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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Mercredi, saison 2 (2025)

Publié le 26 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Netflix

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Mercredi, saison 2 (Wednesday, season 2 - 2025) :

De retour à Nevermore, Wednesday Addams (Jenna Ortega) est désormais une semi-célébrité admirée de tous pour avoir sauvé l'école, ce qui l'agace un peu. D'autant qu'une nouvelle menace plane sur l'établissement et sur la jeune femme, et que la cadette des Addams tente toujours de maîtriser ses pouvoirs psychiques, au grand dam de sa mère Morticia (Catherine Zeta-Jones)...

Après une saison 1 frustrante, qui ressemblait plus à une tentative de produire un succédané de Sabrina ou de Harry Potter collé de manière artificielle à une franchise établie, et qui passait totalement à côté de son potentiel, la faute à des caractérisations hors sujet et à des gimmicks de scénaristes épuisés (Gough et Millar, les créateurs de Smallville, avaient écrit la moitié de la saison 1 et showrunnaient le reste), la série revient pour une saison 2 de 8 épisodes coupée en deux, avec toujours Tim Burton derrière la caméra de la moitié des épisodes.

Le reste de l'équipe scénaristique a changé, cela dit, et cela se traduit, à l'écran, par quelque chose qui semble mieux caractérisé en ce qui concerne les Addams : alors qu'en saison 1, on avait droit à des Morticia et Gomez ados hors-sujet, horrifiés par le meurtre accidentel d'un stalker, ce qui constituait l'un des points scénaristiques principaux de la saison, cette année, on retrouve, dans la première moitié de cette saison artificiellement coupée en deux, des Addams plus "normaux", qui trouvent une excitation et qui se réjouissent de la mort, du meurtre, du macabre, de la torture, etc.

Catherine Zeta-Jones a suivi un régime botox-ozempic, Isaac Ordonez a beaucoup grandi (et compose un Pugsley que je ne suis pas encore certain d'apprécier, très naïf et dans un rôle-fonction de victime), Joanna Lumley est une Grand-mère Frump plus classe que d'habitude, et Gomez et Fester restent fidèles à eux-mêmes : c'est nettement plus probant en saison 2, je dois dire, notamment au niveau de l'écriture.

Wednesday, elle, reste malheureusement une Veronica Mars goth un peu trop abrasive, qui commence la saison en mode Dexter, en chassant et scalpant un tueur en série avant de le remettre aux autorités (pourquoi ? Habituellement, Mercredi vénère les tueurs en série, qui lui servent de modèle...), et qui passe son temps à se heurter à sa mère, tout en enquêtant sur ses divers stalkers et autres menaces surnaturelles qui l'entourent.

Et alors que la saison 2 se plie en quatre pour intégrer plus d'Addams à la série et plus de membres de la famille dans l'environnement de l'école Nevermore, cela a pour effet de faire passer Wednesday au second plan : privée de son amitié avec Enid (le personnage d'Enid est maltraité, cette année, héritant d'un triangle amoureux insipide, totalement coupée de Wednesday, héritant d'un numéro de danse joli mais inutile, et envoyée dans la nature, bloquée en forme lupine à la fin de la saison - on m'apprendrait que la production voulait se débarrasser d'elle, je ne serais pas surpris), et bloquée dans une écriture répétitive, mécanique et cassante, Wednesday devient un personnage principal un peu lassant, dont le seul trait de caractère est l'arrogance.

Alors dans un premier temps, les scénaristes essaient bien de varier les plaisirs, avec un affrontement un peu forcé entre les Outcasts de Nevermore et un camp de scouts commandés par Anthony Michael Hall, en révélant très tôt l'identité de l'un des stalkers de Wednesday (Agnes, une autre élève fangirl de Wednesday et l'un des points forts de la saison), en faisant revenir certains personnages de la saison 1 (pour les éliminer) ou en multipliant les guests stars (Buscemi en proviseur, Thandie Newton en psy de l'asile local, Billie Piper en prof de musique, Haley Joel Osment en serial killer, Heather Matazarro, Lady Gaga, Frances O'Connor, Casper Van Dien en acteur de soap ou encore ce bon vieux Christopher Lloyd en tête dans un bocal... mais globalement, il manque quelque chose, et la nécessité d'avoir un cliffhanger de mi-saison fait que le scénario avance vraiment par à coups.

Pire : la seconde moitié de la saison (qui voit les showrunners reprendre l'écriture et quasiment traiter cette demi-saison comme une saison à part entière, mais condensée en quatre épisodes) plombe vraiment le tout. En multipliant les sous-intrigues sous-développées, les apparitions éclair, et en centrant tout sur la famille de Tyler, la production tente de faire un immense toutéliage bancal, qui alourdit toute la saison, et donne lieu à des révélations absolument pathétiques.

Comme en saison 1, tout est à nouveau lié à un secret de famille Addams. Comme en saison 1, Morticia et Gomez ont fait disparaître un cadavre durant leurs jeunes années à Nevermore, à nouveau dans des circonstances de légitime défense, et à nouveau, ils ont dissimulé cet événement par peur d'être accusé de meurtre (*soupir)*. Comme en saison 1, Mercredi leur en veut. 

Comme par hasard, ce cadavre est le zombie déterré par Pugsley. Comme par hasard, Frances O'Connor est la mère de Tyler, évadée de l'asile grâce à l'intervention providentielle de Wednesday. Comme par hasard, le zombie est Isaac Night, l'oncle savant fou de Tyler. Comme par hasard, tout ce petit monde en veut mortellement aux Addams. Ah, et j'ai failli oublier : comme par hasard, la main tranchée de Night est devenue la Chose, parce que Night = Thing. *énorme soupir*

C'est bien simple, plus la saison approchait de sa conclusion, et plus j'ai passé de temps la tête enfouie entre les mains, atterré par le niveau pitoyable de l'écriture. D'autant qu'à côté, pour laisser de la place à de multiples éléments teasant une saison 3, tout se résoud de manière catapultée - notamment la sous-intrigue totalement insipide de Buscemi l'arnaqueur à la tête d'une secte, et qui manipule les Sirènes pour parvenir à ses fins : tout ça a été tellement mal amené et développé durant la saison qu'on s'en contrefout royalement... un peu comme la majorité des éléments de la saison (mention spéciale au caméo-éclair de Lady Gaga, uniquement là pour placer son nouveau morceau et tenter de créer un meme de danse, en vain).

Mais cessons de perdre du temps, et allons droit au but : malgré quelques moments sympathiques, comme l'échange de corps (même si, très honnêtement, j'ai trouvé Ortega bien en dessous d'Emma Myers dans l'exercice), ou le personnage d'Agnes (Evie Templeton, qui s'affirme progressivement), la saison 2 de la série s'embourbe progressivement dans ses visions, ses prophéties, ses vengeances et surtout son rythme assez mou, y compris au niveau de la réalisation et du montage.

Tout dure trop trop longtemps, il y a trop de querelles familiales (Grandmère Frump le dit : les Addams de Wednesday sont une famille dysfonctionnelle où tout le monde se ment et se déteste... sauf que ça n'a jamais été le cas dans aucune des autres versions, et c'est presque du hors-sujet) et le tout paraît trop souvent en pilotage automatique, cochant des cases d'une liste d'éléments à utiliser pour valider le cahier des charges Netflix d'une série de ce type.

Ça fait illusion pendant quelques épisodes, ça se prend les pieds dans le tapis en cours de route, et ça tombe totalement à plat dans sa dernière ligne droite. Pas forcément surprenant, mais décevant néanmoins, et je ne serais pas surpris que la saison 3 finisse par être la dernière saison du show (ne serait-ce que parce que Ortega semble se lasser de son rôle figé).

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Fear Street : Prom Queen (2025)

Publié le 11 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Netflix, Thriller, USA, Review

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Fear Street : Prom Queen (2025) :

En 1988, à l'approche du bal de promo, une compétition féroce règne au lycée de Shadyside : Melissa Mckendrick (Ella Rubin), Debbie Winters (Rebecca Ablack), Linda Harper (Ilan O'Driscoll) et leur leader, Tiffany Falconer (Fina Strazza), imposent leur quatre volontés aux lycéens, et dénigrent à chaque occasion Christy Renault (Ariana Greenblatt), rebelle et vendeuse de drogues à ses heures perdues, et Lori Granger (India Fowler), fille d'une meurtrière et victime de rumeurs en tous genres. Heureusement pour Lori, lorsqu'un tueur sanguinaire semble éliminer une à une les prétendantes à la couronne de Reine de la promo, elle peut compter sur sa meilleure amie Megan (Suzanna Son) pour l'aider à survivre...

Après sa trilogie de téléfilms Fear Street adaptée de RL Stine, en 2021 (une trilogie assez médiocre, mais qui a connu un certain succès auprès du public visé), Netflix remet le couvert avec encore une adaptation, qui ne semble pas vraiment savoir sur quel pied danser.

Tour à tour slasher ultrabasique et téléphoné, hommage nostalgique aux 80s (un de plus), ou pastiche facétieux (franchement, il y a dans la dernière demi-heure des moments clairement parodiques, mais le reste du temps, c'est très premier degré), avec une héroïne impopulaire mais ressemblant fortement à Sophie Turner malgré les efforts de la prod pour l'enlaidir, sa meilleure amie anticonformiste clairement codée LGBTQ (mais finalement non), d'innombrables personnages secondaires supposés être des tueurs potentiels (en vain, puisqu'on devine facilement qui est quoi, d'autant que le film tente un rebondissement final à plusieurs étapes, façon Scream)...

Bref, ça fait un peu "le premier slasher de bébé", tout le budget semble passé dans la bande originale et c'est globalement peu mémorable.

Ça se regarde vaguement, et c'est tout.

2.75/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (2018)

Publié le 5 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Thriller, Critiques éclair, Romance

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Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :

Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...

Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.

Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.

Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.

Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?

Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?

Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?

Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?

Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?

Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?

Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?

On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.

Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.

D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça... 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Time Cut (2024)

Publié le 19 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, Review, USA

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Time Cut (2024) :

Dans la bourgade de Sweetly, dans le Minnesota, Lucy Field (Madison Bailey) a passé toute son enfance sans souvenir de sa sœur aînée, Summer (Antonia Gentry), tuée avant sa naissance par un tueur en série. En 2024, cependant, elle découvre une machine à remonter le temps dissimulée dans une grange et retourne en 2003, juste avant les meurtres, pour tenter de sauver sa sœur avec l'aide de Quinn (Griffin Gluck), un nerd passionné de physique...

Je vais être franc, j'ai failli décrocher à mi-parcours, tant tout dans ce slasher générique, mou et insipide m'a plongé dans une torpeur sans nom.

Pourtant, l'un des précédents films du même scénariste, Freaky (alias Freaky Friday, mais en mode slasher) était plutôt sympathique, et si It's a Wonderful Knife (alias La vie est belle, mais en mode slasher) était nettement plus faible, l'emballage n'était pas désagréable... mais, là, ce Time Cut (alias Retour vers le Futur, mais en mode slasher) ne fonctionne tout simplement pas.

Passons sur le bad guy évident dès son apparition (et encore plus pour qui a vu les trois saisons de Locke & Key) ; passons sur les personnages en carton-pâte, uniquement là pour remplir les quotas du cahier des charges Netflix ; passons sur les nombreuses scènes durant lesquelles il manque des contrechamps, et des dialogues ont clairement été ajoutés en post-synchro ; passons sur les ressemblances flagrantes avec le bien meilleur (mais pas génial pour autant) Totally Killer d'Amazon ; passons sur le manque réel de choc culturel entre 2003 et 2024 (le présent est gris et informe, le passé un peu plus coloré, mais à part ça, ça reste très superficiel) ; passons sur l'interprétation terne et dépressive de Madison Bailey... non, le vrai problème, c'est que le film n'a aucun sens du fun, et que tout est archi-mou : la réalisation, le montage, les meurtres, le script, etc, etc, etc.

C'est plat, c'est prévisible, ça n'a pas le moindre style, bref... c'est du métrage Netflix de base.

1.5/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025)

Publié le 6 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, France, Histoire, Télévision, Jeunesse, Netflix, Review, Fantastique

Alain Chabat qui revient aux commandes d'un projet Astérix 24 ans après Mission Cléopatre, ça se fête, même sous forme animée et sur Netflix : retour sur ces cinq épisodes d'une vingtaine/trentaine de minutes, co-réalisés avec un ancien d'Illumination, et qui adaptent librement le livre Le Combat des chefs, pour un résultat qui aurait probablement eu sa place dans la Quinzaine française de juillet dernier... si seulement j'avais été au courant à temps de l'existence du projet.

Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025) :

Lorsqu'Obélix (Gilles Lellouche) assomme Panoramix (Thierry Lhermitte) d'un coup de menhir malencontreux, le druide perd la mémoire... et la formule de la potion magique. Les Romains y voient là une occasion rêvée pour se débarrasser du problème gaulois, en organisant un grand Combat des chefs pour César, opposant Abraracourcix (Grégoire Ludig) et le musculeux Aplubégalix (Grégory Gadebois), chef d'un village gallo-romain sympathisant avec l'envahisseur. L'enjeu : le contrôle du village d'Astérix (Alain Chabat), et de l'avenir de ses habitants...

Une jolie réussite que cette nouvelle adaptation d'Astérix par Chabat et toute sa bande (on retrouve énormément de voix familières au doublage, de Jérôme Commandeur à Jean-Pascal Zadi en passant par Fred Testot, Gérard Darmon, Chantal Lauby et, oui, Alexandre Astier), une adaptation à la fois fidèle à l'esprit de la bande dessinée et à l'humour de Chabat.

Cinq épisodes, donc, qui commencent par réinventer l'origin story d'Obélix et de la potion magique (un premier épisode d'ailleurs très bien doublé par les enfants jouant les rôles d'Astérix et Obélix) et qui place un carton d'avertissement aux sangliers sensibles en plein milieu de l'épisode, un Romain transformé en R2D2 et une vanne sur Omar et Fred : le ton est donné, et le reste de la série sera à l'identique.

À savoir, un mélange de fidélité à l'histoire originale, d'humour méta, de références jamais trop appuyées et de moments absurdes comme Chabat les manie si bien : en vrac, on peut citer l'ouverture d'épisode façon show pour enfants, les bruitages de Burger Quiz, le Général de Gaulle, le 49.3, la version romaine du Small World, le gag sur la romanisation du nom de certains Gaulois, ou encore tout l'affrontement final en mode Avengers Endgame...

Tout au plus pourra-t-on reprocher à cette mini-série une petite baisse de rythme sur la fin, quand se prépare le grand final, mais c'est somme toute une broutille.

Chabat et ses acolytes réussissent une fois de plus à parfaitement retranscrire la bande-dessinée Astérix, son ton si particulier, les disputes de ses deux héros, leur amitié indéfectible, sans jamais sacrifier pour cela l'accessibilité du récit, son humour, ou la qualité du travail fini (le rendu visuel est inventif et impeccable).

Ça fait plaisir (et le petit cartoon à l'ancienne, en post-générique final, fait lui aussi plaisir)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Sandman, saison 2 (2025)

Publié le 1 Septembre 2025 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Romance, USA, UK, Netflix, Review

Après les 11 premiers épisodes de sa saison 1, diffusée en 2022 sur Netflix, retour de la série de Neil Gaiman... sans Neil Gaiman, plus ou moins embourbé dans des histoires de frasques sexuelles et désormais mis au ban par le public, les médias et le monde de l'audiovisuel.

Toujours 11 épisodes au programme (+ 1 épisode de conclusion), 11 épisodes divisés en deux parties, axées autour de la relation entre Dream et les autres membres de sa famille - parents, frères et sœurs, enfants - pour un tout qui continue dans la droite lignée de la saison 1...

The Sandman, saison 2 (2025) :

Alors qu'il s'attend à devoir affronter la colère de Lucifer (Gwendoline Christie), Dream (Tom Sturridge) se retrouve en possession des clefs de l'Enfer, avec pour responsabilité de trouver à ce dernier un nouveau responsable. Il part ensuite à la recherche de Destruction (Barry Sloane), son frère perdu, sans savoir que cette quête va le mener à sa propre destruction... et à sa renaissance.

Une saison qui commence en douceur, par un mini-arc sur l'Enfer, avec un Lucifer démissionnaire et un Dream qui se retrouve à devoir décider parmi de multiples candidats (fées, dieux nordiques, forces de l'ordre et du chaos, etc) qui va hériter des clefs de l'Enfer.

Pas désagréable, en soi, malgré une résolution faiblarde, et même si les limites budgétaires se font ressentir, notamment dans le nombre de candidats potentiels à la succession de Lucifer, et dans certains maquillages : globalement, cet arc narratif est surtout là pour mettre en place quelques éléments nécessaires à la suite de la saison - Loki (Freddie Fox) et Puck (Jack Gleeson), transformés ici en petit couple gay, Nuala (Ann Skelly), la fée qui s'attache à Dream - et pour boucler de manière un peu molle la sous-intrigue de Nada (Umulisa Gahiga), la reine des premiers humains envoyée en Enfer par Dream.

La série embraye alors aussitôt sur une autre quête pour Dream : à l'initiative de Delirium (Esmé Creed-Miles), sa sœur (je n'ai pas été très convaincu par la représentation à l'écran de cette dernière, ni par certains choix d'interprétation), il part pour la Terre à la recherche d'un oracle pour trouver son frère Destruction (pas très mémorable non plus).

De quoi ramener Dream à ses obligations de père absent, de le confronter à Orphée, son fils (désormais rien de plus qu'une tête décapitée immortelle), de ramener Johanna Constantine (Jenna Coleman), de placer quelques digressions LGBTQ et de finir la première moitié de la saison sur l'euthanasie d'Orphée par son père.

Ce qui lance la suite et fin du programme (la deuxième partie de la saison), autour de la mort de Dream : en tuant l'un des siens, Dream a commis l'irréparable, et les Furies sont bien décidées à le punir pour ce geste, en envoyant à ses trousses Hippolyte, la mère du seul bébé né dans le Monde des rêves.

Voilà ce qui occupe le plus clair des 5 derniers épisodes de la série : Morpheus déprime, Morpheus fait ses adieux à tout le monde, Morpheus tente de trouver une échappatoire, Morpheus se cherche un remplaçant - le fils d'Hippolyte, rapidement enlevé par Puck et Loki, sur la trace desquels Dream envoie Constantine et un nouveau Corinthien (Boyd Holbrook) plus calme (avec en prime une romance totalement ratée entre ces deux personnages), Morpheus se résigne, Morpheus meurt... et Morpheus revient sous une nouvelle apparence (Jacob Anderson), dans un épisode de funérailles un peu inégal car se voulant très mélodramatique et profond, alors que finalement, bof.

Une fin de saison que vient conclure un épisode unitaire sur la Mort, arrivant comme un cheveu sur la soupe, et uniquement là parce que c'est l'un des récits les plus populaires de la bd.

Alors certes, c'est toujours globalement bien filmé (la série a appris de son erreur en saison 1, et le format de l'image n'est plus étiré verticalement sans raison), assez travaillé visuellement (sauf lorsque le budget impose des raccourcis ou des restrictions flagrantes), la bande originale est toujours très compétente... mais au terme de cette seconde saison, je suis retourné lire mon avis sur la saison 1, et rien n'a changé, si ce n'est un focus accru sur Dream (alors qu'il faisait presque de la figuration, par moments, en s1), plus humanisé (au point de perdre occasionnellement son aura surnaturelle).

En saison 2, l'adaptation est toujours scolaire et appliquée, la structure globale est toujours décousue avec beaucoup trop de personnages secondaires, de digressions inutiles et d'épisodes qui sautent du coq à l'âne, la représentativité est toujours mécanique, Dream passe toujours son temps à être blamé de ses actions par tous ses interlocuteurs, tout ce qui tourne autour de Johanna Constantine est toujours forcé au possible, et il manque toujours trop souvent un certain recul, un second degré british, ce qui donne au final une série se prenant très (trop) souvent au sérieux, comme un gothique cliché des années 80-90, trop torturé et déprimé pour son propre bien...

Après, la série a été bien reçue par la critique et le public, donc je suis clairement dans la minorité, mais bon : à chaque fois que le programme tentait d'être touchant, mélodramatique et triste, je suis resté de marbre.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Twilight of the Gods (2024)

Publié le 31 Août 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Fantastique, Religion, Review, USA, Action

Une saison unique de 8 épisodes de 25-30 minutes pour cette mini-série animée Netflix chapeautée par Zack Snyder, Eric Carrasco et Jay Oliva, et qui s'inspire de la mythologie nordique pour raconter une histoire (forcément) épique, sanglante et mythique...

Twilight of the Gods (2024) :

La vengeance de Sigrid (Sylvia Hoeks), demi-humaine et demi-géante, qui jure de venger les siens massacrés par Thor (Pilou Asbæk) le jour de son mariage au Prince humain Leif (Stuart Martin). Avec le soutien distant de Loki (Paterson Joseph), Sigrid va alors constituer un groupe de guerriers qui n'ont plus rien à perdre, pour aller attaquer Asgard afin de tuer Thor...

Mouais. Je suis assez mitigé (positif) sur cette mini-série, au final. D'un côté, toute la mythologie nordique possède un potentiel souvent laissé inexploité qui n'est inintéressant, et cette mini-série retranscrit assez bien le côté distant et froid de ces dieux nordiques manipulateurs et menteurs ; visuellement, le programme est plutôt réussi (malgré une simplicité de trait qui n'est pas sans évoquer, occasionnellement, un Kim Possible ou le style Cartoon Saloon) ; le rythme est assez bien maîtrisé, le bestiaire varié et intéressant, et l'action est dynamique...

Mais de l'autre, il y a plein de petites scories agaçantes, dont une grosse partie est inhérente à la présence de Zack Snyder à la production. Parce que oui, qui dit Snyder, dit bourrinage (la série vide des hectolitres de sang et de boyaux dans une nonchalance assez typique du bonhomme), ralentis épiques, approche se voulant "badass" et "adulte" mais paraissant plus souvent "edgelord" et immature qu'autre chose (la nudité, les scènes de sexe, certains dialogues, le trouple), pseudo-déconstruction des mythes (même si l'inspiration principale est la mythologie nordique, difficile de ne pas voir ici une volonté d'inverser délibérément la représentation des personnages de Thor et de Loki tels que popularisés par Marvel ces dernières années - Thor devient un gros connard belliqueux et misogyne, Loki est un bouc-émissaire qui manipule, certes, mais uniquement pour protéger sa famille)... et inspirations flagrantes. 

Ici, l'architecture de l'Asgard du MCU, et certains choix graphiques. Ailleurs, certains design familiers parmi les créatures et entités surnaturelles. Ou encore toujours le même schéma narratif de la guerrière traumatisée qui se reconstruit une famille de fortune en recrutant des guerriers aux quatre coins du monde pour aller lutter un méchant patriarchal et sadique... comme dans Rebel Moon.

Le tout bizarrement combiné au cahier des charges de la représentativité à la Netflix, avec une Freja noire, une sorcière transgenre, un barde bisexuel, une héroïne forte défendant la cause des femmes maltraitées, un passage "l'homophobie c'est mal", une guerrière bisexuelle amoureuse de l'héroïne, etc.

Tout cela crée un contraste étrange, pas forcément désagréable dans l'ensemble, mais avec des ruptures de ton et de style qui peuvent décontenancer.

Après, la saison se regarde facilement, malgré quelques effets scénaristiques uniquement là pour choquer le spectateur (certaines morts délibérément gore au possible), une vision prémonitoire d'Odin qui m'a fait pouffer de rire (il voit approcher le Ragnarök... et tombe face à face avec Jésus sur sa croix, symbole du remplacement du paganisme et des dieux nordiques par la chrétienté : un symbolisme éculé, pataud et maladroit, typiquement snyderien, en fait), un bourrinage incessant, et une fin clairement en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne satisfait.

Snyder fait du Snyder, en somme, mais le reste de son équipe est suffisamment compétent pour que le résultat final s'en sorte assez bien.

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Critique éclair #194 - Carry-On (2024)

Publié le 27 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Netflix, Christmas, Noël

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Carry-On (2024) :

Agent de la TSA à l'aéroport de Los Angeles, Ethan (Taron Egerton) reçoit un jour une oreillette sur son lieu de travail : à l'autre bout, un homme mystérieux (Jason Bateman) qui menace d'exécuter sa petite-amie si Ethan n'obéit pas à ses instructions, à savoir assurer le bon passage d'un bagage à mains très spécial, au contenu mystérieux. Incapable de faire le moindre geste sans que le terroriste n'en soit informé, Ethan est contraint d'obéir, tout en tentant de trouver un moyen d'éviter une catastrophe aéroportuaire...

Un thriller Netflix, production Dreamworks réalisée par Jaume Collet-Serra et écrite par un scénariste de jeu vidéo, qui a fait le buzz à Noël dernier, très clairement le symptôme d'une génération de critiques et de spectateurs biberonnés à l'idée que Die Hard était un film de Noël, et à la recherche d'un autre film du même genre pour passer le temps lors des fêtes de fin d'année.

Résultat : un accueil critique enthousiaste, et un film se classant parmi les films les plus visionnés de tous les temps sur Netflix... alors que bon, honnêtement, c'est très très médiocre.

On est clairement, ici, sur du scénario de DTV, avec tout ce que ça comporte de grosses ficelles narratives, de problèmes de logique interne, d'éléments idiots, de réactions et de comportements artificiels, de personnages-fonctions insipides (la petite amie clichée au possible), etc.

Ajoutez à cela un rythme défaillant (le film approche les deux heures, tout de même, et sa mise en place est interminable), et voilà, un thriller mollasson qui se regarde (parce que Egerton est efficace, et que Bateman fait un méchant convaincant) mais qui ne vole vraiment pas bien haut.

Ce qui rend l'accueil critique étrangement indulgent d'autant plus enthousiaste (surtout que généralement, les films Netflix se font joyeusement déglinguer par la critique).

2.75/6 (la scène d'action en voiture était sympatoche, cela dit)

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Les bilans de Lurdo - Chronique arctique, saison 1 (2025)

Publié le 17 Août 2025 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Netflix, CBC, Comédie, Sitcom, Romance, Télévision

Une série inuit canadienne, diffusée simultanément sur CBC et sur Netflix en 2025, et qui propose 8 épisodes de 25 minutes environ, pour un résultat léger et plein de charme...

Chronique arctique, saison 1 (North of North, season 1 - 2025) :

Après des années passées dans un mariage étouffant avec le vaniteux et autoritaire Ting (Kelly William), Siaja (Anna Lambe) décide de le quitter, pour s'installer, avec sa fille, chez sa mère Neevee (Maika Harper), ex-alcoolique au fort tempérament. Mais il est difficile de se reconstruire dans une petite bourgade comme Ice Cove, où tout le monde se connaît et tout le monde vénère Ting...

Un format court et dynamique, des reprises inuits de chansons connues et des sonorités traditionnelles en guide d'illustration musicale, des acteurs quasiment tous autochtones (sauf Mary Lynn Rajskub, en responsable municipale locale plus inuit que les vrais inuits) et attachants, des dialogues principalement en anglais mais occasionnellement en dialecte inuit, North of North est dépaysant, et c'est ce qui fait là l'essentiel de son charme.

Parce qu'il faut être franc : sur le fond, la série ne révolutionne rien. Une histoire de femme au foyer malheureuse qui s'émancipe et tente de se reconstruire, c'est du déjà vu, et c'est le postulat de départ de pléthore de séries, aussi bien comiques que dramatiques.

Mais la touche arctique qui distingue cette série de ses semblables fonctionne bien, avec quelques excentricités amusantes (le Québécois obsédé par les chiens), et rend le visionnage de cette comédie des plus agréables. Tout au plus, on pourra reprocher au programme une certaine précipitation en fin de saison, avec un ou deux épisodes donnant l'impression d'avoir été un peu condensés à l'arrache.

Quoiqu'il en soit, le programme est très sympathique, une deuxième saison a déjà été commandée, donc je serai au rendez-vous.

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Critique éclair #188 - The Old Guard 2 (2025)

Publié le 13 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, USA, Netflix, Review, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Old Guard 2 (2025) :

Lorsque Discord (Uma Thurman), la première immortelle, retrouve Quỳnh (Veronica Ngô) au milieu de l'océan, les choses se compliquent pour Andy (Charlize Theron) et son équipe : car Discord a découvert que Nile (KiKi Layne) était la dernière immortelle, et qu'elle possèdait le pouvoir de rendre leur mortalité aux immortels qu'elle blesse...

Bon, cette critique, je vais la faire directe et brève : malgré un accueil critique enthousiaste porté par le côté "c'est un film d'action girl power avec des personnages féminins forts, de la représentativité LGBTQ+ et raciale, de la sensibilité, et c'est une femme noire qui réalise !" et par un confinement covidien exacerbant la moindre réaction critique, The Old Guard, sorti en 2020, était un métrage Netflix médiocre, sorte de Highlander du pauvre à la distribution fade, sans alchimie, et qui ressemblait plus à un pilote de série qu'à un blockbuster digne de ce nom.

Pour cette suite, coincée en development hell pendant quelques années, avec une réalisatrice différente... c'est la même chose, en pire. Insipide de bout en bout, avec des scènes d'action faiblardes, quelques duels à l'épée qui renforcent encore l'impression d'un succédané de Highlander, du world building qui ressemble beaucoup à du bouche-trou, et un script qui se contente de faire monter la sauce avant de botter en touche pour un troisième volet éventuel, The Old Guard 2 cumule tous les défauts du premier volet, sans en avoir les quelques qualités (à l'image de la nouvelle coupe de cheveux ratée de Charlize Theron).

Résultat, j'ai peiné à finir le film (qui ne dure pourtant que 95-100 minutes, tout compris), et je n'ai aucune envie de me montrer indulgent.

1.5/6 

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