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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

aventure

Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

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Critique éclair #136 - Seize Them! (2024)

Publié le 23 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Histoire, UK, Review, Aventure, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Seize Them! (2024) :

Dagan (Aimee Lou Wood), jeune reine arrogante, immature et pourrie-gâtée est détrônée au terme d'une rébellion menée par Humble Joan (Nicola Coughlan), en possession de l'arme ultime : la poudre à canon. Trahie par Leofwine (Jessica Hynes), sa conseillère, mais aidée dans sa fuite par Shulmay (Lolly Adefope), une servante, Dagan croise le chemin de Bobik (Nick Frost), un benet ramasseur de déjections, et ensemble, ils tentent de rejoindre la côte, où des rois nordiques attendent la jeune reine...

Une comédie médiévale anglaise (réalisée par un néo-zélandais ayant principalement fait ses armes sur le petit écran et écrite par un scénariste de télévision) qui laisse une impression mitigée, malgré la réunion à l'écran de Hynes et Frost, et malgré une distribution efficace, qui semble bien s'amuser.

Le problème, en fait, c'est que tout est très étriqué, très télévisuel, ça fait vraiment trop téléfilm, avec notamment un rythme et un ton fluctuants : ce n'est jamais particulièrement drôle quand ça veut l'être, pas assez sincère et sérieux quand ça joue sur la fibre émotionnelle, pas assez nerveux, trop téléphoné, bref, le tout ne fonctionne que très ponctuellement, et déçoit globalement sur la durée, à force de se plier en quatre pour que Dagan la tête-à-claques connaisse une évolution et une métamorphose au cours du récit.

Cela dit, j'ai trouvé les deux rois nordiques amusants.

2.5/6

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Critique éclair #135 - Minecraft : le film (2025)

Publié le 21 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeu vidéo, USA, Review

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Minecraft : le film (A Minecraft Movie - 2025) :

Lorsqu'ils s'installent dans la ville de Chuglass, Idaho, au fin fond de l'Idaho, Henry (Sebastian Hansen) et sa sœur aînée Natalie (Emma Myers) ignorent qu'ils vont bientôt découvrir le monde de Minecraft, un monde merveilleux accessible par un portail. Henry finit en effet par découvrir, dans la boutique rétro de Garrett (Jason Momoa), la clef de ce portail, laissée derrière lui par Steve (Jack Black), explorateur disparu dans le monde de Minecraft. En compagnie de Dawn (Danielle Brooks), leur agente immobilière, Henry, Natalie et Garrett vont alors ouvrir la porte de ce monde étrange où tout est cubique.

Quel film bancal au possible.

Ça commence par un Jack Black survolté qui raconte, en voix off, une succession de flashbacks expliquant toutes ses aventures précédentes, comme un gros Précédemment dans... qui résumerait un premier film qui n'a jamais été tourné. Et puis pendant un moment, on se retrouve dans un film typique de son réalisateur, Jared Hess, déjà responsable de Nacho Libre et de Napoléon Dynamite : une comédie sur des losers paumés dans une Amérique profonde, notamment Jason Momoa, en ex-gloire des 80s devenu has been.

Et puis tous ces personnages se retrouvent aspirés dans le monde de Minecraft, où ils vivent des aventures pas très palpitantes, pas très drôles, pas très rythmées, où le script semble galérer à trouver des choses à faire à tout le monde (les personnages féminins disparaissent ainsi du film pendant un bon quart d'heure, sans raison), où l'on devine des coupes fréquentes au montage, et où la production bourre son récit très basique de fanservice à gogo.

Le tout, pendant que Momoa et (surtout) Jack Black cabotinent au possible, poussent la chansonnette (sans raison, encore une fois), sont victimes de slapstick, bref, il y a dans ce film une dissonance étrange, entre Momoa et Black qui forcent le trait, comme dans un film pour les plus petits, les deux actrices qui ne servent à rien, l'ado qui passe presque au second plan, et toutes les créatures et l'univers de Minecraft, plutôt réussis.

En fait, on a constamment l'impression que ce produit fini est le résultat de deux douzaines de scripts différents, tant en tonalité qu'en contenu, qui ont été fusionnés en cours de route, pour un résultat qui tient plus du patchwork que d'un film cohérent et digne de ce nom.

Mouais.

2.5/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 3 (2025)

Publié le 17 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Animation, Fantastique, Science Fiction, Amazon, Review, USA, Drame, Télévision

Saison 3 de la série Amazon adaptée des comics de Robert Kirkman, Invincible revient donc (après une saison 2 m'ayant laissé un peu mitigé) avec 10 épisodes de 45-60 minutes, toujours plus violents, toujours plus sanglants, bref, toujours plus fidèles au comic book...

Invincible, saison 3 (2025) :

Désormais fermement opposé aux méthodes de Cecil (Walton Goggins), Mark (Steven Yeun) tente de concilier son quotidien superhéroïque, sa romance naissante avec Eve (Gillian Jacobs), et son rôle de grand-frère auprès d'un Oliver (Christian Convery) qui découvre l'étendue de ses pouvoirs et de son héritage viltrumite. Pour ne rien arranger, Powerplex (Aaron Paul), un nouveau superméchant, tente de se venger de Mark et du danger qu'il représente lors de ses combats... et Angstrom (Sterling K. Brown) fait son retour, accompagné d'une armée de doubles de Mark provenant d'univers parallèles.

Au moment où j'écris ces lignes, le dernier épisode la saison vient d'être diffusé, l'internet est en extase, Invincible est "la meilleure série animée de tous les temps", c'est exceptionnel, Marvel et DC sont atomisés, et en plus Invincible est dans Fortnite, c'est bien la preuve que c'est trop audacieux, intelligent et génial.

La routine, en somme, pour une série qui reste fidèle à elle-même et à son modèle papier... même si cela implique l'utilisation de tropes, de thématiques et de rebondissements qui arrivent un peu après la bataille.

Ici, en l'occurrence, toute la saison s'articule autour du refus de Mark de tuer, et de comment, face aux événements tragiques qui s'accumulent, il finit par réaliser que c'est un mal nécessaire, et que le monde n'est pas manichéen. Et tout cela, ça passe par une succession de Kobayashi Maru scénaristiques, qui s'empilent encore et encore, jusqu'à ce que Mark cède : un peu artificiel, surtout au format condensé d'une saison télévisuelle.

Ce côté artificiel est en effet partiellement hérité du comics, mais amplifié par le format tv, et chaque sous-intrigue semble ainsi manipulée pour amener le spectateur aux mêmes conclusions que celles qui sont imposées à Mark ; ici, la rupture de Mark avec Cecil et son organisation, une rupture contrebalancée par toute une séquence retraçant la vie de Cecil, et montrant qu'il faut parfois se salir les mains pour sauver le monde ; ailleurs, la rédemption de Rex, sa romance naissante avec sa collègue et sa mort tragique (particulièrement téléphonée) ; Oliver, qui n'a de cesse d'insister sur l'inutilité d'un code moral face à des psychopathes ; la romance de Mark et Eve, qui débouche forcément sur une scène tragique servant de moteur à Mark ; Powerplex, qui veut venger la mort des membres de sa famille ; deux autres méchants, contraints de se tourner vers la criminalité pour subsister... 

Autant de sous-intrigues (sans même mentionner celle de tous les Invincibles des univers parallèles, ou encore les compromissions de Mark avec Titan, etc) qui, toutes, poussent le personnage principal à franchir la ligne rouge et à repenser sa vision du monde, de manière assez évidente et parfois maladroite.

Le tout culminant par un demi-épisode de baston ultra-sanglante (comme d'habitude) contre Conquest, histoire de conclure le programme dans un bain de sang qui, déjà, me lassait au format papier.

Je crois que c'est ça qui me fatigue un peu dans cette adaptation d'Invincible, et qui m'empêche d'adhérer au tout : j'ai déjà lu tout ça il y a 15-20 ans, et déjà à l'époque, les interrogations du style "tuer ou ne pas tuer", "le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, mais il est constitué de nuances de gris" ou "grands pouvoirs = grandes responsabilités" commençaient à être redondantes.

Alors 20 ans après, dans une série mettant à ce point l'accent sur l'ultra-violence et le gore gratuits, je souffle. D'autant que pour être très franc, l'arc des Invincibles alternatifs n'a jamais vraiment été très passionnant, et toutes les digressions de la saison, si elles ont le mérite de développer un peu l'univers et les autres personnages, ne le sont pas beaucoup plus.

Au final, force est de constater que cette saison n'avance pas énormément, que l'animation reste parfois inégale, et que le phénomène récurrent des personnages principaux toujours plus puissants, qui se font mettre en pièces mais survivent in extremis, devient lassant (encore une fois, c'était déjà très présent dans le comic-book, mais la série condense et surligne un peu tout). 

Je suis donc tout aussi mitigé qu'en saison 2, voire plus, mais un peu comme pour les comics, les fans adoreront, souvent aveuglément. 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 3 (2024)

Publié le 12 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, USA, Télévision

Troisième saison pour Vox Machina, une saison toujours sur Amazon, toujours en 12 x 25 minutes, toujours bien animée et spectaculaire, toujours aussi bien accueillie par le public... et toujours aussi frustrante pour moi, comme cela l'était en saison 2.

La légende de Vox Machina, saison 3 (The legend of Vox Machina, season 3 - 2024) :

Désormais en possession des Vestiges de légende, Vox Machina doit affronter Thordax avant que les œufs de ce dernier n'éclosent. Pour cela, ils doivent unir leurs forces à celles de leurs nombreux alliés, et faire confiance à Raishan, alliée de Thordax qui semble vouloir trahir ce dernier...

Alors très franchement, je ne me suis pas renseigné, et donc je ne sais pas si la série connaîtra une saison 4 (la fin de saison semble assez définitive et ferait une happy end convenable, avec une porte ouverte pour une suite, au cas où), mais je ne suis pas certain d'être de la partie.

Non pas que cette saison 3 soit mauvaise, loin de là... mais plus le temps passe, et plus je m'aperçois que je n'ai pas l'attachement nécessaire aux personnages à l'univers pour passer outre les défauts récurrents du programme, inhérents à sa nature d'adaptation de campagne de JDR.

La saison 3 reprend ainsi là où la série s'était arrêtée : sur le conflit de Vox Machina contre le Conclave des Dragons de Thordax. Et si l'on ne peut pas nier que les affrontements sont toujours impressionnants, visuellement, le fait que la série botte immédiatement en touche et envoie l'équipe en quête d'un autre artefact, à l'autre bout du monde, n'en est que plus frustrant.

On se retrouve alors avec pas mal de digressions et de sous-quêtes : ici, Scanlan qui tente de renouer avec sa fille et déprime ; là, Percy qui retrouve Ripley et Orthax le démon, qui veulent produire des armes à feu en grand nombre ; ailleurs, Kayleth qui chouine parce que personne ne l'écoute ; et puis le groupe se sépare, la moitié partant en Enfer, l'autre étant embarquée dans une intrigue secondaire pas très intéressante avec Allura et Kima ; il y a des coucheries et du shipping dans tous les sens ; Pike apprend à ne plus se fier uniquement à sa Foi ; on a droit à un match de catch entre un démonKong et Thordaxzilla ; Percy décède ; et la communauté de l'anneau Vox Machina et de tous leurs alliés s'unit pour attaquer le Mordor le volcan où trône Sauron Thordax, dans un ultime affrontement épique qui occupe deux bons épisodes et conclut la saison...

Ah, non, c'est vrai, il reste encore trois épisodes ensuite, principalement centrés sur un autre boss fight, Kayleith qui élimine Raishan, et sur le groupe qui ramène Percy à la vie.

Donc voilà - malgré l'action comme toujours épique, les enjeux finissent par être limités : les personnages principaux bénéficient tous d'une plot armor, jeu de rôle oblige, ils montent tous en puissance d'une manière ou d'une autre (level up oblige), c'est très très axé sentiments et larmes (l'humour continue de reculer progressivement), et si l'on sent la bonne volonté de tout le monde pour transformer une campagne de JDR en récit cohérent et bien structuré, ça reste un peu vain.

Car à mes yeux, Vox Machina continue de grincer aux entournures, et sans l'attachement inhérent des fans aux personnages, qu'ils ont suivi pendant des années et des années avant le début de la série, je peine à m'intéresser vraiment à tout ça : entre deux saisons, j'ai tendance à oublier qui est qui, qui fait quoi, et qui sont tous ces personnages secondaires, je me contrefous du shipping un peu pataud, et lorsque vient un moment typiquement JDR, ça a tendance à me sortir du récit plus qu'autre chose.

Après, comme d'habitude, les fans répondront sans doute présent, donc mon avis importe peu.

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Section 31 (2025)

Publié le 29 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Thriller, Discovery

Non, je n'ai pas rangé la critique de ce téléfilm Star Trek : Section 31, diffusé à l'arrache en janvier, dans la rubrique Cinéma, et pour cause : avec tout juste 90 minutes au compteur, Section 31 n'est pas un film à proprement parler, mais clairement un patchwork de plusieurs épisodes de la série Section 31, telle qu'elle était initialement conçue. Une sorte de gros pilote en trois parties, qui ne mérite honnêtement pas l'appelation "Star Trek"...

Star Trek - Section 31 (2025) :

Avec son équipe, composée de Quasi (Sam Richardson), un métamorphe, de Fuzz (Sven Ruygrok), un organisme microscopique pilotant un corps mécanique aux apparences de Vulcain, de Zeph (Robert Kazinsky) et son exosquelette robotique, de Melle (Humberly Gonzalez), une Deltane, et de Rachel Garrett (Kacey Rohl), représentante de Starfleet, Alok (Omari Hardwick), un Augment travaillant pour la Section 31, vient trouver Philippa Giorgiou (Michelle Yeoh) pour lui demander son assistance : une arme cataclysmique est sur le point d'être vendue dans le secteur, et la Section 31 veut arrêter la transaction... d'autant que l'arme est directement liée au passé de Giorgiou dans l'univers miroir.

Six années se sont écoulées depuis l'annonce très prématurée de ce spin-off, alors prévu pour être une série tv avec un Michelle Yeoh qui n'avait pas encore connu la renaissance de sa carrière. Depuis, elle a eu un Oscar, Discovery est terminée, et le "boom" du streaming s'est bien calmé (traduction : Paramount ne veut plus investir autant d'argent qu'avant dans de nouveaux projets).

On se retrouve donc avec ce téléfilm bâtard, au budget plus limité, qui semble compiler vaguement trois épisodes (ou un pilote et une conclusion hâtivement bricolée), et qui est pleinement suffisant pour comprendre que le projet Section 31 était une mauvaise idée.

Et ce, sans même s'attarder sur la fascination que semblent ressentir Kurtzman et son équipe pour le concept même de la Section 31 : il faut dire qu'il est probablement plus simple de développer des projets et des idées pour un groupe de barbouzes des services secrets sans foi ni loi, à mi chemin entre la Suicide Squad, Mission Impossible et les Gardiens de la Galaxie, plutôt que de s'efforcer de faire du Star Trek pur et dur.

Encore que : si c'était si simple, je pense que ce Section 31 ne serait pas aussi... mauvais.

Visuellement, c'est clinquant, vulgaire, laid, et la réalisation d'Olatunde Osunsanmi (monsieur "plans tournoyants" sur Discovery) est au mieux quelconque ; musicalement, c'est insipide, avec des chansons nazes dans le nightclub tenu par Giorgiou et un rappel du thème de Star Trek, vers la fin du métrage, qui est tout sauf mérité ; conceptuellement, c'est creux, faussement edgy, avec des dialogues trop contemporains pour être crédibles ("you're a bad bitch"), et une équipe créative qui fait tout pour que ses personnages soient badass et ultracools... en vain.

Quand au scénario, c'est générique au possible : comme précédemment, les scénaristes tentent d'humaniser Giorgiou, en lui donnant une histoire d'amour impossible, mais ça revient à tenter d'humaniser Hitler en expliquant qu'il est devenu ainsi parce qu'il a eu le cœur brisé dans sa jeunesse - ça ne fonctionne pas.

Et puis l'on sent que le brainstorming, lors de la création des personnages, a été des plus... approximatifs : une impératrice sarcastique et cannibale, un métamorphe balbutiant, une Deltane sexy pour séduire les méchants, un cyborg à grande gueule (dont on se demande s'il n'a pas été conçu comme un ancien Borg, tant il y ressemble visuelllement), un Vulcain peroxydé ultra-excentrique et émotif à l'accent irlandais (qui rit comme le Joker), un Augment traumatisé, et pour vaguement lier le tout à Star Trek, une future capitaine de l'Entreprise. On se demande même si, pour créer tout ça, les scénaristes n'ont tout simplement pas lancé des fléchettes sur un tableau couvert d'idées aléatoires.

Quoiqu'il en soit, cette Section 31 prend l'eau de partout, s'avérant assez symptomatique de l'approche Kurtzman de la franchise : il faut que ça pête, il faut que ça soit cool, il faut que ce soit sexy, bref, il faut que ça plaise aux jeunes, ou du moins, que ça accroche l'œil des utilisateurs des plateformes de streaming. Et c'est à peu près tout.

Ça n'a pas grand chose à voir avec Star Trek (d'ailleurs, hormis les noms des races et les quelques notes du thème à la fin, le tout semble se dérouler dans un autre univers), c'est générique et, qualitativement, c'est médiocre, au mieux.

À oublier très vite.

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Critique éclair #126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024)

Publié le 24 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Fantastique, Critiques éclair, Japon, USA, Review, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (The Lord of the Rings: The War of the Rohirrim - 2024) : 

Deux siècles avant la découverte de l'Anneau unique, Hera, fille du Roi Helm du Rohan, se trouve contrainte de prendre la tête de son peuple lorsque Wulf, un seigneur rival, s'allie aux mercenaires Haradrim de son père, tué par Helm, pour se venger et prendre la tête du Rohan...

Un long-métrage d'animation japonais co-écrit par Philippa Boyens, et adaptant librement les Appendices du Seigneur des Anneaux, pour proposer un récit de princesse guerrière pas particulièrement original, avec une dose de fanservice inévitable (les thèmes musicaux, quelques voix au doublage, les mentions inutiles de Gandalf ou de Saruman à la fin), et des visuels qui divisent.

Il faut dire que c'est un peu le problème de base, quand on conçoit un tel projet, surtout dans un style anime très marqué : il faut réussir à impliquer le spectateur, alors que les personnages n'ont pas de réelle identité visuelle (au delà de "personnage d'anime"), ont une caractérisation assez basique, que l'animation est parfois inégale, et que globalement, le métrage ne fait que répêter peu ou prou ce que l'on a déjà vu dans la trilogie principale (le siège-bis du gouffre de Helm est à ce titre catapulté et décevant).

Ici, je ne peux pas dire que ça ait fonctionné sur moi : c'est longuet pour ce que ça raconte, c'est redondant, ça n'est jamais vraiment aussi intense et dramatique que ça semble vouloir l'être et esthétiquement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, même si je dois reconnaître le travail abattu du côté production.

Bof. 

2.75/6

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Les bilans de Lurdo - Star Wars : Skeleton Crew, saison 1 (2024)

Publié le 16 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Disney, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Star Wars, Télévision, Review, USA, Science Fiction, Jeunesse

Les critiques et le Web ont tranché : à part Andor (que je trouve toujours relativement surestimée, une série d'espionnage et de résistance très classique, sur un personnage insipide, le tout avec une skin Star Wars) et peut-être les deux premières saisons du Mandalorien, Skeleton Crew serait la meilleure production Star Wars depuis la trilogie originelle.

Un refrain que l'on commence à connaître par cœur et qui ne veut plus rien dire, mais qui intrigue. D'autant que Skeleton Crew, écrite et produite par Jon Watts (les Spider-Man de Marvel) se présente ouvertement comme une production ultra-nostalgique, un film d'aventure jeunesse Amblin façon Goonies avec une skin Star Wars : pas forcément une œuvre particulièrement révolutionnaire, sur le papier. Mais peut-être qu'au terme des huit épisodes de 25-50 minutes de la série, mon opinion va changer...

Star Wars - Skeleton Crew, saison 1 (2024) :

Cinq ans après la chute de l'Empire galactique, quatre enfants d'une planète reculée et cachée découvrent, enfoui sous terre, l'épave d'un vaisseau inconnu, qui se réactive et les emmène dans une folle course au trésor à l'autre bout de la galaxie. Wim (Ravi Cabot-Conyers), Fern (Ryan Kiera Armstrong), KB (Kyriana Kratter) et Neel (Robert Timothy Smith) vont alors faire la connaissance de Jod (Jude Law), un pirate de l'espace aux mystérieux pouvoirs...

Et dans l'ensemble, c'est tout à fait regardable, je dois dire. Particulièrement référentiel, régressif et nostalgique, au point d'en être un temps particulièrement agaçant - tout y passe : outre la franchise Star Wars (y compris les téléfilms des Ewoks et le Holiday Special), Skeleton Crew repompe à droite et à gauche, dans les Goonies, Explorers, Pirates des Caraïbes, Peter Pan, L'île au trésor/la Planète au trésor, Le Vol du Navigator, Indiana Jones, voire même le récent Star Trek Prodigy -, Skeleton Crew prend progressivement de la vitesse, porté par un Jude Law impeccable en ex-Padawan devenu pirate manipulateur, et finit par être même assez spectaculaire.

Il faut dire que visuellement, ça tient vraiment bien la route, probablement mieux que bon nombre d'autres productions Disney +, et cela est à la fois dû aux réalisateurs présents sur le projet (outre Watts, on peut citer Bryce Dallas Howard, le duo derrière Everything Everywhere All at Once, ou encore le réalisateur de Twisters), à la direction artistique efficace (même si parfois très "on a pris un film Amblin et on a remplacé les vélos par des speeders") et à l'excellent travail d'ILM sur le projet.

Le tout se regarde donc assez agréablement, le casting secondaire est amusant (Nick Frost en robot-pirate, Matthieu Kassovitz en chef de guerre, Kelly McDonald en chasseuse de primes, mais aussi Alfred Molina ou encore Stephen Fry au doublage de certains personnages), mais ce n'est pas sans défauts.

Parfois, ces défauts sont issus de l'écriture : à trop coller au moule Amblin, Skeleton Crew semble occasionnellement être une pâle copie plutôt qu'un hommage ; il y a beaucoup de grosses ficelles et de raccourcis maladroits qui sont uniquement là pour permettre aux épisodes de rester sous la barre de la demi-heure à peine ; certaines idées sont vraiment assez ratées (la planète de Kassovitz, dont la "fille" est un enfant soldat à l'accent français approximatif, et qui forcément fait des cabrioles en mode Parkour) et, plus problématique, les quatre enfants principaux sont sous-développés, et réduits à des traits de caractère basiques (et un peu à des quotas de diversité, aussi).

Il y a ainsi Wim, le petit métis impulsif qui rêve d'aventure ; Fern, la caucasienne de bonne famille qui se rebelle et s'autoproclame leader du groupe ; KB, asiatique handicapée depuis un accident et porteuse de prothèses cybernétiques ; et Neel, l'extraterrestre petit gros de service. Quatre personnages qui ne convainquent que partiellement, Wim et Fern s'avérant assez peu sympathiques (j'ai énormément de mal avec Fern, très clichée, et à l'interprétation que je qualifierai de "Cara Delevingnesque"), alors que KB et Neel restent souvent sous-exploités (ce n'est pas une surprise si ce sont ces deux derniers personnages qui, lorsque la série prend quelques instants pour respirer, se démarquent du reste).

Et puis je n'ai pas été particulièrement séduit par la bande originale du fils de Michael Giacchino, un peu trop éparpillée : ici, c'est de la musique de pirates, là, quelque chose de trop subtil pour marquer les esprits, ailleurs, on retrouve le souffle Star Wars, bref, c'est un peu inégal (du moins, tel que présenté à l'écran).

À l'image de la série, en fait, pleine de bonne volonté et de bonnes intentions, mais parfois maladroite, et fréquemment précipitée. Skeleton Crew, c'est sympathique, les plus jeunes adoreront probablement, mais je suis resté sur ma faim pendant les deux premiers tiers de la saison.

Cela dit, ça reste honorable, et plus homogène et/ou qualitatif que les dernières séries Star Wars comme The Acolyte...

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Les bilans de Lurdo - Kite Man, saison 1 (2024)

Publié le 9 Mars 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, DC, HBO, Comédie, USA, Review, Fantastique, Science Fiction, Télévision

Spin-off en 10 épisodes de la série d'animation Harley Quinn (qui commence à gentiment tourner à vide) ce Kite Man : Hell Yeah ! n'est ni plus ni moins qu'une déclinaison de la formule de la série d'origine : un couple principal amoureux et déjanté, un groupe de seconds couteaux éclectiques et pas très futés, des références et clins d'œil moqueurs, et des antagonistes menaçants... sans oublier le gimmick ambulant Bane, qui est abonné à des sous-intrigues soulignant toujours plus son incompétence.

Kite Man, saison 1 (Kite Man : Hell Yeah ! , season 1 - 2024) :

Amoureux et désireux de s'établir ensemble, Kite Man (Matt Oberg) et sa compagne Golden Glider (Stephanie Hsu) finissent par racheter Noonan's, bar miteux pour super-méchants, qu'ils gèrent tant bien que mal, entourés de leurs habitués Bane (James Adomian), la Reine des Fables (Janelle James), les Dubelz (Michael Imperioli), etc, sans oublier le personnel du bar, Sean Noonan (Jonathan Banks) et Malice Wundabar (Natasia Demetriou)... Mais l'Équation d'anti-vie de Darkseid (Keith David) finit entre leurs mains, et Lex Luthor (Lance Reddick/Amuche Chukudebelu) et Helen Villigan (Judith Light) sont prêts à tout pour l'obtenir.

Les scénaristes (tous issus de Harley Quinn) ne s'en cachent pas, et le titre original de la série (Noonan's) était assez clair à ce sujet : Kite Man a été conçue comme une version animée et superhéroïque de Cheers, avec ce que ça implique de format sitcom et de personnages secondaires.

Et effectivement, la série s'avère assez agréable à regarder, pour peu que l'on n'en attende pas plus qu'un contenu léger et parodique. Pour tenter d'impressionner son père, Kite Man tente d'obtenir un vrai pouvoir, et se transforme un temps en Beast Mode (une sorte de super bro super connard) ; Glider tente de contrôler ses pouvoirs et d'assumer ses mommy issues ; Bane remonte le temps via des toilettes magiques (visiblement, un des scénaristes a récemment revu Hot Tub Time Machine) et tombe amoureux de la mère de Glider, dans les années 80 ; une poule s'empare de l'Équation et devient un kaiju géant et destructeur ; l'élection du Méchant célibataire le plus sexy déchire la communauté des super-méchants ; Darkseid finit par arriver ; et toute la saison se conclut par de la baston générale entre les habitués de Noonan's et les sbires de Luthor... entre autres.

Et pendant tout ce temps, le couple Kite Man/Glider reste toujours sympathique et attachant, jamais trop criminel, vulgaire ou sarcastique pour agacer le spectateur, et les épisodes s'enchaînent, toujours rythmés et amusants, avec quelques caméos rigolos (Richard Kind en inspecteur de l'hygiène, Clayface, Frank la plante carnivore...) et une écriture qui n'a toujours que faire de la censure... ou presque, puisque comme d'habitude, à l'Américaine, on peut montrer tous les démembrements et les litres de gore imaginables, mais la nudité, c'est verboten.

Pas forcément surprenant, en soi, mais quand les scénaristes font exprès de placer toute une scène de combats dans un spa, avec une Glider totalement nue (mais stratégiquement floutée) qui tue tout le monde en faisant des pirouettes, on se demande bien quel intérêt ils y trouvent... (d'autant que ce n'est même pas fait sur un ton comique, à la Austin Powers).

Mais peu importe. En conclusion, Kite Man, c'est tout à fait honorable et regardable, mais il faut bien avouer que le programme ne parvient pas forcément à justifier l'existence de ce spin-off anecdotique, au delà du gimmick memesque "Kite Man c'est un loser, et ça, c'est drôle".

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - What If...?, saison 3 (2024)

Publié le 1 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Marvel, MCU, Les bilans de Lurdo, Télévision, Disney, Science Fiction, Fantastique, Jeunesse, USA, What If

Les deux premières saisons de What If...? étaient de bonnes surprises, des anthologies souvent légères et amusantes, parfois un peu plus sérieuses, qui présentaient des scénarios alternatifs aux événements du MCU.

Certes, la saison 2 était tout de même un cran en dessous, victime de scénaristes ayant confondu la popularité du personnage de Capitaine Carter avec un besoin impérieux de la faire figurer dans la moitié des épisodes de la saison, et paradoxalement, la sérialisation de l'anthologie était ainsi devenue inutilement trop prononcée... mais ce n'était pas rédhibitoire pour autant.

Pour cette saison 3, annoncée comme l'ultime saison de la série par un Marvel qui freine un peu sur son calendrier et resserre ses budgets, peu de changement (la showrunneuse a passé la main à son bras droit des deux premières saisons, mais tout de même a écrit deux épisodes), mais une réception étrangement hostile de la part des critiques qui, pour beaucoup, semblent tout juste découvrir le concept et le ton général de la série après trois saisons, reprochant soudain à ce programme (diffusé à Noël, rappelons-le) de ne pas être plus profond, plus sombre et plus dramatique... ou tout l'inverse.

What If...?, saison 3 (2024) :

- 3x01 : "What If... the Hulk Fought the Mech Avengers?" : Après qu'une transformation incontrôlable de Hulk ait donné naissance à l'Apex, un kaiju indestructible accompagné de Gamma Beasts innombrables, la Guerre Gamma a ravagé la Terre, et les Avengers survivants ont vaincu les monstres à bord de leurs Mecha-Avengers. Mais l'Apex est de retour, et Captain America (Anthony Mackie) doit partir à la recherche de Bruce Banner (Mark Ruffalo), en exil...

Un mélange de Godzilla, de Pacific Rim, des Avengers, de Voltron, de Macross, etc, avec un gros casting vocal, des plans plutôt jolis, et des inspirations assumées (la version finale de Hulk), pour un tout qui se regarde, sans plus. Il faut dire que je ne suis pas forcément fan du genre "méchas vs monstres", donc...

- 3x02 : "What If... Agatha Went to Hollywood?" : Parce qu'elle veut s'emparer des pouvoirs du Céleste Tiamut, Agatha Harkness (Kathryn Hahn), star du Hollywood des années 30, décide de recourir aux services de Kingo (Kumail Nanjiani), l'ultime Éternel, pour réaliser un dernier rituel. Mais le maître de Kingo, Arishem, ne l'entend pas de cette oreille...

Un épisode années 30 et comédie musicale très divertissant, et visuellement assez spectaculaire. Les acteurs s'amusent clairement au doublage, le numéro de danse virevolte dans tous les sens, et il est amusant de constater que le MCU animé gère mieux l'existence des Éternels que le MCU cinématographique.

- 3x03 : "What If... the Red Guardian Stopped the Winter Soldier?" : Au début des années 90, le Red Guardian (David Harbour) part pour les USA, afin de prouver qu'il a plus de valeur que le Soldat de l'hiver (Sebastian Stan), envoyé tuer les Stark. S'en suit un road trip avec les deux hommes, des soldats aux caractères radicalement différents, traqués par Bill Foster (Laurence Fishburne)...

À nouveau, un épisode plutôt comique, en mode buddy comedy, dont on sent que les acteurs (Harbour en tête) s'en donnent à cœur joie en forçant le trait. C'est rythmé, plein d'action, c'est assez drôle, bref, c'est réussi, avec en prime une référence sortie de nulle part à Thelma et Louise.

- 3x04 : "What If... Howard the Duck Got Hitched?" : Lorsqu'ils se rencontrent durant une fête donnée par Thor, c'est le coup de foudre entre Howard le canard (Seth Green) et Darcy (Kat Dennings), qui finissent par se marier et par donner naissance à un œuf. Mais bien vite, toutes les forces du mal de l'univers tentent de mettre la main sur cet œuf au destin unique...

Troisième épisode à la suite dans le registre de la comédie, avec ici un gros, gros casting vocal (presque tout le monde reprend son rôle), une chanson de KISS et une animation décomplexée, en mode course poursuite à la Benny Hill aux quatre coins de la galaxie, avec une fin façon Arche d'alliance. Ça n'a pas dû être économique à produire, mais c'était rigolo.

- 3x05 : "What If... the Emergence Destroyed the Earth?" : Le Watcher observe un monde où, après la destruction de la Terre au cours de l'Émergence de Tiamut, Mysterio (Alejandro Saab) a pris le contrôle des ruines à l'aide de ses illusions et de son armée de robots. Avec une poignée de survivants, Riri Williams (Dominique Thorne) tente de vaincre Vision et son maître...

Mwébof, celui-là, une version post-apocalyptique pleine de seconds couteaux d'un univers improbable, avec en tête d'affiche une Riri Williams qui déjà ne convainquait pas particulièrement dans Black Panther 2. Quant à la toute fin, à savoir lorsque le Watcher cesse de se contenter de regarder et intervient semi-directement, mouais... c'est la suite logique de ce qui a été amené jusque là dans la série, mais je n'ai pas trop envie que ça fasse toute la fin de la série là-dessus.

- 3x06 : "What If... 1872?" : Justicier au Far West, Shang Chi (Simu Liu) et sa coéquipière Kate Bishop (Hailee Steinfeld) partent sur les traces du malfaisant Hood, qui enlève et exploite les immigrants chinois, et est responsable de la disparition de Xi (Meng'er Zhang), la sœur de Shang Chi...

Une sorte de Shang Chi 2 en version western (avec une confrontation finale entre Schang Chi et sa sœur qui ressemble probablement à ce qu'aurait donné le final d'un SC 2 ou 3), plutôt bien mené, même si au final, tout reste très prévisible. Uatu continue d'intervenir, ce qui débouche sur un double épisode final qui lui est consacré...

- 3x07/08 : "What If... the Watcher Disappeared?"/"What If... What If?" : Lorsqu'elles réalisent que Uatu est en danger, Captain Carter (Hailey Atwell), Kahhori (Devery Jacobs), Storm (Alison Sealy-Smith) et Byrdie (Natasha Lyonne) cherchent à accéder à la Cinquième dimension, et ont recours pour cela à un Infinity Ultron pacifiste (Ross Marquand). Mais les Watchers ont déjà décidé du sort de Uatu (Jeffrey Wright) et une ultime bataille débute alors pour sauver ce dernier...

Un double épisode final assez bof, en partie parce qu'à nouveau centré sur la team Girl power de Captain Carter (je ne suis pas du tout fan du personnage de Byrdie, façon rock chick/riot grrrl au doublage très... spécial), mais aussi parce que la deuxième moitié dégénère dans de la baston à la DBZ avec des personnages surpuissants, une fusion, une absence totale de véritables conséquences (tout le monde se passe à tabac, mais même pas un bleu), un transfert de pouvoirs bien trop facile, et un sacrifice de Carter (encore une fois) assez attendu.

Ça se regarde sur le plan du spectacle pur et simple, mais je n'ai pas trouvé tout ça particulièrement intéressant, à une scène ou deux près.

(et puis la manière dont Storm-Thor est introduite à l'arrache, juste histoire d'utiliser la doubleuse, mwébof)

Bilan saisonnier :

Une ultime saison frustrante, car proposant quelque chose de ludique et de léger dans sa première partie, avant de rebasculer dans ses travers habituels et de tout centrer sur Captain Carter vers la fin. Ce qui est un exemple assez typique de surexposition : j'aime bien le personnage de Carter en tant qu'homologue interdimensionnel de Rogers, mais entre la saison précédente et cette fin de saison, là, c'est trop.

D'autant plus que le show reste assez maladroit dans sa manière de cocher les cases du cahier des charges de représentativité habituel chez Marvel TV et Disney (on place un maximum de personnages secondaires féminins et/ou issus de la diversité, mais ils font à peine plus que de la figuration) ou de rendre OP ses personnages inventés, comme Byrdie, Storm-Thor ou Kahhori.

Bref, un peu déçu par la dernière ligne droite du programme, qui se termine (de manière assez appropriée) par un monologue d'Uatu bouclant la boucle... mais qui passe par de la baston à gogo et des facilités frustrantes pour en arriver là.

Après, est-ce que cela fait rétroactivement de la série "la pire production Marvel", comme beaucoup de commentateurs en ligne et certains critiques "pro" l'ont affirmé ? Ces mêmes critiques qui sont incapables de se mettre d'accord sur ce qu'ils auraient voulu de la série (Encore plus de postulats improbables ? Au contraire, plus de What if sérieux et développés ? Des fusions décalées de personnages, comme Thanos-Wolverine ? Ou bien moins de ça, parce que c'est trop enfantin et immature ? Tout le monde semble avoir un avis différent sur la question...) ?

Loin de là. What If...? reste une série animée sympatoche mais anecdotique, dont la saison 1 reste la plus intéressante, et qui a décliné un peu au fil des épisodes, mais rien de dramatique, et on trouve toujours, chaque saison, de quoi se mettre sous la dent.

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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