le président excentrique de l'université...
Ici, Lawrence s'attaque à la midlife crisis d'un auteur de romans de gare, catapulté professeur de littérature dans une grande université américaine, le tout sur fond de satire du milieu de l'enseignement, et de crise du couple de sa fille. Un projet pour HBO Max, au format dramédie de 10 épisodes de 30 minutes, à l'ancienne, et reposant en grande partie sur les épaules de Steve Carrell... pour un résultat mitigé.
Déjà, premier point négatif : la photographie de cette série très automnale (voire hivernale) et douce-amère. Peut-être pour mieux coller au sujet ou à l'ambiance particulière du projet, Lawrence et son équipe ont opté pour une colorimétrie numérique très stylisée, tentant de restituer une image "cinématographique" sombre, avec beaucoup d'arrière-plans flous, et une teinte globale tirant sur le verdâtre. Le résultat est assez moche, je dois dire, même s'il a ses fans.
Ensuite, si Lawrence et ses scénaristes restent doués pour créer des personnages aux relations attachantes (Rooster et tout le monde, en fait, mais aussi le Président de l'université - ce bon vieux Docteur Cox - et Sunny, qu'il prend sous son aile), ils ne font pas forcément des miracles. Si Carrell est en effet excellent et porte la série sur son dos, je ne peux pas en dire autant des histoires de cœur et de cul de sa fille avec son mari infidèle qu'elle ne parvient pas à quitter.
Ces deux personnages finissent en effet par occuper une place démesurée dans la série, tirant le tout vers le bas - encore que le personnage de Phil Dunster, anciennement dans Ted Lasso, s'en sort mieux : le personnage est une tête à claques arrogante, mais les scénaristes lui donnent plus de répliques et de situations drôles ; Katie, elle, paraît fréquemment versatile, voire antipathique et abrasive, alors même que les scénaristes cherchent clairement à montrer en elle une femme blessée que le spectateur est supposé trouver vulnérable, touchante et attachante.
D'autant que le ton du programme peut être très inégal selon les scénaristes : ici un coté pince sans rire et des répliques cinglantes, ailleurs de l'humour de sitcom très prononcé (le flic décalé qui perd toujours son arme), de la satire universitaire, des running gags inoffensifs (Carrell qui bruite à la bouche tous ses déplacements en scooter électrique tout-terrain) ou encore de l'émotion et du mélodrame qui se veulent sincères et émouvants.
La mayonnaise prend ponctuellement, principalement lorsque Carrell, toujours très attachant, est le sujet de la scène, de la sous-intrigue ou de l'épisode, mais je n'ai donc pas été très convaincu par l'ensemble : une grosse partie de la distribution est efficace, et le message optimiste est très similaire à celui de Ted Lasso (bien que les deux shows ne jouent pas dans la même catégorie) mais le tout n'a pas su me séduire totalement, que ce soit formellement, ou par son écriture.
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Projet Dernière chance (Project Hail Mary - 2026) :
Dans un futur proche, le Soleil se meurt, lentement mais sûrement dévoré, comme d'autres étoiles, par une forme de vie microscopique inconnue. Pour tenter de trouver une solution et sauver la Terre, le Projet Hail Mary est mis en chantier, afin d'envoyer un vaisseau spatial à l'autre bout de la galaxie, et d'essayer de comprendre pourquoi un seul astre semble échapper à ce phénomène qui se propage d'étoile en étoile. En 2032, lorsqu'il est réveillé par les systèmes du vaisseau, Ryland Grace (Ryan Gosling), ancien biologiste et instituteur, découvre que le reste de l'équipage est décédé pendant le voyage. Partiellement amnésique, il tente alors de survivre et d'accomplir sa mission... ce qui va se compliquer lorsqu'à destination, il rencontre une forme de vie extraterrestre, surnommée Rocky, envoyée par son peuple pour tenter de trouver une solution au même problème.
Après un certain temps passé plus en retrait, à des postes de producteurs sur de nombreux longs-métrages, Lord et Miller repassent devant la caméra, avec Drew Goddard (un ancien de chez Whedon et Abrams) à l'écriture, pour une adaptation d'un roman de l'auteur de The Martian... et sans surprise, ça donne un résultat assez enjoué et déconneur, plus en tout cas que ce que l'on aurait pu attendre sur la base d'un tel postulat aux enjeux dramatiques.
On accroche ou pas au ton assez léger, donc, avec un Ryan Gosling pas très doué, astronaute malgré lui, une structure en flashbacks à mesure que Grace retrouve ses souvenirs, et un récit qui devient une buddy comedy lorsque Rocky entre en jeu, alors que Rylad doit apprendre à communiquer et faire équipe avec l'alien rocheux.
Assez casse-gueule, mais globalement, j'ai plutôt apprécié le tout, je dois dire. Certes, narrativement, c'est parfois un peu cousu de fil blanc, et pas forcément très plausible, mais les effets numériques et pratiques et l'interprétation sarcastique-mais-pas-trop de Gosling font que l'on croit à cette amitié improbable, et au résultat de cette mission suicide.
Tout au plus mettrais-je un bémol sur l'illustration musicale, parfois un peu envahissante, et sur des effets de style et de réalisation pas forcément utiles, mais bon : dans l'ensemble, Project Hail Mary est plutôt maîtrisé et compétent, et même si ça s'essouffle un peu sur la fin, ça tient assez bien la distance.
4.25/6
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