Après une saison 3 qui avait fini par me lasser (symptôme d'une industrie qui n'a de cesse de ressasser toujours les mêmes thèmes et les mêmes problématiques depuis les années 80, persuadée de sa maturité et de sa profondeur), place à la saison 4 de l'adaptation des comics de Kirkman, avec l'un des arcs majeurs d'Invincible : la guerre contre les Viltrumites.
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Invincible, saison 4 (2026) :
Encore traumatisé par son affrontement contre Conquest et les événements entourant la Guerre des Invincibles, Mark déprime en silence, mais doit se remettre en selle au plus vite : en effet, une nouvelle guerre se profile à l'horizon, alors que la Coalition des Planètes se prépare à attaquer frontalement l'Empire viltrumite...
Invincible peut dire merci aux Viltrumites : l'arc narratif de la guerre contre l'Empire permet à la série de s'extirper de l'environnement terrien, de partir dans l'espace, d'explorer de nouveaux mondes étranges, de revenir sur le passé des Viltrumites, de Nolan, sur l'épidémie ayant tué son peuple, etc... au point de laisser aux héros terriens un rôle de figuration.
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Certes, ils apparaissent principalement en début de saison, lorsque les Flaxans reviennent, et que les poulpes martiens ressurgissent... mais dans l'ensemble, toute la saison repose vraiment sur les Viltrumites et sur Thragg (Lee Pace), le Grand Régent de la race extraterrestre.
Et ce n'est pas plus mal, car le PTSD de Mark et sa perte de contrôle ne sont pas forcément très intéressants. La grossesse de Eve et son avortement décidé unilatéralement (beaucoup plus controversé dans le comic book), idem. Et il faut donc attendre que la Viltrumite War se déclenche réellement, à mi saison, pour que les choses démarrent réellement et prennent de l'ampleur.
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Certes, ça reste alors de la baston DBZ sanguinolente, encore et encore, avec toujours un manque d'enjeux réels (puisque tous les héros survivent à tout et revient toujours plus fort ensuite), mais le show s'avère alors réellement spectaculaire et épique (malgré quelques défaillances au niveau de l'animation et du mixage sonore).
Avant cela, cependant, il faut subir l'épisode 4 de la saison, un récit original signé Kirkman lui-même, et qui envoie Invincible en "Enfer" pour aider Damien (le Hellboy/Rorschach du pauvre de l'univers Invincible) et son patron Satan (Bruce Campbell) à se battre contre Volcanikka (Indira Varma). Un épisode parenthèse bourré de heavy metal, mais aussi totalement inutile, voire inintéressant, si ce n'est pour voir Kirkman faire mumuse avec ses jouets.
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Un peu comme avec Tech Jacket, en fait : un personnage inutile, uniquement là pour remplir un quota et parce que Kirkman essayait de lancer un spinoff Tech Jacket à l'époque du comic-book. Résultat : Tech Jacket est genderswapped dans la série, et reste partie prenante du conflit contre les Viltrumites, alors que bon, dans l'ensemble, cette parodie de Blue Beetle n'a pas grand intérêt.
Tout ça jusqu'à une trêve imposée dans le dernier épisode, épisode un peu bordélique et décousu, mais qui conclut la saison en laissant une porte ouverte pas inintéressante, et des sous-intrigues en suspens.
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Dans l'ensemble, la saison 4 d'Invincible ne m'a pas paru exceptionnelle, mais le fait qu'elle ait un fil conducteur plus dynamique que précédemment l'a rendue plus sympathique et intéressante à mes yeux. Pas sûr que la suite sera du même niveau, cela dit.
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