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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

drame

Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Daredevil : Born Again, saison 2 (2026)

Publié le 30 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Marvel, MCU, Review, USA, Disney, Thriller, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision

La première saison de Daredevil : Born Again, le revival Disney+ de la série Daredevil de Netflix, s'était avérée une bonne surprise malgré une genèse compliquée, et un changement de showrunner en cours de route. Et tandis que Marvel tente de réintégrer lentement tous les personnages des séries Marvel/Netflix à son MCU actuel (avec les soucis que cela peut entraîner niveau continuité ou chronologie), le revival continue avec 8 nouveaux épisodes de 50 minutes qui, plus que jamais, se veulent le reflet de l'Amérique trumpienne d'aujourd'hui...

Daredevil : Born Again, saison 2 (2026) :

Avec ses méthodes brutales et sa milice anti-justiciers, le Maire Fisk (Vincent D'Onofrio) a remis de l'ordre dans la ville de New-York, et est désormais intouchable. Mais Karen Page (Deborah Ann Woll) et Matt Murdock (Charlie Cox) sont bien décidés à le faire tomber, et à aider les victimes du Maire, alors même que ce dernier subit des pressions du gouvernement, et que Bullseye (Wilson Bethel) est toujours en liberté, électron libre bien décidé à se venger de Fisk et de ses sbires...

Il faut dire qu'entre Fisk détenteur de tous les pouvoirs à New York, qui s'exhibe dans un match de boxe comme Trump à la WWE, sa milice privée qui enlève le moindre opposant et l'enferme sans raison dans des geôles moisies, l'ultraviolence décomplexée de tout le monde, et l'impunité totale du Kingpin face aux contrepouvoirs, alors même qu'il fait tout pour s'enrichir en secret, difficile de ne pas voir les points communs avec la réalité américaine actuelle. Surtout lorsqu'une foule en colère prend d'assaut une institution publique vers la fin de la saison, comme un reflet déformé de l'assaut du Capitole le 06 janvier.

Heureusement, ce parallèle évident ne devient jamais trop appuyé, principalement parce que la série parvient à équilibrer ses différents fils pour tisser une tapisserie narrative assez harmonieuse. Ici, la "rédemption" de Bullseye ; ailleurs, la compromission d'Heather, l'ex de Murdoch, qui se laisse entraîner dans le sillage de Fisk et est dévorée progressivement par son PTSD ; en parallèle, les rapports troubles de BB Urich et de Daniel, qui oscillent entre amitié, manipulation, et sacrifice ; sans oublier Karen et Matt, qui tentent d'organiser la résistance, recrutent Jessica Jones, et cherchent un moyen de faire tomber Fisk devant un tribunal...

Le tout sur fond de thématiques évidentes, comme la justice, la rédemption, le pardon, l'équilibre, etc... qui excluent bizarrement Frank Castle de la discussion et de la saison ("il fait probablement son truc dans son coin", explique un personnage en début de saison pour expliquer cette absence).

Il y a de l'action (parfois un peu brouillonne selon les réalisateurs), de l'émotion (la mort de Vanessa Fisk est très bien interprétée par tout le monde), un peu d'humour (j'ai beaucoup apprécié le personnage de Mr Charles/Matthew Lillard, poil à gratter de la CIA qui vient mettre des bâtons dans les roues de chacun), c'est visuellement très sombre (et parfois trop stylisé, comme à chaque fois que Moorhead et Benson réalisent et plaquent leurs éclairages colorés un peu partout), avec des tentatives d'aller au delà de la simple illustration visuelle (le miroir, dans l'épisode final, de la progression de Daredevil d'un côté, et de Fisk de l'autre, qui se fraient chacun un chemin brutal parmi la foule des manifestants et des sbires de Fisk, comme reflets déformants l'un de l'autre).

Tout ça poura aboutir à une fin ouverte, où Murdock, après avoir eu son moment "I am Iron Man" en plein tribunal, finit emprisonné, tandis que Fisk est contraint de partir en exil, hanté par la mort de sa femme et sa défaite.

De quoi conclure une saison bien menée et très d'actualité, qui ne se défait jamais d'un certain idéalisme un peu naïf ("trust the system"), et qui évite de tomber dans le travers du conflit de super-héros bourré de caméos (pour lequel la série n'a pas le budget, de toute façon).

Reste à voir ce que donnera la saison 3, avec plus de Defenders et potentiellement moins de Fisk...

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Punisher : One Last Kill (2026)

Publié le 29 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Thriller, Critiques éclair, Marvel, MCU, Review, USA, Disney, Drame, Télévision, Les bilans de Lurdo

Après une saison 2 de la série The Punisher de Netflix en demi-teinte, et une première fournée d'épisodes de Daredevil : Born Again qui opposait directement Frank Castle aux initiatives de Fisk à New York (et se concluait par l'évasion du Punisher des geôles de ce dernier), on pouvait s'attendre à ce que le Punisher fasse partie intégrante des "troupes" réunies autour de Daredevil pour affronter la milice privée de Fisk, en saison 2 de Born Again.

Mais il n'en est rien, puisque Castle est absent de cette saison 2, et qu'on le retrouve, à la place, dans ce one-shot à la chronologie un peu bordélique, co-écrit par Jon Bernthal.

The Punisher - One Last Kill (2026) : 

Retranché dans un immeuble de Little Sicily, Frank Castle (Jon Bernthal) est au bord du suicide, totalement perdu après avoir vengé les siens et massacré la pègre de New York. Jusqu'à ce que Ma Gnucci (Judith Light), doyenne de la famille Gnucci, refasse surface, encore en vie, et annonce à Frank qu'elle a mis une prime sur sa tête, et que tous les criminels de la ville vont bientôt être à ses trousses...

De l'aveu même de la production, l'objectif de ce téléfilm (qui n'est en réalité qu'un épisode spécial de The Punisher) était de faire passer Castle d'ex-soldat sanguinaire et dépressif, obsédé par l'idée de faire payer ceux qui ont tué sa famille, à un statut de justicier s'interposant entre le crime et le quidam moyen. Autrement dit : lui donner une nouvelle mission, laisser derrière lui la vengeance et étendre le champ de son action.

Une sorte de pont entre le Castle de la série Punisher, celui que l'on retrouve dans la saison 1 de Born Again, et celui qui fera brièvement équipe avec Spider-Man dans le Brand New Day à venir... ce qui fonctionne plus ou moins ici.

Frank déprimé, zombie obsédé par la vengeance mais incapable de s'extirper de son PTSD pour aider autrui, sur le point de se suicider et hanté par le souvenir des siens, mais qui repart pour un tour dès qu'une cible se présente à lui, c'est une caractérisation assez mélodramatique, mais pas désagréable.

C'est un peu toujours la même partition du Frank tourmenté, comme dans sa série, mais avec des variations, et à partir de la moitié de l'épisode, lorsque Castle se sort de sa torpeur et recommence à casser du méchant, on retrouve là un Punisher qui fait plaisir à voir, brutal et destructeur.

Malheureusement, il est alors un peu difficile de relier ce Punisher évoluant dans Little Sicily, ce quartier fictif de New York, pendant des émeutes improbables, avec le New York ultra-policé de Fisk, dans Daredevil : Born Again, saison 2. Supposément, One Last Kill prendrait place en parallèle du début de cette saison 2 - soit. On peut tout de même se demander où était Castle lorsque toute la ville s'est soulevée aux côtés de Daredevil pour renverser le Kingpin... 

Mais bon, ce sont là des soucis de continuité et d'univers partagé : pris indépendamment de Daredevil, One Last Kill est tout à fait satisfaisant, bien qu'un peu court et abrupt, et ressemblant plus au premier épisode d'une nouvelle saison qu'à un épisode unitaire.

Ce one-shot aurait probablement bénéficié de 15-20 minutes supplémentaires afin d'étoffer un peu le tout et de mieux le replacer dans sa continuité... mais on se contentera de ce qu'on a, en attendant la sortie du Spider-Man.

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Witcher, saison 4 (2025)

Publié le 28 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Drame, Fantastique

Après une saison 3 particulièrement laborieuse et bavarde (qui voyait Henry Cavill rester en retrait et être évacué du programme), ainsi que divers spin-offs avortés, place à la saison 4 de The Witcher, l'avant-dernière du programme, avec Liam Hemsworth à la place de Cavill, pour une nouvelle saison qui se voulait plus accessible...

The Witcher, saison 4 (2025) :

Tout le monde tente de retrouver Ciri (Freya Allan), qui s'émancipe actuellement à l'autre bout du continent au sein des Rats (Christelle Elwin, Ben Radcliffe, Fabian McCallum, Aggy K. Adams, Connor Crawford, Juliette Alexandra), un groupe de jeunes hors-la-loi. Geralt (Liam Hemsworth) traverse ainsi le pays en compagnie d'alliés divers et variés (Eamon Farren, Joey Batey, Meng'er Zhang, Danny Woodburn, Laurence Fishburne, Linden Porco...), pour la retrouver, tandis que Yennefer (Anya Chalotra), elle, rassemble les sorcières encore en vie pour défendre leur école de sorcellerie contre le maléfique Vilgefortz (Mahesh Jadu) et ses troupes...

Plus accessible.... ou du moins, c'est ce que l'on croit deviner en regardant ces 8 épisodes mieux structurés, qui s'efforcent de minimiser les problèmes d'écriture des premières saisons pour quelque chose de plus concis, dynamique, avec des mini-aventures plus limitées.

J'en suis le premier surpris, d'autant que j'avais prévu de ne pas regarder cette saison à la base... mais ça passe à peu près. Je dis à peu près, car il reste toujours des scories évidentes, inhérentes au récit et aux choix de la production.

Commençons par la scorie la plus évidente : le remplacement de Cavill dans le rôle-titre.

Liam s'en sort honorablement, mais n'a pas la présence physique ni le charisme pour vraiment imposer son Geralt. Pas aidé par les scénaristes, qui gardent à nouveau en retrait, lui adjoignent toute une troupe de compagnons, le passent au second plan, et se contentent de flashbacks retournés avec Hemsworth pour tenter de faire illusion. Mais ça passe encore.

Ensuite, Ciri et ses Rats. J'ai visionné la saison avant d'avoir regardé le téléfilm consacré à ce groupe très United Colors of Benetton, mais je ne crois pas que cela aurait changé quoi que ce soit de voir le métrage auparavant : le groupe est insipide, il remplit clairement des quotas, Ciri n'a aucune alchimie avec sa petite amie, et quand arrive leur fin tragique aux mains d'un Sharlto Copley cabotin, on s'en contrefout royalement.

Les autres sous-intrigues de la saison s'en sortent mieux : ici, Yennefer recrute des sorcières (et quelques Witchers) aux quatre coins du continent, pour affronter l'armée maléfique de Vilgefortz dans un affrontement assez réussi (qui occupe une grosse partie de l'épisode 6). C'est relativement efficace, ça donne l'impression d'avancer, et ce même si la série manque toujours cruellement d'identité musicale et visuelle (c'est ultra-terne).

Ailleurs, on suit donc les mésaventures de Geralt 2.0 et de sa compagnie de l'anneau, qui s'en sortent plus ou moins bien : le nain et le gnome sont amusants, l'archère nettement moins (elle s'en va, revient, annonce qu'elle est enceinte, perd son bébé, flirte avec un Cahir en pleine rédemption) ; en chemin, la petite bande récupère ce bon vieux Lawrence Fishburne, plutôt efficace et juste en vampire qui cache son identité, malgré son look improbable ; et puis il y a Jasquier. Qui chante.

Parce que la série, dans son ensemble, semble plus décontractée, flirtant de temps à autre avec un second degré plutôt agréable (façon Hercules/Xena - les paysans, le perroquet...). Ce qui donne des moments plus légers, qui passent mieux à l'écran, mais aussi des ratages quasi-intégraux, comme cet épisode 5 qui voit tout le monde se poser au coin du feu et raconter son histoire personnelle.

Avec malheureusement un long et très pénible numéro musical de Jasquier, qui donne envie d'arrêter immédiatement l'épisode et la saison.

Heureusement, comme je le disais, globalement et hormis ce faux pas, cette saison 4 m'a paru plus maîtrisée (même si je sais que ce n'est pas une opinion très populaire : de l'avis général, ça ne fait qu'empirer).

Certes, une bonne partie du tout est toujours à jeter (tout ce qui tourne autour de Ciri, mais aussi de sa remplaçante auprès du Roi, avec caméo de ce bon vieux James Purefoy en conseiller qui manigance : c'est mou, c'est du remplissage, c'est insipide), et l'écriture est toujours très inégale, plus intéressée par le développement et l'héroïsme de tous les autres personnages sauf Geralt, qui finit par faire presque de la figuration dans la série qui porte son nom.

Mais en comparaison de la saison précédente, qui m'avait littéralement fait dormir devant chaque épisode, ça passe.

Et c'est peut-être ça la conclusion inattendue de ce bilan saisonnier : The Witcher est une série en fin de vie, c'est évident, et les problèmes d'écriture, de production et de gestion sont toujours les mêmes... mais cette fois-ci, ça passe. C'est toujours ça de pris.

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Les Rats : Une histoire "The Witcher" (2025)

Publié le 27 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Netflix, Fantastique, Critiques éclair, Télévision, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Drame

Parce que chez Netflix, on était tellement confiant dans la capacité de ses scénaristes à créer une franchise transmédia inépuisable et exceptionnelle autour de The Witcher, on a mis énormément de projets parallèles en chantier : série principale, téléfilms d'animation, spin-off préquelle... pour au final, s'apercevoir que l'approche Netflix (façon studio à l'ancienne, avec des scénaristes et showrunners sous contrat avec Netflix et assignés aux nouveaux projets, en fonction des besoins en personnel) n'apportait rien de probant.

Et ce n'est certainement pas cette nouvelle préquelle/spin-off consacrée aux Rats (groupe de voleurs des rues qui, dans la série principale, finit par accepter Ciri dans ses rangs), qui va changer la donne.   

Les Rats - Une histoire "The Witcher" (The Rats: A Witcher Tale - 2025) :

Six jeunes brigands soudés, surnommés les Rats (Christelle Elwin, Ben Radcliffe, Fabian McCallum, Aggy K. Adams, Connor Crawford, Juliette Alexandra), décident de dérober les caisses de Dominik Houvengheln, qui organise des combats singuliers partout dans le pays. Seul problème, le trésor est gardé par un monstre inconnu, un jalowick, et pour le vaincre, les Rats recrutent Brehen (Dolph Lundgren), un Witcher alcoolique et désabusé. Mais Leo Bonhart (Sharlto Copley), associé impitoyable de Houvengheln, va s'interposer...

C'est amusant comme les choses se répètent avec The Witcher : comme pour L'héritage du Sang, The Rats devait initialement être une mini-série servant à développer les Rats, à les rendre attachants et familiers, avant de réellement continuer leur histoire dans la série-mère, en saison 4.

Et comme pour l'Héritage du Sang, le tournage a eu lieu, Netflix a réalisé que ce qui avait été tourné était plus que médiocre, le projet a été annulé, et retourné/remonté pour constituer un téléfilm de 82 minutes, servant de préquelle à la saison 4... tout en s'ouvrant sur un épilogue de cette même saison 4, qui la spoile notablement.

The Rats est donc à la fois une suite et une préquelle à la saison 4... mais c'est aussi et surtout un gros bordel, sorti à la va-vite et en toute discrétion par Netflix, sans la moindre promotion.

Le souci principal étant que ce téléfilm compte sur un certain capital sympathie du spectateur pour les Rats, chose que la série-mère n'a jamais su générer. Et de toute façon, soyons francs, le fait de déjà connaître le sort des Rats (rappelé dans la première scène de ce métrage) empêche de s'investir dans leurs aventures.

Ce qui n'aide pas, non plus, c'est le fait que l'écriture reste faible. Toujours occasionnellement anachronique (voir un personnage se précipiter pour monter à l'avant d'un chariot en criant "Shotgun", à l'américaine, alors qu'il n'y a pas d'armes à feu dans le monde du Witcher...), elle peine à donner aux Rats une identité au delà de celle de "personnages clichés au passé tragique que des rôlistes créeraient sur un coin de table pour une campagne D&D".

Parmi les acteurs principaux, rares sont ainsi ceux qui parviennent à s'imposer : non seulement la moitié des personnages fait de la figuration, au second plan derrière Christelle Elwin (elle-même un peu inégale), mais en plus, il n'y a réellement que Juliette Alexandra qui se démarque un peu.

D'autant plus paradoxal que son personnage passe presque inaperçu dans la saison 4 de The Witcher, preuve que les scénaristes ne savaient que faire de tous ces protagonistes sous-développés, et n'étaient réellement intéressés que par la relation Ciri/Mistle.

Quoiqu'il en soit, ce téléfilm bricolé se regarde assez passivement, malgré une structure de film de casse qui fonctionne toujours à un degré ou à un autre, et la présence de Dolph Lundgren. Mais là encore, le déroulement reste très évident et prévisible, et souffre des scories habituelles de cette franchise.

Résultat très mitigé, donc, une fois de plus... et projet tombé à l'eau. À nouveau.

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Les bilans de Lurdo - Rooster, saison 1 (2026)

Publié le 27 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Sitcom, HBO, Télévision, Review, USA

Décidément, Bill Lawrence est un homme occupé, avec pas moins de 5 séries en production (Shrinking, le revival de Scrubs, Ted Lasso, Bad Monkey, et ce Rooster) et même s'il délègue beaucoup, il n'en reste pas moins qu'il a le vent en poupe.

Rooster, saison 1 (2026) :

À l'occasion d'un passage à l'université où travaille sa fille Katie (Charly Clive), récemment séparée de son compagnon infidèle, Archie (Phil Dunster), Greg Russo (Steve Carrell), auteur de romans de gare à succès décroche un poste de conférencier dans ce même établissement. Alors qu'il n'a jamais enseigné et qu'il n'a jamais fait d'études supérieures, Greg découvre la vie universitaire, ses particularités et ses excès, tout en tentant de gérer les tourments amoureux de sa fille, sa propre vie de divorcé, et les exigences de ses collègues et supérieurs, dont Walter Mann (John C. McGinley), le président excentrique de l'université...

Ici, Lawrence s'attaque à la midlife crisis d'un auteur de romans de gare, catapulté professeur de littérature dans une grande université américaine, le tout sur fond de satire du milieu de l'enseignement, et de crise du couple de sa fille. Un projet pour HBO Max, au format dramédie de 10 épisodes de 30 minutes, à l'ancienne, et reposant en grande partie sur les épaules de Steve Carrell... pour un résultat mitigé.

Déjà, premier point négatif : la photographie de cette série très automnale (voire hivernale) et douce-amère. Peut-être pour mieux coller au sujet ou à l'ambiance particulière du projet, Lawrence et son équipe ont opté pour une colorimétrie numérique très stylisée, tentant de restituer une image "cinématographique" sombre, avec beaucoup d'arrière-plans flous, et une teinte globale tirant sur le verdâtre. Le résultat est assez moche, je dois dire, même s'il a ses fans.

Ensuite, si Lawrence et ses scénaristes restent doués pour créer des personnages aux relations attachantes (Rooster et tout le monde, en fait, mais aussi le Président de l'université - ce bon vieux Docteur Cox - et Sunny, qu'il prend sous son aile), ils ne font pas forcément des miracles. Si Carrell est en effet excellent et porte la série sur son dos, je ne peux pas en dire autant des histoires de cœur et de cul de sa fille avec son mari infidèle qu'elle ne parvient pas à quitter. 

Ces deux personnages finissent en effet par occuper une place démesurée dans la série, tirant le tout vers le bas - encore que le personnage de Phil Dunster, anciennement dans Ted Lasso, s'en sort mieux : le personnage est une tête à claques arrogante, mais les scénaristes lui donnent plus de répliques et de situations drôles ; Katie, elle, paraît fréquemment versatile, voire antipathique et abrasive, alors même que les scénaristes cherchent clairement à montrer en elle une femme blessée que le spectateur est supposé trouver vulnérable, touchante et attachante.

D'autant que le ton du programme peut être très inégal selon les scénaristes : ici un coté pince sans rire et des répliques cinglantes, ailleurs de l'humour de sitcom très prononcé (le flic décalé qui perd toujours son arme), de la satire universitaire, des running gags inoffensifs (Carrell qui bruite à la bouche tous ses déplacements en scooter électrique tout-terrain) ou encore de l'émotion et du mélodrame qui se veulent sincères et émouvants.

La mayonnaise prend ponctuellement, principalement lorsque Carrell, toujours très attachant, est le sujet de la scène, de la sous-intrigue ou de l'épisode, mais je n'ai donc pas été très convaincu par l'ensemble : une grosse partie de la distribution est efficace, et le message optimiste est très similaire à celui de Ted Lasso (bien que les deux shows ne jouent pas dans la même catégorie) mais le tout n'a pas su me séduire totalement, que ce soit formellement, ou par son écriture.

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Critique éclair #274 - Projet Dernière chance (2026)

Publié le 25 Juin 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Science Fiction, Critiques éclair, Review, USA, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Projet Dernière chance (Project Hail Mary - 2026) :

Dans un futur proche, le Soleil se meurt, lentement mais sûrement dévoré, comme d'autres étoiles, par une forme de vie microscopique inconnue. Pour tenter de trouver une solution et sauver la Terre, le Projet Hail Mary est mis en chantier, afin d'envoyer un vaisseau spatial à l'autre bout de la galaxie, et d'essayer de comprendre pourquoi un seul astre semble échapper à ce phénomène qui se propage d'étoile en étoile. En 2032, lorsqu'il est réveillé par les systèmes du vaisseau, Ryland Grace (Ryan Gosling), ancien biologiste et instituteur, découvre que le reste de l'équipage est décédé pendant le voyage. Partiellement amnésique, il tente alors de survivre et d'accomplir sa mission... ce qui va se compliquer lorsqu'à destination, il rencontre une forme de vie extraterrestre, surnommée Rocky, envoyée par son peuple pour tenter de trouver une solution au même problème.

Après un certain temps passé plus en retrait, à des postes de producteurs sur de nombreux longs-métrages, Lord et Miller repassent devant la caméra, avec Drew Goddard (un ancien de chez Whedon et Abrams) à l'écriture, pour une adaptation d'un roman de l'auteur de The Martian... et sans surprise, ça donne un résultat assez enjoué et déconneur, plus en tout cas que ce que l'on aurait pu attendre sur la base d'un tel postulat aux enjeux dramatiques.

On accroche ou pas au ton assez léger, donc, avec un Ryan Gosling pas très doué, astronaute malgré lui, une structure en flashbacks à mesure que Grace retrouve ses souvenirs, et un récit qui devient une buddy comedy lorsque Rocky entre en jeu, alors que Rylad doit apprendre à communiquer et faire équipe avec l'alien rocheux.

Assez casse-gueule, mais globalement, j'ai plutôt apprécié le tout, je dois dire. Certes, narrativement, c'est parfois un peu cousu de fil blanc, et pas forcément très plausible, mais les effets numériques et pratiques et l'interprétation sarcastique-mais-pas-trop de Gosling font que l'on croit à cette amitié improbable, et au résultat de cette mission suicide.

Tout au plus mettrais-je un bémol sur l'illustration musicale, parfois un peu envahissante, et sur des effets de style et de réalisation pas forcément utiles, mais bon : dans l'ensemble, Project Hail Mary est plutôt maîtrisé et compétent, et même si ça s'essouffle un peu sur la fin, ça tient assez bien la distance.

4.25/6 

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Critique éclair #260 - SEMAINE WALPURGIS - Frankenstein (2025)

Publié le 2 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Drame, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Romance, Review, USA, Mexique, Netflix, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Frankenstein (2025) :

Retrouvé à l'agonie dans les étendues glacées du Pôle Nord, le Baron Victor Frankenstein (Oscar Isaac) raconte alors comment, dans son arrogance, il a décidé de créer un être vivant (Jacob Elordi) à partir de morceaux de cadavres, et comment celui-ci a échappé à son contrôle pour ensuite le traquer jusqu'aux confins de la planète...

Guillermo Del Toro continue sa collaboration avec Netflix, après ses séries prenant place dans l'univers de Trollhunters, son Cabinet de curiosités anthologique très inégal, et son Pinocchio plus qu'honorable. Ici, il nous propose donc une nouvelle adaptation de Frankenstein dans la droite lignée de son Crimson Peak (loin d'être le Del Toro que je préfère, honnêtement)... et si dès les premières images, on sent qu'on est un bon cran au-dessus du tout-venant des productions Netflix (il y a un vrai travail visuel, la direction artistique est ambitieuse, les décors sont spectaculaires - malgré un étalonnage et une colorimétrie numériques décevants, avec ce bon vieux contraste bleu/orange faisandé), ça reste une adaptation d'un récit vu et revu... ce qui donne un film assez inégal.

Paradoxalement, alors que de l'avis général, le film s'améliore à mesure qu'il déroule son récit, c'est la première moitié du film, jusqu'à la naissance du monstre, qui est paradoxalement la plus intéressante à mes yeux : Guillermo ajoute des éléments, en développe d'autres, propose des personnages secondaires inédits, et parvient à faire lentement monter la sauce.

Une fois le monstre né, par contre, on retombe dans quelque chose de beaucoup plus balisé, avec des moments qui ne fonctionnent pas (les attaques de loups numériques sur la ferme), une relation Créature/Elizabeth sous-développée (d'ailleurs, de manière générale, Mia Goth est vraiment transparente ici, un problème récurrent du casting des personnages féminins de plusieurs films de GDT) et un récit qui bascule intégralement du point de vue de la Créature, ce qui change vraiment la dynamique du métrage (Elordi est très bien dans le rôle, ce n'est pas le problème).

Au final, ça se regarde assez bien malgré ses 2 h 32 au compteur, et c'est tout à fait honorable, mais je n'ai clairement pas accroché autant que la majorité des critiques extatiques.

4/6 

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Critique éclair #255 - SEMAINE WALPURGIS - We Bury the Dead (2026)

Publié le 27 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Halloween, Fantastique, Walpurgis, Review, USA, Australie, Critiques éclair, Drame, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

We Bury the Dead (2026) :

Après qu'une bombe américaine ait accidentellement explosé au large de la Tasmanie, y tuant instantanément toute forme de vie, les secours s'aperçoivent que certains des morts reviennent à la vie, coquilles vides et à peine animées. Ava (Daisy Ridley), américaine, se porte volontaire pour assister les services d'urgence, à la recherche de son époux Mitch (Matt Whelan), disparu lors de l'incident...

Un film de zombies américano-australien qui n'en est pas vraiment un, puisque les zombies (qui sont présents au compte-gouttes) servent ici de toile de fond à la crise existentielle de son héroïne (excellente Daisy Ridley), une héroïne qui tente de tourner la page - non pas de la mort de son mari durant l'incident qui déclenche l'apparition des zombies, mais de la crise de son couple avant cet incident.

Sous prétexte de nous narrer les conséquences de cet incident (un incident d'ailleurs assez intéressant, y compris dans son approche du zombies), le film nous raconte ainsi (SPOILERS), via des mini-flashbacks fréquents, comment ce couple incapable de procréer a fini par se déliter, comment Ava alors a trompé son époux, comment celui-ci l'a quitté, et pourquoi elle a rejoint les services de secours pour le retrouver.

Le problème, en fait, c'est que la caractérisation générale du personnage d'Ava ne la rend pas très intéressante ou attachante : c'est une femme meurtrie dans son amour propre, infidèle, qui fait des choix discutables durant le film - tout l'aparté chez Riley (Mark Coles Smith), un militaire éploré conservant le corps zombifié de sa femme enceinte, est le résultat de décisions improbables et manque de subtilité - et qui finit renforcée dans ses positions, puisque le scénario (SPOILERS AGAIN) finit par la récompenser et par lui permettre de faire son deuil, en révélant que son mari la trompait (post-séparation, cela dit), en lui offrant un nouveau compagnon charismatique (méconnaissable Brenton Thwaites), et un bébé (celui de Riley, qui nait du corps à peine conscient de son épouse zombie).

Happy end, donc, pour Ava, qui arrive au terme d'un métrage auquel je n'ai clairement pas accroché.

Certaines idées sont intéressantes (le concept de zombies revenus à la vie "pour terminer ce qu'ils n'ont pas pu terminer de leur vivant" comme de bons vieux fantômes ancrés au monde des vivants), le côté lent et mesuré, économe en action et en menaces, change un peu... mais globalement, je suis vraiment resté sur ma faim, sans particulièrement adhérer au ton, à l'illustration musicale, ou aux personnages et à leur parcours.

Mais bon, je suis clairement minoritaire dans mon opinion, donc... 

2.5/6

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (2025)

Publié le 25 Avril 2026 par Lurdo dans Walpurgis, Comédie, Critiques éclair, Drame, Thriller, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Review, USA, HBO, Jeunesse, Horreur

Et c'est parti pour cette déclinaison télévisuelle des deux Ça de Muschietti, une série en 8 épisodes d'une grosse heure et supposée servir de préquelle aux deux films susnommés.

Un défi de taille (notamment parce que le statut de préquelle complique grandement les enjeux du programme) confié au co-scénariste du Chapitre 2 de Ça, qui sert ici de co-schowrunner et de scénariste de la moitié des épisodes de Bienvenue à Derry... pour le meilleur et pour le pire, et pour un programme qui ressemble souvent à du fanservice pour lecteurs de Stephen King.

Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (It : Welcome to Derry, chapter 1 - 2025) :

Au début des années 60, la petite bourgade de Derry, dans le Maine, est bouleversée par de multiples morts d'enfants - une Entité maléfique s'est réveillée, et un petit groupe d'enfants va devoir tout faire pour éviter un massacre. D'autant qu'en parallèle, l'armée américaine explore les environs, pour tenter de trouver un moyen de contrôler la créature et de l'exploiter à ses fins... 

Il est facile de comprendre pourquoi une série dérivée de Ça fait sens, du point de vue des exécutifs de Warner/HBO : les films ont été un succès, et la menace de Pennywise est, de par sa nature cyclique, facile à déplacer dans le temps, tous les 27 ans.

Sauf que répéter bêtement les événements du roman de King n'aurait aucun intérêt : pour contrer ce souci, Muschietti et compagnie repartent dans le passé, dans les années 60, période de ségrégation, de racisme et de guerre froide. De quoi amener des idées intéressantes, notamment en matière de peur sociétale... du moins, en théorie.

Dans les faits, la série passe en effet son temps en équilibre précaire, à ménager la chèvre et le chou, entre bête photocopie du récit original, fanfiction vaguement basée sur celui-ci, toutéliage approximatif et tentatives de prendre le spectateur à contrepied et d'intégrer un propos social et racial (à la Lovecraft Country). Mais au final, malheureusement, un manque de subtilité et, plus gênant, de peur, fait que le tout se retrouve souvent le postérieur entre plusieurs chaises.

Dès le premier épisode, on sent que la production est un peu mal à l'aise, divisant son show en deux parties principales : d'un côté, l'arrivée du Major Leroy Hanlon (Jovan Adepo), supposément incapable de ressentir la peur (un élément que la série n'utilise jamais à juste escient, et que l'acteur peine à exprimer), qui rejoint la base militaire locale, et apprend de la bouche du commandant Shaw (James Remar) que l'armée utilise les pouvoirs psychiques de Dick Hallorann (Chris Chalk) pour localiser des artefacts magiques capables de contrôler Ça, afin d'en faire une arme contre les Soviétiques.

Pourquoi pas, et Chris Chalk est excellent dans le rôle du personnage de The Shining, mais systématiquement, la série peine à rendre tout cela très probant, notamment vers la fin de saison, quand le véritable plan des militaires est révélé et s'avère plus risible qu'autre chose.

Et en parallèle, donc, la jeune Lilly Bainbridge (Clara Stack), qui assiste impuissante au massacre de son groupe d'amis au terme du premier épisode, et passe la saison à en reconstruire un autre, afin d'affronter Ça. Le tout, saupoudré de flashbacks sur les origines de Pennywise, sur l'arrivée de Ça sur Terre, etc, et sur le rôle des tribus indiennes locales, qui gardent l'entité... mais s'avèrent bien incapables dans l'ensemble.

On le voit, il y a de quoi dire et de quoi faire, dans cette première saison. Malheureusement, si je devais en retirer quelques éléments, je commencerais probablement par Ça, qui est réduit ici à des punchlines Freddy Krueger-esques, et à des apparitions guère effrayantes. Le manque de peur ou de malaise (paradoxalement, la série ne parviendra jamais à égaler sa scène d'ouverture, dans la voiture) est vraiment l'un des soucis du programme, un souci d'autant plus marqué à mesure que la série s'enfonce dans la mythologie de Ça et de Pennywise, qu'elle filme une poursuite en vélo dans un cimetière comme un épisode de Fais-moi peur ou comme, ou encore qu'elle s'essaie au drame de l'incendie du Black Spot, mais échoue à en exprimer l'horreur à force de pirouettes de caméra, de flammes numériques et d'un plan-séquence m'as-tu-vu.

En soi, pourtant, la série se regarde assez bien, la reconstitution historique est compétente, et l'interprétation est honorable, même si parfois inégale. Inégaux aussi, les effets spéciaux (le grand final est spectaculaire, mais la colorimétrie jaunâtre nettement moins, et certains éléments clairement numériques tombent à plat, comme le brouillard ou la tempête de neige), ou la structure globale de la saison : difficile de ne pas se dire que certains éléments sont vraiment superflus ou sous-développés (à ce titre, le personnage d'Ingrid Kersh/Madeleine Stowe ne sert absolument à rien de toute la saison), ou que le scénario, dans son ensemble, devient de plus en plus bête à mesure qu'il se blockbusterise.

Après, n'oublions pas que les adaptations télévisuelles de King ont toujours été plus ou moins bancales et discutables, même les plus cultes : guère surprenant, donc, que cette préquelle inutile et un peu maladroite (qui sera apparemment suivie d'une autre préquelle, dans les années 30, et ainsi de suite jusqu'à annulation) se prenne un peu les pieds dans le tapis, et peine à totalement convaincre.

Reste à voir si "les massacres de Pennywise au travers des époques" seront vraiment suffisants pour faire tenir le programme sur la durée. Personnellement, j'en doute, mais on verra bien.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Critique éclair #253 - La Falaise (2026)

Publié le 23 Avril 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Amazon, Critiques éclair, Thriller, Drame, Histoire, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

La Falaise (The Bluff - 2026) :

Autrefois pirate sanguinaire, Ercell Bodden (Priyanka Chopra) s'est installée sur une île des Caraïbes où elle vit paisiblement avec son fils Isaac (Vedanten Naidoo), handicapé, sa belle-sœur Elizabeth (Safia Oakley-Green), et son époux T.H. (Ismael Cruz Córdova), actuellement en mer. Jusqu'au jour où le cruel Francisco Connor (Karl Urban), ancien compagnon d'armes d'Ercell, ressurgit avec son équipage, et met l'île à feu et à sang pour retrouver l'ex-pirate et le trésor qu'elle lui a dérobé.

Les frangins Russo et Priyanka Chopra collaborent de nouveau (ou plutôt, tentent de justifier leurs précédents contrats avec Amazon pour le flop retentissant de l'univers partagé Citadel), pour ce film de pirates au budget relativement limité (ne pas s'attendre à d'immenses navires qui s'affrontent, etc, une grosse moitié du film se déroulant dans une grotte piégée), au rendu visuel très désagréable (sous-éclairage pour de nombreux intérieurs, et étalonnage numérique orange/bleu qui transforme certaines scènes en défilé d'oompa-loompas), et au rythme assez mollasson.

D'autant qu'au final, on est vraiment dans une histoire assez calibrée du type "XXX est une ex-espionne qui a tout quitté pour fonder une famille, mais un ennemi tout droit sorti de son passé revient se venger, obligeant XXX à reprendre les armes" comme les plateformes de streaming les aiment tant.

Bref, je n'ai pas franchement trouvé ça très maîtrisé, très palpitant voire même tout simplement très intéressant (sauf Karl Urban, qui campe un pirate assez convaincant).

2.25/6 

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