Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Hell of a Summer (2023) :
Alors qu'un nouvel été est sur le point de débuter au camp de vacances Camp Pineway, les moniteurs arrivent les uns après les autres (D'Pharaoh Woon-A-Tai, Billy Bryk, Finn Wolfhard, Pardis Saremi, Susan Coyne, Krista Nazaire, Matthew Finlan, Daniel Gravelle, Julia Doyle, Julia Lalonde), notamment Jason (Fred Hechinger), plus âgé et méprisé par ses collègues pour l'attachement particulier qu'il porte à la vie au Camp. Une figure masquée s'en prend alors au groupe, les massacrant un par un...
Un hommage au genre du slasher écrit et réalisé par Billy Bryk et Finn Wolfhard qui, pour un premier film, s'en sortent plutôt pas mal.
Bon, ça reste déséquilibré, la première demi-heure de mise en place est un peu longuette, et le whodunit est rapidement écarté (au bout d'une heure) pour révéler qui se cache derrière le masque, mais c'est aussi à partir de ce moment-là que l'écriture se fait plus comique et désinhibée, avec des personnages qui deviennent plus caricaturaux.
Et ça fonctionne plutôt sympathiquement, au point que la dernière demi-heure remonte la note finale de ce qui était, jusque là, un slasher assez basique et générique. Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde.
3.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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Time Cut (2024) :
Dans la bourgade de Sweetly, dans le Minnesota, Lucy Field (Madison Bailey) a passé toute son enfance sans souvenir de sa sœur aînée, Summer (Antonia Gentry), tuée avant sa naissance par un tueur en série. En 2024, cependant, elle découvre une machine à remonter le temps dissimulée dans une grange et retourne en 2003, juste avant les meurtres, pour tenter de sauver sa sœur avec l'aide de Quinn (Griffin Gluck), un nerd passionné de physique...
Je vais être franc, j'ai failli décrocher à mi-parcours, tant tout dans ce slasher générique, mou et insipide m'a plongé dans une torpeur sans nom.
Pourtant, l'un des précédents films du même scénariste, Freaky (alias Freaky Friday, mais en mode slasher) était plutôt sympathique, et si It's a Wonderful Knife (alias La vie est belle, mais en mode slasher) était nettement plus faible, l'emballage n'était pas désagréable... mais, là, ce Time Cut (alias Retour vers le Futur, mais en mode slasher) ne fonctionne tout simplement pas.
Passons sur le bad guy évident dès son apparition (et encore plus pour qui a vu les trois saisons de Locke & Key) ; passons sur les personnages en carton-pâte, uniquement là pour remplir les quotas du cahier des charges Netflix ; passons sur les nombreuses scènes durant lesquelles il manque des contrechamps, et des dialogues ont clairement été ajoutés en post-synchro ; passons sur les ressemblances flagrantes avec le bien meilleur (mais pas génial pour autant) Totally Killer d'Amazon ; passons sur le manque réel de choc culturel entre 2003 et 2024 (le présent est gris et informe, le passé un peu plus coloré, mais à part ça, ça reste très superficiel) ; passons sur l'interprétation terne et dépressive de Madison Bailey... non, le vrai problème, c'est que le film n'a aucun sens du fun, et que tout est archi-mou : la réalisation, le montage, les meurtres, le script, etc, etc, etc.
C'est plat, c'est prévisible, ça n'a pas le moindre style, bref... c'est du métrage Netflix de base.
1.5/6
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Lilo et Stitch (2025) :
Échappée des griffes de son créateur, le Dr Jumba (Zach Galifianakis), et traquée par la Fédération galactique, l'Expérience 626 arrive sur Terre et s'écrase à Hawaï, où, rebaptisée Stitch (Chris Sanders), elle devient l'animal de compagnie de la petite Lilo (Maia Kealoha), qui vit seule avec sa grande sœur Nani (Sydney Agudong). Mais les services sociaux surveillent la famille, et Jumba est sur les traces de Stitch, accompagné de Pleakley (Billy Magnussen), représentant de la Fédération...
Un énième remake en prises de vue réelles d'un film d'animation Disney, un de plus, mais cette fois-ci, Disney s'attaque à une génération de films différente - le Lilo et Stitch original date de 2002 -, et ça fonctionne plutôt bien, je dois dire. À ma grande surprise.
Il faut dire que de faire un remake de Lilo et Stitch ne paraissait vraiment pas indispensable, surtout compte tenu de la composante numérique importante du produit fini, qui fait de ce remake un film de semi-animation.
Mais très honnêtement, le casting fonctionne bien : la petite Maia Kealoha (Lilo) est adorable, Sydney Agudong tient bien son rôle de grande sœur (même si l'on a parfois l'impression qu'elle a une couche d'autobronzant pour coller à la couleur de peau de sa sœur et faire plus couleur locale), Zach Galifianakis est presque méconnaissable, et tout le monde est très sympathique. La bestiole l'est tout autant, d'ailleurs, un Stitch velu et très attachant, fidèle à l'original.
Après, j'avoue que j'aurais bien du mal à comparer cette version à la version animée, dont je ne garde que de vagues souvenirs... mais je n'ai pas eu l'impression d'assister à une trahison. Tout au plus mettrai-je un bémol au niveau du montage et du rythme, parfois un peu brusques, comme si la production avait taillé dans la masse pour réduire le film à moins de 110 minutes, compensant avec des montages et une dose supplémentaire de post-synchro.
Mais c'était sympatoche, dans l'ensemble. Pas indispensable, peut-être un peu moins fou que le dessin animé origina, mais rien de honteux.
4.25/6
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Flow (2024) :
Lorsqu'une crue cataclysmique recouvre la Terre d'eau, un chat solitaire, un capybara, un golden retriever, un lémurien et un oiseau secrétaire trouvent refuge sur un bateau abandonné, et tentent de cohabiter tout en trouvant un lieu où débarquer...
Un adorable film d'animation franco-belgo-letton, sans le moindre dialogue, avec des animaux expressifs et attachants (pour peu qu'on accroche au style très particulier du métrage et que l'on ne soit pas allergique aux chats) et un ton touchant, à mi-chemin entre la fable poétique, le conte contemplatif et le récit écologique aux valeurs de partage, de communauté, de tolérance, etc.
C'est globalement assez mélancolique, avec quelques touches de mysticisme çà et là, laissées ouvertes à l'interprétation de chacun (probablement un peu trop, à vrai dire, vu le nombre de commentaires en ligne qui passent totalement à côté du récit et surinterprètent le moindre élément dans des directions WTF), et c'est plutôt réussi, tout ça.
4.5/6
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Alain Chabat qui revient aux commandes d'un projet Astérix 24 ans après Mission Cléopatre, ça se fête, même sous forme animée et sur Netflix : retour sur ces cinq épisodes d'une vingtaine/trentaine de minutes, co-réalisés avec un ancien d'Illumination, et qui adaptent librement le livre Le Combat des chefs, pour un résultat qui aurait probablement eu sa place dans la Quinzaine française de juillet dernier... si seulement j'avais été au courant à temps de l'existence du projet.
Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025) :
Lorsqu'Obélix (Gilles Lellouche) assomme Panoramix (Thierry Lhermitte) d'un coup de menhir malencontreux, le druide perd la mémoire... et la formule de la potion magique. Les Romains y voient là une occasion rêvée pour se débarrasser du problème gaulois, en organisant un grand Combat des chefs pour César, opposant Abraracourcix (Grégoire Ludig) et le musculeux Aplubégalix (Grégory Gadebois), chef d'un village gallo-romain sympathisant avec l'envahisseur. L'enjeu : le contrôle du village d'Astérix (Alain Chabat), et de l'avenir de ses habitants...
Une jolie réussite que cette nouvelle adaptation d'Astérix par Chabat et toute sa bande (on retrouve énormément de voix familières au doublage, de Jérôme Commandeur à Jean-Pascal Zadi en passant par Fred Testot, Gérard Darmon, Chantal Lauby et, oui, AlexandreAstier), une adaptation à la fois fidèle à l'esprit de la bande dessinée et à l'humour de Chabat.
Cinq épisodes, donc, qui commencent par réinventer l'origin story d'Obélix et de la potion magique (un premier épisode d'ailleurs très bien doublé par les enfants jouant les rôles d'Astérix et Obélix) et qui place un carton d'avertissement aux sangliers sensibles en plein milieu de l'épisode, un Romain transformé en R2D2 et une vanne sur Omar et Fred : le ton est donné, et le reste de la série sera à l'identique.
À savoir, un mélange de fidélité à l'histoire originale, d'humour méta, de références jamais trop appuyées et de moments absurdes comme Chabat les manie si bien : en vrac, on peut citer l'ouverture d'épisode façon show pour enfants, les bruitages de Burger Quiz, le Général de Gaulle, le 49.3, la version romaine du Small World, le gag sur la romanisation du nom de certains Gaulois, ou encore tout l'affrontement final en mode Avengers Endgame...
Tout au plus pourra-t-on reprocher à cette mini-série une petite baisse de rythme sur la fin, quand se prépare le grand final, mais c'est somme toute une broutille.
Chabat et ses acolytes réussissent une fois de plus à parfaitement retranscrire la bande-dessinée Astérix, son ton si particulier, les disputes de ses deux héros, leur amitié indéfectible, sans jamais sacrifier pour cela l'accessibilité du récit, son humour, ou la qualité du travail fini (le rendu visuel est inventif et impeccable).
Ça fait plaisir (et le petit cartoon à l'ancienne, en post-générique final, fait lui aussi plaisir)
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Je crois qu'on peut maintenant le dire : l'introduction de Riri Williams dans le MCU, via Black Panther 2, n'était pas vraiment un succès. Guère plus qu'un MacGuffin au service d'un scrip patchwork, son identité de jeune femme black génie de la tech faisait double emploi avec le personnage de Shuri et, à cause des choix visuels et de photographie de Ryan Coogler, l'armure de Riri n'était jamais mise en valeur à l'écran, ou alors dans une bataille tout numérique dans laquelle elle évoluait à la marge.
Autant dire que personne n'attendait grand chose de la série consacrée à Ironheart, d'autant que le programme a connu une gestation complexe et brouillonne, et a été liquidé par Disney au rythme de trois épisodes par semaine.
Ironheart, saison 1 (2025) :
Pour se renflouer et continuer ses recherches après avoir été mise à la porte de son université, Riri Williams (Dominique Thorne) rejoint l'équipe de Parker Robbins (Anthony Ramos), dit "The Hood" pour la cape qu'il porte constamment et lui confère des pouvoirs étranges. Avec lui et ses sbires (Zoe Terakes, Shakira Barrera, Shea Couleé, Sonia Denis), Riri utilise son armure pour détrousser des géans de la tech... jusqu'à ce que la situation dégénère : avec l'aide de Zeke Stane (Alden Ehrenreich), trafiquant d'armes aux origines troubles, et de Natalie (Lyric Ross), sa nouvelle IA embarquée, Riri va alors tenter de se tirer d'affaire...
Six épisodes de moins d'une heure, donc, pour une mini-série qui se termine en cliffhanger appelant clairement une suite, chapeautée par Ryan Coogler et showrunnée par une scénariste de The Midnight Club : un programme très axé sur la communauté afroaméricaine de Chicago, et qui dès le début, part avec un handicap.
Je ne parle pas ici des facteurs raciaux et de diversité, qui ont instantanément, avant même la diffusion du show, rameuté tous les Néanderthals du web, trop contents de plomber les notes critiques de la série sur la base d'une héroïne noire ou de l'équipe LGBTQ du Hood. Je ne parle pas non plus ici du look un peu ridicule d'Anthony Ramos, avec sa cape un peu cheap et mal taillée, ni même du fait que la série soit restée dans les cartons de Disney + depuis la fin de son tournage, en 2022. Non, le vrai premier handicap de la série, c'est le personnage de Riri.
Une Riri arrogante, abrasive, immature, clairement égocentrique et marquée par un traumatisme qui lui déclenche des crises d'anxiété - Riri marche clairement dans l'ombre de Tony Stark, sans en avoir les millions ou la gouaille, et elle paraît donc assez antipathique dès les premiers épisodes. Ce qui n'aide pas à adhérer à la série, pour peu que l'on ait déjà un à priori négatif sur celle-ci.
Et pourtant, à mesure que l'on avance dans la saison, on s'aperçoit que cette caractérisation est délibérée, et explique tous les choix que fait le personnage, l'entraînant dans une spirale littéralement infernale.
Parce que oui, SPOILER, la série oppose magie et technologie, révélant au fil de son intrigue que le Hood a fait un pacte avec Mephisto (Sacha Baron Cohen) pour se venger de son père qui l'a abandonné. Un retournement de situation assez télégraphié (très tôt dans la saison, les personnages discutent notamment devant de multiples affiches pour une représentation de FAUST), que la série tente de camoufler avec la fausse piste de Dormammu, et qui aboutit sur la signature d'un pacte entre Mephisto et Riri, à la toute fin de la série, pour récupérer sa meilleure amie Natalie.
On réalise alors que tous les défauts de Riri menaient à cela : de la même manière qu'elle était prête à vendre métaphoriquement son âme au diable et à se compromettre avec Hood et des criminels pour gagner de l'argent facile, elle est prête à vendre littéralement son âme au diable pour obtenir ce qu'elle veut. Ce qui, au final, compte tenu de son absence totale de considération envers l'opinion et les sentiments d'autrui, la place au même niveau que Hood.
À partir de là, guère surprenant de voir un certain rejet du personnage parmi les spectateurs, surtout parmi ceux qui n'ont pas été plus loin que les premiers épisodes. C'est dommage, parce que Riri, qui est presque une anti-héroïne dans cette série, est entourée de personnages secondaires sympathiques : Natalie est amusante, Ehrenreich parvient à composer un Stane excentrique et divertissant, Zelma (Regan Aliyah) la petite sorcière est attachante, et le gang de Hood s'avère intéressant, malgré son côté "cochons toutes les cases du cahier des charges de la diversité made in Disney+".
À l'identique, les effets spéciaux sont plutôt réussis, les épisodes pas trop mal rythmés, et dans l'ensemble, la série est plutôt intrigante dans son déroulement et dans ce qu'elle amène au MCU.
J'ai donc été plutôt agréablement surpris par cet Ironheart, et par cette protagoniste aux nombreux défauts. Je n'en attendais absolument rien, voire même je craignais le pire suite à Black Panther 2, mais finalement, j'ai plutôt apprécié le tout, et je ne dirais pas non à une saison 2.
Malheureusement, il est peu probable que celle-ci se concrétise, à la fois à cause des délais de production, mais aussi de l'accueil public assez compliqué. Dommage, mais ce n'est pas la première fois ou la dernière fois qu'une des séries du MCU ne rencontre pas son public.
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Summer of 69 :
Abbie (Sam Morelos), streameuse, est sur le point d'avoir son bac, mais elle ne peut s'empêcher de rêver de Max (Matt Cornett), le séduisant joueur de football de sa classe. Vierge et désespérée, elle engage alors Santa Monica (Chloe Fineman), une stripteaseuse ayant besoin d'argent pour sauver son établissement de la faillite, afin que cette dernière lui apprenne tout des choses de l'amour et du sexe...
Une teen comedyHulu en mode coming of age, sous l'influence très claire des années 80, et qui s'avère sympatoche, bien que très balisée.
Alors oui, par rapport aux teen comedies des 80s, ici, on suit un personnage féminin (attachant), et effectivement, rien de tout ça n'est particulièrement crédible, mais la comédienne Jillian Bell (ici réalisatrice et coscénariste) s'en sort plutôt bien, et met ici en images une amitié improbable entre une lycéenne et une strip-teaseuse, dans un film pas aussi graveleux et bas de plafond que le postulat de base pouvait le laisser entendre.
Après, ce n'est pas non plus exceptionnel : comme je le mentionnais, c'est très balisé, il y a un petit coup de mou à mi-parcours, et on retrouve le schéma de la grosse dispute et des quatre vérités qui sont dites entre les deux buddies dans la dernière ligne droite...
Mais dans l'ensemble, quand bien même certains personnages secondaires seraient sous-exploités (Charlie Day qui vient jouer les prêteur sur gages véreux dans deux scènes et demi, entre autres), le tout reste suffisamment excentrique, léger et décalé pour qu'on ne s'ennuie pas.
3.75/6
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Retour de Doctor Who pour une nouvelle saison coproduite par la BBC et Disney +, après un épisode de Noël bordélique mais amusant et timey-wimey, et changement de compagne pour le Doc, avec le retour de Varada Sethu suite à son petit rôle dans l'épisode 03 de la saison 14.
Doctor Who, saison 15 (2025) :
- 15x01 - The Robot Revolution :lorsque des robots venus d'une planète lointaine enlèvent Belinda Chandra (Varada Sethu), une infirmière terrienne, le Docteur vole à son secours, mais se retrouve embarqué dans une révolte populaire sur la planète Missbelindachandra...
Un premier épisode à la sf délibérément très rétro, avec fusée à l'ancienne, gros robots, et méchant dictateur borgifié menant une planète à la baguette, pour un résultat un peu bordélique, mais loin d'être désagréable. La nouvelle compagne, très volontaire et peu encline à l'aventure, est sympathique, mais dans l'ensemble, c'était une reprise un peu tranquille, pas ultra-mémorable.
- 15x02 - Lux : incapable de ramener Belinda en 2025, le Docteur fait atterrir le Tardis à Miami, en 1952. Là, ils découvrent un cinéma abandonné, où sévit Mr Ring-a-Ding (Alan Cumming), un personnage de cartoon dans lequel Lux, dieu de la lumière, s'est incarné...
Un épisode plutôt rigolo, qui confronte à la fois Belinda et le Doc au racisme et à la ségrégation de l'Amérique des années 50, et à un personnage de cartoon improbable, très bien animé en 2D. Ce qui donne lieu à beaucoup d'humour méta, à une transformation de Belinda et du Doc en 2D et en 2.5D, à une visite chez des fans de Doctor Who, et à une jolie résolution, assez poétique.
Après, encore une fois, c'était ambitieux, mais un peu bordélique, notamment au niveau de la structure... du Davies, quoi.
- 15x03 - The Well : le Docteur et Belinda arrivent sur une planète minière désertique en même temps qu'une escouade venue enquêter sur la disparition des mineurs... mais rapidement, le Doc se retrouve confronté à un ancien ennemi.
Un épisode plus sérieux, qui oppose de nouveau le Doc à l'entité de l'épisode Midnight (4x10), et tente de renouer avec l'atmosphère paranoïaque et claustrophobique de l'épisode de 2008.
Ça reste tendu et intéressant, et c'est bien interprété (en particulier par Rose Ayling-Ellis, actrice atteinte de surdité dont le personnage est la seule survivante de la planète minière)), mais ça n'arrive pas à la hauteur de Midnight, notamment parce que les règles de l'entité ont changé das l'intervalle, ce qui affaiblit un peu le tout.
- 15x04 - Lucky Day :sur Terre, Ruby Sunday (Millie Gibson) se rapproche d'un podcasteur séduisant, Conrad (Jonah Hauer-King), qui rêve de tout apprendre sur le Docteur depuis qu'il l'a croisé, enfant, et qui est traqué par une créature sanguinaire, le Shreek.
Bref retour sur Ruby Sunday, sur sa relation avec UNIT, et sur la manière dont elle tente de se reconstruire après ses aventures avec le Doc, pour un résultat inattendu, qui bascule à mi-parcours dans une critique des réseaux sociaux, des influenceurs et des conspirationnistes, bref, de la désinformation dans son ensemble.
C'est pertinent, c'est bien mené, bien que le tout évoque un peu 73 Yards et que le coup de gueule final du Docteur (par ailleurs en grande partie absent de cet épisode) paraisse un peu artificiel et maladroit.
- 15x05 - The Story & The Engine : prisonnier d'un barbershop à Lagos, le Docteur découvre qu'il est tombé dans le piège du nouveau Barbier (Ariyon Bakare), qui se présente comme un Dieu des histoires et de la narration, et qui exige de ses clients qu'ils alimentent les moteurs de son "barbershop" en lui racontant des histoires...
Changement total d'ambiance avec un épisode très "africain", qui mélange barbershop décontracté, mythologies africaines, visuels mémorables, caméo de Jo Martin en Doctoresse future, prise en compte de la couleur de peau du Doc, références aux Dieux et aux Panthéons rencontrés par le Doc au fil des siècles, et une certaine vision des histoires et des conteurs, ainsi que de leur place dans la société, etc. Sympathique.
Dommage qu'une nouvelle fois, le tout soit un peu brouillon, notamment au niveau des enjeux et de la structure du récit....
- 15x06 - The Interstellar Song Contest :Belinda et le Doc arrivent sur une station spatiale, en 2925, où est sur le point de se tenir le grand Concours interstellaire de la chanson. Mais un groupe de terroristes issus d'une peuplade opprimée a prévu de tuer le public présent dans la salle de spectacle, ainsi que les billions de spectateurs qui sont chez eux...
Un épisode assez... particulier, qui combine célébration de l'Eurovision à la mode spatiale, caméos de célébrités de la tv anglaise, propos sur le terrorisme (qui a valu au show une volée de bois vert de la part de spectateurs assimilant le tout à une apologie d'Israel et à une critique de la Palestine), révélation sur Mrs Flood (qui se régénère dans la scène post-crédits), colère noire du Docteur (pas forcément justifiée, ou du moins un peu forcée dans son écriture et sa mise en images), sidekicks gays (Eurovision oblige), une apparition de Susan, des moments délibérément ultra-kitschs et assumés comme tels et une Belinda qui a désormais totalement oublié ses réticences à voyager avec le Doc.
Beaucoup de ruptures de ton, donc, de l'émotion un peu artificielle, et des chansons paradoxalement plus sympathiques que les vraies morceaux de l'Eurovision : résultat mitigé (ce qui semble être le mot d'ordre de la saison, en fait).
- 15x07 - Wish World : Le 23 mai 2025, le Doc et Belinda se réveillent mariés et heureux dans un monde étrangement parfait, où ils ont une fille, Poppy. Mais bien vite, il apparaît que cet univers est le résultat d'un souhait effectué par le trio infernal de Rani, Flood et Conrad Clark, qui exploitent les pouvoirs du Dieu des souhaits, le tout pour réussir à ramener à la vie Omega, le premier de tous les Timelords...
Mouais. Première partie d'un season finale de RTD, ce Wish World est fidèle au travail habituel de ce dernier : c'est bordélique, il y a plein d'idées excentriques, c'est bourré d'exposition balourde, le scénariste ramène le personnage de Rogue, Omega, et finit le tout en affirmant encore et encore la réalité de Poppy, ce qui laisse imaginer beaucoup de choses, surtout avec les caméos-éclairs de Susan.
Très honnêtement, je ne sais pas encore quoi penser de ce demi-final, on verra une fois que tout sera conclu dans la suite.
- 15x08 - The Reality War :Grâce à Anita et à son hôtel du temps, le Doc est libéré de l'emprise du monde créé par un souhait, et entreprend de lutter contre la Rani et ses sbires. Mais lorsque toute la réalité est sur le point de basculer, seul un immense sacrifice peut permettre de sauver l'univers...
Hmm. Je mentirais en disant que j'ai aimé ce saison finale, qu'il m'a convaincu, qu'il a bien bouclé toutes les pistes ouvertes par la saison, de manière convaincante, etc. C'est même un peu le contraire : ce final m'a semblé fréquemment bâclé et précipité, bourré de grosses ficelles narratives, avec une Susan totalement oubliée, énormément de blabla (les monologues de Rani sur la stérilité des Timelords, etc), une Belinda assez mal desservie par toute cette fin de saison (elle avait commencé la saison avec une personnalité affirmée, elle la finit mère au foyer et au second plan), un Omega numérique moche (uniquement là pour avoir une grosse bestiole en CGI, comme avec Sutekh) rapidement évacué, et toute une séquence à rallonge sur l'existence ou la non-existence de Poppy, et le sacrifice du Doc pour assurer sa survie.
Oui, le Doc se régénère, le résultat laisse pour l'instant assez dubitatif, et la saison se termine par des adieux assez jolis de Ncuti... mais c'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir.
- Bilan saisonnier -
Mouais. C'est à peu près tout ce qui me vient à l'esprit quand je repense à cette saison dans son intégralité, et à l'ensemble des aventures de Ncuti dans le rôle : un peu comme Jodie Whittaker avant lui (qui d'ailleurs a un caméo totalement gratuit dans le season finale), le bonhomme faisait un excellent Docteur, trop souvent desservi par des scripts un peu faiblards, chaotiques et bordéliques.
Je crois que c'est le mot qui définit en effet le mieux le travail de RTD depuis son retour : c'est le bordel. Un bordel pas forcément surprenant (les saisons de RTD ont toujours été un mélange d'approximations, d'idées en vrac et d'aliens qui pêtent) mais qui, contrairement aux premières saisons du bonhomme, en 2015, manque désormais d'épisodes forts sur lesquels s'appuyer.
Alors oui, le budget Disney + est là, et les effets spéciaux et créatures ont eu droit à une upgrade (encore que, pas tant que ça), mais ça s'éparpille beaucoup, et au final... ça déçoit un peu, ce Docteur et sa compagne paraissant étrangement sous-exploité compte tenu de leur potentiel.
C'est mieux que les saisons soporifiques chapeautés par Chibnall, mais ça s'arrête là.
Maintenant, quid de l'avenir de Doctor Who : la collaboration Disney+/BBC n'a pas forcément porté ses fruits, et au moment où j'écris ces lignes, nul ne sait si la série va revenir rapidement, si le cliffhanger de fin de saison sera résolu de manière satisfaisante (peu probable ^^) ou si un nouveau showrunner prendra la relève... wait & see.
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Revisite en 10 épisodes du classique excentrique de Terry Gilliam, cette seule et unique saison de Bandits, bandits (la série a été annulée au terme de la saison 1) a été conçue et supervisée pour Apple TV par Taika Waititi (que l'on ne présente plus), Jemaine Clement (What We Do in the Shadows, Flight of the Conchords) et par Iain Morris (The Inbetweeners, Flight of the Conchords).
Une association de talents très décalés, pour un résultat qui porte clairement la marque de ses auteurs, pour le meilleur et pour le pire.
Bandits, Bandits (Time Bandits - 2024) :
Jeune garçon anglais passionné d'histoire, Kevin (Kal-El Tuck) découvre, lorsqu'un groupe de voleurs autoproclamés sort de son armoire, que sa chambre est un carrefour temporel où aboutissent de multiples portails menant à diverses époques. Les Bandits (Lisa Kudrow, Tadhg Murphy, Roger Jean Nsengiyumva, Rune Temte, Charlyne Yi), eux, sont poursuivis par l'Être suprème (Taika Waititi), à qui ils ont dérobé une Carte de l'univers leur permettant de trouver leur chemin dans les couloirs du temps, et par les démons du Chef du Mal (Jemaine Clement), qui veulent s'emparer de la Carte pour faire régner le Mal. Bien malgré eux, les Bandits se trouvent alors contraints d'emmener Kevin avec eux, d'époque en époque, pour espérer échapper à leurs poursuivants...
Dix épisodes qui suivent donc les mésaventures du jeune Kevin (tellement british) et de la bande de bras cassés qui constitue l'équipe des Time Bandits version Waititi : pas de nains, cette fois-ci, mais une équipe à la diversité très contemporaine (pas de panique, l'ensemble du personnel du Paradis est en grande partie composée de Maoris et de personnes de petite taille, ces dernières finissant par s'unir pour reconstituer une nouvelle équipe de bandits plus fidèle à celle du film), et à l'humour un peu plus moderne, lui aussi.
Au niveau du ton, en effet, si la série garde l'absurdité et les anachronismes du Time Bandits de Gilliam, l'humour est légèrement différent, plus noir et sarcastique, et repose aussi en grande partie sur un défilé des compères habituels de Waititi et compagnie, dans de nombreux petits rôles : on retrouve la distribution de Wellington Paranormal, notamment, mais aussi Mark Gatiss, Con O'Neill de Our Flag Means Death, Felicity Ward de The Inbetweeners et du The Office australien, Jonathan Brugh de What We Do In The Shadows, Rachel House de Hunt for the Wilderpeople, Jojo Rabbit et les deux Thor), etc... sans oublier Waititi en Dieu, et Jemaine Clement en Satan.
Autant de visages familiers dans une série qui suit globalement les grandes lignes du film original, en prenant un peu plus de temps pour développer tous ses personnages, et en devenant brièvement une sorte de Sliders mâtiné de Doctor Who qui voit les Bandits débouler à une époque le temps d'un épisode, et repartir dans les couloirs du temps à la fin de celui-ci.
Des épisodes à l'intérêt inégal : le pilote envoie tout le monde à Troie et sur les navires de l'Impératrice chinoise, puis s'enchainent Stonehenge, l'Ère glaciaire, les Mayas, la Préhistoire, l'Angleterre en proie à la famine, l'époque de la Peste noire (avec des antivax amusants), le Harlem de la Prohibition, la demeure du Comte de Sandwich, le Mali du 14e siècle, à nouveau l'Ère glaciaire (mais avec une tribu de Néanderthals ayant appris l'anglais populaire avec la sœur cadette de Kevin), et les années 90...
Alors certes, c'est divertissant, mais le programme est aussi assez bordélique, et paradoxalement à la fois assez friqué (beaucoup d'effets numériques réussis) et fauché (beaucoup de décors font très studio, notamment dans la jungle des Mayas) : ce n'est pas forcément rédhibitoire, ça participe un peu au charme rétro des Time Bandits, mais ajoutez à cela un humour qui ne fait pas toujours mouche, ainsi que la kelleyrisation de Charlyne Yi à mi-saison (suite à des conflits IRL) et l'on se retrouve avec une série qui souffle un peu le chaud et le froid, et qui se conclue de manière un peu frustrante, sur un cliffhanger.
Ça se regarde, mais c'est probablement un peu trop marqué de l'empreinte de ses créateurs ainsi que de leurs qualités et de leurs défauts pour vraiment fonctionner à 100 %.
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Woody Woodpecker : Alerte en Colo (Woody Woodpecker Goes to Camp - 2024) :
Renvoyé de sa forêt pour son manque d'esprit d'équipe, Woody Woodpecker trouve refuge au camp de vacances artistique Woo-Hoo, dirigé par Angie (Mary-Louise Parker). Mais juste à côté de ce camp se trouve un camp militaire rival, dirigé par Zane (Josh Lawson), le cousin d'Angie, et les deux camps de vacances doivent s'affronter dans une compétition, avec pour enjeu la survie du camp Woo-Hoo. Et pour ne rien arranger, le malfaisant Buzz le vautour tente de mettre la main sur un trésor de légende, enfoui quelque part sur le terrain partagé par les deux camps...
Suite indirecte du précédent Woody Woodpecker de 2017 (pas franchement une réussite), Alerte en colo est produit pour Netflix par la filiale DTV d'Universal, au catalogue plein de suites fauchées de titres connus, à la qualité très approximative.
Ici, cette qualité très approximative et ce manque de budget se remarquent immédiatement dans la qualité très relative des effets spéciaux, avec un Woody Woodpecker et un Buzz aux textures fluctuantes, des acteurs qui ne regardent que très rarement au bon endroit, des CGI pas totalement finalisés... bref, on est à un niveau DTV, et je mentirais en disant qu'on a fréquemment l'impression, ici, de regarder un film de colonie de vacances tout ce qu'il y a de plus classique (avec compétition entre le camps des nerds artistiques et celui des futurs militaires athlétiques et bourrins) entrecoupé de scénettes d'un sous-Bugs Bunny (Woody reste toujours particulièrement antipathique) que son ennemi juré tente de piéger à l'aide de gadgets Acme (qui ne sont pas Acme, ici, mais c'est tout comme).
Et honnêtement, le côté camp de vacances n'est pas désagréable, ou du moins, pas pire que la moyenne du genre dans les métrages à destination des plus jeunes : le message est positif, les jeunes acteurs sympathiques, Mary-Louise Parker cachetonne, Josh Lawson fait du sous-Joel McHale, mais ça passe.
Par contre, du côté de Woody, ça rame : c'est laborieux, rarement drôle, rarement abouti visuellement, et l'on en vient à espérer que toutes les scènes des personnages numériques soient expédiées le plus vite possible, pour passer à autre chose.
Ce qui fait que dans l'ensemble, c'est mieux que le premier, mais ça reste très faible.
2.25/6
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