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The Electric State (2025) :
Dans une Amérique se remettant à peine d'une guerre civile contre les robots, Michelle (Millie Bobby Brown), une adolescente, découvre que son frère décédé est encore en vie, son esprit contrôlant à distance un petit robot traqué par les autorités. Elle part avec lui à l'aventure, à la recherche de l'enveloppe corporelle de son frère, aux mains de la corporation Sentre. En chemin, elle rencontre John Keats (Chris Pratt), ex-soldat devenu contrebandier, et elle part pour la zone d'exclusion, une réserve où sont parqués tous les robots survivants...
Après The Gray Man, nouveau film des frères Russo pour Netflix (qui retrouvent ici leurs scénaristes de Marvel et Alan Silvestri à la musique), nouveau gros budget, et nouveau flop, qui s'est fait massacrer par les critiques américains, trop contents de se payer la tête d'anciens de Marvel (il n'y a qu'à voir le nombre de critiques US qui profitent de l'occasion pour déverser tout leur mépris pour les films de superhéros et pour le travail précédent des Russo, de Pratt ou de Millie Bobby Brown, comme si, rétroactivement, ils avaient toujours détesté leurs films, ces mêmes films auxquels ils avaient pourtant donné des critiques positives à l'époque).
Après, indépendamment des préjugés et de la mauvaise foi des critiques, il faut bien avouer que cette nouvelle adaptation d'un livre de Simon Stålenhag (après Tales from the Loop, la série d'Amazon qui ne m'avait pas vraiment convaincu) est loin d'être réussie.
On est ici dans un blockbuster très générique, bourré d'effets spéciaux souvent gratuits et inutiles (oui, forcément, il fallait bien montrer des robots, mais fréquemment, on sent que les Russo avaient carte blanche au niveau budget/sfx, et qu'ils en ont mis partout, plus que nécessaire), où Pratt fait du Pratt, MBB du MBB, Stanley Tucci du Tucci, Giancarlo Esposito de l'Esposito, bref, c'est un peu en pilotage automatique, et ça peine à imposer un rythme quelconque.
On se retrouve donc avec un métrage d'aventure pas très palpitant, aux choix capillaires discutables, à l'illustration musicale juke-box, qui tente d'invoquer des notions de justice sociale, d'égalité, d'anti-racisme et anti-discrimination, mais le fait de manière assez pataude (à l'image du speech final de MBB, balourd et donneur de leçons, sur une version mélancolique de Wonderwall), et dont les rebondissements sont assez téléphonés.
Alors il y a quelques moments efficaces, notamment durant la bataille finale (les effets numériques sont réussis), et l'univers n'est pas désagréable, mais je dois dire que je suis resté très passif et indifférent à cette proposition trop souvent creuse et plate.
2.25/6
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