Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Seule et unique saison de cette nouvelle série CBS, une workplace comedy de plus annulée par la chaîne avant même la diffusion complète de ses 20 épisodes.
DMV, saison 1 (2025) :
Le quotidien de Colette (Harriet Dyer) et de ses collègues, employés excentriques d'une branche du service des immatriculations de Californie, menacée de fermeture...
Et rapidement, on comprend où ça a pu coincer : lancer une nouvelle sitcom de bureau (genre surexposé s'il en est) avec un nombre d'épisodes "à l'ancienne" (alors que la majorité des nouvelles sitcoms débutent habituellement avec une saison d'une dizaine d'épisodes), un calendrier "à l'ancienne" imposant une pause de trois mois au programme en hiver (au bout de 9 épisodes), sous la supervision de producteurs "à l'ancienne" (le premier a fait ses armes sur HIMYM, la créatrice de DMV sur des épisodes de Friends et de nombreuses autres sitcoms annulées), c'est déjà partir avec un handicap.
D'autant que les personnages ne sont pas d'une originalité folle : Tim Meadows en employé cynique et désabusé, Tony Cavalero en sportif décérébré et misogyne, Gigi Zumbado en latina caractérielle et vaniteuse, Molly Kearney en responsable rondouillarde ultra-excentrique, ultra-naïve et ultra-positive (et ultra en surjeu), Alex Tarrant en beau gosse néozélandais, et Colette, névrosée, en manque d'affection et maladroite.
Des archétypes assez classiques, confrontés au quotidien à des "clients" insupportables, étranges ou récurrents (dont Mark Feuerstein, compagnon de la créatrice du show, en producteur hollywoodien irascible), pour un résultat... pas forcément désagréable, mais pas vraiment exceptionnel pour autant.
Malgré le compte à rebours intégré au récit (toute la saison tourne autour des efforts de Barbara, la cheffe, pour éviter que sa branche ne ferme, alors même que ses employés désabusés s'en contrefichent), malgré des inspirations évidentes (les micro-vignettes absurdes des "clients" en mode Superstore), et malgré des acteurs qui semblent s'amuser et parviennent à sortir du carcan de leurs personnages en cours de saison (le will they/won't they entre Colette et le beau néozélandais, par exemple, disparaît en cours de route, et c'est tant mieux), le tout reste un peu inégal.
Peut-être que dans un autre monde, où le créneau des workplace comedies ne serait pas aussi surchargé, DMV aurait trouvé sa place. En l'état, le show reste une comédie de bureau parmi tant d'autres, sympatoche, sans plus.
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La sitcom Fox continue son petit bonhomme de chemin au cours de ces douze épisodes, sans rien d'exceptionnellement mémorable, si ce n'est une rivalité accrue entre l'équipe habituelle et l'équipe de Templeton, avec laquelle ils doivent désormais cohabiter suite à une fusion des deux services.
Animal Control, saison 4 (2025) :
Rien ne va plus à la brigade du service animalier lorsque ses employés apprennent qu'ils vont être fusionnés avec leur brigade rivale, celle du détestable Templeton (Gerry Dee), et que ce dernier a bien l'intention de remplacer Emily à la tête du service...
Malgré une saison ayant pour thème le changement (ou du moins, le risque d'un changement), la dynamique de la série est désormais bien établie, et le programme ronronne donc sans faire trop d'écarts.
Frank reste égal à lui-même, toujours fanfaron (y compris lorsqu'un acteur hollywoodien décide de s'inspirer de lui pour son prochain film), toujours en conflit avec le reste de sa famille (notamment son père, qui subit une crise cardiaque), le shipping concernant sa relation avec Victoria n'avance pas vraiment... à contrario de la relation de Shred et Emily, qui finit par se concrétiser mais s'avère assez tiède et oubliable une fois leur relation secrète éventée.
Patel, lui, continue d'évoluer dans son coin, avec ses mésaventures de père de famille qui ne s'améliorent pas... et la série se permet quelques caméos, comme Gronk, Ken Jeong, ou encore Jim Rash.
Mais l'essentiel de la saison oppose Frank et Templeton, au point de frôler l'overdose au niveau de ce dernier et de son bras droit, Daisy (Kyla Pratt). Le souci, en réalité, c'est que Templeton est un antagoniste un peu trop caricatural et "maychant", qui mériterait d'être recalibré. D'autant que la fin de saison, plus que télégraphiée (un problème récurrent de la série, cf la saison précédente), n'augure pas forcément du meilleur pour la saison prochaine, sur ce front-là.
Bref, une saison 4 toujours agréable à suivre, mais qui se perd un peu en cours de route et manque peut-être de substance, ou du moins, qui peine à vraiment amener des éléments mémorables et à trouver de quoi faire à tous ses personnages.
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16 ans après la fin officielle de la série au terme de sa neuvième saison (elle-même déjà un semi spin-off, la majorité du cast habituel en étant absente), Bill Lawrence revient (peu ou prou) aux commandes de Scrubs avec la distribution originale et une nouvelle showrunneuse (ex-actrice/scénariste/productrice sur la série originale), pour 9 épisodes d'une vingtaine de minutes, diffusés sur ABC depuis le mois de février.
Scrubs, saison 10 (2026) :
Désormais médecin privé pour de riches clients, JD (Zach Braff) renoue brièvement avec le personnel de Sacred Heart à l'occasion d'une visite : son ex-femme Elliot (Sarah Chalke), son meilleur ami Turk (Donald Faison), chirurgien en burnout, Carla (Judy Reyes), son épouse infirmière, et le Dr Cox (John C. McGinley), toujours à la tête du service Médecine. Mais Cox lui avoue être dépassé par la nouvelle génération d'internes et par le politiquement correct qui lui est imposé par les RH, et lui propose de revenir travailler à Sacred Heart... en remplaçant Cox à son poste.
On prend les mêmes et on recommence, donc (ou presque : certains des anciens de Scrubs ne sont plus, ou alors n'apparaissent que le temps d'un caméo), pour une saison 10 somme toute très... fidèle à elle-même et à ce que la série était devenue au fil du temps. Ce qui, selon le point de vue, est une bonne chose ou est un peu plus problématique.
On retrouve l'amitié de JD et Turk, la relation tendue avec Cox, Todd le gros lourd, la romance compliquée de JD et Elliot... le tout avec quelques années en plus, un peu de recul, mais toujours autant d'excentricité mêlée à des moments plus sérieux et sincères.
Et puis il y a tous ces nouveaux-venus, principalement une fournée de jeunes médecins un peu inégaux, et qui ont un peu de mal à être développés sur ces 9 épisodes, d'autant qu'en termes de sitcom médicale, il est compliqué de faire du neuf avec du vieux (y compris quand, en parallèle, est diffusée St. Denis Medical, qui exploite une partie des mêmes archétypes) : le Dr Park (Joel Kim Booster, qui rejoue la même partition que dans Loot) qui déteste JD, Danasha (Amanda Morrow), une jeune chirurgienne afroaméricaine, Amara (Layla Mohammadi), une jeune indienne un peu timide et coincée, le Dr Tosh (Ava Bunn), une influenceuse qui passe son temps sur les réseaux, le Dr Green (Jacob Dudman), anglais réservé, le Dr Lewis (David Gridley), interne séduisant et gay, l'infirmière Raymond (X Mayo, qui refait la même partition que dans Loot, là aussi), son collègue flamboyant, l'infirmier Dubois (Michael James Scott), sans oublier Sibby (Vanessa Bayer, qui rejoue toujours la même partition, elle aussi, avec perruques et mimiques sorties du SNL et de I Love That for You), responsable des RH...
Tout ce petit monde n'est pas désagréable, mais l'intérêt principal de ce revival est clairement dans le cast original, dans son évolution, sa maturité (enfin, ses tentatives de maturité), ses nouvelles responsabilités, et, vers la fin de la saison, le rapport de JD à la maladie et la mort quand il découvre que Cox est malade.
C'est là que ça coince un peu, en fait : tout au long de la saison, le spectateur attentif remarquera que la production de la série semble un peu brouillonne et approximative. Sous-intrigues un peu catapultées, erreurs de continuité, faux raccords, éclairage un peu inégal, post-synchro flagrante, écriture fluctuante en fonction des scénaristes... on se demande parfois si la production n'a pas été perturbée.
Et lorsqu'arrive le season finale, la série trébuche quelques instants : alors que l'objectif est clairement de rendre la maladie de Cox touchante et d'offrir une réflexion globale à la Scrubs, la série se répète un peu (l'épisode 8 et l'épisode 9 font double emploi), toutes les sous-intrigues trouvent une résolution catapultée (y compris le célibat de JD, qui rencontre et finit avec une femme parfaite pour lui - Rachel Bilson, totalement sous-développée), le Janitor fait un caméo éclair assez décevant, et tout se conclue de manière approximative.
Comme si les scénaristes n'avaient été informés du nombre d'épisodes de la saison qu'au dernier moment, ou que la production était tombée à court de budget en cours de route.
Cette saison 10 se finit donc sur une note décevante, alors qu'elle était très bien partie pour égaler certaines des saisons précédentes du show : rien de rédhibitoire, mais tout de même un peu frustrant, pour un revival ma foi assez sympathique et attachant, à défaut d'être vraiment indispensable.
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Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...
Frankenstein (2025) :
Retrouvé à l'agonie dans les étendues glacées du Pôle Nord, le Baron Victor Frankenstein (Oscar Isaac) raconte alors comment, dans son arrogance, il a décidé de créer un être vivant (Jacob Elordi) à partir de morceaux de cadavres, et comment celui-ci a échappé à son contrôle pour ensuite le traquer jusqu'aux confins de la planète...
Guillermo Del Toro continue sa collaboration avec Netflix, après ses séries prenant place dans l'univers de Trollhunters, son Cabinet decuriosités anthologique très inégal, et son Pinocchio plus qu'honorable. Ici, il nous propose donc une nouvelle adaptation de Frankenstein dans la droite lignée de son Crimson Peak (loin d'être le Del Toro que je préfère, honnêtement)... et si dès les premières images, on sent qu'on est un bon cran au-dessus du tout-venant des productions Netflix (il y a un vrai travail visuel, la direction artistique est ambitieuse, les décors sont spectaculaires - malgré un étalonnage et une colorimétrie numériques décevants, avec ce bon vieux contraste bleu/orange faisandé), ça reste une adaptation d'un récit vu et revu... ce qui donne un film assez inégal.
Paradoxalement, alors que de l'avis général, le film s'améliore à mesure qu'il déroule son récit, c'est la première moitié du film, jusqu'à la naissance du monstre, qui est paradoxalement la plus intéressante à mes yeux : Guillermo ajoute des éléments, en développe d'autres, propose des personnages secondaires inédits, et parvient à faire lentement monter la sauce.
Une fois le monstre né, par contre, on retombe dans quelque chose de beaucoup plus balisé, avec des moments qui ne fonctionnent pas (les attaques de loups numériques sur la ferme), une relation Créature/Elizabeth sous-développée (d'ailleurs, de manière générale, Mia Goth est vraiment transparente ici, un problème récurrent du casting des personnages féminins de plusieurs films de GDT) et un récit qui bascule intégralement du point de vue de la Créature, ce qui change vraiment la dynamique du métrage (Elordi est très bien dans le rôle, ce n'est pas le problème).
Au final, ça se regarde assez bien malgré ses 2 h 32 au compteur, et c'est tout à fait honorable, mais je n'ai clairement pas accroché autant que la majorité des critiques extatiques.
4/6
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Witchy Ways (2024) :
Eve (Diora Baird), cadre dans le marketing, passe un peu de temps dans le cottage où sa mère récemment décédée a longtemps séjourné, et où elle rencontre Danni (Marem Hassler), propriétaire des lieux. Rapidement, les deux femmes se rapprochent, mais Danni cache un secret des plus surnaturels...
On met un peu de côté l'horreur pour se recentrer sur les sorcières... enfin, sur une comédie romantico-fantastique très californienne enrobée d'effets spéciaux approximatifs façon Disney Channel, et centrée sur un couple principal à l'écriture peu engageante : d'un côté, la marketeuse surbookée qui se cherche et qui est constamment ultra-distante et sur la défensive, et de l'autre, la sorcière wiccanne lesbienne qui débite les platitudes new age habituelles du genre sur la nature, la magie et la féminité, et fait le forcing pour séduire l'arrivante.
Une relation centrale qui avance de manière maladroite (en 15 minutes de film, on passe de "on ne se connaît pas bien, ça te dirait qu'on dîne ensemble ?" à "Au fait, je t'ai dit que je suis issue d'une famille de sorcières et que je me sens responsable de la mort d'une fillette et de ma petite sœur, qui hante désormais la maison ?" puis à "On s'embrasse ?" et enfin à "On couche ensemble après avoir transmis notre énergie vitale à un plant de basilic fané ?") et qui ne convainc pas franchement, à l'image du reste du film, en fait, qui semble vouloir traiter le wiccanisme tantôt comme quelque chose de spirituel et de new age, et tantôt comme une source de pouvoirs surnaturels improbables à la Charmed.
D'ailleurs, en parlant de Charmed, je n'ai pas mentionné l'esprit de la frangine qui se balade un peu partout comme un être de lumière, et qui doit être exorcisé durant un rituel express avant la fin du film, après qu'elle ait possédé un autre personnage secondaire.
Bref, paglop, dans l'ensemble.
2/6
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Man and Witch - The Dance of a Thousand Steps (2024) :
Maudit par un sorcier maléfique, un berger (Greg Steinbruner) se tourne vers la sorcière locale (Tami Stronach) pour tenter de rompre la malédiction, et de trouver enfin l'amour. Celle-ci lui impose alors trois tâches impossibles (soulever des milliers de fois un tronc d'arbre énorme, vaincre la horde d'ogres qui terrorise le royaume à l'aide d'une simple cuillère en bois, apprendre la danse des mille pas), mais progressivement, alors qu'il les réalise contre toute attente, elle s'aperçoit qu'elle s'éprend du berger...
Un conte de fées anglais écrit par son interprète principal (marié IRL à Tami Stronach, ici interprète de la sorcière et connue pour son rôle d'impératrice dans L'Histoire sans fin) et qui s'avère très réminiscent d'un certain type de programme à l'ancienne, très british.
On pense à de la pantomime, aux Monstres et merveilles de Jim Henson, à Ella Enchanted, aux mini-séries Hallmark d'antan... c'est de la fantasy bon enfant, très années 80, sans trop de budget mais qui ne se prend pas au sérieux, avec un certain décalage, c'est parfois ouvertement parodique (une ou deux poursuites à la Benny Hill), il y a plein de petits caméos amusants, parfois vocaux, parfois à l'écran (Christopher Lloyd, Sean Astin, Michael Emerson, Jennifer Saunders, Eddie Izzard, Bill Bailey...), et, à défaut d'être qualitativement exceptionnel, le tout s'avère très sympathique...
... si tant est que l'on sache à quoi s'attendre avant d'aborder le métrage, et que l'on adhère à cette approche. Si l'on s'attend à de la fantasy à gros budget ou à quelque chose de sérieux, il vaut mieux passer son chemin : on est ici dans la décontraction et la bonne humeur, ce qui, j'en conviens, est un peu hors-sujet dans le cadre de cette semaine Walpurgis !
3.75/6
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
In The Blink of an Eye (2026) :
Il y a près de 47 000 ans, un couple de Néanderthaliens (Jorge Vargas, Tanaya Beatty) et leurs enfants tentent de survivre face à une nature hostile ; dans un futur très proche, Claire (Rashida Jones), anthropologue, doit faire face à la maladie de sa mère, et à sa relation naissante avec Greg (Daveed Diggs) ; dans un futur lointain, Coakley (Kate McKinnon), humaine à l'espérance de vie artificiellement prolongée, est la seule passagère à bord d'un vaisseau-arche qui emmène des embryons à l'autre bout de la galaxie, avec pour seule interlocutrice l'IA de bord.
Hum. Un récit de science-fiction suivant des personnages interconnectés vivant à plusieurs époques différentes, mais étant tout de même liés d'une manière ou d'une autre, avec une distribution composée de visages familiers, le tout sur fond de généralités philosophico-métaphysico-humanisto-pouet-pouet sur la vie, le destin, l'amour, la mortalité et l'immortalité, le deuil, le regret, le temps qui passe, la maternité, etc, ça rappelle tout de même beaucoup Cloud Atlas, le flop bordélique des Wachowskis... et sans surprise, ce Blink of an Eye, réalisé par Andrew Stanton (ancien de chez Pixar, réalisateur de Wall-E et de John Carter), est tout aussi peu satisfaisant.
En même temps, un script de la Black list d'il y a une dizaine d'années, mis en chantier pré-COVID, tourné il y a plus de 3 ans, et resté dans les cartons depuis, ça ne pouvait pas donner quelque chose d'exceptionnel.
On se retrouve donc avec un métrage assez court (95 minutes tout compris), qui s'efforce de toutélier ses trois périodes temporelles de manière assez évidente et télégraphiée, pour aboutir à la conclusion que l'humanité reste intrisèquement liée à son passé, quelle que soit l'époque, et qu'être vivant est une expérience que nous partageons tous et qui se répète depuis la nuit des temps, et que blablablabla gros violons, larmoiements, leçon de vie qui se veut profonde et tutti-quanti.
Voilà voilà. Alors formellement parlant, c'est compétent (à défaut d'être spectaculaire ou inspiré), mais c'est aussi ultra-générique et superficiel dans son propos et dans son fond, et la structure en constants allers-retours entre les intrigues et les périodes empêchent le moindre dynamisme ou la moindre immersion, donc...
2/6
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Après une première partie de saison 1 de Starfleet Academy vraiment médiocre, le second trio d'épisodes remontait un peu la pente, sans se défaire cependant, dans sa mise en images d'un futur plus que lointain, d'une écriture globalement simpliste, incapable de se détacher des innombrables clichés des séries contemporaines pour jeunes... Mais place à la suite et fin de cette première année.
Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie :
- 1x07 - Ko'Zeine :Les cadets ont quatre jours de vacances - ce qui se traduit, pour Darem (et pour Jay-Den, qui l'accompagne par la force des choses), par un enlèvement et un retour forcé sur sa planète pour prendre part à son mariage arrangé ; Caleb, lui, refuse de quitter le campus, et, seul avec Genesis, il enchaîne les mésaventures...
Difficile de faire plus série CW que tout ça : oui, tout le monde est traumatisé par les événements de l'épisode précédent (où, on le rappelle, un red shirt inconnu et un membre sous-développé de l'académie militaire avaient trouvé la mort), mais le tout se résume, à l'écran, entre d'un côté, les bétises balourdes et immatures de Caleb et Genesis, écrits comme des ados de douze ans, et de l'autre, une bête histoire de mariage arrangé, assez classique et basique (on saluera tout de même l'effort de la production, qui place une actrice non-binaire dans un rôle secondaire avec sa collègue de Davey & Jonesie's Locker).
Sans oublier le grand retour de Star Trek : Therapy, qui voit tout le monde se confier de manière larmoyante et exprimer son mal-être, avant de se conclure sur un montage avec morceau de pop contemporaine. Tout ça, c'est générique, c'est fade, c'est déjà vu... bof.
- 1x08 - The Life of the Stars : Pour les aider à gérer leurs émotions, Tilly du Discovery vient rendre visite aux cadets, pour étudier avec eux une pièce de théâtre ; en parallèle, Sam fait l'objet de dysfonctionnements, qui l'obligent à retourner chez les siens, et forcent le Docteur à assumer son rôle de mentor et de père de substitution...
Bon, alors là, on va être très clairs dès le début : une bonne moitié de l'épisode est à jeter. C'est bien simple, toute la sous-intrigue sur la pièce de théâtre est clairement le produit de scénaristes issu(e)s d'une école d'arts et persuadé(e)s que le théâtre est l'école de la vie, que c'est la plus grande des forces artistiques, et qu'en étudiant la pièce en question (du théâtre typiquement américano-américain), on peut se psychoanalyser et en sortir grandi.
Star Trek : Therapy, à nouveau, avec une écriture affreusement bavarde, ronflante et basique, de l'explication de texte d'étudiant en théâtre, et des cadets qui, comme par hasard, ont tous des problèmes étrangement similaires aux thématiques traitées dans la pièce choisie, comme c'est pratique.
Bref, j'ai détesté cette moitié d'épisode. Heureusement, en parallèle, Robert Picardo sauve les meubles, même si, très honnêtement, le reboot de Sam semble un gimmick plus qu'autre chose ; et aussi, le traumatisme pseudo-paternel du Docteur est très artificiel et forcé, reposant sur un détail d'un épisode de Voyager jamais mentionné depuis près de 20 ans. M'enfin bon.
- 1x09 - 300th Night : Alors que Braka mine tout l'espace entourant la Fédération, Caleb entre enfin en contact avec sa mère et, avec une poignée de ses amis cadets, il vole une navette pour aller la rejoindre sur une planète éloignée...
Pas grand chose à dire sur cet épisode : je pourrais râler sur le plan physiquement improbable de Braka (les scénaristes n'ont vraiment aucune conscience des distances impliquées dans le minage de la Fédération), sur la sous-intrigue de Caleb qui n'aurait pas dépareillé dans Star Trek Prodigy (où les personnages ont 16 ans, sont immatures, et, pour aider l'un des leurs, seraient tout à fait capables de voler une navette, de partir en territoire ennemi de descendre sur une planète hostile et de garder leurs combadges en évidence et actifs à tout moment), sur la nécessité d'une menace existentielle galactique à chaque fin de saison de nuTrek, sur la disparition totale du staff de l'Athena depuis le pilote, ou sur le manque cruel d'originalité en matière de mise en images du bazar alien (sur fond de musique vaguement orientale), mais bon... au moins, en comparaison des épisodes précédents, il se passe des choses, ça avance, et Tatiana Maslani reste compétente.
- 1x10 - Rubincon :L'Athena doit sauver la Fédération, alors même que Braka organise le procès illégitime de Starfleet et de ses officiers...
Alors c'est amusant, mais dès qu'on retombe dans une configuration "un officier expérimenté aux commandes de la passerelle, et qui donne des ordres à ses subordonnés" (ici, en l'occurrence, Reno et les cadets), ça fonctionne nettement mieux, et ça ressemble à quelque chose de mieux structuré. Bon, il y a toujours des problèmes de logique interne, ou d'idées sous-développées qui ne sont pas très cohérentes (Brakka qui entoure la Fédération "de centaines de mines", on retombe dans une absence totale de compréhension de la science, de la physique et de l'immensité de l'espace de la part des scénaristes), ainsi que des éléments inutilement capillotractés (la télépathie radar ultra-précise la Bétazoide) mais bon.
Le procès de la Fédération. Jamais totalement crédible, pour être honnête, avec une Maslani impeccable (malgré un personnage de Maman Mir nettement moins sympathique, voire un peu énervant), un Giamatti qui cabotine (mais c'est le rôle qui veut ça), et tout le monde qui est à peu près compétent à l'écran, mais les motivations de chacun se résument encore une fois à de la psychologie de télévision (des daddy/mommy issues), et les dialogues très mélodramatiques sont gentiment ronflants. Un épisode qui n'a pas su m'intéresser de bout en bout, mais au moins, il ne m'a pas donné envie de me jeter par la fenêtre.
- Bilan saisonnier -
Je vais forcément me répéter, mais j'ai trouvé l'ensemble de cette saison 1 assez médiocre. Pourtant, je n'ai rien contre le concept même d'une série Starfleet Academy (les romans young adult sortis dans les années 90, aux premiers volumes écrits par Peter David, étaient sympatoches) mais cette série semble tout simplement incapable de concevoir l'idée même de Starfleet Academy autrement que par le filtre des séries de lycée américaines CW des années 1990-2000 : des personnages immatures, des émotions toujours à fleur de peau, des structures, une année scolaire et des événements typiquement américains, une représentativité mécanique, etc.
Ce qui se combine malheureusement aux tendances récurrentes du Star Trek cuvée Kurtzman, pour qui moderniser la franchise signifie empiler les effets spéciaux, une menace galactique, un personnage principal exceptionnel directement lié à celle-ci, du fanservice et des scènes larmoyantes et nombrilistes de personnages qui passent leur temps à parler de leurs sentiments, de leurs problèmes, de leur mal-être, etc.
Un empilage qui plaira certainement à certains, mais personnellement, j'ai suffisamment vu ce type de programmes durant mes jeunes années pour être vacciné à vie. Et autant des scénaristes compétents et expérimentés pourraient parvenir à transcender tout ça pour donner quelque chose d'inédit, d'original et de qualitatif, autant une grosse partie de l'équipe en place (comme beaucoup de scénaristes de séries de l'ère streaming) n'est pas au niveau (exactement comme pour Discovery, en fait).
Cela dit, si seconde saison il y a, je ne serais pas contre Reno aux commandes de l'Athena, avec une rotation de cadets (les actuels, ainsi que de nouveaux visages) en stage d'observation à bord, secondant l'équipage habituel qui n'est apparu que dans le pilote du programme.
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The O'Briens (2013) :
Deux ans après la mort de son épouse, Pat O’Brien (Tommy O’Neil) veut se remarier avec Mary (Caroline Rothwell), sa nouvelle compagne. Il réunit donc ses enfants chez lui, dans sa ferme, pour leur annoncer la nouvelle : mais entre Fionn (Liam McMahon), qui arrive de New York avec sa petite amie barmaid (Amber Jean Rowan) un peu écervelée, Una (Slaine Kelly) qui arrive de Dublin avec son mari Brendan (Lochlann O'Mearain) et leurs enfants, et Gareth (Emmett Hughes), le cadet mécontent qui n'a pas fait son coming-out auprès de sa famille, les retrouvailles sont compliquées, d'autant que Pat veut aussi vendre l'exploitation familiale, et que Mary a une fille, Saoirse (Kellie Blaise), serveuse au pub local, au charme de laquelle Fionn n'est pas insensible...
Un film irlandais sur la réunion d'une famille dysfonctionnelle, écrit par trois de ses interprètes (Emmett Hughes, Slaine Kelley et Paddy Courtney), et qui s'avère tout à fait regardable, malgré un aspect technique trahissant parfois son budget très limité (la prise de son est très inégale, notamment la post-synchro).
Après, c'est classique dans le genre, mais plutôt bien mené, les personnages sont sympathiques (sauf Gareth la drama queen trop immature) et l'environnement irlandais apporte une couleur agréable, ainsi que de petites touches d'humour amusantes (le glandeur du village qui sert d'homme à tout faire et réapparaît tout au long du film).
3.5/6
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On continue la saison 1 de Starfleet Academy, spin-off de Star Trek Discovery qui, pour le moment, a tout d'une mauvaise série pour ados façon Beverly Hills 90210, et pas grand chose de Star Trek...
Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie :
- 1x04 - Vox In Excelso : Les cadets se préparent à un concours d'éloquence, et le thème de celui-ci colle à l'actualité lorsqu'un convoi klingon est détruit dans un accident. De quoi perturber encore plus Jay-Den, déjà anxieux à l'idée de s'exprimer en public, et qui n'assume pas totalement son héritage klingon...
Mouais. Par rapport aux trois premiers épisodes, il y a du mieux, c'est plus sérieux, ça cherche à développer un personnage en particulier (Jay-Den), ça propose quelque chose de travaillé sur la situation des Klingons au 32e siècle (diaspora suite à la destruction de leur planète durant le Burn), et ça développe aussi un peu les liens des uns et des autres.
Mais le problème, c'est aussi que chacun de ces points finit par retomber dans des clichés télévisuels ou scénaristiques peu probants. Oui, ça développe Jay-Den... en faisant de ce Klingon sensible un pacifiste rejeté par sa famille pour des raisons toujours pas explicitées, mais évidentes (la scène de shipping avec Darem est balourde au possible, et fait donc de Jay-Den un gros cliché ambulant du gay trop sensible pour grandir dans une société masculiniste et brutale). Oui, ça développe les Klingons, mais ça les rend aussi particulièrement naïfs (le subterfuge final), et ça souligne à quel point les maquillages klingons sont désormais artificiels et approximatifs (sans même parler de la voix et de la diction de Jay-Den, forcées au possible). Oui, ça développe les liens des uns et des autres, mais ça ne peut s'empêcher de continuer de faire de Caleb un Marty Stu en puissance, bon en tout... et surtout, ça reste terriblement américanocentrique dans sa dépiction de l'Académie, avec cette semaine une compétition de débats publics, affreusement basique et clichée.
Ça progresse, mais ça souffle toujours le chaud et le froid, avec des choix de réalisation laids, et une écriture inégale.
- 1x05 - Series Acclimation Mil :Lorsque ses créateurs lui imposent de produire rapidement des résultats dans sa compréhension de l'humanité et des êtres organiques, Sam décide d'étudier le mystère de la disparition de Benjamin Sisko, comme elle émissaire d'un peuple étrange et lointain...
Un peu la même réaction que lors de l'épisode précédent : c'est mieux que le premier tiers de la saison, mais ça reste pollué par de nombreuses scories inutiles qui me laissent totalement de marbre.
En même temps, avec Kirsten Beyer et Tawny Newsome à l'écriture, forcément, ça ne pouvait être qu'un épisode très référentiel et respectueux du passé (en l'occurrence, un épisode hommage à Deep Space Nine), parsemé d'éléments plus légers et chaotiques. Et effectivement, ces ruptures de ton sont l'un des soucis de l'épisode.
D'un côté, tout un travail sur le personnage de Sisko, sur son statut d'Émissaire, sur le destin de sa famille (pas la moindre mention de son enfant avec Kassidy Yates, même pas mentionné sur l'arbre généalogique... oups), avec Newsome en héritière de Dax, une utilisation du thème de DS9 en guise de générique de fin, un caméo de Cirroc Lofton et un caméo vocal d'Avery Brooks.
Plutôt intéressant, bien mené... mais aussi totalement parasité par une moitié d'épisode puérile et très très inégale, composée d'une sous-intrigue totalement superflue et laissée en suspens de Ake (toujours en mode "je suis bohème, je m'allonge partout") qui fait la paix avec Kelric, et du quotidien de Sam, tel que vu par ses yeux, avec narration face caméra, effets visuels bigarrés, et autres musiques pseudo-dynamiques et cools, pour bien illustrer que Sam est quirky !
On a un alien qui vomit des paillettes, Sam qui est bourrée, Jay-Den qui porte une jupe et se fait draguer en boîte), des conflits entre les Cadets et leurs rivaux, de la romance insipide, Colbert qui fait des vannes pas drôle en voix off, bref, c'est un bordel pas possible, qui tranche beaucoup trop avec le ton sérieux et doux-amer de l'intrigue principale.
Ajoutez à cela un maquillage de Cardassienne vraiment immonde et Caleb qui, encore une fois, est tellement génial qu'il est capable de reprogrammer Sam à la volée... et c'est donc un résultat global assez mitigé, où les intentions sont éclipsées par l'exécution.
- 1x06 - Come, let's Away : En mission de formation dans un cimetière d'épaves, les cadets et l'Athena sont attaqués par les Furies, un groupe de pirates cannibales qui prend en otage une partie des élèves. Seule solution pour les en sortir : faire appel à Braka (Paul Giamatti), qui a autrefois vaincu les Furies avec une arme dont il est le seul à connaître la nature.
Mouais. On est toujours dans le "c'est mieux que le début de saison, mais c'est toujours très moyen", surtout dans l'exécution.
Avec ce Come, let's away, on a droit à un épisode assez centré action et tension, mais qui se perd un peu dans sa mise en images (certains des affrontements contre les Reavers Furies sont brouillons et peu lisibles), et dans son rythme mollasson : forcément, quand on a Paul Giamatti en méchant récurrent, on le laisse faire son numéro et ses monologues. Encore. Et encore.
Résultat, on se retrouve avec des sous-intrigues qui évoluent par à-coups, pendant que le face à face Braka/Ake se déroule lentement, sans réellement totalement convaincre.
En parallèle, une sous-intrigue sur la relation de Caleb et de Tarima (une sous-intrigue qui nous fait la totale, de la scène de sexe gratuite en début d'épisode à la télépathie meurtrière vers la fin), toujours tirée vers le bas par l'interprétation de Zoe Steiner ; la mission des cadets retranchés sur la passerelle d'une épave (avec deux morts télégraphiées de red shirts sans grand intérêt) ; de l'action pas très bien filmée (en même temps, les Furies sont tous mis en image avec du flou et des effets moches) ; et donc, le blabla de Braka, qui débouche sur un retournement scénaristique bien moins surprenant que le script ne semble le penser.
Le tout, avec une écriture discutable, bien trop ancrée dans notre époque pour être plausible. À nouveau, donc : ça pourrait être pire, mais mouais bof.
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