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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Ironheart, saison 1 (2025)

Publié le 6 Août 2025 par Lurdo dans Comédie, Action, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Science Fiction, USA, Review, Disney, MCU, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Télévision

Je crois qu'on peut maintenant le dire : l'introduction de Riri Williams dans le MCU, via Black Panther 2, n'était pas vraiment un succès. Guère plus qu'un MacGuffin au service d'un scrip patchwork, son identité de jeune femme black génie de la tech faisait double emploi avec le personnage de Shuri et, à cause des choix visuels et de photographie de Ryan Coogler, l'armure de Riri n'était jamais mise en valeur à l'écran, ou alors dans une bataille tout numérique dans laquelle elle évoluait à la marge.

Autant dire que personne n'attendait grand chose de la série consacrée à Ironheart, d'autant que le programme a connu une gestation complexe et brouillonne, et a été liquidé par Disney au rythme de trois épisodes par semaine.

Ironheart, saison 1 (2025) :

Pour se renflouer et continuer ses recherches après avoir été mise à la porte de son université, Riri Williams (Dominique Thorne) rejoint l'équipe de Parker Robbins (Anthony Ramos), dit "The Hood" pour la cape qu'il porte constamment et lui confère des pouvoirs étranges. Avec lui et ses sbires (Zoe Terakes, Shakira Barrera, Shea CouleéSonia Denis), Riri utilise son armure pour détrousser des géans de la tech... jusqu'à ce que la situation dégénère : avec l'aide de Zeke Stane (Alden Ehrenreich), trafiquant d'armes aux origines troubles, et de Natalie (Lyric Ross), sa nouvelle IA embarquée, Riri va alors tenter de se tirer d'affaire...

Six épisodes de moins d'une heure, donc, pour une mini-série qui se termine en cliffhanger appelant clairement une suite, chapeautée par Ryan Coogler et showrunnée par une scénariste de The Midnight Club : un programme très axé sur la communauté afroaméricaine de Chicago, et qui dès le début, part avec un handicap.

Je ne parle pas ici des facteurs raciaux et de diversité, qui ont instantanément, avant même la diffusion du show, rameuté tous les Néanderthals du web, trop contents de plomber les notes critiques de la série sur la base d'une héroïne noire ou de l'équipe LGBTQ du Hood. Je ne parle pas non plus ici du look un peu ridicule d'Anthony Ramos, avec sa cape un peu cheap et mal taillée, ni même du fait que la série soit restée dans les cartons de Disney + depuis la fin de son tournage, en 2022. Non, le vrai premier handicap de la série, c'est le personnage de Riri.

Une Riri arrogante, abrasive, immature, clairement égocentrique et marquée par un traumatisme qui lui déclenche des crises d'anxiété - Riri marche clairement dans l'ombre de Tony Stark, sans en avoir les millions ou la gouaille, et elle paraît donc assez antipathique dès les premiers épisodes. Ce qui n'aide pas à adhérer à la série, pour peu que l'on ait déjà un à priori négatif sur celle-ci.

Et pourtant, à mesure que l'on avance dans la saison, on s'aperçoit que cette caractérisation est délibérée, et explique tous les choix que fait le personnage, l'entraînant dans une spirale littéralement infernale.

Parce que oui, SPOILER, la série oppose magie et technologie, révélant au fil de son intrigue que le Hood a fait un pacte avec Mephisto (Sacha Baron Cohen) pour se venger de son père qui l'a abandonné. Un retournement de situation assez télégraphié (très tôt dans la saison, les personnages discutent notamment devant de multiples affiches pour une représentation de FAUST), que la série tente de camoufler avec la fausse piste de Dormammu, et qui aboutit sur la signature d'un pacte entre Mephisto et Riri, à la toute fin de la série, pour récupérer sa meilleure amie Natalie.

On réalise alors que tous les défauts de Riri menaient à cela : de la même manière qu'elle était prête à vendre métaphoriquement son âme au diable et à se compromettre avec Hood et des criminels pour gagner de l'argent facile, elle est prête à vendre littéralement son âme au diable pour obtenir ce qu'elle veut. Ce qui, au final, compte tenu de son absence totale de considération envers l'opinion et les sentiments d'autrui, la place au même niveau que Hood.

À partir de là, guère surprenant de voir un certain rejet du personnage parmi les spectateurs, surtout parmi ceux qui n'ont pas été plus loin que les premiers épisodes. C'est dommage, parce que Riri, qui est presque une anti-héroïne dans cette série, est entourée de personnages secondaires sympathiques : Natalie est amusante, Ehrenreich parvient à composer un Stane excentrique et divertissant, Zelma (Regan Aliyah) la petite sorcière est attachante, et le gang de Hood s'avère intéressant, malgré son côté "cochons toutes les cases du cahier des charges de la diversité made in Disney+".

À l'identique, les effets spéciaux sont plutôt réussis, les épisodes pas trop mal rythmés, et dans l'ensemble, la série est plutôt intrigante dans son déroulement et dans ce qu'elle amène au MCU.

J'ai donc été plutôt agréablement surpris par cet Ironheart, et par cette protagoniste aux nombreux défauts. Je n'en attendais absolument rien, voire même je craignais le pire suite à Black Panther 2, mais finalement, j'ai plutôt apprécié le tout, et je ne dirais pas non à une saison 2.

Malheureusement, il est peu probable que celle-ci se concrétise, à la fois à cause des délais de production, mais aussi de l'accueil public assez compliqué. Dommage, mais ce n'est pas la première fois ou la dernière fois qu'une des séries du MCU ne rencontre pas son public.

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #183 - Thunderbolts* (2025)

Publié le 25 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, MCU, Fantastique, Science Fiction, Review, USA, Marvel, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Thunderbolts* (2025) :

Lorsque Valentina De Fontaine (Julia Louis-Dreyfus), directrice de la CIA, fait l'objet d'une enquête du congrès, elle décide de se débarrasser de toute preuve compromettante - y compris des mercenaires qu'elle a utilisés au fil des ans : c'est ainsi que Ylena Belova (Florence Pugh), John Walker (Wyatt Russell), Ava Starr (Hannah John-Kamen) et Antonia Dreykov (Olga Kurylenko) se retrouvent dans un bunker sur le point d'être incinéré, avec pour mission de s'éliminer mutuellement. Mais au grand dam de De Fontaine, ils décident de collaborer, et avec l'aide d'Alexei (David Harbour) et de Bucky Barnes (Sebastian Stan), qui enquête sur De Fontaine, ils s'échappent et tentent de protéger Bob (Lewis Pullman), cobaye des expériences de De Fontaine, et dépressif aux pouvoirs surhumains...

Ultime production Marvel de la phase 5 du MCU (une phase compliquée, mais finalement dans la droite lignée des précédentes, avec des hauts, des bas, et beaucoup de productions moyennes), ce Thunderbolts* est arrivé sans beaucoup d'attentes, et s'est avéré une bonne surprise.

Un ton plus léger que le dernier Captain America, sans toutefois virer à la comédie pure et dure, une distribution attachante et éprouvée (même si Hannah John-Kamen reste un peu à la marge, peinant à s'imposer face aux autres fortes personnalités), une grosse métaphore de la dépression et du désespoir qui donne une touche de noirceur au tout, de l'action explosive, une Julia Louis-Dreyfus qui a enfin de quoi faire à l'écran et un grand final qui, intelligemment, prend les attentes à contre-pied et résoud tout par un câlin collectif, plutôt que par une grosse baston pleine de sfx.

Très agréable, donc, tout ça, même si ça reste imparfait : les effets numériques peuvent parfois être inégaux (lorsque tout le monde attaque Sentry, les doublures numériques sont assez voyantes), le score de Son Lux (un trio de musiciens/compositeurs) est bordélique et peu mémorable, la relation Yelena/Bob renvoie un peu à la relation Nat/Banner...

Mais dans l'ensemble, ça reste un Marvel sympathique, qui conclut la phase 5 sur une note intéressante (et la scène post-crédits sur la fusée des 4 Fantastiques est intrigante).

4.25/6

 

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - Doctor Who, saison 15 (2025)

Publié le 15 Juin 2025 par Lurdo dans Who, Action, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Critiques éclair, UK, BBC, Disney, Science Fiction, Review, Fantastique, Jeunesse

Retour de Doctor Who pour une nouvelle saison coproduite par la BBC et Disney +, après un épisode de Noël bordélique mais amusant et timey-wimey, et changement de compagne pour le Doc, avec le retour de Varada Sethu suite à son petit rôle dans l'épisode 03 de la saison 14.

Doctor Who, saison 15 (2025) :

- 15x01 - The Robot Revolution : lorsque des robots venus d'une planète lointaine enlèvent Belinda Chandra (Varada Sethu), une infirmière terrienne, le Docteur vole à son secours, mais se retrouve embarqué dans une révolte populaire sur la planète Missbelindachandra...

Un premier épisode à la sf délibérément très rétro, avec fusée à l'ancienne, gros robots, et méchant dictateur borgifié menant une planète à la baguette, pour un résultat un peu bordélique, mais loin d'être désagréable. La nouvelle compagne, très volontaire et peu encline à l'aventure, est sympathique, mais dans l'ensemble, c'était une reprise un peu tranquille, pas ultra-mémorable. 

- 15x02 - Lux : incapable de ramener Belinda en 2025, le Docteur fait atterrir le Tardis à Miami, en 1952. Là, ils découvrent un cinéma abandonné, où sévit Mr Ring-a-Ding (Alan Cumming), un personnage de cartoon dans lequel Lux, dieu de la lumière, s'est incarné...

Un épisode plutôt rigolo, qui confronte à la fois Belinda et le Doc au racisme et à la ségrégation de l'Amérique des années 50, et à un personnage de cartoon improbable, très bien animé en 2D. Ce qui donne lieu à beaucoup d'humour méta, à une transformation de Belinda et du Doc en 2D et en 2.5D, à une visite chez des fans de Doctor Who, et à une jolie résolution, assez poétique.

Après, encore une fois, c'était ambitieux, mais un peu bordélique, notamment au niveau de la structure... du Davies, quoi.

- 15x03 - The Well : le Docteur et Belinda arrivent sur une planète minière désertique en même temps qu'une escouade venue enquêter sur la disparition des mineurs... mais rapidement, le Doc se retrouve confronté à un ancien ennemi.

Un épisode plus sérieux, qui oppose de nouveau le Doc à l'entité de l'épisode Midnight (4x10), et tente de renouer avec l'atmosphère paranoïaque et claustrophobique de l'épisode de 2008.

Ça reste tendu et intéressant, et c'est bien interprété (en particulier par Rose Ayling-Ellis, actrice atteinte de surdité dont le personnage est la seule survivante de la planète minière)), mais ça n'arrive pas à la hauteur de Midnight, notamment parce que les règles de l'entité ont changé das l'intervalle, ce qui affaiblit un peu le tout.

- 15x04 - Lucky Day : sur Terre, Ruby Sunday (Millie Gibson) se rapproche d'un podcasteur séduisant, Conrad (Jonah Hauer-King), qui rêve de tout apprendre sur le Docteur depuis qu'il l'a croisé, enfant, et qui est traqué par une créature sanguinaire, le Shreek.

Bref retour sur Ruby Sunday, sur sa relation avec UNIT, et sur la manière dont elle tente de se reconstruire après ses aventures avec le Doc, pour un résultat inattendu, qui bascule à mi-parcours dans une critique des réseaux sociaux, des influenceurs et des conspirationnistes, bref, de la désinformation dans son ensemble.

C'est pertinent, c'est bien mené, bien que le tout évoque un peu 73 Yards et que le coup de gueule final du Docteur (par ailleurs en grande partie absent de cet épisode) paraisse un peu artificiel et maladroit.

- 15x05 - The Story & The Engine : prisonnier d'un barbershop à Lagos, le Docteur découvre qu'il est tombé dans le piège du nouveau Barbier (Ariyon Bakare), qui se présente comme un Dieu des histoires et de la narration, et qui exige de ses clients qu'ils alimentent les moteurs de son "barbershop" en lui racontant des histoires...

Changement total d'ambiance avec un épisode très "africain", qui mélange barbershop décontracté, mythologies africaines, visuels mémorables, caméo de Jo Martin en Doctoresse future, prise en compte de la couleur de peau du Doc, références aux Dieux et aux Panthéons rencontrés par le Doc au fil des siècles, et une certaine vision des histoires et des conteurs, ainsi que de leur place dans la société, etc. Sympathique.

Dommage qu'une nouvelle fois, le tout soit un peu brouillon, notamment au niveau des enjeux et de la structure du récit....

- 15x06 - The Interstellar Song Contest : Belinda et le Doc arrivent sur une station spatiale, en 2925, où est sur le point de se tenir le grand Concours interstellaire de la chanson. Mais un groupe de terroristes issus d'une peuplade opprimée a prévu de tuer le public présent dans la salle de spectacle, ainsi que les billions de spectateurs qui sont chez eux...

Un épisode assez... particulier, qui combine célébration de l'Eurovision à la mode spatiale, caméos de célébrités de la tv anglaise, propos sur le terrorisme (qui a valu au show une volée de bois vert de la part de spectateurs assimilant le tout à une apologie d'Israel et à une critique de la Palestine), révélation sur Mrs Flood (qui se régénère dans la scène post-crédits), colère noire du Docteur (pas forcément justifiée, ou du moins un peu forcée dans son écriture et sa mise en images), sidekicks gays (Eurovision oblige), une apparition de Susan, des moments délibérément ultra-kitschs et assumés comme tels et une Belinda qui a désormais totalement oublié ses réticences à voyager avec le Doc.

Beaucoup de ruptures de ton, donc, de l'émotion un peu artificielle, et des chansons paradoxalement plus sympathiques que les vraies morceaux de l'Eurovision : résultat mitigé (ce qui semble être le mot d'ordre de la saison, en fait).

- 15x07 - Wish World : Le 23 mai 2025, le Doc et Belinda se réveillent mariés et heureux dans un monde étrangement parfait, où ils ont une fille, Poppy. Mais bien vite, il apparaît que cet univers est le résultat d'un souhait effectué par le trio infernal de Rani, Flood et Conrad Clark, qui exploitent les pouvoirs du Dieu des souhaits, le tout pour réussir à ramener à la vie Omega, le premier de tous les Timelords...

Mouais. Première partie d'un season finale de RTD, ce Wish World est fidèle au travail habituel de ce dernier : c'est bordélique, il y a plein d'idées excentriques, c'est bourré d'exposition balourde, le scénariste ramène le personnage de Rogue, Omega, et finit le tout en affirmant encore et encore la réalité de Poppy, ce qui laisse imaginer beaucoup de choses, surtout avec les caméos-éclairs de Susan.

Très honnêtement, je ne sais pas encore quoi penser de ce demi-final, on verra une fois que tout sera conclu dans la suite.

- 15x08 - The Reality War : Grâce à Anita et à son hôtel du temps, le Doc est libéré de l'emprise du monde créé par un souhait, et entreprend de lutter contre la Rani et ses sbires. Mais lorsque toute la réalité est sur le point de basculer, seul un immense sacrifice peut permettre de sauver l'univers...

Hmm. Je mentirais en disant que j'ai aimé ce saison finale, qu'il m'a convaincu, qu'il a bien bouclé toutes les pistes ouvertes par la saison, de manière convaincante, etc. C'est même un peu le contraire : ce final m'a semblé fréquemment bâclé et précipité, bourré de grosses ficelles narratives, avec une Susan totalement oubliée, énormément de blabla (les monologues de Rani sur la stérilité des Timelords, etc), une Belinda assez mal desservie par toute cette fin de saison (elle avait commencé la saison avec une personnalité affirmée, elle la finit mère au foyer et au second plan), un Omega numérique moche (uniquement là pour avoir une grosse bestiole en CGI, comme avec Sutekh) rapidement évacué, et toute une séquence à rallonge sur l'existence ou la non-existence de Poppy, et le sacrifice du Doc pour assurer sa survie.

Oui, le Doc se régénère, le résultat laisse pour l'instant assez dubitatif, et la saison se termine par des adieux assez jolis de Ncuti... mais c'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir.

- Bilan saisonnier -

Mouais. C'est à peu près tout ce qui me vient à l'esprit quand je repense à cette saison dans son intégralité, et à l'ensemble des aventures de Ncuti dans le rôle : un peu comme Jodie Whittaker avant lui (qui d'ailleurs a un caméo totalement gratuit dans le season finale), le bonhomme faisait un excellent Docteur, trop souvent desservi par des scripts un peu faiblards, chaotiques et bordéliques.

Je crois que c'est le mot qui définit en effet le mieux le travail de RTD depuis son retour : c'est le bordel. Un bordel pas forcément surprenant (les saisons de RTD ont toujours été un mélange d'approximations, d'idées en vrac et d'aliens qui pêtent) mais qui, contrairement aux premières saisons du bonhomme, en 2015, manque désormais d'épisodes forts sur lesquels s'appuyer.

Alors oui, le budget Disney + est là, et les effets spéciaux et créatures ont eu droit à une upgrade (encore que, pas tant que ça), mais ça s'éparpille beaucoup, et au final... ça déçoit un peu, ce Docteur et sa compagne paraissant étrangement sous-exploité compte tenu de leur potentiel.

C'est mieux que les saisons soporifiques chapeautés par Chibnall, mais ça s'arrête là.

Maintenant, quid de l'avenir de Doctor Who : la collaboration Disney+/BBC n'a pas forcément porté ses fruits, et au moment où j'écris ces lignes, nul ne sait si la série va revenir rapidement, si le cliffhanger de fin de saison sera résolu de manière satisfaisante (peu probable ^^) ou si un nouveau showrunner prendra la relève... wait & see.

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Critique éclair #157 - Predator : Killer of Killers (2025)

Publié le 11 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Science Fiction, Thriller, USA, Review, Hulu, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Predator : Killer of Killers (2025) :

En 841, en Scandinavie, un Predator affonte la guerrière Ursa ; en 1609, au Japon, le combat fratricide de Kenji et Kiyoshi est interrompu par un Predator ; en 1942, Torres, un mécanicien/pilote, assiste à l'attaque d'un vaisseau Predator durant la Bataille de l'Atlantique. Trois destins qui vont finir par converger à l'autre bout de la galaxie...

Une mini-anthologie animée chapeautée par Dan Trachtenberg (réalisateur de Prey et désormais en charge de la franchise Predator), et qui prend la forme de trois segments consacrés chacun à une époque/un humain, avant de les confronter dans une arène sur la planète des Predators, à l'occasion d'un grand final.

Pas désagréable, malgré un style d'animation délibérément saccadé (à la Chat Potté 2/Spider-verse) qui demande un certain temps d'adaptation et ne sera pas du goût de tout le monde : c'est de l'action non-stop, ça bourrine, l'écriture se fait un peu plus faiblarde et clichée durant le troisième segment, mais ça se regarde tranquillement, et ça respecte le mythe, en proposant des Yautjas aux apparences distinctes et mémorables, et en liant le tout aux autres épisodes de la franchise.

Sympa, sans plus.

3.75/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Daredevil, Born Again, saison 1 (2025)

Publié le 6 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Drame, Thriller, USA, Review, Disney, MCU, Fantastique, Marvel, Télévision, Les bilans de Lurdo, Policier, Religion

Après trois saisons sur Netflix, un crossover avec les autres séries Marvel/Netflix, et des caméos dans le dernier Spider-man en date, dans She-Hulk et dans Echo, revoilà Matt Murdock dans sa propre série, sur Disney +, une saison coupée en deux et remaniée en pleine production et en pleine grève des scénaristes de 2023... ce qui n'augurait pas forcément du meilleur.

Et pourtant...

Daredevil, Born Again, saison 1 (2025) :

Alors que Matt Murdock (Charlie Cox) a abandonné son rôle de vigilante suite à la mort de Foggy Nelson (Elden Henson) aux mains de Bullseye (Wilson Bethel), il ne peut qu'assister, impuissant, à l'ascension de Fisk (Vincent D'Onofrio) au poste de maire de New York. Un Fisk qui, progressivement, est à l'origine de dérives toujours plus autoritaires, notamment en matière de chasse aux vigilantes ; d'autant qu'en parallèle, Muse, un mystérieux tueur en série, frappe les démunis new-yorkais, et qu'une unité de la police municipale, arborant le symbole du Punisher (Jon Bernthal), utilise des méthodes toujours plus brutales et sanglantes...

Récapitulons : à l'origine, le revival de Daredevil devait prendre la forme d'une saison de 18 épisodes, en mode procedural juridique sans lien direct avec les trois saisons Netflix ni avec leurs personnages, un programme plus réaliste, avec de nombreux épisodes unitaires consacrés à divers procès, et un Daredevil très en retrait (absent pendant près de 4 épisodes).

Une réinvention confiée à deux scénaristes issus du monde des séries d'espionnage (et de Voisin contre voisin (!)) et qui, très rapidement, alors que six épisodes avaient déjà été tournés, a été rebootée par Disney et Marvel : pas forcément surprenant, tant le programme semblait parti pour être à mille lieues de la version Netflix et des attentes des fans.

Et donc, fin 2023, profitant de la grève des scénaristes et de la suspension forcée de la production, Marvel a remis tout à plat, confiant la nouvelle version de la série à l'un des scénaristes de Punisher, divisant la saison en deux parties, et donnant pour mot d'ordre plus de sérialisation et de continuité avec les saisons déjà existantes. Une genèse compliquée, donc, pour un résultat cependant tout à fait honorable, et qui tient largement la route.

L'enrobage, déjà, est assez efficace, malgré une structure parfois un peu patchwork résultant de l'intégration des épisodes déjà tournés (et remaniés) à la saison actuelle : la musique est très solennelle et religieuse, Moorhead et Benson (à la réalisation) travaillent leurs plans, l'action est brutale et violente, et la production a la bonne idée de faire réellement vivre la ville de New-York (dans ses qualités et ses défauts), au travers d'interviews fréquentes d'habitants de la ville et d'images urbaines efficaces.

Sur ce fond sombre et réaliste se greffent donc deux arcs narratifs parallèles, celui de Matt Murdock, se confinant à son rôle d'avocat et refusant de remettre le costume, mais confronté aux exactions de Fisk (et de Muse), et celui de Fisk, qui se rachète une image très populiste en intégrant le paysage politique new-yorkais, pour le meilleur et pour le pire.

Progressivement, le masque de civilité de ces deux hommes finit ainsi par glisser, jusqu'à totalement tomber en fin de saison : une issue inévitable, tant ces deux forces implacables ne pouvaient qu'entrer de nouveau en collision.

Pour Murdock, le déclencheur est la mort de White Tiger, un vigilante s'étant interposé lors d'un passage à tabac d'un indic par des policiers : progressivement, l'avocat réalise qu'il ne peut plus rester inactif, que Fisk et sa police "privée" ont trop de pouvoir, et que quelqu'un doit faire quelque chose. Mais c'est aussi suite aux actes de Muse, un tueur artiste qui s'en prend directement à Heather (Margarita Levieva, dans un rôle un peu ingrat), la compagne psy de Matt, qu'il remet le masque.

On pourra reprocher à la série ce toutéliage abusif : Muse est à la fois lié à White Tiger (Kamar de los Reyes), qui enquêtait sur lui, à la compagne psy de Matt (qui s'occupe aussi de la thérapie de couple de Fisk et de son épouse), à Fisk dont il motive indirectement certaines réactions... mais d'un autre côté, ça passe, et ça peut s'expliquer par le bricolage dont cette première moitié de saison a fait les frais.

Idem pour l'épisode 5 de la saison, un épisode quasi-unitaire qui sert de petite pause sympathique et qui laisse deviner ce à quoi ressemblait la première itération de la série : Matt va à la banque, des criminels la braquent, et Matt doit gérer la situation en tant qu'otage... accompagné du père de Kamala Khan, qui travaille là. Plus léger, plus indépendant, pas désagréable, mais qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe d'une production clairement chaotique.

Plus la saison avance, cependant, et plus la noirceur s'impose, notamment du côté de Fisk, qui passe ces neuf épisodes à se confronter à l'hypocrisie et à la lenteur de rigueur dans le monde de la politique, tout en tentant de se réconcilier avec sa femme, Vanessa (Ayelet Zurer), toute aussi manipulatrice que lui. Une sous-intrigue qui amène Fisk à renouer avec la brutalité qu'il avait mise de côté, et à redevenir le Fisk ultra-violent qui n'hésite pas à écraser des crânes humains à main nue... sauf que désormais, il est maire de New-York et a toute la police de la ville à sa botte.

De quoi poser un problème de taille à Matt et ses alliés, au nombre desquels le Punisher, Karen (Deborah Ann Woll), mais aussi les autres opposants politiques de Fisk, dont le Swordsman (Tony Dalton) de Hawkeye, et peut-être même d'autres vigilantes (Spider-man est mentionné, mais il est peu probable que l'on ait droit à un caméo ; par contre, il est plus probable que la fille de White Tiger finisse par mettre l'amulette de son père).

Résumons : malgré sa conception chaotique, DD : Born again fonctionne bien. Bien filmée, bien interprétée, bien écrite, la série s'avère une "saison 4" tout à fait honorable (qui plus est, sans ninjas !), malgré quelques éléments qui trahissent les changements de direction et d'orientation du programme (White Tiger, par exemple, arrive de manière tellement abrupte, sans réellement être présenté, qu'il a probablement été victime de réécritures/remontages tardifs...).

Mieux encore : alors que généralement, les saisons du Daredevil de Netflix tiraient en longueur avec 13 épisodes, ce reboot est juste assez long pour intéresser, mais jamais trop pour ennuyer ; au terme de ces 9 épisodes et du cliffhanger les concluant, je n'avais qu'une envie : enchaîner sur la saison suivante, qui promet d'être explosive.

On ne peut pas en dire autant de toutes les séries Marvel récentes.

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #154 - Vaiana 2 (2024)

Publié le 28 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Critiques éclair, Jeunesse, Disney, USA, Review, Musique, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Vaiana 2 (Moana 2 - 2024) :

Toujours à la recherche d'autres habitants des îles, Moana (Auliʻi Cravalho) reçoit une vision de ses ancêtres, qui lui révèlent l'existence de Motufetu, une île mythique située au carrefour de tous les courants marins, mais submergée par la colère du dieu Nalo. Avec un équipage de membres de sa tribu, Moana part alors à l'aventure pour tenter de retrouver l'île, mais en chemin, elle tombe sur Maui (Dwayne Johnson), qui lui aussi cherche Nalo pour régler ses comptes avec lui...

Très divertissant, le premier Moana n'en était pas moins frustrant, narrativement un peu faible, bourré de chansons dans son premier tiers, et avec un Lin Manuel Miranda laissé en roue libre (ce qui, forcément, si l'on n'est pas totalement fan de son style, comme moi, n'aide pas vraiment).

Pour cette suite, on ne reprend pas les mêmes, mais on recommence néanmoins... et les défauts restent étrangement similaires : sur un scénario très linéaire et sans fioritures, plein d'éléments étrangement sous-développés (la déesse chauve-souris, les compères de Moana), le film reste bourré d'aventures dynamiques, mais semble étrangement superficiel, un peu comme une suite DTV de la grande époque.

Et ce n'est pas forcément surprenant : Moana 2 était en effet initialement conçu pour être "Moana, la série tv", un programme Disney + en 5 épisodes, qui a été rebricolé en long-métrage moins d'un an avant sa sortie.

Ce qui explique clairement tous les manques du produit fini, y compris au niveau musical : Lin Manuel n'est plus là, le nombre de chansons est nettement plus faible, et malheureusement, l'équipe en charge de ce second volet peine à marquer les esprits, avec des mélodies peu probantes.

Bref, si ce Moana 2 reste sympatoche, et est visuellement toujours très joli, on sent quand même bien ses origines télévisuelles, ainsi que les coupes effectuées pour reformater le tout en mode cinéma, ce qui tire clairement le tout vers le bas.

3.25/6 

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Critique éclair #149 - Blanche-Neige (2025)

Publié le 16 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Musique, Fantastique, Disney, Jeunesse, USA, Review, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Blanche-Neige (Snow White - 2025) :

Réduite au rang de servante par sa belle-mère la Reine (Gal Gadot) depuis la mort de son père le Roi, la jeune Blanche-Neige (Rachel Zegler) rêve de liberté et d'égalité pour son peuple opprimé. Après avoir croisé le chemin d'un voleur (Andrew Burnap), elle va alors s'enfuir dans la forêt, et tomber sur un groupe de sept nains mineurs qui vont l'aider à échapper à la Reine et à son chasseur (Ansu Kabia)...

Un remake en prises de vue réelles (enfin, pas vraiment, au vu de la quantité d'effets numériques) confié à Mark Webb (réalisateur des Spider-Man du MCU) et écrit par une scénariste de films à 250 kilomètres de l'univers Disney (Chloe et Secretary, deux métrages très portés cul, Fur, un biopic imaginaire avec Kidman, The Girl on the Train, un thriller, et Men Women & Children), qui a reçu l'assistance de Greta Gerwig (Barbie), et de deux scénaristes ayant travaillé sur les derniers Indiana Jones, clairement là pour des retouches scénaristiques.

Un film ni fait ni à faire, assez symptomatique de l'orientation actuelle de Disney en matière de remakes, une orientation qui, soyons francs, a aussi beaucoup contribué au retour de bâton anti-woke qui a envahi les médias ces dernières années - pas parce que la diversité, c'est mal, mais parce que systématiquement, Disney l'utilise de manière totalement artificielle et forcée, cochant les cases de son cahier des charges, et se félicitant ensuite d'avoir bien fait.

Ici, c'est peut-être même pire, puisque même en mettant de côté les controverses politiques Palestine/Israël autour du film, le caractère affirmé de Rachel Zegler (qui est tout à fait compétente dans le film, là n'est pas le problème), les aléas de production qui ont fait les gros titres, ainsi que tout le côté politiquement correct asséné à la truelle et à grands renforts d'explications bancales (Blanche-Neige est métisse mais s'appelle ainsi car elle est née durant une tempête de neige ; les villageois sont United Colors of Benetton ; le Chasseur ne remplace plus le cœur de BN par un cœur d'animal, mais par une pomme (parce que faire du mal à un animal ce n'est pas bien) ; BN est désormais une princesse militante, battante, volontaire, héroïque, en faveur de la redistribution des biens, menant une révolution populaire pour détrôner la Reine, et qui ne chante plus "Un jour mon Prince viendra" parce qu'elle est forte et indépendante ; le prince devient Jonathan, Prince des voleurs, qui vit caché dans les bois avec une bande de joyeux compagnons eux aussi très divers, et vole aux riches blablabla), le film est tout simplement raté.

On se retrouve ainsi avec un produit fini qui ressemble à un remake Disney + au budget inférieur à la norme : c'est assez laid (la direction artistique, les coiffures, etc), les effets numériques sont inaboutis (pas seulement les nains : les effets de fumée, la transformation de la Reine, ou même les animaux sauvages, pourtant très mignons, semblent tous souffrir d'un manque de finalisation et d'intégration à leur environnement), les costumes sont unanimement cheaps (mention spéciale à la robe de BN, et à la veste courte cintrée avec capuche de Jonathan - parce que capuche = hood = Robin Hood, tout ça), les nouvelles chansons sont insipides, Gal Gadot n'est pas bonne en Reine (son numéro musical est laborieux au possible) et sa sorcière est... risible.

Bref, les scénaristes ont tellement tenté de moderniser le récit pour faire de Blanche-Neige une Princesse Disney contemporaine™®© qu'ils ont perdu tout ce qui faisait l'intérêt de ce classique, et sans surprise, les scènes qui collent le plus à l'original restent celles qui fonctionnent le mieux (quelques visuels, les chansons de l'original...).

Ce qui reste amusant, cela dit, c'est qu'en tentant de moderniser l'histoire d'amour entre BN et son Prince, ils l'ont rendue encore plus clichée, avec un Jonathan fade au possible, et tous les passages obligés de la relation "ils se détestent, ils passent leur temps à s'envoyer des remarques cassantes, mais en fait ils s'aiment".

Encore une fois... ce n'était ni fait ni à faire.

1.75/6 (dont 0.25 pour le petit hérisson... même si là encore, pour je ne sais quelle raison, la production semble avoir opté pour un hérisson domestique/pygmée africain plutôt qu'un hérisson sauvage commun) 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

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Les bilans de Lurdo - Star Wars : Skeleton Crew, saison 1 (2024)

Publié le 16 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Disney, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Star Wars, Télévision, Review, USA, Science Fiction, Jeunesse

Les critiques et le Web ont tranché : à part Andor (que je trouve toujours relativement surestimée, une série d'espionnage et de résistance très classique, sur un personnage insipide, le tout avec une skin Star Wars) et peut-être les deux premières saisons du Mandalorien, Skeleton Crew serait la meilleure production Star Wars depuis la trilogie originelle.

Un refrain que l'on commence à connaître par cœur et qui ne veut plus rien dire, mais qui intrigue. D'autant que Skeleton Crew, écrite et produite par Jon Watts (les Spider-Man de Marvel) se présente ouvertement comme une production ultra-nostalgique, un film d'aventure jeunesse Amblin façon Goonies avec une skin Star Wars : pas forcément une œuvre particulièrement révolutionnaire, sur le papier. Mais peut-être qu'au terme des huit épisodes de 25-50 minutes de la série, mon opinion va changer...

Star Wars - Skeleton Crew, saison 1 (2024) :

Cinq ans après la chute de l'Empire galactique, quatre enfants d'une planète reculée et cachée découvrent, enfoui sous terre, l'épave d'un vaisseau inconnu, qui se réactive et les emmène dans une folle course au trésor à l'autre bout de la galaxie. Wim (Ravi Cabot-Conyers), Fern (Ryan Kiera Armstrong), KB (Kyriana Kratter) et Neel (Robert Timothy Smith) vont alors faire la connaissance de Jod (Jude Law), un pirate de l'espace aux mystérieux pouvoirs...

Et dans l'ensemble, c'est tout à fait regardable, je dois dire. Particulièrement référentiel, régressif et nostalgique, au point d'en être un temps particulièrement agaçant - tout y passe : outre la franchise Star Wars (y compris les téléfilms des Ewoks et le Holiday Special), Skeleton Crew repompe à droite et à gauche, dans les Goonies, Explorers, Pirates des Caraïbes, Peter Pan, L'île au trésor/la Planète au trésor, Le Vol du Navigator, Indiana Jones, voire même le récent Star Trek Prodigy -, Skeleton Crew prend progressivement de la vitesse, porté par un Jude Law impeccable en ex-Padawan devenu pirate manipulateur, et finit par être même assez spectaculaire.

Il faut dire que visuellement, ça tient vraiment bien la route, probablement mieux que bon nombre d'autres productions Disney +, et cela est à la fois dû aux réalisateurs présents sur le projet (outre Watts, on peut citer Bryce Dallas Howard, le duo derrière Everything Everywhere All at Once, ou encore le réalisateur de Twisters), à la direction artistique efficace (même si parfois très "on a pris un film Amblin et on a remplacé les vélos par des speeders") et à l'excellent travail d'ILM sur le projet.

Le tout se regarde donc assez agréablement, le casting secondaire est amusant (Nick Frost en robot-pirate, Matthieu Kassovitz en chef de guerre, Kelly McDonald en chasseuse de primes, mais aussi Alfred Molina ou encore Stephen Fry au doublage de certains personnages), mais ce n'est pas sans défauts.

Parfois, ces défauts sont issus de l'écriture : à trop coller au moule Amblin, Skeleton Crew semble occasionnellement être une pâle copie plutôt qu'un hommage ; il y a beaucoup de grosses ficelles et de raccourcis maladroits qui sont uniquement là pour permettre aux épisodes de rester sous la barre de la demi-heure à peine ; certaines idées sont vraiment assez ratées (la planète de Kassovitz, dont la "fille" est un enfant soldat à l'accent français approximatif, et qui forcément fait des cabrioles en mode Parkour) et, plus problématique, les quatre enfants principaux sont sous-développés, et réduits à des traits de caractère basiques (et un peu à des quotas de diversité, aussi).

Il y a ainsi Wim, le petit métis impulsif qui rêve d'aventure ; Fern, la caucasienne de bonne famille qui se rebelle et s'autoproclame leader du groupe ; KB, asiatique handicapée depuis un accident et porteuse de prothèses cybernétiques ; et Neel, l'extraterrestre petit gros de service. Quatre personnages qui ne convainquent que partiellement, Wim et Fern s'avérant assez peu sympathiques (j'ai énormément de mal avec Fern, très clichée, et à l'interprétation que je qualifierai de "Cara Delevingnesque"), alors que KB et Neel restent souvent sous-exploités (ce n'est pas une surprise si ce sont ces deux derniers personnages qui, lorsque la série prend quelques instants pour respirer, se démarquent du reste).

Et puis je n'ai pas été particulièrement séduit par la bande originale du fils de Michael Giacchino, un peu trop éparpillée : ici, c'est de la musique de pirates, là, quelque chose de trop subtil pour marquer les esprits, ailleurs, on retrouve le souffle Star Wars, bref, c'est un peu inégal (du moins, tel que présenté à l'écran).

À l'image de la série, en fait, pleine de bonne volonté et de bonnes intentions, mais parfois maladroite, et fréquemment précipitée. Skeleton Crew, c'est sympathique, les plus jeunes adoreront probablement, mais je suis resté sur ma faim pendant les deux premiers tiers de la saison.

Cela dit, ça reste honorable, et plus homogène et/ou qualitatif que les dernières séries Star Wars comme The Acolyte...

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Critique éclair #118 - Vice-Versa 2 (2024)

Publié le 7 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Pixar, Disney, Critiques éclair, Drame, USA, Review, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Vice-Versa 2 (Inside Out 2 - 2024) :

Désormais sur le point de devenir adolescente, Riley (Kensington Tallman) est invitée à prendre part à un camp d'entraînement de hockey avec ses deux meilleures amies Bree (Sumayyah Nuriddin-Green) et Grace (Grace Lu). Mais tout se complique lorsque Bree et Grace lui annoncent qu'elles ne vont plus se voir à la rentrer, et la pression à l'idée de rencontrer son idole Val (Lilimar), joueuse de renom, déclenche un torrent de nouvelles émotions dans son organisme : Anxiété (Maya Hawke), Envie (Ayo Edebiri), Ennui (Adèle Exarchopoulos) et Embarras (Paul Walter Hauser), qui vont prendre le contrôle de Riley, au grand dam de Joie (Amy Poehler) et de ses collègues...

Le premier Inside Out, s'il souffrait un peu du symptôme Pixar du film qui commence par une idée de court-métrage très forte et se poursuit sous la forme d'un récit d'aventures sympathique mais pas au même niveau, restait globalement un excellent divertissement, drôle et touchant.

Neuf ans plus tard, cette suite fait sens, puisque Riley a grandi, et qu'elle fait désormais l'expérience de nouvelles émotions. Et ça reste réussi, bien qu'un cran en dessous du premier volet (ce qui n'est pas forcément très surprenant, en soi).

Alors si j'étais aussi cynique qu'une bonne partie des critiques américains, je dirais que ce film pue l'exploitation de franchise, que Pixar n'a plus d'inspiration depuis que c'est une succursale Disney, que les disparités salariales qui ont mené au remplacement de Mindy Kaling et de Bill Hader par Liza Lapira et Tony Hale sont honteuses, que le scénario aurait dû développer le grand secret de Riley et le lier à son admiration pour Val dans une sorte de crush amoureux LGBTQ non assumé, et que sais-je encore...

Mais non : tous ces arguments frôlent en réalité bien souvent le putaclic, et Inside Out 2 reste un film tout à fait charmant et sympathique, bien qu'un peu prévisible, notamment parce qu'il ne bénéficie plus de l'effet de surprise du premier.

Les nouvelles émotions sont efficaces, leur impact sur Riley sonne juste, et le message reste cohérent avec celui du premier film : ça fonctionne, même si, effectivement, ça n'atteint pas les sommets du premier (notamment en termes d'émotion, mais aussi de musique, Giacchino ne revenant pas pour cette suite).

4/6

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