Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Kraven the hunter (2024) :
Les origines de Kraven (Aaron Taylor-Johnson), fils du cruel mafieux Nikolaï Kravinoff (Russell Crowe), qui, après un accident de chasse dans la savane, se voit doté de capacités physiques extraordinaires et surhumaines. Il devient alors "Le Chasseur", tueur à gages chassant les pires criminels de la planète... Il attire alors l'attention du Rhino (Alessandro Nivola), un mercenaire bien décidé à prendre la place de Nikolaï à la tête de la pègre russe, et qui kidnappe Dmitri (Fred Hechinger), le frère de Kraven, pour tendre un piège à ce dernier...
Énième tentative de Sony d'exploiter l'univers étendu de Spider-man sans utiliser le personnage principal, après une trilogieVenom médiocre, Morbius et le récent (et incompétent) Madame Web, Kraven tente de faire de l'un des antagonistes du Tisseur un anti-héros bodybuildé et sympathique, mais ne parvient jamais à le rendre intéressant ou dynamique.
Il faut dire qu'avec près de deux heures au compteur, avec une distribution secondaire unanimement insipide et transparente (le Rhino, l'Étranger, le Caméléon, Calypso... hormis Kraven et Russell Crowe, pas de salut) et avec des effets numériques très inégaux (le duel final contre le Rhino est... immonde), il n'y a pas forcément grand chose à sauver de ce long-métrage souvent inerte, qui aura passé plus de temps en development hell qu'en salles. et qui se contortionne in extremis (en vain) pour tenter d'amener une fin alignée sur le comics.
Quelques scènes d'action surnagent (quand elles ne sont pas tirées vers le bas par des doublures numériques caoutchouteuses), la post-synchro est approximative mais passable, et dans l'ensemble, c'est assez terne et mollasson. Espérons que ce Kraven signera la fin de l'ère Marvel-Sony dans cette incarnation frustrante... mais bon, je ne me fais pas trop d'illusions.
2.25 - 0.25 pour la reprise intégrale (et bien fainéante) du thème d'Octobre Rouge de Poledouris durant toute l'introduction, parce que "hey, ça se passe en Russie, trouvez-moi un truc qui sonne vaguement russe, même si ça n'a rien à voir avec le film" = 2/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Les deux premières saisons de What If...? étaient de bonnes surprises, des anthologies souvent légères et amusantes, parfois un peu plus sérieuses, qui présentaient des scénarios alternatifs aux événements du MCU.
Certes, la saison 2 était tout de même un cran en dessous, victime de scénaristes ayant confondu la popularité du personnage de Capitaine Carter avec un besoin impérieux de la faire figurer dans la moitié des épisodes de la saison, et paradoxalement, la sérialisation de l'anthologie était ainsi devenue inutilement trop prononcée... mais ce n'était pas rédhibitoire pour autant.
Pour cette saison 3, annoncée comme l'ultime saison de la série par un Marvel qui freine un peu sur son calendrier et resserre ses budgets, peu de changement (la showrunneuse a passé la main à son bras droit des deux premières saisons, mais tout de même a écrit deux épisodes), mais une réception étrangement hostile de la part des critiques qui, pour beaucoup, semblent tout juste découvrir le concept et le ton général de la série après trois saisons, reprochant soudain à ce programme (diffusé à Noël, rappelons-le) de ne pas être plus profond, plus sombre et plus dramatique... ou tout l'inverse.
What If...?, saison 3 (2024) :
- 3x01 : "What If... the Hulk Fought the Mech Avengers?" : Après qu'une transformation incontrôlable de Hulk ait donné naissance à l'Apex, un kaiju indestructible accompagné de Gamma Beasts innombrables, la Guerre Gamma a ravagé la Terre, et les Avengers survivants ont vaincu les monstres à bord de leurs Mecha-Avengers. Mais l'Apex est de retour, et Captain America (Anthony Mackie) doit partir à la recherche de Bruce Banner (Mark Ruffalo), en exil...
Un mélange de Godzilla, de Pacific Rim, des Avengers, de Voltron, de Macross, etc, avec un gros casting vocal, des plans plutôt jolis, et des inspirations assumées (la version finale de Hulk), pour un tout qui se regarde, sans plus. Il faut dire que je ne suis pas forcément fan du genre "méchas vs monstres", donc...
- 3x02 : "What If... Agatha Went to Hollywood?" : Parce qu'elle veut s'emparer des pouvoirs du Céleste Tiamut, Agatha Harkness (Kathryn Hahn), star du Hollywood des années 30, décide de recourir aux services de Kingo (Kumail Nanjiani), l'ultime Éternel, pour réaliser un dernier rituel. Mais le maître de Kingo, Arishem, ne l'entend pas de cette oreille...
Un épisode années 30 et comédie musicale très divertissant, et visuellement assez spectaculaire. Les acteurs s'amusent clairement au doublage, le numéro de danse virevolte dans tous les sens, et il est amusant de constater que le MCU animé gère mieux l'existence des Éternels que le MCU cinématographique.
- 3x03 : "What If... the Red Guardian Stopped the Winter Soldier?" : Au début des années 90, le Red Guardian (David Harbour) part pour les USA, afin de prouver qu'il a plus de valeur que le Soldat de l'hiver (Sebastian Stan), envoyé tuer les Stark. S'en suit un road trip avec les deux hommes, des soldats aux caractères radicalement différents, traqués par Bill Foster (Laurence Fishburne)...
À nouveau, un épisode plutôt comique, en mode buddy comedy, dont on sent que les acteurs (Harbour en tête) s'en donnent à cœur joie en forçant le trait. C'est rythmé, plein d'action, c'est assez drôle, bref, c'est réussi, avec en prime une référence sortie de nulle part à Thelma et Louise.
- 3x04 : "What If... Howard the Duck Got Hitched?" : Lorsqu'ils se rencontrent durant une fête donnée par Thor, c'est le coup de foudre entre Howard le canard (Seth Green) et Darcy (Kat Dennings), qui finissent par se marier et par donner naissance à un œuf. Mais bien vite, toutes les forces du mal de l'univers tentent de mettre la main sur cet œuf au destin unique...
Troisième épisode à la suite dans le registre de la comédie, avec ici un gros, gros casting vocal (presque tout le monde reprend son rôle), une chanson de KISS et une animation décomplexée, en mode course poursuite à la Benny Hill aux quatre coins de la galaxie, avec une fin façon Arche d'alliance. Ça n'a pas dû être économique à produire, mais c'était rigolo.
- 3x05 : "What If... the Emergence Destroyed the Earth?" : Le Watcher observe un monde où, après la destruction de la Terre au cours de l'Émergence de Tiamut, Mysterio (Alejandro Saab) a pris le contrôle des ruines à l'aide de ses illusions et de son armée de robots. Avec une poignée de survivants, Riri Williams (Dominique Thorne) tente de vaincre Vision et son maître...
Mwébof, celui-là, une version post-apocalyptique pleine de seconds couteaux d'un univers improbable, avec en tête d'affiche une Riri Williams qui déjà ne convainquait pas particulièrement dans Black Panther 2. Quant à la toute fin, à savoir lorsque le Watcher cesse de se contenter de regarder et intervient semi-directement, mouais... c'est la suite logique de ce qui a été amené jusque là dans la série, mais je n'ai pas trop envie que ça fasse toute la fin de la série là-dessus.
- 3x06 : "What If... 1872?" : Justicier au Far West, Shang Chi (Simu Liu) et sa coéquipière Kate Bishop (Hailee Steinfeld) partent sur les traces du malfaisant Hood, qui enlève et exploite les immigrants chinois, et est responsable de la disparition de Xi (Meng'er Zhang), la sœur de Shang Chi...
Une sorte de Shang Chi 2 en version western (avec une confrontation finale entre Schang Chi et sa sœur qui ressemble probablement à ce qu'aurait donné le final d'un SC 2 ou 3), plutôt bien mené, même si au final, tout reste très prévisible. Uatu continue d'intervenir, ce qui débouche sur un double épisode final qui lui est consacré...
- 3x07/08 : "What If... the Watcher Disappeared?"/"What If... What If?" : Lorsqu'elles réalisent que Uatu est en danger, Captain Carter (Hailey Atwell), Kahhori (Devery Jacobs), Storm (Alison Sealy-Smith) et Byrdie (Natasha Lyonne) cherchent à accéder à la Cinquième dimension, et ont recours pour cela à un Infinity Ultron pacifiste (Ross Marquand). Mais les Watchers ont déjà décidé du sort de Uatu (Jeffrey Wright) et une ultime bataille débute alors pour sauver ce dernier...
Un double épisode final assez bof, en partie parce qu'à nouveau centré sur la team Girl power de Captain Carter (je ne suis pas du tout fan du personnage de Byrdie, façon rock chick/riot grrrl au doublage très... spécial), mais aussi parce que la deuxième moitié dégénère dans de la baston à la DBZ avec des personnages surpuissants, une fusion, une absence totale de véritables conséquences (tout le monde se passe à tabac, mais même pas un bleu), un transfert de pouvoirs bien trop facile, et un sacrifice de Carter (encore une fois) assez attendu.
Ça se regarde sur le plan du spectacle pur et simple, mais je n'ai pas trouvé tout ça particulièrement intéressant, à une scène ou deux près.
(et puis la manière dont Storm-Thor est introduite à l'arrache, juste histoire d'utiliser la doubleuse, mwébof)
Bilan saisonnier :
Une ultime saison frustrante, car proposant quelque chose de ludique et de léger dans sa première partie, avant de rebasculer dans ses travers habituels et de tout centrer sur Captain Carter vers la fin. Ce qui est un exemple assez typique de surexposition : j'aime bien le personnage de Carter en tant qu'homologue interdimensionnel de Rogers, mais entre la saison précédente et cette fin de saison, là, c'est trop.
D'autant plus que le show reste assez maladroit dans sa manière de cocher les cases du cahier des charges de représentativité habituel chez Marvel TV et Disney (on place un maximum de personnages secondaires féminins et/ou issus de la diversité, mais ils font à peine plus que de la figuration) ou de rendre OP ses personnages inventés, comme Byrdie, Storm-Thor ou Kahhori.
Bref, un peu déçu par la dernière ligne droite du programme, qui se termine (de manière assez appropriée) par un monologue d'Uatu bouclant la boucle... mais qui passe par de la baston à gogo et des facilités frustrantes pour en arriver là.
Après, est-ce que cela fait rétroactivement de la série "la pire production Marvel", comme beaucoup de commentateurs en ligne et certains critiques "pro" l'ont affirmé ? Ces mêmes critiques qui sont incapables de se mettre d'accord sur ce qu'ils auraient voulu de la série (Encore plus de postulats improbables ? Au contraire, plus de What if sérieux et développés ? Des fusions décalées de personnages, comme Thanos-Wolverine ? Ou bien moins de ça, parce que c'est trop enfantin et immature ? Tout le monde semble avoir un avis différent sur la question...) ?
Loin de là. What If...? reste une série animée sympatoche mais anecdotique, dont la saison 1 reste la plus intéressante, et qui a décliné un peu au fil des épisodes, mais rien de dramatique, et on trouve toujours, chaque saison, de quoi se mettre sous la dent.
Deuxième partie de cette anthologie vidéoludique Amazon, après une première fournée de 8 épisodes inégaux, à tendance dark & gritty un peu agaçante...
Secret Level, saison 1 - suite et fin (2024) :
- 1x09 - "The Outer Worlds : The Company We Keep" :Le parcours d'un jeune orphelin démuni qui, par amour pour une jeune scientifique, décide de se proposer comme cobaye pour Auntie Cleo, une mégacorporation pharmaceutique réputée...
Un segment au rendu très Polar Express et au ton satirique pas désagréable du tout. Plutôt sympathique, donc, même si au final assez peu réjouissant.
- 1x10 - "Mega Man : Start" :Parce que le Docteur Wily a piraté tous les robots du Docteur Light, Rock, l'assistant robotique de Light, doit endosser une armure et partir se battre pour sauver la ville...
Un épisode très court (même pas 5 minutes) qui ressemble presque plus à une proof of concept pour une éventuelle série Mega Man, qu'à un court métrage en tant que tel avec un début, un milieu et une fin. Frustrant, mais bien exécuté.
- 1x11 - "Exodus : Odyssey" :La quête d'un père à travers les étoiles pour tenter de retrouver sa fille qui a fugué à bord d'un vaisseau spatial...
Un épisode consacré à un RPG spatial pas encore sorti, ce qui impose une narration un peu maladroite pour présenter l'univers, ainsi que beaucoup de batailles spatiales avec des vaisseaux qui font Pew ! Pew !. Ça ne nous dit pas grand chose sur le jeu, il y a énormément de name-dropping et de références obscures, mais bon, au moins, ça a le mérite de présenter une histoire complète.
- 1x12 - "Spelunky : Tally" :Jeune exploratrice et aventurière, Ana (Ariana Greenblatt) tente de se frayer un chemin dans des grottes mystérieuses et pleines de pièges, mais revient à son point de départ à chaque fois qu'elle décède. Là, elle reçoit les conseils d'une autre aventurière de renom...
À nouveau, un court segment plutôt stylisé et cartoony, assez agréable, même si ça commence à être redondant, cette utilisation du gimmick des morts répétées et des checkpoints (New World, Sifu...)
- 1x13 - "Concord : Tale of the Implacable" :L'évasion et la fuite du Capitaine Cassidy, libérée par son équipage, et traquée par les forces de la Guilde...
Un segment consacré à un jeu déjà mort et qui, bizarrement, a plutôt plu aux spectateurs, alors que très franchement, j'ai trouvé que c'était exactement à l'image du jeu : un sous-Gardiens de la Galaxie à l'écriture très moyenne, à la direction artistique très moche, et à l'intérêt inexistant.
- 1x14 - "Honor of Kings: The Way of All Things" : Dans un monde cyber-médiéval où l'intelligence artificielle contrôlant une ville commence à montrer des signes de défaillances, Yi Xing va défier cette dernière en duel à un jeu de go, avec pour récompense, en cas de victoire, le contrôle de l'agglomération et de sa technologie.
Un MOBA chinois inconnu au bataillon, publié par Tencent, un univers médiéval technologique intéressant, mais un segment qui ronronne un peu sur la durée, tant il s'écoute parler. Pas désagréable, bien réalisé, mais sans plus.
- 1x15 - "Playtime : Fulfillment" :Coursière à vélo vivant dans un monde à la réalité augmentée extrèmement gamifiée et bourrée de microtransactions, O (Heaven Hart) doit livrer un paquet étrange à un inconnu, et ce paquet lui ouvre les portes d'un tout nouveau monde vidéoludique...
Aïe. Splendide ratage que cet ultime segment, qui peut se résumer à un "oublie la réalité, même augmentée, et les micro-transactions des jeux de m*rde, heureusement que Playstation est là pour te faire vivre des sensations inédites et te présenter des personnages géniaux". Une grosse pub Sony très hypocrite, donc, qui place Kratos, les Helldivers, Little Big Planet, un colosse, etc, qui permet à Kevin Hart et à sa fille de doubler les protagonistes, et qui n'apporte rien de plus, voire même laisse un goût assez amer puisqu'il sert de conclusion à la saison.
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Bilan saisonnier :
Voilà voilà. Une saison gentiment bancale, tiraillée entre désir de célébrer les jeux vidéo, limites imposées par les droits et les différents studios, et volonté de placer des publicités pour des jeux à venir et autres, le tout sous couvert de messages occasionnels sur le plaisir de jouer et de faire travailler son imagination.
Et sans surprise, c'est dès que les scénaristes respectent au mieux l'univers de base (Warhammer 40K) ou ajoutent un peu d'humour que le tout fonctionne le mieux, comme avec l'épisode sur New World ou celui sur Outer Worlds. Après, reste un souci de thématiques, qui trahit peut-être un manque de coordination lors de la production : la récurrence du thème de la mort à répétition, par exemple, aurait pu être évitée.
Sans oublier cet ultime épisode bien pitoyable, qui pourrait être directement utilisé comme publicité pour la PS5 en en raccourcissant un peu la durée.
Résultat bien mitigé, en somme, pour cette première saison. La série est déjà renouvelée, reste à voir ce qu'ils en feront.
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Après une saison 14 sympathique mais imparfaite (comme la plupart des saisons de Russell T. Davies, franchement), retour de Steven Moffat à l'écriture de cet épisode spécial Noël diffusé, comme d'habitude, le 25 décembre en Grande-Bretagne et dans le monde...
Doctor Who - Joy to the World (2024) :
Seul après avoir laissé Ruby chez elle, le Docteur (Ncuti Gatwa) visite brièvement l'Hôtel temporel, un établissement futuriste où chaque chambre se trouve à un époque différente. Là, en croisant le chemin de Joy (Nicola Coughlan), il se retrouve embarqué dans une aventure palpitante à travers le temps, pour tenter d'empêcher l'un de ses vieux ennemis de détruire la Terre avec un embryon d'étoile...
Soyons honnêtes : les épisodes spéciaux de Noël de Docteur Who sont généralement légers, volontairement sirupeux et cheesy, et c'est très bien ainsi.
Pas de surprise, donc, de voir Moffat s'atteler une fois de plus à la tâche, pour proposer un épisode bordélique bourré de timey-wimey donnant une impression de décousu, avec des guest-stars familières (Jonathan Aris, Joel Fry), un Docteur qui se sent seul et mélancolique à Noël, une petite pique contre le gouvernement de Boris Johnson pendant la pandémie... et une petite parenthèse remarquable (qui donne presque l'impression d'un court-métrage de quelques minutes destiné au Web, comme la BBC avait l'habitude d'en faire çà et là, à l'époque), durant laquelle le Docteur attend, passant une année entière comme homme à tout faire dans le petit hôtel d'Anita (Stephanie de Whalley), marquée par la vie mais flegmatique au possible.
Cette parenthèse, tout simplement excellente, parvient ainsi en quelques minutes à créer des liens entre les deux personnages, de la sympathie pour Anita, et à faire le point sur la caractérisation du Doc, soit autant de choses qu'un showrunner comme Chibnall a peiné à faire en plusieurs saisons (désolé de la balle perdue, mais c'est comme ça).
À l'inverse, cependant, on peut se demander si des coupes n'ont pas eu lieu dans certaines scènes développant un peu la relation de Joy et du Doc, tant celle-ci avance par à-coups... jusqu'à cette fin que l'on peut voir venir, mais qui fonctionne tout de même, tant elle est dans la continuité des précédents épisodes de Noël de Moffat : c'est un peu too much, mais ça passe.
Dans l'ensemble, Joy to the World est un épisode agréable mais que je ne revisionnerai pas forcément fréquemment, je dois bien le reconnaître (mais en même temps, je ne revisionne que rarement les épisodes festifs de Who).
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Série anthologique Amazon en 15 épisodes courts à la durée variable, Secret Level est le bébé de Tim Miller (Deadpool, mais aussi la série Love, Death & Robots), qui s'est donné pour but de retranscrire à l'écran son amour pour les jeux vidéo, en adaptant diverses franchises vidéoludiques sous forme animée...
Un projet louable qui, comme on va le voir, n'est malheureusement pas à la hauteur de ses ambitions, à mi-chemin entre placement publicitaire flagrant pour des jeux vidéo pas encore sortis (ou déjà morts-nés), et approche systématiquement sombre, violente et clichée des jeux choisis...
Secret Level, saison 1 - première partie (2024) :
- 1x01 - "Dungeons & Dragons : The Queen's Cradle" :Un groupe d'aventuriers accompagne un jeune homme habité par une force maléfique jusqu'à la tanière d'un dragon bénéfique, pour que ce dernier le purge de son mal...
Un premier segment heroic fantasy assez sympathique, bien que classique, et réalisé par un studio français. C'est coloré, c'est agréable, ça se regarde bien.
- 1x02 - "Sifu : It Takes a Life" :Un homme tente de se venger de criminels terrés dans un club, mais chacun de ses échecs se traduit par sa résurrection, âgé de quelques années en plus...
Un studio hongrois pour un segment très court, plus stylisé que la moyenne, bourré d'action mais qui se contente un peu de retranscrire le concept même du jeu Sifu, sans plus.
- 1x03 - "New World : The Once and Future King" :Échoué sur les rives de l'île d'Aeternum, qu'il partait conquérir avec son armée, le roi King Aelstrom (Arnold Schwarzenegger) se retrouve avec son fidèle serviteur sur cette île où nul ne peut mourir, et décide d'y prendre le pouvoir des mains du roi Zima (Gabriel Luna)...
À nouveau, le studio français de l'épisode 1x01 est aux commandes, et le résultat est un épisode comique très agréable, avec un Schwarzy qui se prête au jeu, des références à Conan et autres, bref, c'est réussi (même si c'est clairement, à la base, du placement produit pour le jeu d'Amazon).
- 1x04 - "Unreal Tournament : Xan" :Dans un monde où les robots se sont révoltés, menés par XAN, ils sont désormais opposés à des équipes humaines dans un tournoi à l'issue funeste...
Mouais. Un studio américain, un segment longuet plein de fusillades et d'action, Elodie Yung au doublage, et quelque chose qui ne restera pas forcément en mémoire, tant la licence s'y prête peu, et le côté Spartacus, tout comme le thème du soulèvement des machines, sont vus et revus.
- 1x05 - "Warhammer 40K : And they Shall Know No Fear" :Quatre Ultramarines partent en mission sur une planète hostile, et sont confrontés aux forces du Chaos...
Du grimdark, une continuité avec les jeux Space Marine, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Clive Standen et Mark Sheppard au doublage, et une bonne restranscription de l'univers 40K. Bourrin, mais c'est l'univers qui veut ça.
- 1x06 - "PAC-MAN : Circle" :Un humanoïde est sorti de son sac placentaire et se réveille au milieu de nulle part, dans un monde hostile et labyrinthique où, armé d'une épée, et accompagné d'une sphère mystérieuse qui le conseille, il doit se nourrir et gagner des forces...
Une relecture WTF, sombre, sanglante et pseudo-edgy de Pac-Man, qui sert de préquelle à un jeu prévu pour 2025, et qui, très honnêtement, m'a fait l'impression de ces reboots dark & gritty trahissant plus un manque d'inspiration qu'autre chose. "Et si on faisait de Pac-Man une créature glauque et affamée comme Venom ?".... mwebof.
- 1x07 - "Crossfire : Good Conflict" :Deux équipes de mercenaires s'affrontent en pleine tempête pour mettre la main sur un homme et le contenu de sa valise...
Pas grand chose à dire sur ce qui n'est, au final, qu'une grosse scène d'action quasi-photoréaliste. C'est assez impressionnant techniquement parlant, il y a quelques noms familiers au castng (Ricky Whittle, Claudia Doumit, Matt Peters, Jessica Camacho) mais niveau intérêt, ça s'arrête là.
- 1x08 - "Armored Core : Asset Management" :Un pilote de mécha (Keanu Reeves) ayant subi des améliorations biomécaniques est envoyé en mission, mais découvre rapidement que ses ennemis sont plus puissants qu'il ne le pensait...
Keanu Reeves, le fils Schwarzenegger, Temuera Morrisson au doublage, pour un segment d'action et de gros robots. Pas désagréable, mais un peu ras-le-bol des éclairages verdâtres et lugubres et des fusillades...
(à suivre...)
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Venom 3 : The Last Dance (2024) :
Traqué par les autorités pour le meurtre d'un journaliste, Eddie Brock (Tom Hardy) et Venom traversent les USA en stop, pour rejoindre New-York et tenter de prouver leur innocence. Mais aux tréfonds du cosmos, Knull (Andy Serkis), entité malfaisante ayant créé les Symbiotes, tente de s'échapper de sa prison, et envoie ses Xénophages aux quatre coins de l'univers, pour retrouver Venom, et le Codex qui est né de sa fusion avec Brock...
La trilogie des Venom de Sony, c'est un peu comme les films de Nicolas Cage : c'est souvent mauvais, approximatif, bancal, et tout et tout, mais ça reste toujours intéressant grâce à la prestation de son acteur principal.
Ici, avec ce Venom 3, supposé être la fin de la franchise (au moins pour un temps et sous cette forme), la formule ne change pas : débauche d'effets spéciaux, de symbiotes multicolores et de personnages à la caractérisation sommaire, exposition et dialogues balourds, longueurs et digressions inutiles, distribution secondaire qui fait de la figuration... et un Tom Hardy qui déambule là-dedans pieds nus, comme un vagabond alcoolisé et paumé, réagissant bon gré mal gré aux événements qui se produisent autour de lui.
Ponctuellement, ce script bordélique propose des idées intéressantes (la poursuite dans la rivière), pas forcément exploitées au mieux, Hardy a l'air de s'amuser à apporter sa touche personnelle à son personnage (et cabotine en doublant Venom), et la fin, toute prévisible, a de faux airs de conclusion définitive pour un acteur qui en a terminé avec son contrat...
Mais bon, c'est très loin d'être exceptionnel, tout ça, meilleure que le premier opus, probablement un peu en dessous du deuxième.
2.5/6
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Girl Haunts Boy (2024) :
Adolescente rebelle dans les années 20, Bea (Peyton List) est étrangement attirée par une bague antique égyptienne lors d'une visite au musée avec sa classe, mais décède presqu'aussitôt, renversée par une auto. À notre époque, Cole (Michael Cimino) emménage avec sa mère récemment veuve dans une nouvelle maison, et découvre bien vite que celle-ci est hantée par Bea. Progressivement, le duo va alors apprendre à faire connaissance...
Une bluette surnaturelle adolescente Netflix qui n'aurait pas dépareillé chez Disney ou sur une plateforme de ce type, tant on est clairement dans ce style de métrage gentillet, inoffensif, pas particulièrement inspiré, et qui permet à Cimino de placer deux chansons pour booster sa carrière.
Pas grand chose à dire de plus sur ce film, en réalité, une adaptation d'un roman young adult pas très original qui traite un peu du deuil, mais pas trop, qui semble obsédée (comme beaucoup d'Américains) par The Great Gatsby, et qui souffre de dialogues un peu trop modernes, d'un bref passage anecdotique à Halloween et d'un chat pas assez présent. Mwébof.
2.5/6
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An American in Austen (2024) :
Bibliothécaire et romancière en panne d'inspiration, Harriet (Eliza Bennett) laisse la proposition de mariage de son compagnon en suspens, puis s'endort dans un taxi... pour se réveiller dans son roman préféré, Orgueil et préjugés, de Jane Austen. Accueillie par la famille Bennet comme leur cousine d'Amérique, elle revit alors toute l'intrigue du roman, apportant au passage une touche de modernité dans la vie des sœurs Bennet, et menaçant de chambouler tout le déroulement du récit... surtout quand Mr Darcy (Nicholas Bishop) entre en scène et s'éprend d'elle et de son manque de manières.
Pour son cycle dédié à Jane Austen, en février 2024, Hallmark a produit quatre téléfilms, dont cet An American in Austen, coproduit avec Sarah Ferguson, la Duchesse d'York, et mettant en vedette Eliza Bennett, actrice anglaise jouant ici une Américaine.
Le résultat : une variation très sympathique sur un thème similaire à la mini-série anglaise Lost in Austen, avec un récit au ton peu sérieux, une actrice principale toujours très sympathique, et une distribution secondaire qui se prend au jeu et interprète le tout avec bonne humeur.
C'est agréable, et l'on ne s'ennuie pas même si l'on ne partage pas cette fascination anglo-saxonne pour Jane Austen, et même si l'on peut regretter une distribution masculine un peu fade, comme souvent dans de telles productions.
4/6
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Five Blind Dates (2024) :
Sino-australienne attachée aux traditions de ses ancêtres et peinant à faire décoller sa boutique de vente de thé, Lia (Shuang Hu) rejoint sa ville natale de Townsville, accompagnée de son meilleur ami gay/collègue (Ilai Swindells), pour servir de demoiselle d'honneur lors du mariage de sa sœur. Mais une astrologue lui prédit alors qu'elle va trouver l'âme sœur avant le mariage, au cours des cinq prochains rendez-vous auxquels elle va prendre part. Aussitôt, toute sa famille décide de lui arranger cinq rendez-vous à l'aveugle, pour le meilleur et surtout pour le pire...
Comédie romantique australienne assez légère diffusée sur Amazon, au postulat de départ familier, et manquant un peu de rigueur formelle pour vraiment totalement fonctionner.
Après, si le tout est assez caricatural (le gay BFF, le profil improbable des cinq rendez-vous) et prévisible, il reste une énergie assez agréable, une héroïne plutôt sympathique, et cette touche de culture asiatique qui change un peu du tout-venant des rom-coms.
Rien d'exceptionnel, mais c'est divertissant.
3.25/6
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The Magic of Lemon Drops (2024) :
Jeune pâtissière, Lolly (Lyndsy Fonseca) reçoit en cadeau de sa tante quatre bonbons magiques qui, lorsque Lolly en avale un avant de se coucher, lui permettent de vivre une nouvelle vie pour un jour : la sienne, si elle avait fait d'autres choix de vie à des moments cruciaux...
Une adaptation de roman assez quelconque pour Hallmark, en mode "et si on refaisait ce bon vieux gimmick des réalités alternatives, que l'on aime tant à Noël, mais sous un prétexte bancal", avec donc une vie où l'héroïne connaît un succès professionnel incroyable, une autre où sa mère décédée est encore en vie, et une dernière où elle est mère de famille avec l'homme de ses rêves... et voilà, c'est à peu près tout.
Il n'y a pas grand chose d'intéressant dans tout ça, si ce n'est des moments d'exposition laborieux, une mise en place assez molle, une garde-robe surannée et surtout un couple principal sans grande alchimie.
D'autant plus étrange que le métrage a plutôt bien été accueilli outre-Atlantique. M'enfin bon...
2.25/6
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