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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

fantastique

Critique éclair #149 - Blanche-Neige (2025)

Publié le 16 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Musique, Fantastique, Disney, Jeunesse, USA, Review, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Blanche-Neige (Snow White - 2025) :

Réduite au rang de servante par sa belle-mère la Reine (Gal Gadot) depuis la mort de son père le Roi, la jeune Blanche-Neige (Rachel Zegler) rêve de liberté et d'égalité pour son peuple opprimé. Après avoir croisé le chemin d'un voleur (Andrew Burnap), elle va alors s'enfuir dans la forêt, et tomber sur un groupe de sept nains mineurs qui vont l'aider à échapper à la Reine et à son chasseur (Ansu Kabia)...

Un remake en prises de vue réelles (enfin, pas vraiment, au vu de la quantité d'effets numériques) confié à Mark Webb (réalisateur des Spider-Man du MCU) et écrit par une scénariste de films à 250 kilomètres de l'univers Disney (Chloe et Secretary, deux métrages très portés cul, Fur, un biopic imaginaire avec Kidman, The Girl on the Train, un thriller, et Men Women & Children), qui a reçu l'assistance de Greta Gerwig (Barbie), et de deux scénaristes ayant travaillé sur les derniers Indiana Jones, clairement là pour des retouches scénaristiques.

Un film ni fait ni à faire, assez symptomatique de l'orientation actuelle de Disney en matière de remakes, une orientation qui, soyons francs, a aussi beaucoup contribué au retour de bâton anti-woke qui a envahi les médias ces dernières années - pas parce que la diversité, c'est mal, mais parce que systématiquement, Disney l'utilise de manière totalement artificielle et forcée, cochant les cases de son cahier des charges, et se félicitant ensuite d'avoir bien fait.

Ici, c'est peut-être même pire, puisque même en mettant de côté les controverses politiques Palestine/Israël autour du film, le caractère affirmé de Rachel Zegler (qui est tout à fait compétente dans le film, là n'est pas le problème), les aléas de production qui ont fait les gros titres, ainsi que tout le côté politiquement correct asséné à la truelle et à grands renforts d'explications bancales (Blanche-Neige est métisse mais s'appelle ainsi car elle est née durant une tempête de neige ; les villageois sont United Colors of Benetton ; le Chasseur ne remplace plus le cœur de BN par un cœur d'animal, mais par une pomme (parce que faire du mal à un animal ce n'est pas bien) ; BN est désormais une princesse militante, battante, volontaire, héroïque, en faveur de la redistribution des biens, menant une révolution populaire pour détrôner la Reine, et qui ne chante plus "Un jour mon Prince viendra" parce qu'elle est forte et indépendante ; le prince devient Jonathan, Prince des voleurs, qui vit caché dans les bois avec une bande de joyeux compagnons eux aussi très divers, et vole aux riches blablabla), le film est tout simplement raté.

On se retrouve ainsi avec un produit fini qui ressemble à un remake Disney + au budget inférieur à la norme : c'est assez laid (la direction artistique, les coiffures, etc), les effets numériques sont inaboutis (pas seulement les nains : les effets de fumée, la transformation de la Reine, ou même les animaux sauvages, pourtant très mignons, semblent tous souffrir d'un manque de finalisation et d'intégration à leur environnement), les costumes sont unanimement cheaps (mention spéciale à la robe de BN, et à la veste courte cintrée avec capuche de Jonathan - parce que capuche = hood = Robin Hood, tout ça), les nouvelles chansons sont insipides, Gal Gadot n'est pas bonne en Reine (son numéro musical est laborieux au possible) et sa sorcière est... risible.

Bref, les scénaristes ont tellement tenté de moderniser le récit pour faire de Blanche-Neige une Princesse Disney contemporaine™®© qu'ils ont perdu tout ce qui faisait l'intérêt de ce classique, et sans surprise, les scènes qui collent le plus à l'original restent celles qui fonctionnent le mieux (quelques visuels, les chansons de l'original...).

Ce qui reste amusant, cela dit, c'est qu'en tentant de moderniser l'histoire d'amour entre BN et son Prince, ils l'ont rendue encore plus clichée, avec un Jonathan fade au possible, et tous les passages obligés de la relation "ils se détestent, ils passent leur temps à s'envoyer des remarques cassantes, mais en fait ils s'aiment".

Encore une fois... ce n'était ni fait ni à faire.

1.75/6 (dont 0.25 pour le petit hérisson... même si là encore, pour je ne sais quelle raison, la production semble avoir opté pour un hérisson domestique/pygmée africain plutôt qu'un hérisson sauvage commun) 

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Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

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Critique éclair #143 - SEMAINE WALPURGIS - Smile 2 (2024)

Publié le 3 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Walpurgis, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Musique, Thriller

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Smile 2 (2024) :

Superstar de la pop tentant un comeback après un accident de voiture traumatisant, Skye Riley (Naomi Scott) assiste au suicide souriant de son dealer Lewis. Commence alors une descente aux enfers alors que l'esprit malin hantant Lewis prend possession d'elle et de son quotidien...

Après un premier volet regardable sans plus, mais qui m'avait un peu frustré, de par un ras-le-bol de l'horreur intelligente "transcendée" où tout est toujours une métaphore pour un traumatisme ou un autre, le réalisateur et scénariste du premier Smile remet le couvert, en s'attaquant cette fois-ci à une superstar de la pop qui tente de se reconstruire.

Et dans un premier temps, le changement d'univers fonctionne bien, Naomi Scott est très convaincante (et excellente), la mise en scène du tout fonctionne bien... mais rapidement, on retrouve toutes les scories du premier film, et quelques autres : la durée inutile, avec plein de digressions superflues ; les choix de réalisation et d'illustration musicale intrigants... jusqu'à ce qu'ils finissent par paraître gratuits et artificiels tant ils sont nombreux et systématiques ; pas mal de jump scares souvent téléphonés et d'éléments de scénario sous-développés ; une tendance à s'éparpiller entre réalité et visions ; une créature qui m'a semblé plus numérique (et donc moins convaincante) que dans le premier film ; et puis, il faut bien l'avouer, un côté répétitif clairement dû à la durée du film - voir une Naomi Scott terrifiée fixer la caméra et hurler des "Fuck !!!", ça va cinq minutes, mais ça devient vite répétitif.

Bref. J'ai préféré l'univers de ce second volet au premier, son personnage principal, mais je l'ai aussi trouvé de moins en moins efficace à mesure que les deux heures du film défilaient, avec quelques moments franchement ratés (les danseurs souriants qui apparaissent dans l'appartement de Skye et jouent à 1, 2, 3 soleil avec elle), jusqu'à avoir de fortes envies de faire avance rapide vers la fin.

2.75/6

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Critique éclair #140 - SEMAINE WALPURGIS - Un week-end en enfer (2025)

Publié le 30 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Cinéma, USA, HBO, Review, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Un week-end en enfer (The Parenting - 2025) :

Rohan (Nik Dodani) et Josh (Brandon Flynn) invitent leurs parents respectifs (Brian Cox, Edie Falco, Lisa Kudrow, Dean Norris), à passer un week-end avec eux dans une maison de campagne louée à l'excentrique Brenda (Parker Posey). Mais ils sont bientôt rejoints par Sarah (Vivian Bang), une amie, et ils découvrent que la bâtisse abrite aussi un esprit maléfique ancestral, qui va transformer ce week-end en enfer...

Une comédie horrifique HBO Max écrite par Kent Sublette (Saturday Night Live), et qui, honnêtement, se pense probablement bien plus drôle, excentrique, rythmée, corrosive et originale qu'elle ne l'est réellement.

Ce n'est pas désastreux, en soi, mais c'est assez inégal, un mélange bancal de Mon beau-père et moi, de Poltergeist, de l'Exorciste et d'Evil Dead, qui s'essouffle sur la durée, avec une esthétique et une écriture très télévisuelle, et un ton qui tente de concilier horreur premier degré, parodie, moments graveleux, sitcom et sincérité, sans réellement y parvenir.

Bof, en somme, même si Parker Posey et les autres acteurs semble bien s'amuser, et que l'atmosphère hivernale n'est pas désagréable.

2.75/5 

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Critique éclair #138 - SEMAINE WALPURGIS - Dark Match (2025)

Publié le 28 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair, Shudder, Action, Comédie, Sport, Catch, USA, Review, Fantastique

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Dark Match (2025) :

À la fin des années 80, la SAW, une petite fédération de catch indépendante, est généreusement payée pour donner un show dans un coin reculé des États-Unis. Il y a Rusty (Jonathan Cherry), le promoteur magouilleur ; Miss Behave (Ayisha Issa), la "méchante" de la promotion ; son ennemie jurée, la douce et gentille Kate the Great (Sara Canning) ; Mean Joe Lean (Steven Ogg), à la carrière sur le déclin ; et de nombreux autres lutteurs, dont Enigma Jones (Mo Adan), un luchador muet... Mais lorsqu'ils arrivent sur place, les catcheurs découvrent qu'ils sont tombés dans le piège tendu par Prophet (Chris Jericho), ancien catcheur reconverti gourou d'une secte satanique, et que cette dernière a pour projet de sacrifier leurs victimes au cours de matchs à l'issue sanguinaire.

Une comédie horrifique produite (et interprétée) par Chris Jericho, écrite/réalisée par le réalisateur de WolfCop, et qui ne fait pas d'étincelles (notamment au niveau du rythme), mais qui reste vaguement sympatoche, parce que personne ne se prend au sérieux.

En plaçant le tout dans les années 80, le réalisateur se laisse par ailleurs la possibilité de nombreux effets VHS assez cache-misère, bien pratiques quand on n'a pas de budget : et ça permet à cette histoire improbable de show de catch/snuff movie/rituel satanique de tenir à peu près la route, aidée par des acteurs impliqués (le grand écart de Sara Canning entre Hallmark et ce film d'horreur est assez amusant... mais pas forcément surprenant).

Jericho n'est pas mauvais, et les cinq dernières minutes sont assez... improbables, je dois dire, d'une manière à la fois amusante et frustrante.

3/6 (ça ne les vaut pas forcément dans l'ensemble, mais bon, je ne me suis pas ennuyé)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Tales from the Void, saison 1 (2024)

Publié le 27 Avril 2025 par Lurdo dans Anthologie, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Télévision, Canada, Review, Critiques éclair, Walpurgis, Thriller

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Tales from the Void, saison 1 (2024) :

Six épisodes pour cette anthologie canadienne diffusée sur Screambox et adaptée des histoires de redditeurs publiées sur le subreddit r/nosleep (et mises en avant par le podcast du même nom). Au programme, des épisodes à la durée très variable, suivis d'une interview du redditeur à l'origine de l'histoire adaptée (une séquence n'ayant pas un grand intérêt en soi, d'autant que tout le monde est ravi du résultat final ou de l'histoire de base, qui laissent pourtant fréquemment à désirer).

- 1x01 - Into The Unknown : Dans une banlieue isolée, un mystérieux carré noir apparait, flottant au dessus du sol, et attirant la curiosité des habitants du quartier...

Joe Lynch à la réalisation d'un segment pas désagréable visuellement, mais qui peine à bien établir les rapports de force en présence, propose une caractérisation jamais totalement crédible, se concentre étrangement sur le "boss" du coin, et finit par singer un peu Under The Skin dans les visuels de son final en queue de poisson. Bof. Et puis honnêtement, l'interview en post-show est tellement déconnectée du résultat (tant l'auteur que le podcaster parlent de thématiques totalement absentes et de personnages supposément terre-à-terre et réalistes... alors que pas du tout) que ça n'aide pas.

- 1x02 - Fixed Frequency : Des adolescents désœuvrés passent leurs nuits en vélo à pirater les fréquences des moniteurs bébés du quartier, pour faire peur aux jeunes parents. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un tueur en série, qui les traque un à un...

Des jeunes en vélo dans une banlieue typiquement 80s, avec une musique rétro synthwave... ce n'est pas sur le plan de la forme que cet épisode fait preuve d'originalité. Sur le fond, ça fonctionne à peu près, et le concept est efficace (bien que très "histoire qu'on se raconte au coin du feu pour se faire peur" dans sa simplicité et même si ces 20 minutes semblent en durer 30 tant elles sont un peu répétitives). Pas mauvais, mais pas exceptionnel.

- 1x03 - Starlight : Un créateur de contenu raté, égocentrique et obsédé par la célébrité accepte de participer à un quizz télévisé, mais finit par réaliser que sa vie est en danger...

Bof. Un récit pas très original, qui téléphone beaucoup ses effets, un acteur principal qui aurait mérité d'être mieux dirigé, et un tout un peu sous-développé et basique.

- 1x04 - Carry : Un jeune couple de grenouilles de bénitiers attend un enfant, mais lorsque ce dernier s'avère malformé, le problème de l'avortement se pose...

Tout un récit assez balourd sur la religion et l'avortement à l'Américaine, avec une réalisation en plans débullés, et un récit totalement premier degré sans grand chose de fantastique ou d'horrifique, à part deux plans et demi sur un bébé difforme en latex. À nouveau, un énorme bof.

- 1x05 - Plastic Smile : Une fillette en détresse vivant en compagnie de sa mère droguée se persuade qu'un bosquet tout proche est une porte vers le monde féérique...

Encore quelque chose de très moyen, plutôt bien interprété par la fillette, mais inutilement surchargé de moments et d'idées inutiles et forcées, notamment le gimmick de la VHS assez bancal, qui affaiblit le twist de fin.

- 1x06 - Whistle in the Woods : Une collégienne aventureuse et rebelle vient passer une après-midi dans la famille de sa nouvelle meilleure amie, mais rapidement, elle découvre que toutes les nuits, à 3h03 du matin, une créature maléfique tente d'attirer cette famille à l'extérieur, dans la forêt.

Peut-être le seul segment vraiment réussi du lot, une histoire à mi-chemin du conte de fées, avec deux adolescentes sympathiques et qui sont crédibles, une créature intrigante, et une montée en puissance efficace.

- Bilan -

Un bilan assez simple - on ne s'improvise pas auteur de fiction, et être un redditeur assidu qui écrit de nombreux creepypastas ne garantit pas la qualité réelle de son travail littéraire.

Après, j'ignore quel degré d'adaptation ces récits ont subi, et si c'est la raison (en plus du manque de budget évident) de la médiocrité de la majeure partie de ces épisodes, mais... honnêtement, ce n'était vraiment pas terrible, tant dans le concept que dans l'exécution.

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Critique éclair #137 - In The Lost Lands (2025)

Publié le 25 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Fantastique, USA, Review, Allemagne, Critiques éclair, Canada

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In The Lost Lands (2025) : 

Dans un futur post-apocalyptique, Gray Alys (Milla Jovovich), sorcière exauçant les souhaits de ses clients, est persécutée par l'Église qui sert le gouvernement. Pour exaucer le souhait de la Reine (Amara Okereke), elle recrute alors Boyce (Dave Bautista), chasseur de primes, pour l'aider à trouver et tuer un lycanthrope mystérieux apppelé Sardor. Traqués par l'Église, Alys et Boyce traversent alors les Lost Lands à dos de cheval, à la recherche de leur cible...

Dave Bautista a beau répéter en interview qu'il veut être pris au sérieux en tant qu'acteur et qu'il ne veut plus faire de films d'action ou de blockbuster décérébré... le voilà dans un film produit par Constantin Film (toujours un gage de qualité (!)), du maître es nanards Paul WS Anderson, qui met une fois de plus sa femme Milla Jovovich en vedette dans ce qui est supposé être une adaptation d'une nouvelle de George R.R. Martin.

On se retrouve donc avec un mélange de western post-apocalyptique, de fantasy et d'horreur, et l'on ne va pas y aller par quatre chemins : c'est mauvais.

Visuellement, c'est laid, de l'étalonnage numérique immonde, gris, délavé, cache-misère, avec des ralentis Snyderiens un peu partout ; la musique est tiraillée entre western, nappes de synthétiseur façon Zimmer, techno, etc ; le scénario est bordélique, avec une charge contre la religion, des intrigues de Cour à la Trône de Fer, une quête, des manipulations, des révélations télégraphiées, etc, le tout avec une structure brouillonne et décousue ; le casting des seconds rôles est médiocre, et si Bautista semble s'amuser, Milla est mono-expressive, tout le haut de son visage étant figé (ce qui ne l'empêche pas de botter le cul de tout le monde, comme à la "grande" heure des Resident Evil) ; et puis le montage n'aide pas, avec un rythme ultra-cut dans les scènes d'action et les ralentis que je mentionnais plus haut.

Bref, il n'y a pas grand chose à sauver dans tout ça, ça s'inspire de plein de trucs à droite et à gauche (j'aurais pu citer Mad Max, aussi) et c'est globalement suffisamment mal rythmé pour que les 1h40 du tout en paraissent beaucoup plus (notamment tout ce qui tourne autour de la nature du personnage de Bautista, un rebondissement téléphoné, au suspense éventé par l'intro du film).

1.5/6

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Critique éclair #135 - Minecraft : le film (2025)

Publié le 21 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeu vidéo, USA, Review

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Minecraft : le film (A Minecraft Movie - 2025) :

Lorsqu'ils s'installent dans la ville de Chuglass, Idaho, au fin fond de l'Idaho, Henry (Sebastian Hansen) et sa sœur aînée Natalie (Emma Myers) ignorent qu'ils vont bientôt découvrir le monde de Minecraft, un monde merveilleux accessible par un portail. Henry finit en effet par découvrir, dans la boutique rétro de Garrett (Jason Momoa), la clef de ce portail, laissée derrière lui par Steve (Jack Black), explorateur disparu dans le monde de Minecraft. En compagnie de Dawn (Danielle Brooks), leur agente immobilière, Henry, Natalie et Garrett vont alors ouvrir la porte de ce monde étrange où tout est cubique.

Quel film bancal au possible.

Ça commence par un Jack Black survolté qui raconte, en voix off, une succession de flashbacks expliquant toutes ses aventures précédentes, comme un gros Précédemment dans... qui résumerait un premier film qui n'a jamais été tourné. Et puis pendant un moment, on se retrouve dans un film typique de son réalisateur, Jared Hess, déjà responsable de Nacho Libre et de Napoléon Dynamite : une comédie sur des losers paumés dans une Amérique profonde, notamment Jason Momoa, en ex-gloire des 80s devenu has been.

Et puis tous ces personnages se retrouvent aspirés dans le monde de Minecraft, où ils vivent des aventures pas très palpitantes, pas très drôles, pas très rythmées, où le script semble galérer à trouver des choses à faire à tout le monde (les personnages féminins disparaissent ainsi du film pendant un bon quart d'heure, sans raison), où l'on devine des coupes fréquentes au montage, et où la production bourre son récit très basique de fanservice à gogo.

Le tout, pendant que Momoa et (surtout) Jack Black cabotinent au possible, poussent la chansonnette (sans raison, encore une fois), sont victimes de slapstick, bref, il y a dans ce film une dissonance étrange, entre Momoa et Black qui forcent le trait, comme dans un film pour les plus petits, les deux actrices qui ne servent à rien, l'ado qui passe presque au second plan, et toutes les créatures et l'univers de Minecraft, plutôt réussis.

En fait, on a constamment l'impression que ce produit fini est le résultat de deux douzaines de scripts différents, tant en tonalité qu'en contenu, qui ont été fusionnés en cours de route, pour un résultat qui tient plus du patchwork que d'un film cohérent et digne de ce nom.

Mouais.

2.5/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Harley Quinn, saison 5 (2025)

Publié le 20 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Télévision, USA

Cinquième saison pour la série animée HBO Max, après une saison 4 un peu bordélique, et un changement complet de cadre, puisque l'action se déroule désormais à Métropolis : de quoi donner un léger sentiment de finalité, voire de spin off à cette cuvée 2025 en dix épisodes de 22 minutes, qui se termine d'une manière assez définitive, et qui, si la série continue, implique d'autres bouleversements déjà annoncés.

Harley Quinn, saison 5 (2025) :

Pour lutter contre le malaise qui s'installe dans leur couple, Harley Quinn (Kaley Cuoco) et Poison Ivy (Lake Bell) partent s'installer à Métropolis, où Lena Luthor (Aisha Tyler) les accueille à bras ouverts. Mais rapidement, il apparaît que Lena et Brainiac (Stephen Fry) travaillent de concert, et que Superman (James Wolk) n'est pas là pour les arrêter...

Une nouvelle saison à Métropolis, donc, mais qui n'a de cesse de ramener les figures incontournables de la série, et d'apporter une sorte de conclusion à leurs arcs respectifs (attention spoilers) : Bane est en couple et élève Boucle d'or ; Frank connaît un sort funeste et confie la garde de sa fille, Frankette, à Harley et Ivy ; Clayface passe toute la saison à se faire passer pour Perry White et à forcer le Daily Planet à chanter ses louanges, King Shark est père de famille nombreuse et utilise Harley et Ivy comme ses babysitters...

Et à côté de cela, les scénaristes utilisent un certain nombre de personnages secondaires issus de l'univers Superman : Superman, qui déprime parce que personne n'a besoin de lui et qui part se ressourcer ; Lois, qui lui en veut ; Lena Luthor, qui prend Harley et Ivy sous son aile et règne sur Métropolis ; Bruce Wayne, en couple avec Lena ; Brainiac, qui constitue ici la principale menace de la saison...

Car en effet, après un début de saison centré sur l'arrivée de Harley et Ivy à Métropolis, et leur couple au point mort, tout se concentre sur les manigances de Lena (qui veut en remontrer à son frère) et Brainiac (qui veut rendre Metropolis parfaite avant de la mettre sous verre), ce qui permet de mélanger un peu les personnages, leurs dynamiques, etc... et, paradoxalement, donne un tout un peu plus premier degré et moins trashouille qu'avant.

Harley Quinn (la série), s'assagit, et ça fonctionne : le show passe deux épisodes sur Jason Woodrue et sur l'origin story de Poison Ivy, consacre un épisode "dramatique" à l'origine de Brainiac (ici décrit comme un père de famille ayant perdu pied suite à la mort des siens alors qu'il était en mission, et qui s'imagine désormais parler au fantôme de son animal domestique), passe un épisode à raconter une murder party chez Bruce Wayne, avant d'entamer sa dernière ligne droite, consacrée au combat contre Brainiac et Lena.

Ça reste déjanté, décalé et amusant (la comédie musicale !), mais le fait d'avoir un fil directeur plus sérieux et moins puéril (le grand final est à ce titre très dramatique) et de ne pas rendre les "héros" DC totalement incompétents (Batman/Bruce passe certes une partie de la saison à avoir des problèmes de couple, mais il se reprend in extremis - avec l'aide du Joker (!) - et le sauvetage final de Superman est triomphal) est rafraîchissant. Sans compter que l'émotion n'est pas absente, même si elle est parfois forcée.

Si la série s'arrête sur cette cinquième saison, ce serait une fin plutôt convaincante. Si elle revient radicalement différente, comme les showrunners le laissent entendre... on verra bien.

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