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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

fantastique

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Black Mirror, saison 7 (2025)

Publié le 2 Juin 2025 par Lurdo dans Anthologie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Thriller, Drame, Fantastique, Science Fiction, Netflix, USA, UK, Review, Black Mirror, Romance

Deux ans après la diffusion de la saison 6 de Black Mirror, une saison frustrante de 5 épisodes inégaux, Charlie Brooker remet le couvert pour une nouvelle fournée d'épisodes, constituée cette fois-ci de six épisodes, dont une suite directe à l'épisode USS Callister de la saison 4 (dont j'ai honnêtement oublié les tenants et aboutissants - un revisionnage est de rigueur).

Black Mirror, saison 7 (2025) :

- 7x01 - Common People : Lorsque son épouse Amanda (Rashida Jones) est atteinte d'une tumeur au cerveau, Mike (Chris O'Dowd), ouvrier, accepte une procédure expérimentale révolutionnaire, qui sauve sa femme mais la connecte en permanence, contre un abonnement, à un serveur de l'entreprise Rivermind dans le cloud. Mais le forfait de connexion évolue, et quand Rivermind commence à dévaluer le contrat du couple, les choses se compliquent...

Un épisode tragique, noir et efficace, très Black Mirror, qui critique de multiples facettes de notre société actuelle, de la gig economy aux abonnements à géométrie variable (avec boosters et tout le toutim) bourrés de publicité, comme Netflix les aime tant, en passant par les OnlyFans et autres sites de camgirls. C'est peut-être un poil trop long pour ce que ça raconte (avec 5-10 minutes en moins, le spectateur aurait probablement moins le temps de voir venir les rebondissements suivants arriver), mais ça fonctionne tout de même, en déroulant son récit jusqu'à sa conclusion inévitable.

- 7x02 - Bête Noire : Maria (Siena Kelly), conceptrice dans une entreprise de confiserie, s'inquiète de voir Verity (Rosy McEwen), qu'elle avait harcelée au lycée, rejoindre son équipe, d'autant que cette arrivée s'accompagne de bouleversements dans la perception même qu'a Maria de la réalité : encore et encore, Verity semble changer le monde autour d'elle à son avantage, pour se venger de Maria...

Je suis moins fan de cet épisode, dont on devine qu'il a été créé par Brooker sur la base de "l'Effet Mandela, c'est rigolo, mais si c'était quelqu'un qui le contrôlait pour se venger ?". On se retrouve donc avec une bête histoire de vengeance d'une sociopathe contre une ennemie de lycée, avec une Maria délibérément antipathique qui devient de plus en plus paranoïaque, une Verity qui multiplie les regards menaçants, et une explication superficielle pas loin du "A Wizard did it !" qui permet aux protagonistes de changer la réalité en quelques secondes et quelques mots. Pas convaincu par celui-là, ou par son ton outré et caricatural (avec cartons-titres ponctués de grands coups d'orgue).

- 7x03 - Hotel Reverie : Actrice à la mode, Brandy (Issa Rae) aimerait un rôle complexe et profond, plein de sentiments et de romance. Arrive Kimmy (Awkwafina), de la société Redream, qui lui propose de jouer le rôle vedette du remake d'Hotel Reverie, un film sentimental devenu un classique. Mais ce que Brandy ignore, c'est que Redream va lui permettre d'entrer littéralement dans le film, à la place de son acteur principal, et de vivre cette romance impossible avec Dorothy (Emma Corrin), l'actrice principale du film.

Mouais. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec San Junipero, de la saison 3, une romance LGBTQ prenant place dans un monde virtuel à l'esthétique vintage... et ici, critiques comme spectateurs ne se sont pas privés de faire la comparaison, pour le meilleur et pour le pire.

Personnellement, je n'ai pas été ultra-convaincu par ce qui n'est ni plus ni plus qu'un épisode Holodeck de Star Trek The Next Generation, avec son/sa protagoniste qui revit son histoire préférée, qui tombe amoureux d'un personnage, et la défaillance technique qui donne soudainement vie et libre arbitre à ce personnage virtuel, avec tout ce que ça entraîne de complications et de romance impossible.

Sauf qu'ici, le prétexte de base est capillotracté, et l'on peine à percevoir la plus-value de "remaker" à l'identique un film en ne changeant que son acteur principal : ça ne modernise rien du tout, ça n'attire aucun nouveau public, bref, c'est assez creux et ça n'a aucun intérêt (et si justement, une partie de la satire de l'épisode était de se moquer des remakes "woke" très calculateurs, en remplaçant ici un héros caucasien masculin et hétéro par une femme noire et lesbienne histoire de servir la soupe à telle ou telle catégorie démographique... c'est raté, tant l'épisode laisse ce sujet inexploité).

Bref : pas accroché au postulat de départ, pas accroché à l'équipe technique incompétente, pas accroché au couple présenté (qui n'a pas une grande alchimie, avec une Issa Rae trop moderne à tous les niveaux), pas accroché au rendu du film rétro, un peu approximatif et caricatural, et pas accroché aux tentatives de faire de l'émotion bouleversifiante avec le recours un peu facile à du Debussy, qui même sans rien à l'écran parviendrait à émouvoir.

(c'est bien interprété par Corrin, cela dit) 

- 7x04 - Plaything : En 1994, Cameron Walker (Lewis Gribben), journaliste névrosé spécialisé dans les jeux vidéos, découvre Thronglets, un jeu révolutionnaire de Colin Ritman (Will Poulter), qui affirme avoir créé là une vie numérique. Rapidement, en prenant du LSD, Cameron réalise qu'il parvient à comprendre les Thronglets qui vivent dans son ordinateur, et que ceux-ci lui demandent de les aider à se multiplier. En 2034, Cameron (Peter Capaldi) est arrêté et interrogé par les autorités pour un meurtre qu'il a commis...

Un épisode plutôt réussi, suite indirecte de Bandersnatch (Poulter reprend son rôle), et contenu semi-autobiographique pour Brooker, autrefois journaliste de jeux vidéo pour un magazine de jeux PC. L'épisode, divisé en deux parties, adopte une mise en image au format 4/3, multiplie les références et les clins d'œil à une certaine époque et un certain milieu, et propose une interprétation à fleur de peau de Capaldi et de Gribben : de quoi donner corps à cette histoire d'intelligence artificielle à mi chemin entre le Tamagotchi et les promesses d'un Peter Molyneux, une intrigue sympathique qui se termine bien... ou mal. Selon le point de vue.

- 7x05 - Eulogy : Lorsqu'il est contacté par Eulogy, une entreprise de technologie funéraire qui tente de réunir des souvenirs de Carol, qui vient de décéder, Phillip (Paul Giamatti) est hésitant. Mais avec l'aide d'une intelligence artificielle (Patsy Ferran) intégrée dans l'équipement envoyé par Eulogy, il va se laisser convaincre et retracer, en se plongeant virtuellement dans les rares photos qu'il a conservées de l'époque, son histoire compliquée avec Carol...

Un épisode assez différent, très nostalgique, doux-amer et touchant, à deux doigts de la pièce de théâtre, et entièrement porté à bout de bras par Giamatti, excellent comme à son habitude, et par ses interactions avec Patsy Ferran, qui lui sert ici de conscience et remet en questions ses souvenirs et ses choix.

Ici, pas de retournement de situation noir et cynique, mais de la sincérité, et pas de technologie menaçante, mais une invention qui aide à faire le point, à se souvenir, à pardonner, presque comme une thérapie. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais c'était plutôt joli.

- 7x06 - USS Callister : Into Infinity : Alors que l'équipage de l'USS Callister tente de survivre dans le jeu Infinity, toujours plus monétisé, en dépouillant les joueurs de leurs crédits, cette activité illégale et étrange déclenche des signaux d'alarme dans le monde réel. La véritable Nanette (Cristin Milioti) mène l'enquête, et réalise bien vite l'étendue des actes de Robert Daly (Jesse Plemons), son patron décédé...

Une suite directe à l'épisode de la saison 4, ce long-métrage (90 minutes) est un nouveau volet tout à fait honorable de cette histoire, bien qu'un peu inégal. En réalité, l'épisode m'a donné l'impression d'être coupé en deux : une première moitié constituée d'un résumé des événements précédents, des mésaventures sérieuses et tendues du Callister, et des recherches nerveuses de Nanette dans le monde réel. Et puis une seconde partie plus spectaculaire qui voit monde réel et monde virtuel interagir, et une véritable aventure se mettre en place.

Heureusement, le tout s'équilibre plutôt bien, culminant en un affrontement à deux niveaux, le premier entre le vaisseau et tous les joueurs floués qui veulent se venger (avec des dogfights à la Star Wars), le second entre Nanette et une version virtuelle de Daly, toute aussi instable que l'original. Plutôt sympathique, donc, même si l'épilogue m'a laissé un peu de marbre, pas aussi efficace ou drôle que Brooker semble le penser.

- Bilan saisonnier -

Si je fais mes comptes, on a donc, cette saison, quatre épisodes assez bons et réussis, et deux un bon cran en dessous. Ce qui est nettement meilleur que certaines saisons passées, je dois dire, puisqu'on évite un épisode vraiment mauvais ou trop balourd ou cynique pour convaincre.

Plutôt une saison agréable, en fait, ce qui me surprend, puisqu'il suffit de relire certains de mes bilans précédents (ici) pour s'apercevoir que je n'ai généralement pas forcément une grande affinité avec le style de Charlie Brooker.

Mais je suppose que maintenant, Brooker a plus de moyens, plus de tranquillité d'esprit, et peut-être un peu moins de cynisme... ce n'est pas plus mal (encore que, je suis sûr que pour certains, c'est tout l'inverse, et depuis que Black Mirror est sur Netflix, Brooker est devenu trop gentil et ne fait plus que de la daube ^^)

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Critique éclair #151 - The Witcher : Les sirènes des abysses (2025)

Publié le 21 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Witcher, Fantastique, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Witcher : Les sirènes des abysses (The Witcher - Sirens of the Deep - 2025) :

Engagés pour tuer un monstre semant la terreur en bord de mer, Gerald (Doug Cockle) et Jaskier (Joey Batey) se retrouvent embarqués dans une guerre entre le royaume terrestre de Bremervoord et le royaume sous-marin des sirènes. Au cœur de ce conflit, la relation impossible entre Agloval (Camrus Johnson), prince de Bremervoord, et Sh'eenaz (Emily Carey), princesse sirène...

Mouais. Une adaptation très libre d'une nouvelle de Sapkowski, qui pousse encore plus loin la relecture et l'hommage à La Petite Sirène d'Andersen... sauf qu'ici, on est plus dans l'hommage à Disney, puisqu'on se retrouve avec Melusina (Mallory Jensen), la méchante sorcière des océans, qui se transforme en poulpe/kraken et pousse la chansonnette pour convaincre Sh'eenaz de signer un pacte avec elle.

Du hors-sujet complet, qui transforme presque ce film d'animation Witcher en parodie, pas aidé par un doublage assez discutable du personnage d'Essi, pourtant l'un des éléments clés de ce récit. En effet, dans la nouvelle, la relation de Geralt et Essi (Christina Wren), une barde, est au premier plan, une relation impossible là aussi, Geralt étant toujours épris de Yennefer. Ici, les scénaristes ont inversé la tendance, fait passer cette relation au second plan de l'histoire principale, ajouté une énorme dose de baston et de conflits, et ils ont laissé Christina Wren adopter un accent calamiteux, improbable, et à géométrie variable, ce qui rend la relation de la demoiselle avec Gerald assez brinquebalante.

Et ce n'est pas la seule chose qu'ils ont "inversé", puisque la conclusion de l'intrigue, qui voyait la sirène sacrifier sa nature pour son prince, est ici remplacée par une fin heureuse plus politiquement correcte (le prince devient une sirène), qui retire de la tragédie au conte originel. Déjà que toute l'intrigue est vraiment basique et quelconque et que la langue des sirènes est laborieuse au possible...

Heureusement, la bataille finale est assez spectaculaire (malgré quelques soucis de framerate entre les parties animées en 2d et les parties animées en 3d et un Geralt en mode Wuxia qui saute, virevolte et tournoie dans tous les sens), et Doug Cockle (le Geralt des jeux) assure au doublage.

Mais dans l'ensemble, un bon gros bof, bien en dessous du Cauchemar du loup.

2.25/6 

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Critique éclair #149 - Blanche-Neige (2025)

Publié le 16 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Musique, Fantastique, Disney, Jeunesse, USA, Review, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Blanche-Neige (Snow White - 2025) :

Réduite au rang de servante par sa belle-mère la Reine (Gal Gadot) depuis la mort de son père le Roi, la jeune Blanche-Neige (Rachel Zegler) rêve de liberté et d'égalité pour son peuple opprimé. Après avoir croisé le chemin d'un voleur (Andrew Burnap), elle va alors s'enfuir dans la forêt, et tomber sur un groupe de sept nains mineurs qui vont l'aider à échapper à la Reine et à son chasseur (Ansu Kabia)...

Un remake en prises de vue réelles (enfin, pas vraiment, au vu de la quantité d'effets numériques) confié à Mark Webb (réalisateur des Spider-Man du MCU) et écrit par une scénariste de films à 250 kilomètres de l'univers Disney (Chloe et Secretary, deux métrages très portés cul, Fur, un biopic imaginaire avec Kidman, The Girl on the Train, un thriller, et Men Women & Children), qui a reçu l'assistance de Greta Gerwig (Barbie), et de deux scénaristes ayant travaillé sur les derniers Indiana Jones, clairement là pour des retouches scénaristiques.

Un film ni fait ni à faire, assez symptomatique de l'orientation actuelle de Disney en matière de remakes, une orientation qui, soyons francs, a aussi beaucoup contribué au retour de bâton anti-woke qui a envahi les médias ces dernières années - pas parce que la diversité, c'est mal, mais parce que systématiquement, Disney l'utilise de manière totalement artificielle et forcée, cochant les cases de son cahier des charges, et se félicitant ensuite d'avoir bien fait.

Ici, c'est peut-être même pire, puisque même en mettant de côté les controverses politiques Palestine/Israël autour du film, le caractère affirmé de Rachel Zegler (qui est tout à fait compétente dans le film, là n'est pas le problème), les aléas de production qui ont fait les gros titres, ainsi que tout le côté politiquement correct asséné à la truelle et à grands renforts d'explications bancales (Blanche-Neige est métisse mais s'appelle ainsi car elle est née durant une tempête de neige ; les villageois sont United Colors of Benetton ; le Chasseur ne remplace plus le cœur de BN par un cœur d'animal, mais par une pomme (parce que faire du mal à un animal ce n'est pas bien) ; BN est désormais une princesse militante, battante, volontaire, héroïque, en faveur de la redistribution des biens, menant une révolution populaire pour détrôner la Reine, et qui ne chante plus "Un jour mon Prince viendra" parce qu'elle est forte et indépendante ; le prince devient Jonathan, Prince des voleurs, qui vit caché dans les bois avec une bande de joyeux compagnons eux aussi très divers, et vole aux riches blablabla), le film est tout simplement raté.

On se retrouve ainsi avec un produit fini qui ressemble à un remake Disney + au budget inférieur à la norme : c'est assez laid (la direction artistique, les coiffures, etc), les effets numériques sont inaboutis (pas seulement les nains : les effets de fumée, la transformation de la Reine, ou même les animaux sauvages, pourtant très mignons, semblent tous souffrir d'un manque de finalisation et d'intégration à leur environnement), les costumes sont unanimement cheaps (mention spéciale à la robe de BN, et à la veste courte cintrée avec capuche de Jonathan - parce que capuche = hood = Robin Hood, tout ça), les nouvelles chansons sont insipides, Gal Gadot n'est pas bonne en Reine (son numéro musical est laborieux au possible) et sa sorcière est... risible.

Bref, les scénaristes ont tellement tenté de moderniser le récit pour faire de Blanche-Neige une Princesse Disney contemporaine™®© qu'ils ont perdu tout ce qui faisait l'intérêt de ce classique, et sans surprise, les scènes qui collent le plus à l'original restent celles qui fonctionnent le mieux (quelques visuels, les chansons de l'original...).

Ce qui reste amusant, cela dit, c'est qu'en tentant de moderniser l'histoire d'amour entre BN et son Prince, ils l'ont rendue encore plus clichée, avec un Jonathan fade au possible, et tous les passages obligés de la relation "ils se détestent, ils passent leur temps à s'envoyer des remarques cassantes, mais en fait ils s'aiment".

Encore une fois... ce n'était ni fait ni à faire.

1.75/6 (dont 0.25 pour le petit hérisson... même si là encore, pour je ne sais quelle raison, la production semble avoir opté pour un hérisson domestique/pygmée africain plutôt qu'un hérisson sauvage commun) 

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Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

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Critique éclair #143 - SEMAINE WALPURGIS - Smile 2 (2024)

Publié le 3 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Walpurgis, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Musique, Thriller

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Smile 2 (2024) :

Superstar de la pop tentant un comeback après un accident de voiture traumatisant, Skye Riley (Naomi Scott) assiste au suicide souriant de son dealer Lewis. Commence alors une descente aux enfers alors que l'esprit malin hantant Lewis prend possession d'elle et de son quotidien...

Après un premier volet regardable sans plus, mais qui m'avait un peu frustré, de par un ras-le-bol de l'horreur intelligente "transcendée" où tout est toujours une métaphore pour un traumatisme ou un autre, le réalisateur et scénariste du premier Smile remet le couvert, en s'attaquant cette fois-ci à une superstar de la pop qui tente de se reconstruire.

Et dans un premier temps, le changement d'univers fonctionne bien, Naomi Scott est très convaincante (et excellente), la mise en scène du tout fonctionne bien... mais rapidement, on retrouve toutes les scories du premier film, et quelques autres : la durée inutile, avec plein de digressions superflues ; les choix de réalisation et d'illustration musicale intrigants... jusqu'à ce qu'ils finissent par paraître gratuits et artificiels tant ils sont nombreux et systématiques ; pas mal de jump scares souvent téléphonés et d'éléments de scénario sous-développés ; une tendance à s'éparpiller entre réalité et visions ; une créature qui m'a semblé plus numérique (et donc moins convaincante) que dans le premier film ; et puis, il faut bien l'avouer, un côté répétitif clairement dû à la durée du film - voir une Naomi Scott terrifiée fixer la caméra et hurler des "Fuck !!!", ça va cinq minutes, mais ça devient vite répétitif.

Bref. J'ai préféré l'univers de ce second volet au premier, son personnage principal, mais je l'ai aussi trouvé de moins en moins efficace à mesure que les deux heures du film défilaient, avec quelques moments franchement ratés (les danseurs souriants qui apparaissent dans l'appartement de Skye et jouent à 1, 2, 3 soleil avec elle), jusqu'à avoir de fortes envies de faire avance rapide vers la fin.

2.75/6

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Critique éclair #140 - SEMAINE WALPURGIS - Un week-end en enfer (2025)

Publié le 30 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Cinéma, USA, HBO, Review, Walpurgis

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Un week-end en enfer (The Parenting - 2025) :

Rohan (Nik Dodani) et Josh (Brandon Flynn) invitent leurs parents respectifs (Brian Cox, Edie Falco, Lisa Kudrow, Dean Norris), à passer un week-end avec eux dans une maison de campagne louée à l'excentrique Brenda (Parker Posey). Mais ils sont bientôt rejoints par Sarah (Vivian Bang), une amie, et ils découvrent que la bâtisse abrite aussi un esprit maléfique ancestral, qui va transformer ce week-end en enfer...

Une comédie horrifique HBO Max écrite par Kent Sublette (Saturday Night Live), et qui, honnêtement, se pense probablement bien plus drôle, excentrique, rythmée, corrosive et originale qu'elle ne l'est réellement.

Ce n'est pas désastreux, en soi, mais c'est assez inégal, un mélange bancal de Mon beau-père et moi, de Poltergeist, de l'Exorciste et d'Evil Dead, qui s'essouffle sur la durée, avec une esthétique et une écriture très télévisuelle, et un ton qui tente de concilier horreur premier degré, parodie, moments graveleux, sitcom et sincérité, sans réellement y parvenir.

Bof, en somme, même si Parker Posey et les autres acteurs semble bien s'amuser, et que l'atmosphère hivernale n'est pas désagréable.

2.75/5 

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Critique éclair #138 - SEMAINE WALPURGIS - Dark Match (2025)

Publié le 28 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair, Shudder, Action, Comédie, Sport, Catch, USA, Review, Fantastique

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Dark Match (2025) :

À la fin des années 80, la SAW, une petite fédération de catch indépendante, est généreusement payée pour donner un show dans un coin reculé des États-Unis. Il y a Rusty (Jonathan Cherry), le promoteur magouilleur ; Miss Behave (Ayisha Issa), la "méchante" de la promotion ; son ennemie jurée, la douce et gentille Kate the Great (Sara Canning) ; Mean Joe Lean (Steven Ogg), à la carrière sur le déclin ; et de nombreux autres lutteurs, dont Enigma Jones (Mo Adan), un luchador muet... Mais lorsqu'ils arrivent sur place, les catcheurs découvrent qu'ils sont tombés dans le piège tendu par Prophet (Chris Jericho), ancien catcheur reconverti gourou d'une secte satanique, et que cette dernière a pour projet de sacrifier leurs victimes au cours de matchs à l'issue sanguinaire.

Une comédie horrifique produite (et interprétée) par Chris Jericho, écrite/réalisée par le réalisateur de WolfCop, et qui ne fait pas d'étincelles (notamment au niveau du rythme), mais qui reste vaguement sympatoche, parce que personne ne se prend au sérieux.

En plaçant le tout dans les années 80, le réalisateur se laisse par ailleurs la possibilité de nombreux effets VHS assez cache-misère, bien pratiques quand on n'a pas de budget : et ça permet à cette histoire improbable de show de catch/snuff movie/rituel satanique de tenir à peu près la route, aidée par des acteurs impliqués (le grand écart de Sara Canning entre Hallmark et ce film d'horreur est assez amusant... mais pas forcément surprenant).

Jericho n'est pas mauvais, et les cinq dernières minutes sont assez... improbables, je dois dire, d'une manière à la fois amusante et frustrante.

3/6 (ça ne les vaut pas forcément dans l'ensemble, mais bon, je ne me suis pas ennuyé)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Tales from the Void, saison 1 (2024)

Publié le 27 Avril 2025 par Lurdo dans Anthologie, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Télévision, Canada, Review, Critiques éclair, Walpurgis, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Tales from the Void, saison 1 (2024) :

Six épisodes pour cette anthologie canadienne diffusée sur Screambox et adaptée des histoires de redditeurs publiées sur le subreddit r/nosleep (et mises en avant par le podcast du même nom). Au programme, des épisodes à la durée très variable, suivis d'une interview du redditeur à l'origine de l'histoire adaptée (une séquence n'ayant pas un grand intérêt en soi, d'autant que tout le monde est ravi du résultat final ou de l'histoire de base, qui laissent pourtant fréquemment à désirer).

- 1x01 - Into The Unknown : Dans une banlieue isolée, un mystérieux carré noir apparait, flottant au dessus du sol, et attirant la curiosité des habitants du quartier...

Joe Lynch à la réalisation d'un segment pas désagréable visuellement, mais qui peine à bien établir les rapports de force en présence, propose une caractérisation jamais totalement crédible, se concentre étrangement sur le "boss" du coin, et finit par singer un peu Under The Skin dans les visuels de son final en queue de poisson. Bof. Et puis honnêtement, l'interview en post-show est tellement déconnectée du résultat (tant l'auteur que le podcaster parlent de thématiques totalement absentes et de personnages supposément terre-à-terre et réalistes... alors que pas du tout) que ça n'aide pas.

- 1x02 - Fixed Frequency : Des adolescents désœuvrés passent leurs nuits en vélo à pirater les fréquences des moniteurs bébés du quartier, pour faire peur aux jeunes parents. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un tueur en série, qui les traque un à un...

Des jeunes en vélo dans une banlieue typiquement 80s, avec une musique rétro synthwave... ce n'est pas sur le plan de la forme que cet épisode fait preuve d'originalité. Sur le fond, ça fonctionne à peu près, et le concept est efficace (bien que très "histoire qu'on se raconte au coin du feu pour se faire peur" dans sa simplicité et même si ces 20 minutes semblent en durer 30 tant elles sont un peu répétitives). Pas mauvais, mais pas exceptionnel.

- 1x03 - Starlight : Un créateur de contenu raté, égocentrique et obsédé par la célébrité accepte de participer à un quizz télévisé, mais finit par réaliser que sa vie est en danger...

Bof. Un récit pas très original, qui téléphone beaucoup ses effets, un acteur principal qui aurait mérité d'être mieux dirigé, et un tout un peu sous-développé et basique.

- 1x04 - Carry : Un jeune couple de grenouilles de bénitiers attend un enfant, mais lorsque ce dernier s'avère malformé, le problème de l'avortement se pose...

Tout un récit assez balourd sur la religion et l'avortement à l'Américaine, avec une réalisation en plans débullés, et un récit totalement premier degré sans grand chose de fantastique ou d'horrifique, à part deux plans et demi sur un bébé difforme en latex. À nouveau, un énorme bof.

- 1x05 - Plastic Smile : Une fillette en détresse vivant en compagnie de sa mère droguée se persuade qu'un bosquet tout proche est une porte vers le monde féérique...

Encore quelque chose de très moyen, plutôt bien interprété par la fillette, mais inutilement surchargé de moments et d'idées inutiles et forcées, notamment le gimmick de la VHS assez bancal, qui affaiblit le twist de fin.

- 1x06 - Whistle in the Woods : Une collégienne aventureuse et rebelle vient passer une après-midi dans la famille de sa nouvelle meilleure amie, mais rapidement, elle découvre que toutes les nuits, à 3h03 du matin, une créature maléfique tente d'attirer cette famille à l'extérieur, dans la forêt.

Peut-être le seul segment vraiment réussi du lot, une histoire à mi-chemin du conte de fées, avec deux adolescentes sympathiques et qui sont crédibles, une créature intrigante, et une montée en puissance efficace.

- Bilan -

Un bilan assez simple - on ne s'improvise pas auteur de fiction, et être un redditeur assidu qui écrit de nombreux creepypastas ne garantit pas la qualité réelle de son travail littéraire.

Après, j'ignore quel degré d'adaptation ces récits ont subi, et si c'est la raison (en plus du manque de budget évident) de la médiocrité de la majeure partie de ces épisodes, mais... honnêtement, ce n'était vraiment pas terrible, tant dans le concept que dans l'exécution.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Critique éclair #137 - In The Lost Lands (2025)

Publié le 25 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Fantastique, USA, Review, Allemagne, Critiques éclair, Canada

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

In The Lost Lands (2025) : 

Dans un futur post-apocalyptique, Gray Alys (Milla Jovovich), sorcière exauçant les souhaits de ses clients, est persécutée par l'Église qui sert le gouvernement. Pour exaucer le souhait de la Reine (Amara Okereke), elle recrute alors Boyce (Dave Bautista), chasseur de primes, pour l'aider à trouver et tuer un lycanthrope mystérieux apppelé Sardor. Traqués par l'Église, Alys et Boyce traversent alors les Lost Lands à dos de cheval, à la recherche de leur cible...

Dave Bautista a beau répéter en interview qu'il veut être pris au sérieux en tant qu'acteur et qu'il ne veut plus faire de films d'action ou de blockbuster décérébré... le voilà dans un film produit par Constantin Film (toujours un gage de qualité (!)), du maître es nanards Paul WS Anderson, qui met une fois de plus sa femme Milla Jovovich en vedette dans ce qui est supposé être une adaptation d'une nouvelle de George R.R. Martin.

On se retrouve donc avec un mélange de western post-apocalyptique, de fantasy et d'horreur, et l'on ne va pas y aller par quatre chemins : c'est mauvais.

Visuellement, c'est laid, de l'étalonnage numérique immonde, gris, délavé, cache-misère, avec des ralentis Snyderiens un peu partout ; la musique est tiraillée entre western, nappes de synthétiseur façon Zimmer, techno, etc ; le scénario est bordélique, avec une charge contre la religion, des intrigues de Cour à la Trône de Fer, une quête, des manipulations, des révélations télégraphiées, etc, le tout avec une structure brouillonne et décousue ; le casting des seconds rôles est médiocre, et si Bautista semble s'amuser, Milla est mono-expressive, tout le haut de son visage étant figé (ce qui ne l'empêche pas de botter le cul de tout le monde, comme à la "grande" heure des Resident Evil) ; et puis le montage n'aide pas, avec un rythme ultra-cut dans les scènes d'action et les ralentis que je mentionnais plus haut.

Bref, il n'y a pas grand chose à sauver dans tout ça, ça s'inspire de plein de trucs à droite et à gauche (j'aurais pu citer Mad Max, aussi) et c'est globalement suffisamment mal rythmé pour que les 1h40 du tout en paraissent beaucoup plus (notamment tout ce qui tourne autour de la nature du personnage de Bautista, un rebondissement téléphoné, au suspense éventé par l'intro du film).

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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