Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

disney

Les bilans de Lurdo - Percy Jackson et les Olympiens, saison 2 (2025)

Publié le 28 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Disney, Review, Jeunesse, Fantastique, Aventure, USA, Action

La première saison de Percy Jackson et les Olympiens, nouvelle adaptation du roman du même nom après la version cinéma de 2010, était honorable, mais avec une facheuse tendance à faire de l'avance rapide dans les péripéties de ses personnages, victimes d'épisodes de 30-40 minutes, et de menaces finalement vaincues en un coup de cuillère à pot.

Ajoutez à cela une Annabeth pas ultra-probante pour diverses raisons, et l'on se retrouvait avec une première année regardable, avec de vrais points forts (la mère de Percy), mais aussi très perfectible. Malheureusement, ces points à perfectionner ne l'ont pas vraiment été dans cette saison 2...

Percy Jackson et les Olympiens, saison 2 (2025) :

Parce que Luke menace toujours le Camp des demi-dieux et tente de ramener Kronos à la vie, Percy et ses amis partent en quête de la mystérieuse Toison d'Or, seul objet magique capable de soigner l'arbre magique protégeant le camp des forces du Mal...

Une nouvelle adaptation du roman La Mer des monstres, donc, qui avait été adapté au cinéma en 2013 (dans un long-métrage que j'avais préféré au premier, pour être franc), et qui se retrouve ici débité en 8 épisodes de 30-50 minutes, toujours pour Disney +, et toujours avec un résultat mitigé.

Les défauts restent les mêmes, à vrai dire : Leah Jeffries reste toujours assez inégale dans son interprétation, parfois impeccable, parfois raide comme un piquet, ce qui rend bon nombre de ses relations et échanges avec les autres personnages assez bancals ou forcés ; la série peine toujours un peu à équilibrer ses tentatives de créer du mélodrame ultra-sérieux et tragique avec quelques éléments d'humour puéril qui ne fonctionnent pas (tout ce qui tourne autour de Tantale) ; tout continue d'aller à la fois très vite (les obstacles sont surmontés en un clin d'œil, ça ne prend jamais vraiment le temps de respirer) avant de freiner des quatre fers pour des digressions inutiles, de l'exposition maladroite ou des scènes redondantes ; et il y a une étrange tendance à faire passer Percy Jackson (pourtant le héros théorique de l'histoire) au second plan, à le rendre bizarrement passif, pour donner plus d'importance et de faits héroïques aux autres personnages.

Ah, et puis la mère de Percy (l'un des points forts de la saison 1), est aux abonnées absentes pendant 95 % de la saison, ce qui n'aide pas.

À part ça, on est dans la directe continuité de la saison 1, sur tous les plans : le programme va sans cesse de l'avant, quitte à perdre un peu le spectateur s'il n'a pas lu les livres ; Rick Riordan (l'auteur des romans et scénariste principal du programme) fait des choix narratifs parfois peu probants (une fois les personnages arrivés chez Circé, l'auteur a changé plein de choses de manière un peu aléatoire, comme le bateau de Barbe-Noire qui n'est pas utilisé, les hippocampes qui font leur entrée tardivement, presque hors champ, l'absence de Kronos), parfois plus efficaces ; et si ponctuellement, c'est assez réussi (tout le passage de Charybde et Scylla, la bataille finale - qui n'a rien à voir avec le roman, mais bon), on reste tout de même sur sa faim devant une fin en cliffhanger qui promet quelque chose sans rapport avec l'œuvre écrite.

(alors que, rappelons-le, Riordan ne s'était pas privé pour déféquer ouvertement sur les deux adaptations cinématographiques, promettant à ses fans une adaptation télévisuelle ultra-fidèle)

Et en prenant un peu de recul sur la saison, on en vient à se demander si le programme n'a pas subi une certaine réduction budgétaire à un moment ou à un autre - bon nombre d'événements et de créatures fantastiques du roman ont été passés à la trappe ou leur présence a été drastiquement réduite, tant dans le récit que visuellement.

Une réduction budgétaire qui risque de s'amplifier, vus les audiences en berne de cette saison 2 assez oubliable... reste que je suis curieux de voir la saison 3, qui, pour la première fois, ne souffrira pas d'une comparaison directe avec les films.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Wonder Man, saison 1 (2026)

Publié le 21 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Fantastique, MCU, Marvel, Disney, Action

Mini-série Marvel/Disney+ restée dans les cartons depuis fin 2024, Wonder Man a été victime de la nouvelle politique du studio, désormais décidé à diminuer le nombre de productions du MCU, pour ne plus surcharger le marché.

Résultat : huit épisodes d'une petite demi-heure, repoussés jusqu'en janvier 2026, et sortis sans trop de publicité... et c'est bien dommage, puisqu'il s'agit probablement là de l'un des programmes les plus sympathiques de Marvel depuis un bon moment.

Wonder Man, saison 1 (2025) :

Lorsqu'il apprend que son film préféré, Wonder Man, est sur le point d'être remaké par Von Kovak (Zlatko Burić), un réalisateur oscarisé, Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II), acteur talentueux mais anxieux et qui surintellectualise tous ses rôles, n'a qu'un objectif : décrocher le rôle titre. Et lorsqu'il croise le chemin de Trevor Slattery (Ben Kingsley), de retour à la vie de comédien et tentant d'obtenir un rôle secondaire dans le même film, les deux acteurs sympathisent. Mais Simon a un secret - il possède des capacités destructrices qu'il ne maîtrise pas - et Trevor, lui, cache aussi des choses à son nouvel ami : il a négocié sa liberté avec le Département du Damage Control, et il espionne Simon pour obtenir une preuve de ses pouvoirs...

Mettons de suite les choses au clair : la mini-série Wonder Man est sortie sous le label Marvel Spotlight, qui regroupe les programmes plus "urbains" et réalistes de l'univers Marvel, moins liés aux grands événements des longs-métrages : Echo, Daredevil : Born Again, et donc ce Wonder Man, qui pendant la majeure partie de ses 8 épisodes, ressemble presque à une satire HBO ou Showtime du monde des acteurs et d'Hollywood.

Un sujet qui, entre la production et la diffusion de Wonder Man, est revenu entretemps à la mode (The Franchise, The Studio) ; qui plus est, en filigrane, il y a bien l'histoire des pouvoirs de Simon et le passé de Trevor en tant que Mandarin qui revient le hanter (donc la série n'est pas totalement coupée de la continuité du MCU), mais le tout est utilisé pour renforcer le propos du show, et le portrait d'un homme seul, pétri de doutes, qui trouve en un ex-terroriste excentrique un nouveau meilleur ami.

Et ça fonctionne, honnêtement. Sous la caméra de Destin Daniel Cretton (réalisateur de Shang-Chi, déjà avec le personnage de Trevor Slattery, et ici créateur et producteur du show) et d'Andrew Guest (scénariste sur 30 Rock, Community, Suburgatory et Brooklyn 99, producteur/script doctor sur Hawkeye), Wonder Man passe comme une lettre à la poste, chaque épisode apportant son lot de moments amusants, et de choix musicaux intéressants, le tout clairement et ouvertement inspiré du ton et de l'esprit du film Midnight Cowboy.

On se retrouve au final avec une grosse lettre d'amour adressée au Septième Art et au métier d'acteur, dans ce qu'ils ont de bons côtés comme de mauvais, avec quelques caméos amusants (Joe Pantoliano, mais aussi Josh Gad dans un épisode flashback sur le Doorman, un acteur ayant connu son heure de gloire et sa descente aux Enfers à cause de pouvoirs étranges), une amitié improbable qui connaît une fin à la fois douce-amère et optimiste, et qui pourrait tout aussi bien trouver une fin ici, ou se conclure dans un autre projet du MCU.

Imparfait (notamment au niveau du rythme), mais assez réussi dans l'ensemble, et plutôt attachant. 

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #238 - Zootopie 2 (2025)

Publié le 26 Février 2026 par Lurdo dans Animation, Action, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Aventure, Comédie, Policier, Jeunesse, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Zootopie 2 (2025) :

Désormais coéquipiers, Nick (Jason Bateman) et Judy (Ginnifer Goodwin) sont en alerte lorsqu'un serpent (Ke Huy Quan), espèce bannie de Zootopie, ressurgit à l'approche de l'anniversaire de la ville, et tente de dérober un livre historique. Mais rapidement, les deux policiers découvrent une conspiration ourdie par la famille Lynxley, dont les membres félins descendent directement du fondateur de la cité...

Je suis bien embêté par ce Zootopie 2 : j'ai revu récemment le premier volet, et mon opinion n'a pas vraiment changé sur celui-ci, c'est une comédie policière sympathique, bien aboutie et réussie techniquement, à défaut d'être ultra-originale ou révolutionnaire.

Alors ça me fait un peu mal au cœur de constater que ce Zootopie 2, qui a explosé tous les records au box-office et a reçu un accueil critique et public dithyrambique... m'a laissé totalement indifférent, voire même m'a un peu ennuyé.

L'équipe créative est pourtant la même, certains doubleurs sont plus qu'efficaces (Warburton et Ke Huy Quan font mouche) et le propos sur les puissants qui écrasent les minorités pour prospérer fait toujours effet, mais je n'ai pas du tout accroché à cette histoire basique de méchants lynx qui ont fait disparaître les serpents de la carte, le tout sur fond de shipping très accru entre les deux personnages principaux (visiblement, les scénaristes/réalisateurs ont décidé de satisfaire les furries qui adorent le premier volet, à en juger par les sous-entendus et la direction globale de la relation Nick/Judy dans cette suite).

L'émotion forcée et les rebondissements m'ont semblé très mécaniques, les personnages alternent courses-poursuites et moments d'analyse psychologique sans que cela ne paraisse réellement naturel, bref, tout m'a semblé très artificiel, en pilotage automatique, au point qu'il m'a fallu plusieurs jours pour en venir à bout.

Étrange, et peut-être que le premier film se suffisait à lui-même.

2.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #220 - Les Quatre Fantastiques : Premiers pas (2025)

Publié le 29 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Science Fiction, Marvel, MCU, Review, USA, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Les Quatre Fantastiques : Premiers pas (The Fantastic Four : First Steps - 2025) :

Après avoir obtenu des pouvoirs lors d'un accident spatial, Reed Richards (Pedro Pascal), Sue Storm (Vanessa Kirby), Johnny Storm (Joseph Quinn) et Ben Grimm (Ebon Moss-Bachrach) sont devenus les héros de leur planète. Jusqu'à ce que Galactus (Ralph Ineson), forme de vie colossale venue du fond de l'espace et annoncée par Shalla-Bal (Julia Garner), décide de faire de la Terre son prochain repas. Mais les Fantastiques ont une chance de sauver leur planète : sacrifier le bébé à naître de Reed et Sue, en échange de la vie de tous les humains...

Dernier long-métrage Marvel en date, sorti en salles en juillet dernier face au Superman de James Gunn pour un duel semi-fratricide qui s'est soldé par un match nul, du moins à mes yeux, les deux films ayant des défauts et des qualités les empêchant de vraiment s'élever au dessus du stade de divertissement sympatoche, sans plus.

Les deux métrages sont en effet arrivés avec un passif assez chargé, celui de leur franchise respective : Superman de Gunn devait s'imposer après les films avec Christopher Reeve, le reboot de Bryan Singer, et la version musclée de Snyder ; First Steps devait faire oublier les deux volets médiocres de la Fox, tout en racontant une histoire assez similaire à ceux-ci.

Et si le film de DC était assez divertissant et bien casté et produit, il restait assez frustrant car trop marqué par les tics (notamment musicaux, avec un score abominable et toujours des morceaux éclectiques à gogo) de son réalisateur/scénariste, incapable de ne pas en faire un film collégial et bordélique, souffrant de quelques problèmes de rythme.

Pour les Quatre Fantastiques, c'est un peu le problème inverse : c'est tout aussi divertissant, bien casté (léger bémol sur les couleurs capillaires) et bien produit (tout le côté rétrofuturiste 60s est un régal), la bande originale de Giacchino est excellente, et le tout est totalement centré sur le quatuor principal et leur unité familiale... mais cela semble se faire au détriment des personnages secondaires, et le script semble tellement épuré qu'il en paraît parfois trop élagué.

C'est probablement aussi une conséquence de sa structure en trois grosses parties (présentation de la Terre 828 et de la position des 4 sur celle-ci/arrivée de la surfeuse et mission de premier contact auprès de Galactus/affrontement final sur Terre), le tout en moins de deux heures, qui font que certains événements sont un peu simplistes/précipités, notamment l'évasion des 4 du vaisseau de Galactus.

Reste qu'on se retrouve ainsi avec un film tout à fait agréable et divertissant, qui, à dessein, ne nécessite pas de "faire ses devoirs" sur le MCU et sa continuité, mais qui reste aussi un peu superficiel et prévisible. Rien de mauvais, mais rien d'exceptionnel non plus.

4/6 (même note que Superman, pour des défauts différents)

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - English Teacher, saison 1 et 2 (2024-2025)

Publié le 4 Janvier 2026 par Lurdo dans Comédie, Sitcom, Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Critiques éclair, Romance, Hulu, FX, Disney

Sitcom FX/Hulu en deux saisons de 8 et 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, English Teacher a été créée, écrite et interprétée par Brian Jordan Alvarez et ses compères... ce qui a valu au programme une annulation au terme de la seconde saison, suite à des audiences en berne, mais aussi et surtout à des accusations d'agression sexuelle portées à l'encontre d'Alvarez.

English Teacher, saison 1 (2024) : Le quotidien d'Evan Marquez (B.J. Alvarez), enseignant d'anglais ouvertement gay dans un lycée texan où il tente de concilier son métier, son engagement politique, ses amis et collègues, et l'hostilité des franges les plus rétrogrades de la société américaine...

Une première saison assez formulaïque, mais comme la formule fonctionne, ça ne pose pas de problème : une esthétique 80s (musicalement et au niveau de la police du titre), une série au ton très FX/Showtime d'il y a 15 ans, des problématiques contemporaines abordées avec humour et décalage (Evan s'indigne de tout et de rien, de l'interdiction de livres à ChatGPT en passant par le gun club local, et plein d'autres sujets), des personnages secondaires amusants et décalés (les élèves ultra-wokes, Enrico Colantoni en proviseur las et fatigué, Sean Patton en prof de sport très Ron Swanson, etc), et des épisodes plutôt amusants, entre celui où les joueurs de foot du lycée apprennent à se produire dans un numéro de drag sous la direction d'une drag queen kleptomane, la sortie en forêt, les manipulations de Linda la mère de famille richissime...

Le tout avec, en parallèle, un focus sur la vie amoureuse compliquée d'Evan (Alvarez aime se mettre en valeur et montrer son physique, mais il n'hésite pas aussi à se rendre ridicule, donc ça passe) et sur son amitié avec ses collègues. C'est positif, c'est sympathique, c'est suffisamment décalé et rythmé pour emporter l'adhésion.

English Teacher, saison 2 (2025) : Alors qu'Evan est désormais revenu en couple avec son petit ami Malcolm (Jordan Firstman), Markie (Patton), lui, s'éprend de sa collègue Gwen (Stephanie Koenig)...

Une saison 2 de 10 épisodes qui continue sur la même lancée... tout en changeant un peu subtilement, d'une manière pas toujours probante. La série poursuit en effet son exploration comique des thèmes de société à la mode (le recyclage, la diversité/DEI, l'armée, la prière à l'école), mais botte régulièrement en touche sur ces sujets, avec un Evan qui, plus que jamais, change d'avis comme de chemise, et un programme qui ne se mouille plus trop.

Et puis, avec deux épisodes supplémentaires au programme, le show prend davantage son temps, pour évoluer en une hangout comedy où il ne se passe pas forcément grand chose de mémorable, et où les péripéties se font plus caricaturales et sitcomesques (la visite de la mère d'Evan, les vacances, la fin d'année, la poubelle robotique).

Ça reste sympathique, ça reste amusant, mais on appréciera ou pas l'évolution, qui donne à la saison 2 d'English Teacher un côté moins frontal/moins punchy que la première année.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #210 - Elio (2025)

Publié le 9 Décembre 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Pixar, Disney, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Elio (2025) :

Depuis la mort de ses parents, Elio (Yonas Kibreab) vit avec sa tante Olga (Zoe Saldaña), militaire de carrière dans l'Air Force, qui a abandonné ses rêves de devenir astronaute pour s'occuper de lui. Fasciné par l'espace et la possibilité d'une vie extraterrestre, Elio passe ainsi ses journées en solitaire, tentant de contacter d'autres formes de vie spatiales... jusqu'à ce qu'il y parvienne, et qu'il soit enlevé par des extraterrestres persuadé qu'il est le Président de la Terre.

Dernier Pixar en date, passé totalement inaperçu à sa sortie, Elio se veut pourtant dans la grande tradition des films d'aventures des années 80, à la Amblin, évoquant tour à tour Rencontre du Troisième Type, Explorers, Le Vol du Navigator, et plein d'autres métrages du même genre (y compris Star Trek, l'exposition consacrée à la sonde Voyager étant narrée, ici, par Kate Mulgrew, la Capitaine Janeway de Star Trek Voyager).

Et si tout le film avait été de cet acabit, ça aurait probablement donné quelque chose de globalement très satisfaisant. Mais la genèse du film a été compliquée, avec plusieurs changements de réalisateurs (le réalisateur/scénariste d'origine ayant quitté le projet pour s'occuper de Coco 2, remplacé par la réalisatrice/scénariste d'Alerte rouge et une co-réalisatrice moins expérimentée) et le tout donne un film un peu déséquilibré.

La première demi-heure est ainsi très sympathique, bien menée, etc. Et puis, lorsque Elio arrive dans l'espace, le rythme ralentit, le scénario se simplifie un peu trop, et le film accuse un certain ventre mou qui ne disparaît que dans la dernière ligne droite, lorsque les différents fils narratifs se rejoignent et qu'Elio sympathise avec Glordon (Remy Edgerly).

C'est mignon, c'est plein de bonne volonté, mais dans l'ensemble, le film manque un peu de cohésion, y compris au niveau de la bande originale de Rob Simonsen, pas forcément réputé pour ses scores d'animation, et qui ici rend une copie honorable, mais pas forcément très mémorable.

Bref, un résultat globalement attachant, à défaut d'être exceptionnel et totalement homogène.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #207 - Tron : Ares (2025)

Publié le 18 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Disney, Review, USA, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tron : Ares (2025) :

Quinze ans après la disparition de Sam Flynn, ENCOM et Dillinger Systems s'affrontent toujours pour exploiter les ressources de la Grille. Leur combat actuel : trouver au plus vite le Code de permanence, qui permettrait aux objets et êtres vivant dans la Grille de s'incarner de manière définitive dans le monde réel. Eve (Greta Lee), dirigeante d'ENCOM, a pour but d'utiliser cette technologie pour le bien de l'humanité ; Julian (Evan Peters), à la tête de Dillinger, veut la vendre à l'armée. Pris au milieu de ce conflit, Ares (Jared Leto), chien de garde numérique de Julian Dillinger, mais qui progressivement prend conscience de son individualité, et commence à aspirer à une autre vie...

Mouais. Mettons de côté l'anti-hype qui entoure actuellement Jared Leto, et regardons un peu ce projet de manière objective : j'aime beaucoup le premier Tron, et je fais partie de ceux qui ont apprécié Tron l'héritage, véritable spectacle musical et visuel des plus réjouissants (même si apparemment, il est désormais mal vu de dire du bien de ce film). En parallèle, je n'avais pas détesté (sans pour autant être convaincu) par le Maleficent 2 et le Pirates des Caraïbes 5 de Joachim Ronning, le réalisateur de ce nouveau volet de la saga Tron, un peu arrivé sans que personne ne l'attende plus réellement.

Et franchement, j'ai trouvé ce Tron Ares assez médiocre, pour ne pas dire mauvais. Oui, ça reste spectaculaire, et l'équipe des effets spéciaux s'en est à nouveau donné à cœur joie, que ce soit dans la Grille moderne, dans la grille rétro 80s, ou dans le monde réel.

Mais il n'y a rien qui va autour de ça.

Le casting ? Leto est impassible, Greta Lee est transparente (elle est compétente, mais n'a pas de charisme), Evan Peters joue les méchants de base, Gillian Anderson est sous-exploitée.

La musique ? Je sais que la bande originale de Trent Reznor et Atticus Ross est citée comme l'un des rares points positifs du film par les critiques, mais j'ai trouvé le tout générique et souvent déplacé, avec des rythmes et des sonorités abrasives fonctionnant souvent à contre-courant du film et des images.

Le rythme ? Inégal, avec des scènes d'action assez molles, pas particulièrement dynamiques ni mises en valeur par la musique.

Le scénario ? Pas très intéressant. Tout le charme de Tron, c'est le monde informatique, ses visuels, etc - en laissant la porte ouverte aux entités informatiques pour s'incarner dans notre monde réel, on se retrouve... avec Pixels, en fait : c'est un peu fade. Et comme en plus, là-dessus, on nous rajoute la bonne vieille intrigue de la créature qui échappe à son créateur et s'en émancipe, blablabla, il n'y a pas grande originalité à trouver ici.

Bref, j'ai trouvé le film assez inerte, à une scène ou deux près. C'est mollasson, c'est cousu de fil blanc, ça n'a pas la bande son mémorable des Daft Punk, les personnages sont quelconques... et peut-être plus énervant, ça refuse de donner suite à Tron l'héritage, au delà de quelques clins d'œil mettant en place une suite éventuelle qui ne viendra jamais.

Bof.

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Alien : Earth, saison 1 (2025)

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Science Fiction, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, FX, Disney

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Alien : Earth, saison 1 (2025) :

Envoyé à l'autre bout de la galaxie pour en ramener des spécimens extraterrestres potentiellement exploitables, le vaisseau Maginot de la Weyland-Yutani s'écrase sur Terre suite à un sabotage, et détruit au passage un immeuble de Prodigy, une corporation rivale. Aussitot, Boy Kavalier (Samuel Blenkin), le petit génie immature à la tête de Prodigy, envoie sur place des équipes accompagnées de Wendy (Sydney Chandler) et des Garçons perdus (Adarsh Gourav, Erana James, Lily Newmark, Jonathan Ajayi, Kit Young), des prototypes révolutionnaires d'androïdes dans lesquels la conscience d'enfants malades a été transférée. Sur place, ils trouvent des créatures improbables, échappées du vaisseau, ainsi que Joe Hermit (Alex Lawther), le frère de Wendy, qui ignore que sa petite sœur a été transférée dans un robot...

Il fallait s'en douter : Legion, la série FX/Marvel de Noah Hawley, était déjà un programme assez expérimental et psychédélique, qui partait dans tous les sens et se perdait un peu en cours de route, avec des choix de casting et des décisions créatives improbables (au point que j'avais lâché l'affaire après la saison 2).

Donc forcément, lorsque ce même Noah Hawley s'attaque à la franchise Alien, il ne pouvait que reprendre le tout en main pour nous présenter sa version. En l'occurrence, un programme un peu brinquebalant, qui semble fréquemment plus intéressé par les conflits entre mégacorporations et les interrogations existentielles et transhumanistes de ses protagonistes androïdes que par les aliens, et qui se perd fréquemment dans ses effets de style (beaucoup de fondus-enchaînés) et dans sa métaphore sur Peter Pan, martelée encore et encore pour que tout le monde comprenne bien que la série a des choses importantes à dire sur l'humanité, la vie, la mort, la société d'aujourd'hui, et tout le reste.

Un résultat polarisant et un peu frustrant, à vrai dire, qui repose très fréquemment sur l'incompétence et la bétise des personnages (un grand classique de l'univers Alien, certes, mais ce n'est pas une raison pour en abuser), ici semi-justifiée par l'idée de mettre des consciences d'enfants dans des corps de robots adultes - ce qui amène plein de philosophie de comptoir, effectivement, mais aussi du surjeu, et de grosses ficelles narratives un peu évidentes.

C'est peut-être ça le vrai problème d'Alien Earth : la série ne semble pas très intéressée par l'idée de parler de l'Alien ou de le montrer (si ce n'est ponctuellement, et en particulier vers la fin de saison, lorsque l'Alien devient le chien de garde de Wendy), plus préoccupée par ses hybrides, ses cyborgs et ses androïdes, ainsi que par les autres types d'entités extraterrestres ramenées par le vaisseau.

Et c'est ainsi que l'on se retrouve, in fine, avec une série dont les personnages les plus intéressants sont Morrow (Babou Ceesay), antagoniste cyborg travaillant pour Weyland-Yutani, mais aussi et surtout Kirsh (Timothy Olyphant), androïde scientifique observant tout comme une grande expérience sur l'humanité, et un petit œil tentaculaire plus intelligent que tout le reste des personnages réunis, qui lui aussi semble observer son environnement depuis la carcasse d'un mouton réanimé. 

Un duo d'observateurs autour desquels gravitent des personnages interprétés par des acteurs compétents (j'ai certaines réserves sur les Enfants Perdus, à qui l'on demande de jouer de manière enfantine des pré-ados dans des corps d'adultes, et qui en plus ont un cerveau de génie - donc, forcément, arrive un moment où ça coince), mais aux réactions fatigantes : personne ne semble avoir le moindre instinct de survie, les capacités de Wendy sont clairement exagérées, les méchants sont très caricaturaux (Samuel Blenkin en fait trois tonnes en Zuckerberg de l'espace), et, peut-être plus embêtant, l'alien (un mélange de numérique et de cascadeur en costume) n'est jamais vraiment mis en valeur par la mise en scène et la réalisation (c'est notamment vrai quand Noah Hawley confie la réalisation des épisodes à quelqu'un d'autre - aussitôt, ça devient plus sage, plus pépère, et ça manque de tension).

D'autant plus frustrant, tout ça, que la direction artistique rétro 70s de l'ensemble est vraiment excellente à tous les niveaux : l'épisode 05, qui nous refait Alien dans le Maginot, en flashback, est à ce titre très convaincant... même si c'est peu ou prou le point d'orgue de la saison, que tout ce qui vient ensuite paraît étrangement catapulté, et que, comme l'ensemble de la série, le tout est agrémenté de touches excentriques, çà ou là, qui laissent plus dubitatif que convaincu (je pense notamment à l'utilisation de morceaux de rock/métal en guise de générique de fin, ou d'éléments totalement gratuits qui n'ont pas vraiment de payoff à la fin de la saison).

Une chose est sûre, la série se conclut d'une manière assez peu probante, ou du moins, qui ne m'a pas du tout fait envie : je reviendrai probablement en seconde saison (parce que ça reste bien produit, dans un univers que j'apprécie), mais j'ai du mal à envisager quel pourrait être l'intérêt de ces nouvelles aventures de Wendy la super-androïde, des Enfants perdus en rébellion et de leur brave toutou extraterrestre. On verra bien.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Marvel Zombies, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Marvel, MCU, Disney, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Review, USA, Horreur, Télévision, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Marvel Zombies, saison 1 (2025) :

Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...

Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.

On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.

Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.

Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.

À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.

En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.

Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.

C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Critique éclair #199 - Lilo et Stitch (2025)

Publié le 11 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Disney, Science Fiction, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Lilo et Stitch (2025) : 

Échappée des griffes de son créateur, le Dr Jumba (Zach Galifianakis), et traquée par la Fédération galactique, l'Expérience 626 arrive sur Terre et s'écrase à Hawaï, où, rebaptisée Stitch (Chris Sanders), elle devient l'animal de compagnie de la petite Lilo (Maia Kealoha), qui vit seule avec sa grande sœur Nani (Sydney Agudong). Mais les services sociaux surveillent la famille, et Jumba est sur les traces de Stitch, accompagné de Pleakley (Billy Magnussen), représentant de la Fédération...

Un énième remake en prises de vue réelles d'un film d'animation Disney, un de plus, mais cette fois-ci, Disney s'attaque à une génération de films différente - le Lilo et Stitch original date de 2002 -, et ça fonctionne plutôt bien, je dois dire. À ma grande surprise.

Il faut dire que de faire un remake de Lilo et Stitch ne paraissait vraiment pas indispensable, surtout compte tenu de la composante numérique importante du produit fini, qui fait de ce remake un film de semi-animation.

Mais très honnêtement, le casting fonctionne bien : la petite Maia Kealoha (Lilo) est adorable, Sydney Agudong tient bien son rôle de grande sœur (même si l'on a parfois l'impression qu'elle a une couche d'autobronzant pour coller à la couleur de peau de sa sœur et faire plus couleur locale), Zach Galifianakis est presque méconnaissable, et tout le monde est très sympathique. La bestiole l'est tout autant, d'ailleurs, un Stitch velu et très attachant, fidèle à l'original.

Après, j'avoue que j'aurais bien du mal à comparer cette version à la version animée, dont je ne garde que de vagues souvenirs... mais je n'ai pas eu l'impression d'assister à une trahison. Tout au plus mettrai-je un bémol au niveau du montage et du rythme, parfois un peu brusques, comme si la production avait taillé dans la masse pour réduire le film à moins de 110 minutes, compensant avec des montages et une dose supplémentaire de post-synchro. 

Mais c'était sympatoche, dans l'ensemble. Pas indispensable, peut-être un peu moins fou que le dessin animé origina, mais rien de honteux.

4.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 > >>