Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

fantastique

Les bilans de Lurdo - Peacemaker, saison 2 (2025)

Publié le 15 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, HBO, DC, Science Fiction, Fantastique

La première saison de Peacemaker, la série de James Gunn, était une assez bonne surprise, bourrée de tics inhérents au réalisateur/scénariste, mais aussi bien interprétée, rythmée et amusante. Gunn remet ici le couvert pour une deuxième saison de 8 épisodes, avec toujours, peu ou prou, une carte blanche absolue qui lui permet de faire ce qu'il veut... pour le meilleur et pour le pire.

Peacemaker, saison 2 (2025) : 

Alors que Rick Flag, Sr. (Frank Grillo) reprend les rênes d'Argus et s'efforce d'éviter que l'incident de Metropolis ne se reproduise, Peacemaker (John Cena) se cherche toujours. Refusé par le Justice Gang, il a couché avec Harcourt (Jennifer Holland), mais ses sentiments pour elle ne sont pas réciproques : il utilise alors son armurerie transdimensionnelle pour explorer le multivers et rejoindre une réalité parallèle où son frère (David Denman) est encore en vie, où Peacemaker est un héros, et où Harcourt est sa compagne...

C'est toujours un sentiment bizarre d'aborder une série avec un à priori positif, et de s'apercevoir qu'en réalité, on a peut-être passé un cap dans son parcours de spectateur. Très bien accueillie par la critique et les fans, pas forcément alourdie par des attentes démesurées, la saison 2 de Peacemaker avait de quoi me plaire, malgré mes quelques réserves mentionnées dans ma critique de la saison 1.

Et pourtant, au fil des épisodes de cette nouvelle saison, j'ai commencé à me désintéresser du tout, voire même à m'agacer des tics de Gunn en tant que scénariste et metteur en scène.

Parce que pour le coup, cette saison 2 de Peacemaker (qui se conclue - SPOILERS - par la création de l'agence Checkmate par Peacemaker et ses copains) effectue un virage assez prononcé vers le programme collégial, l'ensemble cast, plus encore qu'en saison 1.

Et si, en théorie, la saison est censée se concentrer sur Peacemaker qui se découvre une nouvelle vie, une nouvelle chance d'avoir une famille, etc, dans un univers parallèle trop beau pour être vrai (à ce titre, le rebondissement est assez évident, mais fonctionne), et qui fait le point sur son statut de héros, dans les faits, la série passe presque plus de temps à se concentrer sur le reste du groupe que sur Chris (qui est séparé de ses alliés pendant une majeure partie de la saison).

Forcément : James Gunn aime ses acteurs (pour la plupart des amis IRL), il cherche à leur donner plein de scènes et de choses amusantes à faire, et il rajoute d'autres de ses compères (Tim Meadows, Michael Rooker en chasseur pseudo-indien, la moitié des sbires de Lex Luthor, Frank Grillo, etc), ce qui commence à prendre de la place dans la série. Sans même mentionner la compagne de Gunn, omniprésente : chorégraphe du générique de début, dans lequel elle est centrale, elle est ici le love interest de Peacemaker, et devient presque, par la force des choses, le personnage principal du programme.

Tout tourne autour d'elle, de sa relation avec Peacemaker, de ses bagarres nocturnes dans des bars pour avoir le sentiment d'exister, etc, etc, etc... et comme personne ne vient dire à Gunn de se freiner un peu, il n'en fait qu'à sa tête. 

Idem pour tout ce qui est illustration musicale : c'était limite en saison 1, ça s'était bien calmé avec Superman, mais là, c'est un retour à quelque chose de plus présent et de plus envahissant que jamais, avec en prime des scènes de concert, des montages superflus, etc. Gunn se fait clairement plaisir, même si ça tire le programme vers le bas.

Et puis n'oublions pas l'intégration de l'univers DC au sens large, avec caméo de Luthor, de ses sbires, du Justice Gang, de Maxwell Lord, etc (ce n'est pas désagréable, mais ça donne, encore une fois, l'impression d'un Gunn en mode Kevin Smith, qui place toute sa bande de copains dans son show, même si ça n'apporte pas forcément grand chose au schmilblick) et le plaçage de pions pour teaser la suite de l'univers (la caractérisation de Flag est ainsi assez inégale, notamment dans le dernier épisode).

Autant de petites scories qui ne sont pas forcément rédhibitoires, mais qui, à force, s'accumulent jusqu'à un point de non-retour, surtout lorsque l'on propose une saison sans antagoniste réel, et donc sans fil narratif fort autre que le devenir des personnages.

Après, la saison n'est pas mauvaise, en soi : les personnages sont toujours sympathiques, bien interprétés, ils évoluent joliment et le tout se regarde assez facilement... mais j'ai vraiment trouvé que les bons moments de cette saison 2 étaient diluées dans tant de digressions, tant de superflu, tant de remplissage, qu'au final, le rythme en a grandement souffert.

Et mon intérêt aussi.

Difficile de ne pas se demander si Gunn ne gère pas trop de projets en parallèle, entre ses séries, ses films, l'univers DC dans son ensemble, etc, et qu'il ne finit pas par s'éparpiller un peu trop, mettant en production cette saison 2 qui aurait mérité un deuxième ou troisième jet de scénario...

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #206 - Sketch (2025)

Publié le 14 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Review, USA, Aventure, Horreur

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sketch (2025) :

Marquée par la mort récente de sa mère, et par le refus de son père Taylor (Tony Hale) d'aborder le sujet, la petite Amber (Bianca Belle) se rabat sur sa créativité pour exprimer ses sentiments... en créant de nombreux dessins morbides et violents, qui inquiètent les adultes. Jusqu'au jour où son frère Jack (Kue Lawrence) découvre un lac étrange aux propriétés magiques : lorsque les dessins d'Amber tombent dans ce lac, ils prennent vie... et menacent de détruire la ville.

Un chouette film familial à l'ancienne, qui traite du deuil, de la psychologie enfantine, de la thérapie par l'art, etc, de manière à la fois drôle, spectaculaire et touchante, avec des effets numériques réussis (en même temps, le scénariste/réalisateur travaille pour une boîte d'effets spéciaux), des enfants naturels et convaincants et une distribution globalement sympathique.

Ça frôle fréquemment l'horreur (dans sa mise en images, dans sa mise en musique, etc), ça traite du deuil des enfants de manière sérieuse et mature, ça évoque le cinéma Amblin, Terabithia, Chair de Poule, Harold et le crayon magique et plein d'autres choses, bref, c'est très agréable, bien mené, et l'on ne s'ennuie pas.

Une excellente surprise.

4.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #205 - Red Sonja (2025)

Publié le 12 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Red Sonja (2025) :

Ultime survivante de son peuple massacré, Sonja (Matilda Lutz) finit dans les geôles du cruel Empereur Dragan (Robert Sheehan), pour lequel elle doit se battre contre des monstres et autres gladiateurs. Mais Dragan est à la recherche de l'autre moitié d'un livre magique, et pour la trouver, il veut utiliser la carte de la forêt mystique où vivait Sonja. La guerrière, cependant, n'est pas décidée à se laisser faire...

Aïe. Une adaptation sincère et pleine de bonnes intentions des aventures de ce personnage secondaire du monde de Conan le barbare (après l'adaptation bancale de 1985 avec Brigitte Nielsen et Arnold Schwarzenegger), par la réalisatrice de Solomon Kane, de Silent Hill Revelation, et de divers épisodes d'Altered Carbon et d'Ash vs Evil Dead, par la scénariste de la série animée Tomb Raider et de The Witcher : Blood Origin, pour un résultat qui ne dépasse jamais le stade du DTV approximatif et mollasson.

Le budget est clairement microscopique, et la distribution a beau faire tout son possible et se sentir clairement impliquée (Robert Sheehan, anciennement de Misfits, est notamment à fond dans son personnage), il y a un vrai manque de charisme (Matilda Lutz n'est jamais totalement crédible) et de finition à tous les niveaux.

Et pour ne rien arranger, le rythme mollasson du tout n'aide vraiment pas : on se retrouve, au final, avec un DTV d'heroïc fantasy on ne peut plus médiocre, ce genre de production européenne tournée dans les pays de l'Est, et qui ressemble plus à un pilote de série tv de syndication qu'à un film à proprement parler (par contre, c'est amusant de constater que bon nombre de critiques n'ont pas osé se montrer trop négatifs envers ce métrage, se pliant en quatre pour lui trouver des qualités, même toutes relatives).

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Twisted Metal, saison 2 (2025)

Publié le 9 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Science Fiction, Thriller, Review, USA, Peacock, NBC

Sympathique mais un peu foutraque, la première saison de Twisted Metal, série Peacock adaptée des jeux vidéo du même nom, fonctionnait sur le capital sympathie de sa distribution, et sur un désir de coller à l'univers décomplexé et bourrin des jeux, malgré des limites de budget ou de ressources évidentes.

Pour sa saison 2, la série voit les choses en plus grand : deux épisodes de plus, un peu plus de budget à l'écran, et un tournoi opposant une bande de conducteurs tous plus déjantés les uns que les autres, pour une nouvelle fournée d'épisodes déglingués et très agréables à suivre...

Twisted Metal, saison 2 (2025) :

Alors que Quiet (Stephanie Beatriz) a rejoint un gang exclusivement féminin, John (Anthony Mackie) fait tout son possible pour échapper à Raven (Patty Guggenheim), qui tente de faire de lui son pilote dans un grand tournoi organisé par le malfaisant Calypso (Anthony Carrigan). Car Calypso promet au gagnant d'exaucer son souhait, quel qu'il soit. De quoi attirer des compétiteurs venus de tous les horizons... y compris Sweet Tooth (Samoa Joe), Quiet et John, qui se retrouvent alors que commencent les affrontements. 

Une saison 2 que j'ai préférée à la saison 1, et pour une simple et bonne raison : la structure de tournoi sur laquelle la saison repose donne au programme une direction, une énergie et une dynamique particulièrement agréables.

C'est bien simple, une fois que la série boucle les éléments narratifs de la saison 1, et que Quiet et John se retrouvent, le programme trouve un rythme de croisière assez efficace, alternant présentation de personnages excentriques et péripéties improbables, à mesure que se déroulent les différents rounds de la compétition.

Les responsables du casting, soit dit en passant, ont bien fait leur travail : tous les nouveaux arrivants sont amusants, de Mayhem (Saylor Bell Curda), l'adolescente rebelle et mythomane particulièrement attachante, à Axel (Michael James Shaw), un rôle qui aurait probablement été attribué à Terry Crews il y a dix ans, en passant par la nouvelle Raven (Madysinn de She-Hulk remplace Neve Campbell), Mr. Grimm (Richard de Klerk) et ses voix imaginaires, Vermin (Lisa Gilroy) l'exterminatrice d'insectes, ou encore Calypso, un Anthony Carrigan qui s'éclate et cabotine comme ce n'est pas permis...

La distribution fonctionne d'autant mieux que chaque personnage a droit à son développement et à ses moments un peu plus sincèreq, au milieu de toute cette folie ambiante. C'est un point fort du programme : oui, tous les personnages sont déglingués, des cartoons vivants embarqués dans une histoire pas très sérieuse, mais la relation Quiet/John reste crédible, le lien de ce dernier avec sa sœur perdue et retrouvée (Tiana Okoye) sonne juste, et la famille recomposée de John/Quiet et Mayhem est sympathique (tout en restant totalement absurde, cf les montages du dernier épisode).

À l'identique, Stu (Mike Mitchell) évolue, passant du sidekick de Sweet Tooth à son "fils" de substitution, s'affirmant de manière peu probante au contact de son compère Mike (Tahj Vaughans) et du nouvel ami de celui-ci, l'ex-cannibale Dave (Johnno Wilson).

Bref, pour faire simple, la saison est assez nerveuse, part parfois dans des directions inattendues (le passage par la case lycée et bal de promo, pas forcément indispensable mais pas désagréable pour autant), se montre plus spectaculaire et maîtrisée dans l'action, continue de flirter avec l'absurde et le n'importe quoi, et n'oublie jamais ses personnages en cours de route.

Tout au plus pourrais-je regretter le Minion final, tout droit sorti de Power Rangers plutôt qu'un véhicule blindé indestructible, et aurais-je préféré que la production ne ramène pas Stu aussi rapidement dans le final.

Mais bon, dans l'ensemble, Twisted Metal continue d'être une adaptation vidéoludique plus qu'honorable, et un divertissement estival tout à fait louable, pour peu qu'on adhère à l'ambiance générale et au ton excentrique du tout.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Blog Update ! - Halloween Oktorrorfest 2025 - Deuxième quinzaine de septembre + octobre

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Update, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Télévision

Bilan XL pour le Téléphage Anonyme, qui couvre ainsi l'intégralité de l'Halloween Oktorrorfest 2025, notre marathon de cinéma et de séries télévisées fantastiques et horrifiques, qui s'est étendu de mi-septembre à début novembre...

01 - La mort d'une licorne (2025) - 2.5/6

02 - The Monkey (2025) - 2.25/6

03 - Your Monster (2024) - 3/6

04 - Nosferatu (2024) - 3/6

05 - Time Cut (2024) - 1.5/6

06 - Get Away (2024) - 3.5/6

07 - The Wolf of Snow Hollow (2020) - 2/6

08 - Hell of a Summer (2023) - 3.5/6

09 - Minore (2023) - 3.25/6

10 - The Woman in the Yard (2025) - 2/6

11 - Companion (2025) - 3.75/6

12 - Wolf Man (2025) - 3/6

13 - The Baby in the Basket (2025) - 2.5/6

14 - Dead Talents Society (2024) - 4.5/6

15 - Terrifier 3 (2024) - 3/6

16 - Ash (2025) - 1.75/6

17 - Kryptic (2024) - 3.25/6

18 - Stereoscope (2024) - 2.25/6

19 - George A. Romero's Resident Evil (2025) - 3/6

20 - Werewolves (2024) - 2.25/6

21 - Black Cab (2024) - 2.5/6

22 - Destination finale : Bloodlines (2025) - 4.25/6

23 - The Ugly Stepsister (2025) - 4.25/6

24 - Fear Street : Prom Queen (2025) - 2.75/6

25 - Until Dawn : la mort sans fin (2025) - 2/6

26 - Sinners (2025) - 3.75/6

27 - M3GAN 2.0 (2025) - 2/6

28 - Satan Wants You (2023) - 3.5/6

29 - 28 ans plus tard (2025) - 2.5/6

30 - Orang Ikan : Monster Island (2024) - 2/6

31 - La maison du mal (2023) - 2/6

32 - G.O.A.T. (2025) - 2/6

33 - Abraham's Boys (2025) - 2.25/6

34 - Shell (2025) - 2.25/6

35 - Together (2025) - 4/6

36 - V/H/S Halloween (2025) - 2.5/6

37 - The Crow (2024) - 1.5/6

38 - The Toxic Avenger (2025) - 3.75/6

39 - The Home (2025) - 1.75/6

40 - Scared Shitless (2024) - 3.25/6

41 - Ick (2025) - 2/6

42 - Halloween à tout prix (2025) - 3/6

43 - Found Footage : The Making of the Patterson Project (2025) - 3.75/6

44 - Évanouis (2025) - 2.5/6

45 - Dracula (2025) - 2/6

46 - The Astronaut (2025) - 2.25/6

47 - R. L. Stine's Pumpkinhead (2025) - 2.5/6

48 - Une Nuit au Zoo (2025) - 3.5/6

49 - Book of Monsters (2018) - 3.5/6

50 - How to Kill Monsters (2024) - 3.75/6

51 - Good Boy (2025) - 3.75/6

52 - Haunted Ulster Live (2024) - 4/6

---

Un peu moins de films passés en revue durant cette Oktorrorfest 2025, en comparaison de l'année dernière, avec, comme toujours, du bon et du moins bon.

 

# Film(s) du mois : 

Quelques très bonnes surprises, durant cette saison : Dead Talents Society, une comédie fantastique taïwanaise qui évoque l'au-delà de Beetlejuice, mais à la mode asiatique ; le dernier volet de la franchise Destination Finale, amusant et fidèle à celle-ci ; The Ugly Stepsister, une relecture sanglante de Cendrillon ; Together, et sa body horror romantique ; et Haunted Ulster Live, revisite irlandaise du format Ghostwatch.

Parmi les autres films plus qu'honorables, cette saison, on peut aussi citer Companion, un film sur l'IA qui ne se prend pas trop au sérieuxSinners, bourré de qualités même si je n'ai pas forcément accroché à la proposition ; The Toxic Avenger, un remake sympatoche du vieux film Troma ou encore Good Boy, du point de vue d'un chien fidèle et perspicace.

 

# Flop(s) du mois : 

Pas mal de flops, cette année, avec, parmi les plus évidents, le Dracula de Besson (un beau ratage dérivatif au possible) ; la version 2024 de The Crow, assez laborieuse ; le second volet de M3GAN, une tentative de reproduire le succès viral du premier de manière totalement artificielle ; Ash, de l'horreur spatiale sans intérêt, ou encore l'adaptation de Until Dawn (plus proche d'une adaptation officieuse de Dead by Daylight que d'Until Dawn), The Home et son scénario Qanonesque, et GOAT/Him, une satire bancale du monde du football américain, teintée de critique sociale et raciale...

---

# Petit écran :

Comme toujours, il n'y a pas que le cinéma dans l'Oktorrorfest, il y a aussi les séries télévisées, avec du bon et du moins bon : si la première saison de Creature Commandos s'est avérée plutôt amusante et dynamique, la seconde saison de The Last of Us m'a globalement frustré, en choisissant de faire d'Ellie un personnage antipathique et agaçant.

Idem pour la deuxième année de Wednesday, qui ne commençait pas trop mal, semblant rectifier les erreurs de la première saison et mieux comprendre les Addams, mais qui a finit par retomber dans ses travers, avec une seconde moitié de saison bordélique et à côté de la plaque, et une Mercredi qui n'est guère plus qu'un cliché sarcastique sur pattes.

Cela dit, cela m'a permis de mieux cerner ce que Netflix voulait dans cette série, d'autant que peu de temps auparavant, j'avais regardé la première saison du très campy Les nouvelles aventures de Sabrina, de 2018. Les éléments des deux séries sont les mêmes, le focus sur une héroïne exceptionnelle aux pouvoirs uniques, les triangles amoureux... et le bordel général au niveau de l'écriture.

On peut aussi mentionner The Bondsman, une pâle copie de Brimstone à la sauce countryHysteria !, et sa Satanic Panic caricaturale mais pas inintéressante ; Haunted Hotel, une série animée Netflix pas désagréable, mais peu marquante ; Marvel Zombies, une mini-série Marvel pas indispensable ; et, peut-être plus embêtant, la saison 1 d'Alien Earth, pourtant très réussie visuellement et formellement, mais dont l'écriture part tellement en vrille, et dont les personnages sont tellement idiots qu'au final, on ressort de là frustré et agacé.

Et n'oublions pas l'ultime saison de What We Do In the Shadows, une conclusion agréable, à défaut d'être particulièrement exceptionnelle

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

---

# À venir :

CHANGEMENT DE PROGRAMME pour ce blog, à l'approche de Noël.

Comme expliqué ici, à l'occasion de la Christmas Yulefest 2025, qui débutera le 15 novembre, le blog des Téléphages Anonymes reprend du service pour cette saison festive, et des critiques quotidiennes de films de Noël y seront donc publiées comme chaque année, pendant que ce blog-ci sera mis en veille pendant le mois de décembre.

Cela ne signifie pas pour autant que le blog va se mettre en pause pendant plus de deux mois : pendant la première quinzaine de novembre, il reprend son rythme habituel, avec des critiques quotidiennes de films et de séries.

Ensuite, cependant, et de manière plus sporadique jusqu'en janvier, il y aura quelques bilans tv et quelques critiques cinéma, en nombre limité, en fonction de mes visionnages et/ou de l'actualité. Histoire de ne pas laisser ce blog végéter sans nouvelles publications...

------------

Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Alien : Earth, saison 1 (2025)

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Science Fiction, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, FX, Disney

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Alien : Earth, saison 1 (2025) :

Envoyé à l'autre bout de la galaxie pour en ramener des spécimens extraterrestres potentiellement exploitables, le vaisseau Maginot de la Weyland-Yutani s'écrase sur Terre suite à un sabotage, et détruit au passage un immeuble de Prodigy, une corporation rivale. Aussitot, Boy Kavalier (Samuel Blenkin), le petit génie immature à la tête de Prodigy, envoie sur place des équipes accompagnées de Wendy (Sydney Chandler) et des Garçons perdus (Adarsh Gourav, Erana James, Lily Newmark, Jonathan Ajayi, Kit Young), des prototypes révolutionnaires d'androïdes dans lesquels la conscience d'enfants malades a été transférée. Sur place, ils trouvent des créatures improbables, échappées du vaisseau, ainsi que Joe Hermit (Alex Lawther), le frère de Wendy, qui ignore que sa petite sœur a été transférée dans un robot...

Il fallait s'en douter : Legion, la série FX/Marvel de Noah Hawley, était déjà un programme assez expérimental et psychédélique, qui partait dans tous les sens et se perdait un peu en cours de route, avec des choix de casting et des décisions créatives improbables (au point que j'avais lâché l'affaire après la saison 2).

Donc forcément, lorsque ce même Noah Hawley s'attaque à la franchise Alien, il ne pouvait que reprendre le tout en main pour nous présenter sa version. En l'occurrence, un programme un peu brinquebalant, qui semble fréquemment plus intéressé par les conflits entre mégacorporations et les interrogations existentielles et transhumanistes de ses protagonistes androïdes que par les aliens, et qui se perd fréquemment dans ses effets de style (beaucoup de fondus-enchaînés) et dans sa métaphore sur Peter Pan, martelée encore et encore pour que tout le monde comprenne bien que la série a des choses importantes à dire sur l'humanité, la vie, la mort, la société d'aujourd'hui, et tout le reste.

Un résultat polarisant et un peu frustrant, à vrai dire, qui repose très fréquemment sur l'incompétence et la bétise des personnages (un grand classique de l'univers Alien, certes, mais ce n'est pas une raison pour en abuser), ici semi-justifiée par l'idée de mettre des consciences d'enfants dans des corps de robots adultes - ce qui amène plein de philosophie de comptoir, effectivement, mais aussi du surjeu, et de grosses ficelles narratives un peu évidentes.

C'est peut-être ça le vrai problème d'Alien Earth : la série ne semble pas très intéressée par l'idée de parler de l'Alien ou de le montrer (si ce n'est ponctuellement, et en particulier vers la fin de saison, lorsque l'Alien devient le chien de garde de Wendy), plus préoccupée par ses hybrides, ses cyborgs et ses androïdes, ainsi que par les autres types d'entités extraterrestres ramenées par le vaisseau.

Et c'est ainsi que l'on se retrouve, in fine, avec une série dont les personnages les plus intéressants sont Morrow (Babou Ceesay), antagoniste cyborg travaillant pour Weyland-Yutani, mais aussi et surtout Kirsh (Timothy Olyphant), androïde scientifique observant tout comme une grande expérience sur l'humanité, et un petit œil tentaculaire plus intelligent que tout le reste des personnages réunis, qui lui aussi semble observer son environnement depuis la carcasse d'un mouton réanimé. 

Un duo d'observateurs autour desquels gravitent des personnages interprétés par des acteurs compétents (j'ai certaines réserves sur les Enfants Perdus, à qui l'on demande de jouer de manière enfantine des pré-ados dans des corps d'adultes, et qui en plus ont un cerveau de génie - donc, forcément, arrive un moment où ça coince), mais aux réactions fatigantes : personne ne semble avoir le moindre instinct de survie, les capacités de Wendy sont clairement exagérées, les méchants sont très caricaturaux (Samuel Blenkin en fait trois tonnes en Zuckerberg de l'espace), et, peut-être plus embêtant, l'alien (un mélange de numérique et de cascadeur en costume) n'est jamais vraiment mis en valeur par la mise en scène et la réalisation (c'est notamment vrai quand Noah Hawley confie la réalisation des épisodes à quelqu'un d'autre - aussitôt, ça devient plus sage, plus pépère, et ça manque de tension).

D'autant plus frustrant, tout ça, que la direction artistique rétro 70s de l'ensemble est vraiment excellente à tous les niveaux : l'épisode 05, qui nous refait Alien dans le Maginot, en flashback, est à ce titre très convaincant... même si c'est peu ou prou le point d'orgue de la saison, que tout ce qui vient ensuite paraît étrangement catapulté, et que, comme l'ensemble de la série, le tout est agrémenté de touches excentriques, çà ou là, qui laissent plus dubitatif que convaincu (je pense notamment à l'utilisation de morceaux de rock/métal en guise de générique de fin, ou d'éléments totalement gratuits qui n'ont pas vraiment de payoff à la fin de la saison).

Une chose est sûre, la série se conclut d'une manière assez peu probante, ou du moins, qui ne m'a pas du tout fait envie : je reviendrai probablement en seconde saison (parce que ça reste bien produit, dans un univers que j'apprécie), mais j'ai du mal à envisager quel pourrait être l'intérêt de ces nouvelles aventures de Wendy la super-androïde, des Enfants perdus en rébellion et de leur brave toutou extraterrestre. On verra bien.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Marvel Zombies, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Marvel, MCU, Disney, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Review, USA, Horreur, Télévision, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Marvel Zombies, saison 1 (2025) :

Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...

Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.

On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.

Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.

Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.

À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.

En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.

Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.

C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Hotel, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Haunted Hotel, saison 1 (2025) :

Les mésaventures quotidiennes et surnaturelles de la famille Freeling, qui tente de gérer un hôtel empli de fantômes : Katherine (Eliza Coupe), qui vient d'hériter de l'établissement ; Nathan (Will Forte), son frère décédé et bon à rien, qui hante l'hôtel et tente d'aider sa famille ; Ben (Skyler Gisondo), le fils adolescent de Katherine, naïf et maladroit ; Esther (Natalie Palamides), sa petite sœur, autoritaire, manipulatrice et sadique ; et Abaddon (Jimmi Simpson), un démon enfermé dans le corps immortel d'un enfant du 18e siècle, et qui peine à s'adapter à vie moderne...

Une série animée made in Netflix créée par un scénariste de Rick et Morty, et qui tente clairement de composer quelque chose à mi-chemin entre la sitcom Ghosts (dans sa version anglaise comme américaine) et de l'animation pour adultes dans la droite lignée des séries de Roiland et Harmon ou de MacFarlane.

On est en effet en terrain ultra-balisé, que ce soit dans la caractérisation des personnages (la mère dépassée, l'oncle fantaisiste, l'ado benet, la petite sœur chaotique et machiavélique, le gamin ultra-intelligent à grosse voix et qui fait des one-liners improbables et sarcastiques - coucou Stewie), dans la structure, ou dans les intrigues et dans l'écriture en général, qui tente de tisser un fond émotionnel sur les liens familiaux, les mensonges, le deuil, le divorce, l'absence du père au sein même de péripéties qui n'auraient pas dépareillé dans Gravity Falls.

Et ponctuellement, ça fonctionne, la série étant assez divertissante, bien doublée, et plutôt compétente visuellement parlant (même si honnêtement, ça reste dans la norme des séries d'animation contemporaines).

Mais la plupart du temps, Haunted Hotel reste très dérivative et prévisible, tant dans ses gags, ses références évidentes aux classiques du genre, que dans ses tentatives de générer de l'émotion. L'écriture est globalement un peu trop superficielle, ne parvenant pas forcément à approfondir ses personnages pour qu'ils se démarquent suffisamment de leurs influences, et il reste un problème de rythme, qui fait que le programme ne parvient jamais vraiment à atteindre la folie de ses modèles, et cahote occasionnellement, selon les épisodes.

Après, c'est une saison 1 de 10 x 25 minutes, ça se cherche un peu, il faudra voir si, si suite il y a, la production se lâche réellement. En l'état, ça reste un peu trop anecdotique à mon goût.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Ulster Live (2024)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Documentaire, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, UK, Irlande, Halloween

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Haunted Ulster Live (2024) :

La nuit du 31 octobre 1998, une chaîne de télévision de Belfast décide d'organiser une émission en direct dans une maison réputée hantée, émission présentée par Gerry Burns (Mark Claney) et Michelle (Aimee Richardson). Mais rapidement, alors que les présenteurs font connaissance de la famille occupant les lieux, la situation se complique... en direct devant les caméras.

À l'origine, il y avait Ghostwatch (1992), ce mockumentaire présenté comme une véritable émission à la télévision britannique ; puis il y a eu Dead Line, l'épisode spécial Halloween de la série anglaise Inside No.9, qui rendait hommage à Ghostwatch ; plus récemment, Late Night with The Devil, une version plus américaine du même format.

Et voici donc Haunted Ulster Live, peu ou prou la même chose, mais en Irlande du Nord.

Un mockumentaire sympathique, qui a pour lui une distribution crédible et naturelle, et un certain flegme britannique pas désagréable du tout : les coupures publicitaires, les messages d'intérêt général, les jingles, certains personnages secondaires, etc - ça fonctionne, ça parvient même ponctuellement à créer une petite tension, et bien que la résolution soit un peu fourre-tout et bordélique, l'ensemble se regarde très facilement, notamment grâce à une durée assez courte.

4/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - Good Boy (2025)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Good Boy (2025) :

Todd (Shane Jensen), trentenaire, est atteint d'une maladie pulmonaire chronique. Contre l'avis de sa sœur Vera (Arielle Friedman), il part s'installer, avec son chien Indy, dans la vieille maison familiale, au milieu des bois, réputée hantée mais où Todd cherche un peu de calme. Rapidement, cependant, Indy semble remarquer une présence dans la demeure...

Un film d'horreur au postulat intéressant : tout filmer à hauteur de chien, du point de vue d'Indy (le chien du réalisateur), et garder les visages des humains dans l'ombre (ce qui permet d'ailleurs au réal d'incarner Todd dans la majeure partie des scènes, afin d'obtenir de son toutou les réactions désirées).

Et le tout fonctionne plutôt bien : le chien est attachant et expressif, les effets visuels sont efficaces, on s'inquiète du sort de ce protagoniste canin, et, de par son absence de dialogues et son point de vue unique, le tout laisse suffisamment de zones d'ombre pour que le spectateur se fasse sa propre idée du récit (métaphore de la maladie de Todd, véritable présence surnaturelle hostile, etc... ?) et interprète ses événements comme bon lui semble.

Après, j'avoue que la post-synchro des humains est un peu inégale, et qu'il y a quelques fluctuations de rythme qui auraient pu être évitées. Mais bon, pour un premier film, c'est original et honorable.

3.75/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>