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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

drame

Critique éclair #159 - Mountainhead (2025)

Publié le 16 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, HBO, Review, USA, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mountainhead (2025) :

Randall Garrett (Steve Carell), Hugo « Souper » Van Yalk (Jason Schwartzman), Venis « Ven » Parish (Cory Michael Smith) et Jeffrey « Jeff » Abredazi (Ramy Youssef) sont quatre géants de la tech américaine, qui se retrouvent dans le luxueux chalet de Souper pour y passer un moment entre amis. Mais autour d'eux, alors que le reste du monde sombre dans le chaos suite aux actions dérégulées de Ven, rien ne va plus : dans leur bulle, les quatre sociopathes décident de profiter de la situation pour acquérir plus de pouvoir, et "aider" l'humanité à se transcender...

Une satire du monde de la tech et de ses "génies" comme Zuckerberg, Musk ou Bezos, Mountainhead est le fruit du travail du scénariste de Succession, série très à la mode outre-Atlantique, qui nous livre ici un métrage qui tourne un peu à vide.

Certes, le quatuor de tête retranscrit bien à l'écran la personnalité quasi-autiste et arriviste de toutes ces tech-bros qui contrôlent des technologies ahurissantes sans le moindre égard pour l'être humain (sauf celui qui est passionné par le transhumanisme - il y en a toujours un), et qui passent leur temps collés sur leur téléphone, à se vanner ou à faire des deals bancals... ce sont des clowns déshumanisés et cyniques, ni plus ni moins, et sur ce plan, la satire fonctionne bien, à grands renforts de buzzwords, de jargon creux, de rires méprisants, de tirades délirantes et mégalomaniaques, etc.

Mais sur la longueur, le film commence à se répéter un peu, la formule se fait rapidement soulante, et la deuxième moitié du métrage ronronne, à mesure que trahisons et manipulations se produisent entre les quatre compères incapables, qui tentent de trouver un moyen de se débarrasser du moins décidé d'entre eux.

Ce n'est pas désagréable en soi, c'est juste trop long pour ce que ça raconte. Et quelque part, quand on voit comment le monde (enfin, surtout l'Amérique) part en vrille depuis quelques mois, revoir la même chose mais sous forme fictive n'a pas forcément un attrait exceptionnel.

3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #158 - Maelstrom : The Odyssey of Waterworld (2018)

Publié le 13 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Histoire, Documentaire, Drame, Critiques éclair, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Maelstrom - The Odyssey of Waterworld (2018) :

Un documentaire (sorti en tant que bonus pour le dvd du film aux USA) de 90+ minutes qui retrace, au travers d'images d'archive, de production et d'interviews actuelles et passées, la genèse difficile de ce blockbuster à l'ancienne, au budget faramineux pour l'époque, et aux ambitions démesurées.

Et c'est très intéressant, tout ça, puisque tout le monde est interviewé... ou presque. Pas de trace des acteurs ou de Kevin Costner (hormis via des interviews de l'époque), ce qui n'est guère surprenant : inondé de mauvaise presse (le film était devenu le bouc émissaire de l'industrie et des journalistes, qui propageaient bon nombre de rumeurs non fondées), le métrage, initialement plus sombre et d'une durée de 3 heures, est passé sous les ciseaux des monteurs lorsque Kevin Costner a repris les rênes du projet, une fois Kevin Reynolds (le réalisateur) évacué.

On a donc ici le point de vue de l'équipe originale (y compris du compositeur original, Marc Isham, remplacé lui aussi par James Newton-Howard, pour un score très swashbuckling), mais pas celui de Costner, probablement rebuté par l'expérience et par le flop médiatique du film.

Incomplet, donc, mais intéressant néanmoins, notamment parce que ça rappelle la quantité astronomique d'efforts et de travail nécessaires pour donner vie à un tel projet avant l'essor du numérique.

4/6

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Critique éclair #156 - Nightbitch (2024)

Publié le 9 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, USA, Review, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Nightbitch (2024) : 

En plein post-partum et hypocondriaque, une mère de famille (Amy Adams) commence lentement à ne plus supporter sa vie de femme mariée, au mari trop absent, devant élever seule un bambin débordant d'énergie. Elle remarque alors que son comportement se fait de plus en plus animal, et que divers signes physiques étranges se manifestent chez elle : pilosité, apparitions de mammelles, etc. Et à mesure que le canin prend le pas sur l'humain, elle redécouvre le sens de la vie...

Mouais. Une comédie noire féministe qui parle de la dépression, des problèmes de couple, de la maternité, du besoin de s'échapper, tout ça, sous le couvert d'une grosse métaphore à base de pseudo-lycanthropie.

Et honnêtement, ça se limite à ça : Adams, délibérément jamais mise en valeur, est excellente comme toujours, sa relation avec son fils est attachante et naturelle, mais très rapidement, les tenants et les aboutissants de la métaphore apparaissent évidents, le côté lycanthropie devient un prétexte rapidement écarté et aseptisé, et le film commence à ronronner, avec son propos simpliste et cousu de fil blanc, martelé encore et encore, ses personnages secondaires sous-développés et caricaturaux, etc.

Décevant, je dois dire, jamais suffisamment mordant (sans mauvais jeu de mots) pour marquer, et jamais suffisamment original ou pointu dans son propos pour se démarquer.

2.5/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Daredevil, Born Again, saison 1 (2025)

Publié le 6 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Drame, Thriller, USA, Review, Disney, MCU, Fantastique, Marvel, Télévision, Les bilans de Lurdo, Policier, Religion

Après trois saisons sur Netflix, un crossover avec les autres séries Marvel/Netflix, et des caméos dans le dernier Spider-man en date, dans She-Hulk et dans Echo, revoilà Matt Murdock dans sa propre série, sur Disney +, une saison coupée en deux et remaniée en pleine production et en pleine grève des scénaristes de 2023... ce qui n'augurait pas forcément du meilleur.

Et pourtant...

Daredevil, Born Again, saison 1 (2025) :

Alors que Matt Murdock (Charlie Cox) a abandonné son rôle de vigilante suite à la mort de Foggy Nelson (Elden Henson) aux mains de Bullseye (Wilson Bethel), il ne peut qu'assister, impuissant, à l'ascension de Fisk (Vincent D'Onofrio) au poste de maire de New York. Un Fisk qui, progressivement, est à l'origine de dérives toujours plus autoritaires, notamment en matière de chasse aux vigilantes ; d'autant qu'en parallèle, Muse, un mystérieux tueur en série, frappe les démunis new-yorkais, et qu'une unité de la police municipale, arborant le symbole du Punisher (Jon Bernthal), utilise des méthodes toujours plus brutales et sanglantes...

Récapitulons : à l'origine, le revival de Daredevil devait prendre la forme d'une saison de 18 épisodes, en mode procedural juridique sans lien direct avec les trois saisons Netflix ni avec leurs personnages, un programme plus réaliste, avec de nombreux épisodes unitaires consacrés à divers procès, et un Daredevil très en retrait (absent pendant près de 4 épisodes).

Une réinvention confiée à deux scénaristes issus du monde des séries d'espionnage (et de Voisin contre voisin (!)) et qui, très rapidement, alors que six épisodes avaient déjà été tournés, a été rebootée par Disney et Marvel : pas forcément surprenant, tant le programme semblait parti pour être à mille lieues de la version Netflix et des attentes des fans.

Et donc, fin 2023, profitant de la grève des scénaristes et de la suspension forcée de la production, Marvel a remis tout à plat, confiant la nouvelle version de la série à l'un des scénaristes de Punisher, divisant la saison en deux parties, et donnant pour mot d'ordre plus de sérialisation et de continuité avec les saisons déjà existantes. Une genèse compliquée, donc, pour un résultat cependant tout à fait honorable, et qui tient largement la route.

L'enrobage, déjà, est assez efficace, malgré une structure parfois un peu patchwork résultant de l'intégration des épisodes déjà tournés (et remaniés) à la saison actuelle : la musique est très solennelle et religieuse, Moorhead et Benson (à la réalisation) travaillent leurs plans, l'action est brutale et violente, et la production a la bonne idée de faire réellement vivre la ville de New-York (dans ses qualités et ses défauts), au travers d'interviews fréquentes d'habitants de la ville et d'images urbaines efficaces.

Sur ce fond sombre et réaliste se greffent donc deux arcs narratifs parallèles, celui de Matt Murdock, se confinant à son rôle d'avocat et refusant de remettre le costume, mais confronté aux exactions de Fisk (et de Muse), et celui de Fisk, qui se rachète une image très populiste en intégrant le paysage politique new-yorkais, pour le meilleur et pour le pire.

Progressivement, le masque de civilité de ces deux hommes finit ainsi par glisser, jusqu'à totalement tomber en fin de saison : une issue inévitable, tant ces deux forces implacables ne pouvaient qu'entrer de nouveau en collision.

Pour Murdock, le déclencheur est la mort de White Tiger, un vigilante s'étant interposé lors d'un passage à tabac d'un indic par des policiers : progressivement, l'avocat réalise qu'il ne peut plus rester inactif, que Fisk et sa police "privée" ont trop de pouvoir, et que quelqu'un doit faire quelque chose. Mais c'est aussi suite aux actes de Muse, un tueur artiste qui s'en prend directement à Heather (Margarita Levieva, dans un rôle un peu ingrat), la compagne psy de Matt, qu'il remet le masque.

On pourra reprocher à la série ce toutéliage abusif : Muse est à la fois lié à White Tiger (Kamar de los Reyes), qui enquêtait sur lui, à la compagne psy de Matt (qui s'occupe aussi de la thérapie de couple de Fisk et de son épouse), à Fisk dont il motive indirectement certaines réactions... mais d'un autre côté, ça passe, et ça peut s'expliquer par le bricolage dont cette première moitié de saison a fait les frais.

Idem pour l'épisode 5 de la saison, un épisode quasi-unitaire qui sert de petite pause sympathique et qui laisse deviner ce à quoi ressemblait la première itération de la série : Matt va à la banque, des criminels la braquent, et Matt doit gérer la situation en tant qu'otage... accompagné du père de Kamala Khan, qui travaille là. Plus léger, plus indépendant, pas désagréable, mais qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe d'une production clairement chaotique.

Plus la saison avance, cependant, et plus la noirceur s'impose, notamment du côté de Fisk, qui passe ces neuf épisodes à se confronter à l'hypocrisie et à la lenteur de rigueur dans le monde de la politique, tout en tentant de se réconcilier avec sa femme, Vanessa (Ayelet Zurer), toute aussi manipulatrice que lui. Une sous-intrigue qui amène Fisk à renouer avec la brutalité qu'il avait mise de côté, et à redevenir le Fisk ultra-violent qui n'hésite pas à écraser des crânes humains à main nue... sauf que désormais, il est maire de New-York et a toute la police de la ville à sa botte.

De quoi poser un problème de taille à Matt et ses alliés, au nombre desquels le Punisher, Karen (Deborah Ann Woll), mais aussi les autres opposants politiques de Fisk, dont le Swordsman (Tony Dalton) de Hawkeye, et peut-être même d'autres vigilantes (Spider-man est mentionné, mais il est peu probable que l'on ait droit à un caméo ; par contre, il est plus probable que la fille de White Tiger finisse par mettre l'amulette de son père).

Résumons : malgré sa conception chaotique, DD : Born again fonctionne bien. Bien filmée, bien interprétée, bien écrite, la série s'avère une "saison 4" tout à fait honorable (qui plus est, sans ninjas !), malgré quelques éléments qui trahissent les changements de direction et d'orientation du programme (White Tiger, par exemple, arrive de manière tellement abrupte, sans réellement être présenté, qu'il a probablement été victime de réécritures/remontages tardifs...).

Mieux encore : alors que généralement, les saisons du Daredevil de Netflix tiraient en longueur avec 13 épisodes, ce reboot est juste assez long pour intéresser, mais jamais trop pour ennuyer ; au terme de ces 9 épisodes et du cliffhanger les concluant, je n'avais qu'une envie : enchaîner sur la saison suivante, qui promet d'être explosive.

On ne peut pas en dire autant de toutes les séries Marvel récentes.

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Dexter : les origines (2024)

Publié le 4 Juin 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Thriller, Policier, Critiques éclair, Showtime, Drame, Dexter, Paramount

Depuis sa création en 2006 sur Showtime, Dexter a atteint une dimension de série culte... mais est aussi devenue un programme très inégal, au gré des showrunners, des saisons, des antagonistes, etc.

J'ai passé en revue quelques-unes de ces saisons dans ces pages, et si le degré d'appréciation de chaque saison reste très subjectif (par exemple, je ne suis pas super fan de la saison 2, pourtant très appréciée, mais c'est simplement parce que je n'apprécie guère l'actrice Jaime Murray), tout le monde s'entend plus ou moins pour dire que la série, passée sa quatrième saison, n'a fait que décliner.

Jusqu'au relaunch de 2021, avec Clyde Phillips (showrunner de la première heure) aux commandes, qui se voulait une sorte de rédemption de la série, visant à corriger la fin de la saison 8, unanimement détestée... mais qui finissait par frustrer, la faute à une écriture médiocre bourrée de facilités.

Dexter : les origines (Dexter : Original Sin - 2024) :

Gisant dans une ambulance, agonisant, Dexter (Michael C. Hall) voit sa vie défiler devant ses yeux. Il revit ainsi ses jeunes années, en 1991, lorsque, sous la supervisition de Harry (Christian Slater), et à peine âgé d'une vingtaine d'années, Dexter (Patrick Gibson) faisait ses premiers pas au sein de la police de Miami, et ses premiers pas en tant que tueur en série. Ce, alors même qu'un mystérieux meurtrier s'en prend aux enfants de certains officiels de la ville, et qu'un tueur en série frappe les démunis...

Revoici donc Dexter en 10 épisodes de 45-60 minutes pour Paramount+, sous la forme d'une préquelle revenant dans le Miami au début des années 90, et narrant les premiers émois meurtriers du tueur en série... Alors soyons tout de suite très clairs : le gimmick du "Dexter revisite ses souvenirs avant de mourir" n'est qu'un artificie narratif bien pataud et artificiel, puisque non seulement la série nous montre de nombreuses choses dont Dexter ne peut avoir eu connaissance, mais en plus, le programme va être suivi de Dexter Resurrection, au nom assez clair.

Après, ce retour en arrière dans le temps est surtout un gros prétexte pour délaisser le cadre enneigé de la dernière saison de Dexter, et revenir à quelque chose de plus chaud, d'ensoleillé, et aussi de plus racoleur (toutes les "adolescentes" de la série, de Deb à sa copine Sofia en passant par toutes leurs comparses, sont constamment en petites tenues moulantes et ultra-légères, bien cadrées, au point que ça en devient fréquemment forcé), avec en prime une illustration musicale très juke-box.

Et qui dit préquelle dit versions plus jeunes des personnages familiers : ça passe pour Harry, Laguerta (Christina Milian), Masuka (Alex Shimizu) et Batista (James Martinez), c'est très réussi pour Dexter (Patrick Gibson fait un excellent travail de mimétisme et tient particulièrement bien les tics de diction de Michael C. Hall), mais ça coince un peu plus pour Debra (Molly Brown), dont la nouvelle actrice, si elle fait de son mieux pour singer l'interprétation et la diction de Jennifer Carpenter, n'en a ni le physique ni la caractérisation (elle passe toute la saison embarquée dans des frasques de lycéenne girly rose bonbon, à se droguer, à coucher, à se rebeller contre son père, à engueuler son frère, etc).

Encore une fois, ce n'est pas la faute de l'actrice, mais des scénaristes, qui peinent à la rendre vraiment intéressante ou à rendre naturels tous ses fucks et ses insultes, ainsi que son soudain intérêt pour le travail de la police, en fin de saison ; idem pour Harry, qui passe toute la saison à s'inquiéter des tendances de Dexter (ce qui est normal), à enquêter sur le tueur s'en prenant aux démunis (en fait, c'est Brian, le frère de Dexter, qui se venge de ceux qui lui ont fait du mal : un toutéliage forcé, à nouveau, et pas forcément très utile) et à avoir des flashbacks relatant sa relation avec la mère de Dexter (le péché originel d'Harry), et tout ce qui en a découlé, y compris le toutéliage avec Brian. Des flashbacks redondants, pas très utiles, qui se contentent de répéter ce qu'on savait déjà et qui semblent uniquement là pour donner des choses à faire à Christan Slater.

Ce qui pèse tout de même assez lourdement sur l'ensemble de la saison, une saison qui se regarde, mais qui n'est pas forcément très palpitante : Dexter rencontre ses futurs collègues, Dexter tue des méchants, Dexter commet des erreurs sans conséquences car résolues par des grosses ficelles narratives très faciles, et le méchant principal est rapidement évident, dès ses premières apparitions (encore une fois, le fait d'avoir un tueur masqué et de cacher délibérément son identité trahit paradoxalement immédiatement cette dernière, surtout quand il n'y a que deux nouveaux acteurs au casting, Patrick Dempsey et Sarah Michelle Gellar).

Cela dit, cette préquelle de Dexter a pour elle de restaurer un peu de l'atmosphère de la série originale, ce qui est toujours très agréable. Après, même si le tout est nettement plus agréable à suivre et nettement moins cosplay que ce que je redoutais, je ne suis pas certain que le tout soit réellement indispensable, si ce n'est pour faire de Dexter une franchise avec plusieurs séries en parallèle...

M'enfin ça se regarde.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Black Mirror, saison 7 (2025)

Publié le 2 Juin 2025 par Lurdo dans Anthologie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Thriller, Drame, Fantastique, Science Fiction, Netflix, USA, UK, Review, Black Mirror, Romance

Deux ans après la diffusion de la saison 6 de Black Mirror, une saison frustrante de 5 épisodes inégaux, Charlie Brooker remet le couvert pour une nouvelle fournée d'épisodes, constituée cette fois-ci de six épisodes, dont une suite directe à l'épisode USS Callister de la saison 4 (dont j'ai honnêtement oublié les tenants et aboutissants - un revisionnage est de rigueur).

Black Mirror, saison 7 (2025) :

- 7x01 - Common People : Lorsque son épouse Amanda (Rashida Jones) est atteinte d'une tumeur au cerveau, Mike (Chris O'Dowd), ouvrier, accepte une procédure expérimentale révolutionnaire, qui sauve sa femme mais la connecte en permanence, contre un abonnement, à un serveur de l'entreprise Rivermind dans le cloud. Mais le forfait de connexion évolue, et quand Rivermind commence à dévaluer le contrat du couple, les choses se compliquent...

Un épisode tragique, noir et efficace, très Black Mirror, qui critique de multiples facettes de notre société actuelle, de la gig economy aux abonnements à géométrie variable (avec boosters et tout le toutim) bourrés de publicité, comme Netflix les aime tant, en passant par les OnlyFans et autres sites de camgirls. C'est peut-être un poil trop long pour ce que ça raconte (avec 5-10 minutes en moins, le spectateur aurait probablement moins le temps de voir venir les rebondissements suivants arriver), mais ça fonctionne tout de même, en déroulant son récit jusqu'à sa conclusion inévitable.

- 7x02 - Bête Noire : Maria (Siena Kelly), conceptrice dans une entreprise de confiserie, s'inquiète de voir Verity (Rosy McEwen), qu'elle avait harcelée au lycée, rejoindre son équipe, d'autant que cette arrivée s'accompagne de bouleversements dans la perception même qu'a Maria de la réalité : encore et encore, Verity semble changer le monde autour d'elle à son avantage, pour se venger de Maria...

Je suis moins fan de cet épisode, dont on devine qu'il a été créé par Brooker sur la base de "l'Effet Mandela, c'est rigolo, mais si c'était quelqu'un qui le contrôlait pour se venger ?". On se retrouve donc avec une bête histoire de vengeance d'une sociopathe contre une ennemie de lycée, avec une Maria délibérément antipathique qui devient de plus en plus paranoïaque, une Verity qui multiplie les regards menaçants, et une explication superficielle pas loin du "A Wizard did it !" qui permet aux protagonistes de changer la réalité en quelques secondes et quelques mots. Pas convaincu par celui-là, ou par son ton outré et caricatural (avec cartons-titres ponctués de grands coups d'orgue).

- 7x03 - Hotel Reverie : Actrice à la mode, Brandy (Issa Rae) aimerait un rôle complexe et profond, plein de sentiments et de romance. Arrive Kimmy (Awkwafina), de la société Redream, qui lui propose de jouer le rôle vedette du remake d'Hotel Reverie, un film sentimental devenu un classique. Mais ce que Brandy ignore, c'est que Redream va lui permettre d'entrer littéralement dans le film, à la place de son acteur principal, et de vivre cette romance impossible avec Dorothy (Emma Corrin), l'actrice principale du film.

Mouais. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec San Junipero, de la saison 3, une romance LGBTQ prenant place dans un monde virtuel à l'esthétique vintage... et ici, critiques comme spectateurs ne se sont pas privés de faire la comparaison, pour le meilleur et pour le pire.

Personnellement, je n'ai pas été ultra-convaincu par ce qui n'est ni plus ni plus qu'un épisode Holodeck de Star Trek The Next Generation, avec son/sa protagoniste qui revit son histoire préférée, qui tombe amoureux d'un personnage, et la défaillance technique qui donne soudainement vie et libre arbitre à ce personnage virtuel, avec tout ce que ça entraîne de complications et de romance impossible.

Sauf qu'ici, le prétexte de base est capillotracté, et l'on peine à percevoir la plus-value de "remaker" à l'identique un film en ne changeant que son acteur principal : ça ne modernise rien du tout, ça n'attire aucun nouveau public, bref, c'est assez creux et ça n'a aucun intérêt (et si justement, une partie de la satire de l'épisode était de se moquer des remakes "woke" très calculateurs, en remplaçant ici un héros caucasien masculin et hétéro par une femme noire et lesbienne histoire de servir la soupe à telle ou telle catégorie démographique... c'est raté, tant l'épisode laisse ce sujet inexploité).

Bref : pas accroché au postulat de départ, pas accroché à l'équipe technique incompétente, pas accroché au couple présenté (qui n'a pas une grande alchimie, avec une Issa Rae trop moderne à tous les niveaux), pas accroché au rendu du film rétro, un peu approximatif et caricatural, et pas accroché aux tentatives de faire de l'émotion bouleversifiante avec le recours un peu facile à du Debussy, qui même sans rien à l'écran parviendrait à émouvoir.

(c'est bien interprété par Corrin, cela dit) 

- 7x04 - Plaything : En 1994, Cameron Walker (Lewis Gribben), journaliste névrosé spécialisé dans les jeux vidéos, découvre Thronglets, un jeu révolutionnaire de Colin Ritman (Will Poulter), qui affirme avoir créé là une vie numérique. Rapidement, en prenant du LSD, Cameron réalise qu'il parvient à comprendre les Thronglets qui vivent dans son ordinateur, et que ceux-ci lui demandent de les aider à se multiplier. En 2034, Cameron (Peter Capaldi) est arrêté et interrogé par les autorités pour un meurtre qu'il a commis...

Un épisode plutôt réussi, suite indirecte de Bandersnatch (Poulter reprend son rôle), et contenu semi-autobiographique pour Brooker, autrefois journaliste de jeux vidéo pour un magazine de jeux PC. L'épisode, divisé en deux parties, adopte une mise en image au format 4/3, multiplie les références et les clins d'œil à une certaine époque et un certain milieu, et propose une interprétation à fleur de peau de Capaldi et de Gribben : de quoi donner corps à cette histoire d'intelligence artificielle à mi chemin entre le Tamagotchi et les promesses d'un Peter Molyneux, une intrigue sympathique qui se termine bien... ou mal. Selon le point de vue.

- 7x05 - Eulogy : Lorsqu'il est contacté par Eulogy, une entreprise de technologie funéraire qui tente de réunir des souvenirs de Carol, qui vient de décéder, Phillip (Paul Giamatti) est hésitant. Mais avec l'aide d'une intelligence artificielle (Patsy Ferran) intégrée dans l'équipement envoyé par Eulogy, il va se laisser convaincre et retracer, en se plongeant virtuellement dans les rares photos qu'il a conservées de l'époque, son histoire compliquée avec Carol...

Un épisode assez différent, très nostalgique, doux-amer et touchant, à deux doigts de la pièce de théâtre, et entièrement porté à bout de bras par Giamatti, excellent comme à son habitude, et par ses interactions avec Patsy Ferran, qui lui sert ici de conscience et remet en questions ses souvenirs et ses choix.

Ici, pas de retournement de situation noir et cynique, mais de la sincérité, et pas de technologie menaçante, mais une invention qui aide à faire le point, à se souvenir, à pardonner, presque comme une thérapie. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais c'était plutôt joli.

- 7x06 - USS Callister : Into Infinity : Alors que l'équipage de l'USS Callister tente de survivre dans le jeu Infinity, toujours plus monétisé, en dépouillant les joueurs de leurs crédits, cette activité illégale et étrange déclenche des signaux d'alarme dans le monde réel. La véritable Nanette (Cristin Milioti) mène l'enquête, et réalise bien vite l'étendue des actes de Robert Daly (Jesse Plemons), son patron décédé...

Une suite directe à l'épisode de la saison 4, ce long-métrage (90 minutes) est un nouveau volet tout à fait honorable de cette histoire, bien qu'un peu inégal. En réalité, l'épisode m'a donné l'impression d'être coupé en deux : une première moitié constituée d'un résumé des événements précédents, des mésaventures sérieuses et tendues du Callister, et des recherches nerveuses de Nanette dans le monde réel. Et puis une seconde partie plus spectaculaire qui voit monde réel et monde virtuel interagir, et une véritable aventure se mettre en place.

Heureusement, le tout s'équilibre plutôt bien, culminant en un affrontement à deux niveaux, le premier entre le vaisseau et tous les joueurs floués qui veulent se venger (avec des dogfights à la Star Wars), le second entre Nanette et une version virtuelle de Daly, toute aussi instable que l'original. Plutôt sympathique, donc, même si l'épilogue m'a laissé un peu de marbre, pas aussi efficace ou drôle que Brooker semble le penser.

- Bilan saisonnier -

Si je fais mes comptes, on a donc, cette saison, quatre épisodes assez bons et réussis, et deux un bon cran en dessous. Ce qui est nettement meilleur que certaines saisons passées, je dois dire, puisqu'on évite un épisode vraiment mauvais ou trop balourd ou cynique pour convaincre.

Plutôt une saison agréable, en fait, ce qui me surprend, puisqu'il suffit de relire certains de mes bilans précédents (ici) pour s'apercevoir que je n'ai généralement pas forcément une grande affinité avec le style de Charlie Brooker.

Mais je suppose que maintenant, Brooker a plus de moyens, plus de tranquillité d'esprit, et peut-être un peu moins de cynisme... ce n'est pas plus mal (encore que, je suis sûr que pour certains, c'est tout l'inverse, et depuis que Black Mirror est sur Netflix, Brooker est devenu trop gentil et ne fait plus que de la daube ^^)

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Critique éclair #150 - Mickey 17 (2025)

Publié le 19 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Cinéma, Review, Drame, USA, Corée

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mickey 17 (2025) :

En 2050, pour échapper à ses dettes, Mickey Barnes (Robert Pattinson) accepte de se faire cloner et de devenir un Remplaçable dans le cadre d'une mission de colonisation de la planète Niflheim, mission menée par le politicien/gourou Kenneth Marshall (Mark Ruffalo) et son épouse (Toni Collette). Utilisé comme cobaye et envoyé dans toutes les missions les plus dangereuses, Mickey trouve ainsi régulièrement la mort, mais ses souvenirs sont alors immédiatement implantés dans le corps d'un clone numéroté. Jusqu'à ce que Mickey 17, réservé et névrosé, soit sauvé d'une mort atroce par un Rampant, une forme de vie originaire de Niflheim, que Marshall veut exterminer. De retour à sa base, Mickey découvre que son clone Mickey 18, agressif et violent, a déjà été activé, et que, désormais hors-la-loi, les deux Mickey doivent composer l'un avec l'autre... et avec le massacre des Rampants qui se prépare.

Mouais. Un film de science-fiction de Bong Joon-ho, réalisateur de The Host, Snowpiercer, Okja et Parasite, qui continue son approche très satirique de la société pour dénoncer plein de choses (lutte des classes, religion, autoritarisme, destruction de la planète), en adaptant un roman, pour un résultat de 137 minutes qui... m'a laissé de marbre.

Cela dit, je ne sais pas vraiment ce qui a été, à mes yeux, la goutte qui a fait déborder le vase : l'interprétation très particulière de Pattinson dans son double rôle (avec narration en voix off aux faux airs de Steve Buscemi), pourtant raccord avec le surjeu total et caricatural de tout le monde ? Son alchimie très moyenne avec Naomi Ackie ? La satire gentiment balourde et pataude de cet univers ? Le rythme mollasson du métrage ? Le côté antipathique et outrancier de tous les personnages ? Les multiples digressions bordéliques ?

Un peu tout ça, et son contraire, je suppose. Une chose est sûre : à part le côté visuel, les effets spéciaux, et les bestioles plutôt réussies, je n'ai pas accroché à ce métrage longuet, à sa narration, à son humour finalement pas très drôle et à son ton déglingué.

Dommage, les intentions semblaient bonnes.

2.75/6 

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Les bilans de Lurdo - Mythic Quest : Side Quest, saison 1 (2025)

Publié le 18 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Anthologie, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Apple, USA, Review, Drame, Télévision

Probablement parce que les épisodes unitaires intégrés dans chaque saison de Mythic Quest sont justement les épisodes préférés des critiques et des fans, Apple et la production ont décidé de produire ce spin-off de la série principale, une mini-anthologie en 4 épisodes d'une petite demi-heure, intégralement composée de ces "épisodes unitaires" plus sérieux et sincères. Un choix audacieux, surtout après une saison 4 de la série mère un peu cahotante...

Mythic Quest - Side Quest, saison 1 (2025) :

Aux commandes, Ashly Burch, John Howell Harris et la sœur de Rob McElhenney (qui est, il est bon de le noter, scénariste de deux des épisodes unitaires les plus marquants de la série mère), pour un résultat qui a suscité l'enthousiasme des fans et des critiques... mais qui m'a laissé étrangement mitigé, peut-être plus encore que dans le cas de la dernière saison de Mythic Quest.

- 1x01 - Song and Dance : Phil (Derek Waters), directeur artistique de MQ au bord du burnout, part une semaine en vacances à Hawaï avec sa compagne (Anna Konkle), mais ne peut s'empêcher de répondre aux appels constants de Ian Grimm.

Un démarrage pépère, avec un épisode se concentrant sur l'équilibre vie privée/vie professionnelle, sur le refus de s'engager, sur la peur de l'échec, le burnout, tout ça. Pas désagréable en soi, mais pas aussi drôle que les scénaristes ne pensent l'être, Ian semble avoir régressé dans sa caractérisation (surtout lorsque vu en parallèle de la saison 4), et si le couple fonctionne bien, au final, c'est gentillet, sans plus.

- 1x02 - Pull List : Une journée dans une boutique de comics afro-américaine, alors que la patronne et les habitués (Shalita Grant, Rome Flynn, William Stanford Davis, Bria Samoné Henderson, Ramon Reed, Leonard Robinson, Gary Kraus) attendent tous le dernier numéro du comic-book Mythic Quest et refusent de se faire spoiler.

Les trois showrunners passent la main à deux scénaristes afroaméricains pour un épisode particulièrement bien reçu par les fans et la critique... mais que j'ai trouvé particulièrement épuisant.

Pas tant parce que je n'appartient clairement pas à la tranche démographique visée, mais surtout parce que le tout est bourré de clichés (ça s'ouvre sur un débat Goku vs Superman, il y a un pervers amateur de hentai - le seul blanc du lot ^^), très convenu dans sa structure (c'est le format habituel du genre : on découvre un groupe, son quotidien, ses personnalités, ça monte en puissance, ça s'engueule, ça explose, tout le monde se dit ses quatre vérités, et on finit sur une note plus positive où tout le monde se ressoude), les personnages sont bruyants et caricaturaux (mention spéciale à la meilleure copine rondouillarde et gatekeepeuse qui passe tout l'épisode à insulter les autres, à draguer lourdement le beau gosse, et tout ça "parce qu'elle n'a rien d'autre dans sa vie"), bref, ça m'a gonflé plus qu'autre chose, comme du sous-Kevin Smith à la sauce afro-américaine.

- 1x03 - Fugue : Une violoncelliste (Annamarie Kasper) rêvant de jouer les thèmes de MQ sur scène intègre l'orchestre de ses rêves, mais découvre rapidement que la vie en tournée et les exigences du métier tuent progressivement sa passion pour la musique.

Un autre épisode qui touche au problème du perfectionnisme, du burnout, et de faire de sa passion son métier.

Un résultat assez premier degré et mélodramatique pour un dilemne plutôt classique, qui aurait pu être transposé dans n'importe quel milieu, avec une actrice principale musicienne compétente mais que j'ai trouvée un peu en surjeu (elle est un peu trop dans les sourires béats lors de la première partie, et un peu trop dans la tourmente lors de sa crise de nerfs et de ce qui suit) et une réalisation qui fait quelques efforts pour exprimer visuellement la passion de la musique de la protagoniste (le moment où elle entend de nouveau "la musique de la vie" fonctionne, l'étincelle façon Tinkerbell qui rythme ses concerts ou encore la feuille qui se pose sont plus classiques).

Dans l'ensemble, ça se regarde, sans être particulièrement innovant ou original, et c'est un peu longuet et prévisible pour ce que ça raconte.

- 1x04 - The Last Raid : Un groupe de joueurs adolescents de MQ (Van Crosby, Melanie Brook, Alice Wen, David Andrew Calvillo, Justin Jarzombek, Dash McCloud) se lance dans un raid difficile, mais rapidement, il apparaît que presque personne n'a envie d'être là, et que la fin de cette guilde approche à grand pas...

Probablement le seul qui m'ait réellement plu dans cette fournée de quatre épisodes, et ce malgré des premiers moments difficiles qui m'ont fait craindre le pire (avec des dialogues et un doublage un peu forcés et artificiels).

Et puis une fois que tout ce petit monde est posé et que l'on rentre dans le côté vie privée et relations des joueurs, ça fonctionne plutôt bien, et quand bien même l'animation et les visuels ressemblent plus à un MMORPG d'il y a 15-20 ans, le tout reste efficace et sympathique.

On retrouve cela dit la même structure que dans l'épisode Pull List, mais la touche douce-amère est moins forcée que le happy end de l'épisode 02, et l'épisode plus agréable.

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Voilà, on y est, quatre épisodes, un seul m'a vraiment convaincu, un autre m'a paru insupportable, et comme la saison est très courte, ça donne un tout assez déséquilibré.

Un tout qui ressemble étrangement à un recyclage d'épisodes unitaires de la série-mère, qui auraient été refusés au moment de l'écriture de Mythic Quest car pas assez liés au reste du programme. Mais paradoxalement, malgré leurs défauts, tous ces épisodes se seraient probablement mieux intégrés dans la saison 4 que l'épisode spécial que l'on a eu, sur Pootie Shoe.

Reste qu'en soi, cette première (et unique) saison inégale de Side Quest ne m'a pas particulièrement séduit, tant dans ses thèmes assez classiques que dans ses choix : ce n'est pas désastreux, mais c'est assez oubliable.

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Critique éclair #148 - The Electric State (2025)

Publié le 14 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Aventure, Science Fiction, Action, USA, Review, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Electric State (2025) :

Dans une Amérique se remettant à peine d'une guerre civile contre les robots, Michelle (Millie Bobby Brown), une adolescente, découvre que son frère décédé est encore en vie, son esprit contrôlant à distance un petit robot traqué par les autorités. Elle part avec lui à l'aventure, à la recherche de l'enveloppe corporelle de son frère, aux mains de la corporation Sentre. En chemin, elle rencontre John Keats (Chris Pratt), ex-soldat devenu contrebandier, et elle part pour la zone d'exclusion, une réserve où sont parqués tous les robots survivants...

Après The Gray Man, nouveau film des frères Russo pour Netflix (qui retrouvent ici leurs scénaristes de Marvel et Alan Silvestri à la musique), nouveau gros budget, et nouveau flop, qui s'est fait massacrer par les critiques américains, trop contents de se payer la tête d'anciens de Marvel (il n'y a qu'à voir le nombre de critiques US qui profitent de l'occasion pour déverser tout leur mépris pour les films de superhéros et pour le travail précédent des Russo, de Pratt ou de Millie Bobby Brown, comme si, rétroactivement, ils avaient toujours détesté leurs films, ces mêmes films auxquels ils avaient pourtant donné des critiques positives à l'époque).

Après, indépendamment des préjugés et de la mauvaise foi des critiques, il faut bien avouer que cette nouvelle adaptation d'un livre de Simon Stålenhag (après Tales from the Loop, la série d'Amazon qui ne m'avait pas vraiment convaincu) est loin d'être réussie.

On est ici dans un blockbuster très générique, bourré d'effets spéciaux souvent gratuits et inutiles (oui, forcément, il fallait bien montrer des robots, mais fréquemment, on sent que les Russo avaient carte blanche au niveau budget/sfx, et qu'ils en ont mis partout, plus que nécessaire), où Pratt fait du Pratt, MBB du MBB, Stanley Tucci du Tucci, Giancarlo Esposito de l'Esposito, bref, c'est un peu en pilotage automatique, et ça peine à imposer un rythme quelconque.

On se retrouve donc avec un métrage d'aventure pas très palpitant, aux choix capillaires discutables, à l'illustration musicale juke-box, qui tente d'invoquer des notions de justice sociale, d'égalité, d'anti-racisme et anti-discrimination, mais le fait de manière assez pataude (à l'image du speech final de MBB, balourd et donneur de leçons, sur une version mélancolique de Wonderwall), et dont les rebondissements sont assez téléphonés.

Alors il y a quelques moments efficaces, notamment durant la bataille finale (les effets numériques sont réussis), et l'univers n'est pas désagréable, mais je dois dire que je suis resté très passif et indifférent à cette proposition trop souvent creuse et plate.

2.25/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 3 (2025)

Publié le 17 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Animation, Fantastique, Science Fiction, Amazon, Review, USA, Drame, Télévision

Saison 3 de la série Amazon adaptée des comics de Robert Kirkman, Invincible revient donc (après une saison 2 m'ayant laissé un peu mitigé) avec 10 épisodes de 45-60 minutes, toujours plus violents, toujours plus sanglants, bref, toujours plus fidèles au comic book...

Invincible, saison 3 (2025) :

Désormais fermement opposé aux méthodes de Cecil (Walton Goggins), Mark (Steven Yeun) tente de concilier son quotidien superhéroïque, sa romance naissante avec Eve (Gillian Jacobs), et son rôle de grand-frère auprès d'un Oliver (Christian Convery) qui découvre l'étendue de ses pouvoirs et de son héritage viltrumite. Pour ne rien arranger, Powerplex (Aaron Paul), un nouveau superméchant, tente de se venger de Mark et du danger qu'il représente lors de ses combats... et Angstrom (Sterling K. Brown) fait son retour, accompagné d'une armée de doubles de Mark provenant d'univers parallèles.

Au moment où j'écris ces lignes, le dernier épisode la saison vient d'être diffusé, l'internet est en extase, Invincible est "la meilleure série animée de tous les temps", c'est exceptionnel, Marvel et DC sont atomisés, et en plus Invincible est dans Fortnite, c'est bien la preuve que c'est trop audacieux, intelligent et génial.

La routine, en somme, pour une série qui reste fidèle à elle-même et à son modèle papier... même si cela implique l'utilisation de tropes, de thématiques et de rebondissements qui arrivent un peu après la bataille.

Ici, en l'occurrence, toute la saison s'articule autour du refus de Mark de tuer, et de comment, face aux événements tragiques qui s'accumulent, il finit par réaliser que c'est un mal nécessaire, et que le monde n'est pas manichéen. Et tout cela, ça passe par une succession de Kobayashi Maru scénaristiques, qui s'empilent encore et encore, jusqu'à ce que Mark cède : un peu artificiel, surtout au format condensé d'une saison télévisuelle.

Ce côté artificiel est en effet partiellement hérité du comics, mais amplifié par le format tv, et chaque sous-intrigue semble ainsi manipulée pour amener le spectateur aux mêmes conclusions que celles qui sont imposées à Mark ; ici, la rupture de Mark avec Cecil et son organisation, une rupture contrebalancée par toute une séquence retraçant la vie de Cecil, et montrant qu'il faut parfois se salir les mains pour sauver le monde ; ailleurs, la rédemption de Rex, sa romance naissante avec sa collègue et sa mort tragique (particulièrement téléphonée) ; Oliver, qui n'a de cesse d'insister sur l'inutilité d'un code moral face à des psychopathes ; la romance de Mark et Eve, qui débouche forcément sur une scène tragique servant de moteur à Mark ; Powerplex, qui veut venger la mort des membres de sa famille ; deux autres méchants, contraints de se tourner vers la criminalité pour subsister... 

Autant de sous-intrigues (sans même mentionner celle de tous les Invincibles des univers parallèles, ou encore les compromissions de Mark avec Titan, etc) qui, toutes, poussent le personnage principal à franchir la ligne rouge et à repenser sa vision du monde, de manière assez évidente et parfois maladroite.

Le tout culminant par un demi-épisode de baston ultra-sanglante (comme d'habitude) contre Conquest, histoire de conclure le programme dans un bain de sang qui, déjà, me lassait au format papier.

Je crois que c'est ça qui me fatigue un peu dans cette adaptation d'Invincible, et qui m'empêche d'adhérer au tout : j'ai déjà lu tout ça il y a 15-20 ans, et déjà à l'époque, les interrogations du style "tuer ou ne pas tuer", "le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, mais il est constitué de nuances de gris" ou "grands pouvoirs = grandes responsabilités" commençaient à être redondantes.

Alors 20 ans après, dans une série mettant à ce point l'accent sur l'ultra-violence et le gore gratuits, je souffle. D'autant que pour être très franc, l'arc des Invincibles alternatifs n'a jamais vraiment été très passionnant, et toutes les digressions de la saison, si elles ont le mérite de développer un peu l'univers et les autres personnages, ne le sont pas beaucoup plus.

Au final, force est de constater que cette saison n'avance pas énormément, que l'animation reste parfois inégale, et que le phénomène récurrent des personnages principaux toujours plus puissants, qui se font mettre en pièces mais survivent in extremis, devient lassant (encore une fois, c'était déjà très présent dans le comic-book, mais la série condense et surligne un peu tout). 

Je suis donc tout aussi mitigé qu'en saison 2, voire plus, mais un peu comme pour les comics, les fans adoreront, souvent aveuglément. 

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