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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Good Omens, saison 3 (2026)

Publié le 2 Août 2026 par Lurdo in Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Religion, Amazon, UK, Review, Télévision, Romance

Troisième et ultime saison pour cette adaptation libre du roman de Neil Gaiman et de Terry Pratchett, après une première saison agréable et fidèle au roman, mais perfectible, une seconde saison originale sympathique, mais phagocytée par le shipping des deux personnages principaux, et surtout la cancellation de Neil Gaiman, suite à sa vie privée/amoureuse problématique, ce qui lui a valu d'être expulsé des projets qu'il avait en cours (cf aussi Sandman de Netflix).

Et donc, une troisième saison, ou plutôt, un téléfilm de conclusion de 90 minutes pour Amazon, bricolé à partir des idées de Gaiman, qui a quitté le show en cours de production...

Good Omens, saison 3 (2026) :

Désormais à la tête du Paradis, Aziraphale (Michael Sheen) fait de son mieux pour que tout le monde baigne dans la félicité ; mais quelqu'un a dérobé le Livre de la Vie, et éliminé deux archanges. Sur Terre, Rampa (David Tennant) déprime, séparé de son ange préféré. Et puis il y a Jesus (Bilal Hasna), qui a été renvoyé sur Terre et tente de retrouver son chemin à Londres, signe de la Fin imminente des Temps...

On ne va pas y aller par quatre chemins : oui, cette "saison 3" déçoit.

Entre l'intrigue de Jésus (sorte de mélange entre celle de Gabriel en saison 2, et la fin des Temps imminente de la saison 1), qui est constamment sous-développée, et se termine de façon baclée, sans rien avoir apporté à la série d'une manière ou d'une autre ; le whodunit centré sur le Livre de la Vie, qui est résolu à mi-parcours et se conclue, là aussi, de façon catapultée ; le fait qu'un bon tiers du métrage tourne autour de Rampa et d'Aziraphale qui se réconcilient ; et l'écriture assez lourde et maladroite de tout ce qui est dialogues théologiques dans la dernière ligne droite du téléfilm... on sent constamment que tout ça était initialement pensé comme une saison complète, dramatiquement vidée de sa substance lorsque l'affaire Gaiman a éclaté.

Et donc, ce que cette saison 3 nous propose, in fine, est plutôt frustrant : un récit pas forcément désagréable, mais jamais mis en valeur par la mise en scène (jamais le quartier londonien n'aura paru aussi fauché et fait studio à l'écran), un scénario qui semble survoler tous ses passages obligés, tout résoudre de manière précipitée, pour arriver à ce qui intéresse vraiment la production : la happy end des deux protagonistes, réincarnés en humains dans un nouvel univers.

Certes, cette fin fonctionne, les personnages restent attachants, c'est une assez jolie conclusion, et David Arnold continue de fournir une illustration musicale de qualité, mais difficile de ne pas être agacé par les nombreuses scories du projet (notamment ses multiples digressions inutiles), qui ressemble un peu trop à un téléfilm-résumé d'une saison complète qu'à une œuvre bien structurée en tant que telle.

Dommage.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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