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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

fantastique

Critique éclair #255 - SEMAINE WALPURGIS - We Bury the Dead (2026)

Publié le 27 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Halloween, Fantastique, Walpurgis, Review, USA, Australie, Critiques éclair, Drame, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

We Bury the Dead (2026) :

Après qu'une bombe américaine ait accidentellement explosé au large de la Tasmanie, y tuant instantanément toute forme de vie, les secours s'aperçoivent que certains des morts reviennent à la vie, coquilles vides et à peine animées. Ava (Daisy Ridley), américaine, se porte volontaire pour assister les services d'urgence, à la recherche de son époux Mitch (Matt Whelan), disparu lors de l'incident...

Un film de zombies américano-australien qui n'en est pas vraiment un, puisque les zombies (qui sont présents au compte-gouttes) servent ici de toile de fond à la crise existentielle de son héroïne (excellente Daisy Ridley), une héroïne qui tente de tourner la page - non pas de la mort de son mari durant l'incident qui déclenche l'apparition des zombies, mais de la crise de son couple avant cet incident.

Sous prétexte de nous narrer les conséquences de cet incident (un incident d'ailleurs assez intéressant, y compris dans son approche du zombies), le film nous raconte ainsi (SPOILERS), via des mini-flashbacks fréquents, comment ce couple incapable de procréer a fini par se déliter, comment Ava alors a trompé son époux, comment celui-ci l'a quitté, et pourquoi elle a rejoint les services de secours pour le retrouver.

Le problème, en fait, c'est que la caractérisation générale du personnage d'Ava ne la rend pas très intéressante ou attachante : c'est une femme meurtrie dans son amour propre, infidèle, qui fait des choix discutables durant le film - tout l'aparté chez Riley (Mark Coles Smith), un militaire éploré conservant le corps zombifié de sa femme enceinte, est le résultat de décisions improbables et manque de subtilité - et qui finit renforcée dans ses positions, puisque le scénario (SPOILERS AGAIN) finit par la récompenser et par lui permettre de faire son deuil, en révélant que son mari la trompait (post-séparation, cela dit), en lui offrant un nouveau compagnon charismatique (méconnaissable Brenton Thwaites), et un bébé (celui de Riley, qui nait du corps à peine conscient de son épouse zombie).

Happy end, donc, pour Ava, qui arrive au terme d'un métrage auquel je n'ai clairement pas accroché.

Certaines idées sont intéressantes (le concept de zombies revenus à la vie "pour terminer ce qu'ils n'ont pas pu terminer de leur vivant" comme de bons vieux fantômes ancrés au monde des vivants), le côté lent et mesuré, économe en action et en menaces, change un peu... mais globalement, je suis vraiment resté sur ma faim, sans particulièrement adhérer au ton, à l'illustration musicale, ou aux personnages et à leur parcours.

Mais bon, je suis clairement minoritaire dans mon opinion, donc... 

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #254 - SEMAINE WALPURGIS - Retour à Silent Hill (2026)

Publié le 26 Avril 2026 par Lurdo dans Horreur, Thriller, Walpurgis, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Retour à Silent Hill (Return to Silent HIll - 2026) :

Artiste-peintre, James (Jeremy Irvine) croise un jour le chemin de Mary (Hannah Emily Anderson), une jolie inconnue dont il tombe éperdument amoureux. Ensemble, ils vivent une romance idyllique dans la petite ville côtière de Silent Hill. Mais rapidement, le sinistre passé de la ville et de Mary bouleverse le couple, menant au décès de cette dernière. Lorsque James revient à Silent Hill, des années plus tard, il vit alors une véritable descente aux enfers...

En 2006, il y avait le premier Silent Hill de Gans et Avery, une adaptation libre et imparfaite du premier jeu, avec un rythme, des dialogues et une interprétation inégaux, une illustration musicale bordélique, mais aussi un vrai travail de réalisation ainsi qu'une direction artistique excellente, qui respectait totalement le poisseux rouillé et l'atmosphère pesante de la franchise (la sirène !).

En 2012, Silent Hill : Revelation 3D, adaptait platement et sans style Silent Hill 3, remplaçait Gans et Avery par M. J. Bassett derrière la caméra et à l'écriture, et tentait, en plus de jouer la carte du gimmick 3D, de s'imposer comme suite directe du premier, avec reprise de certains rôles par les acteurs originaux (mais pas Jodelle), de nouveaux personnages ratés (un Kit Harington insipide, une Carrie Ann Moss inutile, un Malcolm McDowell cabotin), et des kilomètres d'exposition balourde tirant le tout vers le bas.

Et donc, en 2026, Gans - dont la carrière est au point mort après le development hell de tous ses projets depuis La Belle et la bête de 2014 - remet le couvert, pour adapter en solo (avec le coscénariste du remake raté de The Crow, et la scénariste de La Belle et la bête) et très librement Silent Hill 2.

Ce qui implique, ici, une adaptation sans budget (les postiches et costumes sont fréquemment risibles, façon mauvais cosplay), totalement pataude et improbable (le symbolisme et les métaphores du récit original sont surlignés et surexpliqués, les dialogues sont laborieux et raides, et le tout se veut une relecture d'Orphée aux Enfers, comme le jeu original, mais sans avoir un dixième du talent nécessaire pour y parvenir), avec des rajouts wtf (toute l'histoire de la secte, développée plus que de mesure), une interprétation inégale, des passages obligés de Silent Hill qui ne sont plus là que pour faire du fanservice, et peut-être plus gênant, plus aucun sense du style ou de la mise en scène, et plus aucune tension ni atmosphère : Retour à Silent Hill semble être le fruit du travail d'un faiseur anonyme, et le tout ressemble, sans véritable surprise de la part du studio qui a produit le The Crow de 2024, à une simple exploitation des droits de la franchise, dépourvue d'ambition artistique.

Pas franchement meilleur que Revelation, et peut-être même pire.

1.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (2025)

Publié le 25 Avril 2026 par Lurdo dans Walpurgis, Comédie, Critiques éclair, Drame, Thriller, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Review, USA, HBO, Jeunesse, Horreur

Et c'est parti pour cette déclinaison télévisuelle des deux Ça de Muschietti, une série en 8 épisodes d'une grosse heure et supposée servir de préquelle aux deux films susnommés.

Un défi de taille (notamment parce que le statut de préquelle complique grandement les enjeux du programme) confié au co-scénariste du Chapitre 2 de Ça, qui sert ici de co-schowrunner et de scénariste de la moitié des épisodes de Bienvenue à Derry... pour le meilleur et pour le pire, et pour un programme qui ressemble souvent à du fanservice pour lecteurs de Stephen King.

Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (It : Welcome to Derry, chapter 1 - 2025) :

Au début des années 60, la petite bourgade de Derry, dans le Maine, est bouleversée par de multiples morts d'enfants - une Entité maléfique s'est réveillée, et un petit groupe d'enfants va devoir tout faire pour éviter un massacre. D'autant qu'en parallèle, l'armée américaine explore les environs, pour tenter de trouver un moyen de contrôler la créature et de l'exploiter à ses fins... 

Il est facile de comprendre pourquoi une série dérivée de Ça fait sens, du point de vue des exécutifs de Warner/HBO : les films ont été un succès, et la menace de Pennywise est, de par sa nature cyclique, facile à déplacer dans le temps, tous les 27 ans.

Sauf que répéter bêtement les événements du roman de King n'aurait aucun intérêt : pour contrer ce souci, Muschietti et compagnie repartent dans le passé, dans les années 60, période de ségrégation, de racisme et de guerre froide. De quoi amener des idées intéressantes, notamment en matière de peur sociétale... du moins, en théorie.

Dans les faits, la série passe en effet son temps en équilibre précaire, à ménager la chèvre et le chou, entre bête photocopie du récit original, fanfiction vaguement basée sur celui-ci, toutéliage approximatif et tentatives de prendre le spectateur à contrepied et d'intégrer un propos social et racial (à la Lovecraft Country). Mais au final, malheureusement, un manque de subtilité et, plus gênant, de peur, fait que le tout se retrouve souvent le postérieur entre plusieurs chaises.

Dès le premier épisode, on sent que la production est un peu mal à l'aise, divisant son show en deux parties principales : d'un côté, l'arrivée du Major Leroy Hanlon (Jovan Adepo), supposément incapable de ressentir la peur (un élément que la série n'utilise jamais à juste escient, et que l'acteur peine à exprimer), qui rejoint la base militaire locale, et apprend de la bouche du commandant Shaw (James Remar) que l'armée utilise les pouvoirs psychiques de Dick Hallorann (Chris Chalk) pour localiser des artefacts magiques capables de contrôler Ça, afin d'en faire une arme contre les Soviétiques.

Pourquoi pas, et Chris Chalk est excellent dans le rôle du personnage de The Shining, mais systématiquement, la série peine à rendre tout cela très probant, notamment vers la fin de saison, quand le véritable plan des militaires est révélé et s'avère plus risible qu'autre chose.

Et en parallèle, donc, la jeune Lilly Bainbridge (Clara Stack), qui assiste impuissante au massacre de son groupe d'amis au terme du premier épisode, et passe la saison à en reconstruire un autre, afin d'affronter Ça. Le tout, saupoudré de flashbacks sur les origines de Pennywise, sur l'arrivée de Ça sur Terre, etc, et sur le rôle des tribus indiennes locales, qui gardent l'entité... mais s'avèrent bien incapables dans l'ensemble.

On le voit, il y a de quoi dire et de quoi faire, dans cette première saison. Malheureusement, si je devais en retirer quelques éléments, je commencerais probablement par Ça, qui est réduit ici à des punchlines Freddy Krueger-esques, et à des apparitions guère effrayantes. Le manque de peur ou de malaise (paradoxalement, la série ne parviendra jamais à égaler sa scène d'ouverture, dans la voiture) est vraiment l'un des soucis du programme, un souci d'autant plus marqué à mesure que la série s'enfonce dans la mythologie de Ça et de Pennywise, qu'elle filme une poursuite en vélo dans un cimetière comme un épisode de Fais-moi peur ou comme, ou encore qu'elle s'essaie au drame de l'incendie du Black Spot, mais échoue à en exprimer l'horreur à force de pirouettes de caméra, de flammes numériques et d'un plan-séquence m'as-tu-vu.

En soi, pourtant, la série se regarde assez bien, la reconstitution historique est compétente, et l'interprétation est honorable, même si parfois inégale. Inégaux aussi, les effets spéciaux (le grand final est spectaculaire, mais la colorimétrie jaunâtre nettement moins, et certains éléments clairement numériques tombent à plat, comme le brouillard ou la tempête de neige), ou la structure globale de la saison : difficile de ne pas se dire que certains éléments sont vraiment superflus ou sous-développés (à ce titre, le personnage d'Ingrid Kersh/Madeleine Stowe ne sert absolument à rien de toute la saison), ou que le scénario, dans son ensemble, devient de plus en plus bête à mesure qu'il se blockbusterise.

Après, n'oublions pas que les adaptations télévisuelles de King ont toujours été plus ou moins bancales et discutables, même les plus cultes : guère surprenant, donc, que cette préquelle inutile et un peu maladroite (qui sera apparemment suivie d'une autre préquelle, dans les années 30, et ainsi de suite jusqu'à annulation) se prenne un peu les pieds dans le tapis, et peine à totalement convaincre.

Reste à voir si "les massacres de Pennywise au travers des époques" seront vraiment suffisants pour faire tenir le programme sur la durée. Personnellement, j'en doute, mais on verra bien.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #252 - Super Mario Galaxy, le film (2026)

Publié le 21 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Fantastique, Science Fiction, Jeunesse, USA, Review, Animation, Jeu vidéo

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie - 2026) :

Lorsque la princesse Rosalina (Brie Larson), gardienne du cosmos, est enlevée par Bowser Jr (Benny Safdie), qui veut ainsi venger son père Bowser (Jack Black), Mario (Chris Pratt), Luigi (Charlie Day), Peach (Anya Taylor-Joy) et leur nouvel allié Yoshi (Donald Glover) partent à l'aventure, pour tenter de secourir la monarque...

Le premier Mario (2023), film d'animation des studios Illumination, fut un carton monumental qui restait tout à fait honorable, malgré des scories plus qu'évidentes : scénario ultra simpliste et linéaire, recouvert d'une dose de fanservice surchargé pour faire illusion, et de visuels au demeurant très réussis.

Sans surprise, ce second volet (par et avec les mêmes) possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, peut-être même un peu plus prononcés.

Visuellement, c'est superbe et toujours lisible, même durant les moments frénétiques (et dieu sait qu'il y en a), c'est plutôt bien réalisé, dynamique, et certains moments durant lesquels le film change de format (passant à la 2D pixélisée, ou à l'animation japonaise 90s) sont d'agréables surprises.

Le seul problème, c'est que narrativement, c'est aussi totalement creux et insipide, pour ne pas dire fréquemment expédié (la toute fin du métrage, notamment, est catapultée). L'action est non-stop, avec énormément de slapstick pour les plus jeunes, et le scénario avance par à coups, porté par les interventions de la soucoupe ex machina de Bowser Jr, qui téléporte les personnages là où le récit a besoin de les positionner pour continuer ; il y a toujours une volonté très évidente de faire des personnages féminins des héroïnes à part entière, probablement plus efficaces que Mario, Luigi et leurs ennemis (quitte à leur donner des scènes inutiles aux faux airs de digressions, comme Peach au casino) - on sent d'ailleurs qu'Illumination place ses pions pour des spin-offs éventuels, comme un film consacré aux Princesses, un autre à Starfox, ou un film crossover Smash Bros ; et toujours au registre des digressions, le script multiplie les moments inutiles, jamais suffisamment développés pour servir à quoi que ce soit dans le film (les abeilles, les dinosaures, les bébés, etc). 

De manière générale, SMG est globalement toujours aussi rempli de memberberries, uniquement là pour faire oublier au spectateur adulte nostalgique que tout le reste est prévisible, télégraphié, basique au possible... et rarement drôle.

Mais visiblement, agiter ces clés devant le visage des spectacteurs a une nouvelle fois fonctionné, à en juger par le carton au box office de ce deuxième volet, malgré une critique presse assez mitigée. 

Personnellement, hormis un moment ou deux, je ne me suis pas senti aussi indulgent avec cette suite qu'avec l'original. Par conséquent, la note sera plus basse... même si une nouvelle fois, je salue le travail visuel effectué sur le métrage.

3/6 

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Critique éclair #251 - Pizza Movie (2026)

Publié le 16 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Hulu, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Pizza Movie (2026) :

Après avoir ingéré une drogue expérimentale, deux étudiants losers, Jack (Gaten Matarazzo) et Montgomery (Sean Giambrone), paniquent lorsque les effets secondaires se succèdent, toujours plus absurdes. Avec Lizzy (Lulu Wilson), une amie elle aussi concernée, ils tentent alors de rejoindre le rez-de-chaussée de leur dortoir pour y récupérer une pizza, espérant ainsi atténuer les effets de la drogue, mais c'est précisément le moment que choisissent les RA du dortoir, commandés par Blake (Jack Martin), pour faire une rafle et déporter tous les étudiants vers un dortoir-prison éloigné...

Une excellente surprise que ce métrage Hulu/Disney+ réalisé et écrit par le duo BriTANicK, qui a fait ses armes sur le Web et au SNL, et qui ici, pour son premier long-métrage, nous propose une stoner comedy maîtrisée et totalement décomplexée, au trio principal efficace (Matarazzo de Stranger Things, Giambrone qui double habituellement Yumyulack dans Solar Opposites, et Lulu Wilson, de Becky et habituée des productions Flanagan) qui mélange les formats (animation, marionnettes...), est bourré d'idées absurdes (le papillon domestique doublé par Daniel Radcliffe, le destin de Snackatron, la fusion des trois protagonistes en Juan, le passage méta), est très rythmé (avec un montage à la Edgar Wright), et possède une illustration musicale très efficace, pour un tout pas si loin que ça d'un Bill et Ted.

Ce n'est pas forcément original au niveau du postulat de départ (Bill et Ted, mais aussi Harold et Kumar, ou encore Eh mec ! Elle est où ma caisse ? ont déjà abordé ces péripéties de stoners qui virent à la science-fiction et au fantastique), mais très inventif néanmoins, sûr de soi, et franchement inattendu. J'ai ouvertement pouffé de rire à plusieurs instants, ce qui devient assez rare de nos jours.

4.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Ted, saison 2 (2026)

Publié le 11 Avril 2026 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Sitcom, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Peacock, Critiques éclair, Fantastique

Deux ans (!) après la saison 1 de sa série, Seth MacFarlane revient donc avec huit petits épisodes d'une trentaine de minutes (!!) pour une seconde saison de Ted, sa sitcom Peacock adaptée de ses deux films avec Mark Wahlberg. 

La saison 1 ne m'ayant convaincu qu'à moitié (c'était du MacFarlane typique, dans ses qualités comme ses défauts, mais avec une retenue étrange par moments), voyons voir si cette saison 2 progresse dans un sens ou dans l'autre...

Ted, saison 2 (2026) :

Et à nouveau, une saison assez inégale, partagée entre éléments parodiques (un épisode vaguement amusant mais peu inspiré en mode Donjons et Dragons, une parodie assez bof de Orange is the New Black avec Susan en prison, une parodie du Lauréat avec Ted qui séduit une femme mariée), une tentative de faire quelque chose de plus sérieux et émouvant (souvent centrée sur Blaire - qui doit faire face à son père, ou encore qui tombe enceinte et doit avorter - mais pas que, puisqu'on a un épisode centré sur Susan qui se sent délaissée et se met à boire) et les ressorts habituels de l'écriture MacFarlane : de vagues idées de gag délayées pendant 30-45 secondes, de l'humour de stoner, des débuts de sketch de stand-up, et des moments qui ne font vraiment rire que MacFarlane (qui se deepfake notamment en un Bill Clinton vulgaire et hostile).

Pas grand chose de réellement mémorable, cela dit : le premier épisode (une histoire de téléphone rose qui dégénère en enquête policière parodique) se regarde, la parodie du Lauréat est amusante, la version Ted de Donjons et Dragons est inoffensive, l'épisode "romance et alcool" est assez déséquilibré, Ted et John qui s'essaient au théâtre ne va pas assez loin (préférant laisser de la place au Clinton deepfaké), tout l'épisode sur l'avortement de Blaire est très laborieux et rend Susan et Matty assez antipathiques, Susan en prison est très prévisible à tous les niveaux, et l'épisode final, qui voit Matty être victime d'une crise cardiaque obligeant le reste de la famille à produire pour lui un faux journal (d'abord papier puis tv) ultra conservateur pour le ménager et éviter une rechute, est amusant, sans plus.

C'est peut-être ça la conclusion de Ted, la série : au mieux, c'est ponctuellement amusant, sans plus, mais c'est trop inégal et déséquilibré pour vraiment convaincre.

Et visiblement, à en juger par les quelques instants de fin du dernier épisode, qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, cette saison 2 devrait être la dernière du programme...

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Les bilans de Lurdo - Percy Jackson et les Olympiens, saison 2 (2025)

Publié le 28 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Disney, Review, Jeunesse, Fantastique, Aventure, USA, Action

La première saison de Percy Jackson et les Olympiens, nouvelle adaptation du roman du même nom après la version cinéma de 2010, était honorable, mais avec une facheuse tendance à faire de l'avance rapide dans les péripéties de ses personnages, victimes d'épisodes de 30-40 minutes, et de menaces finalement vaincues en un coup de cuillère à pot.

Ajoutez à cela une Annabeth pas ultra-probante pour diverses raisons, et l'on se retrouvait avec une première année regardable, avec de vrais points forts (la mère de Percy), mais aussi très perfectible. Malheureusement, ces points à perfectionner ne l'ont pas vraiment été dans cette saison 2...

Percy Jackson et les Olympiens, saison 2 (2025) :

Parce que Luke menace toujours le Camp des demi-dieux et tente de ramener Kronos à la vie, Percy et ses amis partent en quête de la mystérieuse Toison d'Or, seul objet magique capable de soigner l'arbre magique protégeant le camp des forces du Mal...

Une nouvelle adaptation du roman La Mer des monstres, donc, qui avait été adapté au cinéma en 2013 (dans un long-métrage que j'avais préféré au premier, pour être franc), et qui se retrouve ici débité en 8 épisodes de 30-50 minutes, toujours pour Disney +, et toujours avec un résultat mitigé.

Les défauts restent les mêmes, à vrai dire : Leah Jeffries reste toujours assez inégale dans son interprétation, parfois impeccable, parfois raide comme un piquet, ce qui rend bon nombre de ses relations et échanges avec les autres personnages assez bancals ou forcés ; la série peine toujours un peu à équilibrer ses tentatives de créer du mélodrame ultra-sérieux et tragique avec quelques éléments d'humour puéril qui ne fonctionnent pas (tout ce qui tourne autour de Tantale) ; tout continue d'aller à la fois très vite (les obstacles sont surmontés en un clin d'œil, ça ne prend jamais vraiment le temps de respirer) avant de freiner des quatre fers pour des digressions inutiles, de l'exposition maladroite ou des scènes redondantes ; et il y a une étrange tendance à faire passer Percy Jackson (pourtant le héros théorique de l'histoire) au second plan, à le rendre bizarrement passif, pour donner plus d'importance et de faits héroïques aux autres personnages.

Ah, et puis la mère de Percy (l'un des points forts de la saison 1), est aux abonnées absentes pendant 95 % de la saison, ce qui n'aide pas.

À part ça, on est dans la directe continuité de la saison 1, sur tous les plans : le programme va sans cesse de l'avant, quitte à perdre un peu le spectateur s'il n'a pas lu les livres ; Rick Riordan (l'auteur des romans et scénariste principal du programme) fait des choix narratifs parfois peu probants (une fois les personnages arrivés chez Circé, l'auteur a changé plein de choses de manière un peu aléatoire, comme le bateau de Barbe-Noire qui n'est pas utilisé, les hippocampes qui font leur entrée tardivement, presque hors champ, l'absence de Kronos), parfois plus efficaces ; et si ponctuellement, c'est assez réussi (tout le passage de Charybde et Scylla, la bataille finale - qui n'a rien à voir avec le roman, mais bon), on reste tout de même sur sa faim devant une fin en cliffhanger qui promet quelque chose sans rapport avec l'œuvre écrite.

(alors que, rappelons-le, Riordan ne s'était pas privé pour déféquer ouvertement sur les deux adaptations cinématographiques, promettant à ses fans une adaptation télévisuelle ultra-fidèle)

Et en prenant un peu de recul sur la saison, on en vient à se demander si le programme n'a pas subi une certaine réduction budgétaire à un moment ou à un autre - bon nombre d'événements et de créatures fantastiques du roman ont été passés à la trappe ou leur présence a été drastiquement réduite, tant dans le récit que visuellement.

Une réduction budgétaire qui risque de s'amplifier, vus les audiences en berne de cette saison 2 assez oubliable... reste que je suis curieux de voir la saison 3, qui, pour la première fois, ne souffrira pas d'une comparaison directe avec les films.

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Les bilans de Lurdo - Wonder Man, saison 1 (2026)

Publié le 21 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Fantastique, MCU, Marvel, Disney, Action

Mini-série Marvel/Disney+ restée dans les cartons depuis fin 2024, Wonder Man a été victime de la nouvelle politique du studio, désormais décidé à diminuer le nombre de productions du MCU, pour ne plus surcharger le marché.

Résultat : huit épisodes d'une petite demi-heure, repoussés jusqu'en janvier 2026, et sortis sans trop de publicité... et c'est bien dommage, puisqu'il s'agit probablement là de l'un des programmes les plus sympathiques de Marvel depuis un bon moment.

Wonder Man, saison 1 (2025) :

Lorsqu'il apprend que son film préféré, Wonder Man, est sur le point d'être remaké par Von Kovak (Zlatko Burić), un réalisateur oscarisé, Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II), acteur talentueux mais anxieux et qui surintellectualise tous ses rôles, n'a qu'un objectif : décrocher le rôle titre. Et lorsqu'il croise le chemin de Trevor Slattery (Ben Kingsley), de retour à la vie de comédien et tentant d'obtenir un rôle secondaire dans le même film, les deux acteurs sympathisent. Mais Simon a un secret - il possède des capacités destructrices qu'il ne maîtrise pas - et Trevor, lui, cache aussi des choses à son nouvel ami : il a négocié sa liberté avec le Département du Damage Control, et il espionne Simon pour obtenir une preuve de ses pouvoirs...

Mettons de suite les choses au clair : la mini-série Wonder Man est sortie sous le label Marvel Spotlight, qui regroupe les programmes plus "urbains" et réalistes de l'univers Marvel, moins liés aux grands événements des longs-métrages : Echo, Daredevil : Born Again, et donc ce Wonder Man, qui pendant la majeure partie de ses 8 épisodes, ressemble presque à une satire HBO ou Showtime du monde des acteurs et d'Hollywood.

Un sujet qui, entre la production et la diffusion de Wonder Man, est revenu entretemps à la mode (The Franchise, The Studio) ; qui plus est, en filigrane, il y a bien l'histoire des pouvoirs de Simon et le passé de Trevor en tant que Mandarin qui revient le hanter (donc la série n'est pas totalement coupée de la continuité du MCU), mais le tout est utilisé pour renforcer le propos du show, et le portrait d'un homme seul, pétri de doutes, qui trouve en un ex-terroriste excentrique un nouveau meilleur ami.

Et ça fonctionne, honnêtement. Sous la caméra de Destin Daniel Cretton (réalisateur de Shang-Chi, déjà avec le personnage de Trevor Slattery, et ici créateur et producteur du show) et d'Andrew Guest (scénariste sur 30 Rock, Community, Suburgatory et Brooklyn 99, producteur/script doctor sur Hawkeye), Wonder Man passe comme une lettre à la poste, chaque épisode apportant son lot de moments amusants, et de choix musicaux intéressants, le tout clairement et ouvertement inspiré du ton et de l'esprit du film Midnight Cowboy.

On se retrouve au final avec une grosse lettre d'amour adressée au Septième Art et au métier d'acteur, dans ce qu'ils ont de bons côtés comme de mauvais, avec quelques caméos amusants (Joe Pantoliano, mais aussi Josh Gad dans un épisode flashback sur le Doorman, un acteur ayant connu son heure de gloire et sa descente aux Enfers à cause de pouvoirs étranges), une amitié improbable qui connaît une fin à la fois douce-amère et optimiste, et qui pourrait tout aussi bien trouver une fin ici, ou se conclure dans un autre projet du MCU.

Imparfait (notamment au niveau du rythme), mais assez réussi dans l'ensemble, et plutôt attachant. 

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - Fallout, saison 2 (2025)

Publié le 7 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Fantastique, Télévision, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Aventure, Action, USA, Review, Amazon, Jeu vidéo

La saison 1 de Fallout était une bonne surprise, une adaptation ludique du monde du jeu vidéo, avec une distribution attachante, un sens de l'humour efficace, des personnages intrigants, et un scénario assez bien mené et accessible. J'avais bien aimé ces 8 premiers épisodes, et j'attendais la suite avec un certain intéret. 

Malheureusement, en saison 2, la mayonnaise n'a pas vraiment pris.

Fallout, saison 2 (2025) :

Alors que Maximus (Aaron Moten) est désormais considéré comme un héros par la Confrérie de l'Acier, Lucy (Ella Purnell) continue sa quête en compagnie de la Goule (Walton Goggins), à la recherche de son père (Kyle MacLachlan), réfugié quelque part à New Vegas...

Et histoire de continuer sur l'embryon de métaphore culinaire de l'intro, je vais simplement dire que le problème principal de la saison 2, c'est le mélange des ingrédients. Un peu comme si le chef, après le succès et la réussite de sa recette en saison 1, avait décidé de revisiter celle-ci, en doublant la dose de tous ses ingrédients, en en rajoutant de nouveaux, en mélangeant le tout un bon coup, et en servant dans les mêmes assiettes qu'en saison 1.

Le résultat, c'est un plat totalement déséquilibré, où les saveurs luttent les unes contre les autres, où les goûts s'effacent mutuellement, où le salé, le poivré, et toutes les autres épices s'affrontent et s'étouffent, bref, un plat indigeste, dans lequel les éléments sont bons, mais les proportions, pas du tout.

Mais trève de métaphore culinaire. J'ai donc trouvé cette saison 2 très laborieuse, une saison 2 reposant, à sa base, sur le mystère de Mr House (Justin Theroux) et de ses actions à New Vegas, un mystère... lié à tous les personnages principaux.

C'est l'un des soucis de la saison, d'ailleurs : comme en saison 1, mais dans des proportions encore plus amplifiées, tous les éléments de la série et de son univers sont liés à la poignée de protagonistes centraux du programme, tout le monde est directement lié à Lucy et à la Goule, tout tourne autour d'eux et du personnage de Kyle MacLachlan, au point de rendre l'univers de Fallout exigu et étriqué.

Et le trop plein d'ingrédients de la recette Fallout (saison 2), combiné au toutéliage général, fait que la série se sent obligée de se disperser encore plus que d'habitude : les sous-intrigues se multiplient, centrées sur des personnages secondaires pas indispensables mais que les scénaristes aiment bien (ça, c'est assez typique des saisons 2 télévisuelles, dans lesquelles la production remarque que certains acteurs/rôles secondaires de la s1 sont plus attachants, plus amusants ou plus populaires que prévu, et tentent de leur trouver plus de place, sans réelle justification), alors même qu'une grosse partie de la saison donne bizarrement l'impression de faire du surplace.

C'est aussi un peu la faute à la structure en flashbacks du métrage, qui renvoie constamment au passé de la Goule et de certains autres intervenants, mais aussi au trop plein d'exposition, systématiquement assénée sans grande finesse d'écriture - des problèmes récurrents qui ralentissent le programme et l'envoient fréquemment dans des directions/digressions redondantes ou inutiles.

Ajoutez à cela des caméos ponctuels pas très probants (Kumal Nanjiani, Brian Thompson, Clancy Brown, Ron Perlman, Natasha Hensridge) qui ne sont souvent guère plus que des moments "hé, regardez qui on a ramené pour tel ou tel rôle, vous le reconnaissez ?" voire qui sont mal avisés (Macauley Culkin en légionnaire, qui joue assez mal), une illustration musicale Juke Box qui frôle le James Gunn, et voilà : cette saison 2 de Fallout m'a paru particulièrement bancale, et assez peu engageante.

Pas mauvaise, attention, ça reste bien produit et interprété (bémol sur Culkin, donc, mais aussi sur Moten, qui passe toute la saison renfrogné et replié sur lui-même, un peu trop monolithique), les effets numériques sont réussis, l'humour reste mordant, et globalement, c'est assez honorable.

Mais narrativement, en fin de compte, cette saison 2, surchargée, frustre par toute la mise en place qu'elle fait pour la suite, par des grosses ficelles narratives (tout ce qui concerne Norm, le frère de Lucy) et par un toutéliage pas très intéressant. Dommage.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #240 - Because of Cupid (2026)

Publié le 5 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Fantastique, Review, Hallmark, Télévision, Canada, USA, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Because of Cupid (2026) :

Amis proches travaillant dans le même bar, Naomi (Amy Groening) et Marcus (Evan Roderick) croisent le chemin de Hal (Adam Tsekhman), un client étrange et un peu excentrique. Rapidement, alors qu'un concours de mixologie se profile à l'horizon et que Naomi et Marcus comptent bien en remporter le grand prix afin de reprendre le bar à leur compte, les cocktails expérimentaux de Naomi ont des effets bien étranges. Car Hal est en réalité Cupidon, et le thé rarissime qu'il a offert à la jeune femme a transformé ses boissons en philtres d'amour...

Un reste de la semaine Saint Valentin du mois dernier, ce téléfilm Hallmark assume pleinement son côté fantastique, avec la présence de Cupidon en personne, de philtres d'amour, et un ton plus léger et décontracté. Ce qui, en théorie, et avec un cast sympathique, aurait probablement dû me plaire.

Dans les faits, j'ai trouvé le tout un peu pépère et mollasson, avec une écriture inégale (trois scénaristes sur le projet), un fond très générique de concours à remporter (ici, c'est de la mixologie) pour pouvoir sauver un établissement sur le point de fermer (la routine habituelle), une illustration musicale assez moyenne, et des personnages qui, un peu comme dans d'autres téléfilms Hallmark, acceptent sans trop broncher les notions les plus improbables (ici, les philtres d'amour). 

Au final, ça se regarde, la distribution est attachante, mais ça s'arrête là, et ça ne tient pas forcément la distance.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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