Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

romance

Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie (1x07-10)

Publié le 4 Avril 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Star Trek, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, CBS, Jeunesse, Aventure, Télévision, Romance

Après une première partie de saison 1 de Starfleet Academy vraiment médiocre, le second trio d'épisodes remontait un peu la pente, sans se défaire cependant, dans sa mise en images d'un futur plus que lointain, d'une écriture globalement simpliste, incapable de se détacher des innombrables clichés des séries contemporaines pour jeunes... Mais place à la suite et fin de cette première année.

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie :

- 1x07 - Ko'Zeine : Les cadets ont quatre jours de vacances - ce qui se traduit, pour Darem (et pour Jay-Den, qui l'accompagne par la force des choses), par un enlèvement et un retour forcé sur sa planète pour prendre part à son mariage arrangé ; Caleb, lui, refuse de quitter le campus, et, seul avec Genesis, il enchaîne les mésaventures...

Difficile de faire plus série CW que tout ça : oui, tout le monde est traumatisé par les événements de l'épisode précédent (où, on le rappelle, un red shirt inconnu et un membre sous-développé de l'académie militaire avaient trouvé la mort), mais le tout se résume, à l'écran, entre d'un côté, les bétises balourdes et immatures de Caleb et Genesis, écrits comme des ados de douze ans, et de l'autre, une bête histoire de mariage arrangé, assez classique et basique (on saluera tout de même l'effort de la production, qui place une actrice non-binaire dans un rôle secondaire avec sa collègue de Davey & Jonesie's Locker).

Sans oublier le grand retour de Star Trek : Therapy, qui voit tout le monde se confier de manière larmoyante et exprimer son mal-être, avant de se conclure sur un montage avec morceau de pop contemporaine. Tout ça, c'est générique, c'est fade, c'est déjà vu... bof.

- 1x08 - The Life of the Stars : Pour les aider à gérer leurs émotions, Tilly du Discovery vient rendre visite aux cadets, pour étudier avec eux une pièce de théâtre ; en parallèle, Sam fait l'objet de dysfonctionnements, qui l'obligent à retourner chez les siens, et forcent le Docteur à assumer son rôle de mentor et de père de substitution...

Bon, alors là, on va être très clairs dès le début : une bonne moitié de l'épisode est à jeter. C'est bien simple, toute la sous-intrigue sur la pièce de théâtre est clairement le produit de scénaristes issu(e)s d'une école d'arts et persuadé(e)s que le théâtre est l'école de la vie, que c'est la plus grande des forces artistiques, et qu'en étudiant la pièce en question (du théâtre typiquement américano-américain), on peut se psychoanalyser et en sortir grandi. 

Star Trek : Therapy, à nouveau, avec une écriture affreusement bavarde, ronflante et basique, de l'explication de texte d'étudiant en théâtre, et des cadets qui, comme par hasard, ont tous des problèmes étrangement similaires aux thématiques traitées dans la pièce choisie, comme c'est pratique.

Bref, j'ai détesté cette moitié d'épisode. Heureusement, en parallèle, Robert Picardo sauve les meubles, même si, très honnêtement, le reboot de Sam semble un gimmick plus qu'autre chose ; et aussi, le traumatisme pseudo-paternel du Docteur est très artificiel et forcé, reposant sur un détail d'un épisode de Voyager jamais mentionné depuis près de 20 ans. M'enfin bon.

- 1x09 - 300th Night : Alors que Braka mine tout l'espace entourant la Fédération, Caleb entre enfin en contact avec sa mère et, avec une poignée de ses amis cadets, il vole une navette pour aller la rejoindre sur une planète éloignée...

Pas grand chose à dire sur cet épisode : je pourrais râler sur le plan physiquement improbable de Braka (les scénaristes n'ont vraiment aucune conscience des distances impliquées dans le minage de la Fédération), sur la sous-intrigue de Caleb qui n'aurait pas dépareillé dans Star Trek Prodigy (où les personnages ont 16 ans, sont immatures, et, pour aider l'un des leurs, seraient tout à fait capables de voler une navette, de partir en territoire ennemi de descendre sur une planète hostile et de garder leurs combadges en évidence et actifs à tout moment), sur la nécessité d'une menace existentielle galactique à chaque fin de saison de nuTrek, sur la disparition totale du staff de l'Athena depuis le pilote, ou sur le manque cruel d'originalité en matière de mise en images du bazar alien (sur fond de musique vaguement orientale), mais bon... au moins, en comparaison des épisodes précédents, il se passe des choses, ça avance, et Tatiana Maslani reste compétente.

- 1x10 - Rubincon : L'Athena doit sauver la Fédération, alors même que Braka organise le procès illégitime de Starfleet et de ses officiers...

Alors c'est amusant, mais dès qu'on retombe dans une configuration "un officier expérimenté aux commandes de la passerelle, et qui donne des ordres à ses subordonnés" (ici, en l'occurrence, Reno et les cadets), ça fonctionne nettement mieux, et ça ressemble à quelque chose de mieux structuré. Bon, il y a toujours des problèmes de logique interne, ou d'idées sous-développées qui ne sont pas très cohérentes (Brakka qui entoure la Fédération "de centaines de mines", on retombe dans une absence totale de compréhension de la science, de la physique et de l'immensité de l'espace de la part des scénaristes), ainsi que des éléments inutilement capillotractés (la télépathie radar ultra-précise la Bétazoide) mais bon.

Le procès de la Fédération. Jamais totalement crédible, pour être honnête, avec une Maslani impeccable (malgré un personnage de Maman Mir nettement moins sympathique, voire un peu énervant), un Giamatti qui cabotine (mais c'est le rôle qui veut ça), et tout le monde qui est à peu près compétent à l'écran, mais les motivations de chacun se résument encore une fois à de la psychologie de télévision (des daddy/mommy issues), et les dialogues très mélodramatiques sont gentiment ronflants. Un épisode qui n'a pas su m'intéresser de bout en bout, mais au moins, il ne m'a pas donné envie de me jeter par la fenêtre.

- Bilan saisonnier -

Je vais forcément me répéter, mais j'ai trouvé l'ensemble de cette saison 1 assez médiocre. Pourtant, je n'ai rien contre le concept même d'une série Starfleet Academy (les romans young adult sortis dans les années 90, aux premiers volumes écrits par Peter David, étaient sympatoches) mais cette série semble tout simplement incapable de concevoir l'idée même de Starfleet Academy autrement que par le filtre des séries de lycée américaines CW des années 1990-2000 : des personnages immatures, des émotions toujours à fleur de peau, des structures, une année scolaire et des événements typiquement américains, une représentativité mécanique, etc.

Ce qui se combine malheureusement aux tendances récurrentes du Star Trek cuvée Kurtzman, pour qui moderniser la franchise signifie empiler les effets spéciaux, une menace galactique, un personnage principal exceptionnel directement lié à celle-ci, du fanservice et des scènes larmoyantes et nombrilistes de personnages qui passent leur temps à parler de leurs sentiments, de leurs problèmes, de leur mal-être, etc. 

Un empilage qui plaira certainement à certains, mais personnellement, j'ai suffisamment vu ce type de programmes durant mes jeunes années pour être vacciné à vie. Et autant des scénaristes compétents et expérimentés pourraient parvenir à transcender tout ça pour donner quelque chose d'inédit, d'original et de qualitatif, autant une grosse partie de l'équipe en place (comme beaucoup de scénaristes de séries de l'ère streaming) n'est pas au niveau (exactement comme pour Discovery, en fait).

Cela dit, si seconde saison il y a, je ne serais pas contre Reno aux commandes de l'Athena, avec une rotation de cadets (les actuels, ainsi que de nouveaux visages) en stage d'observation à bord, secondant l'équipage habituel qui n'est apparu que dans le pilote du programme.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #243 - SAINT PATRICK - The O'Briens (2013)

Publié le 17 Mars 2026 par Lurdo dans St Patrick, Comédie, Drame, Cinéma, Critiques éclair, Review, Irlande, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

The O'Briens (2013) :

Deux ans après la mort de son épouse, Pat O’Brien (Tommy O’Neil) veut se remarier avec Mary (Caroline Rothwell), sa nouvelle compagne. Il réunit donc ses enfants chez lui, dans sa ferme, pour leur annoncer la nouvelle : mais entre Fionn (Liam McMahon), qui arrive de New York avec sa petite amie barmaid (Amber Jean Rowan) un peu écervelée, Una (Slaine Kelly) qui arrive de Dublin avec son mari Brendan (Lochlann O'Mearain) et leurs enfants, et Gareth (Emmett Hughes), le cadet mécontent qui n'a pas fait son coming-out auprès de sa famille, les retrouvailles sont compliquées, d'autant que Pat veut aussi vendre l'exploitation familiale, et que Mary a une fille, Saoirse (Kellie Blaise), serveuse au pub local, au charme de laquelle Fionn n'est pas insensible...

Un film irlandais sur la réunion d'une famille dysfonctionnelle, écrit par trois de ses interprètes (Emmett Hughes, Slaine Kelley et Paddy Courtney), et qui s'avère tout à fait regardable, malgré un aspect technique trahissant parfois son budget très limité (la prise de son est très inégale, notamment la post-synchro).

Après, c'est classique dans le genre, mais plutôt bien mené, les personnages sont sympathiques (sauf Gareth la drama queen trop immature) et l'environnement irlandais apporte une couleur agréable, ainsi que de petites touches d'humour amusantes (le glandeur du village qui sert d'homme à tout faire et réapparaît tout au long du film).

3.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie (1x04-06)

Publié le 14 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Star Trek, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, CBS, Jeunesse, Aventure, Télévision, Romance

On continue la saison 1 de Starfleet Academy, spin-off de Star Trek Discovery qui, pour le moment, a tout d'une mauvaise série pour ados façon Beverly Hills 90210, et pas grand chose de Star Trek...

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie :

- 1x04 - Vox In Excelso : Les cadets se préparent à un concours d'éloquence, et le thème de celui-ci colle à l'actualité lorsqu'un convoi klingon est détruit dans un accident. De quoi perturber encore plus Jay-Den, déjà anxieux à l'idée de s'exprimer en public, et qui n'assume pas totalement son héritage klingon...

Mouais. Par rapport aux trois premiers épisodes, il y a du mieux, c'est plus sérieux, ça cherche à développer un personnage en particulier (Jay-Den), ça propose quelque chose de travaillé sur la situation des Klingons au 32e siècle (diaspora suite à la destruction de leur planète durant le Burn), et ça développe aussi un peu les liens des uns et des autres.

Mais le problème, c'est aussi que chacun de ces points finit par retomber dans des clichés télévisuels ou scénaristiques peu probants. Oui, ça développe Jay-Den... en faisant de ce Klingon sensible un pacifiste rejeté par sa famille pour des raisons toujours pas explicitées, mais évidentes (la scène de shipping avec Darem est balourde au possible, et fait donc de Jay-Den un gros cliché ambulant du gay trop sensible pour grandir dans une société masculiniste et brutale). Oui, ça développe les Klingons, mais ça les rend aussi particulièrement naïfs (le subterfuge final), et ça souligne à quel point les maquillages klingons sont désormais artificiels et approximatifs (sans même parler de la voix et de la diction de Jay-Den, forcées au possible). Oui, ça développe les liens des uns et des autres, mais ça ne peut s'empêcher de continuer de faire de Caleb un Marty Stu en puissance, bon en tout... et surtout, ça reste terriblement américanocentrique dans sa dépiction de l'Académie, avec cette semaine une compétition de débats publics, affreusement basique et clichée.

Ça progresse, mais ça souffle toujours le chaud et le froid, avec des choix de réalisation laids, et une écriture inégale.

- 1x05 - Series Acclimation Mil : Lorsque ses créateurs lui imposent de produire rapidement des résultats dans sa compréhension de l'humanité et des êtres organiques, Sam décide d'étudier le mystère de la disparition de Benjamin Sisko, comme elle émissaire d'un peuple étrange et lointain...

Un peu la même réaction que lors de l'épisode précédent : c'est mieux que le premier tiers de la saison, mais ça reste pollué par de nombreuses scories inutiles qui me laissent totalement de marbre.

En même temps, avec Kirsten Beyer et Tawny Newsome à l'écriture, forcément, ça ne pouvait être qu'un épisode très référentiel et respectueux du passé (en l'occurrence, un épisode hommage à Deep Space Nine), parsemé d'éléments plus légers et chaotiques. Et effectivement, ces ruptures de ton sont l'un des soucis de l'épisode.

D'un côté, tout un travail sur le personnage de Sisko, sur son statut d'Émissaire, sur le destin de sa famille (pas la moindre mention de son enfant avec Kassidy Yates, même pas mentionné sur l'arbre généalogique... oups), avec Newsome en héritière de Dax, une utilisation du thème de DS9 en guise de générique de fin, un caméo de Cirroc Lofton et un caméo vocal d'Avery Brooks.

Plutôt intéressant, bien mené... mais aussi totalement parasité par une moitié d'épisode puérile et très très inégale, composée d'une sous-intrigue totalement superflue et laissée en suspens de Ake (toujours en mode "je suis bohème, je m'allonge partout") qui fait la paix avec Kelric, et du quotidien de Sam, tel que vu par ses yeux, avec narration face caméra, effets visuels bigarrés, et autres musiques pseudo-dynamiques et cools, pour bien illustrer que Sam est quirky !

On a un alien qui vomit des paillettes, Sam qui est bourrée, Jay-Den qui porte une jupe et se fait draguer en boîte), des conflits entre les Cadets et leurs rivaux, de la romance insipide, Colbert qui fait des vannes pas drôle en voix off, bref, c'est un bordel pas possible, qui tranche beaucoup trop avec le ton sérieux et doux-amer de l'intrigue principale.

Ajoutez à cela un maquillage de Cardassienne vraiment immonde et Caleb qui, encore une fois, est tellement génial qu'il est capable de reprogrammer Sam à la volée... et c'est donc un résultat global assez mitigé, où les intentions sont éclipsées par l'exécution.

 - 1x06 - Come, let's Away : En mission de formation dans un cimetière d'épaves, les cadets et l'Athena sont attaqués par les Furies, un groupe de pirates cannibales qui prend en otage une partie des élèves. Seule solution pour les en sortir : faire appel à Braka (Paul Giamatti), qui a autrefois vaincu les Furies avec une arme dont il est le seul à connaître la nature.

Mouais. On est toujours dans le "c'est mieux que le début de saison, mais c'est toujours très moyen", surtout dans l'exécution.

Avec ce Come, let's away, on a droit à un épisode assez centré action et tension, mais qui se perd un peu dans sa mise en images (certains des affrontements contre les Reavers Furies sont brouillons et peu lisibles), et dans son rythme mollasson : forcément, quand on a Paul Giamatti en méchant récurrent, on le laisse faire son numéro et ses monologues. Encore. Et encore.

Résultat, on se retrouve avec des sous-intrigues qui évoluent par à-coups, pendant que le face à face Braka/Ake se déroule lentement, sans réellement totalement convaincre.

En parallèle, une sous-intrigue sur la relation de Caleb et de Tarima (une sous-intrigue qui nous fait la totale, de la scène de sexe gratuite en début d'épisode à la télépathie meurtrière vers la fin), toujours tirée vers le bas par l'interprétation de Zoe Steiner ; la mission des cadets retranchés sur la passerelle d'une épave (avec deux morts télégraphiées de red shirts sans grand intérêt) ; de l'action pas très bien filmée (en même temps, les Furies sont tous mis en image avec du flou et des effets moches) ; et donc, le blabla de Braka, qui débouche sur un retournement scénaristique bien moins surprenant que le script ne semble le penser.

Le tout, avec une écriture discutable, bien trop ancrée dans notre époque pour être plausible. À nouveau, donc : ça pourrait être pire, mais mouais bof.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #240 - Because of Cupid (2026)

Publié le 5 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Fantastique, Review, Hallmark, Télévision, Canada, USA, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Because of Cupid (2026) :

Amis proches travaillant dans le même bar, Naomi (Amy Groening) et Marcus (Evan Roderick) croisent le chemin de Hal (Adam Tsekhman), un client étrange et un peu excentrique. Rapidement, alors qu'un concours de mixologie se profile à l'horizon et que Naomi et Marcus comptent bien en remporter le grand prix afin de reprendre le bar à leur compte, les cocktails expérimentaux de Naomi ont des effets bien étranges. Car Hal est en réalité Cupidon, et le thé rarissime qu'il a offert à la jeune femme a transformé ses boissons en philtres d'amour...

Un reste de la semaine Saint Valentin du mois dernier, ce téléfilm Hallmark assume pleinement son côté fantastique, avec la présence de Cupidon en personne, de philtres d'amour, et un ton plus léger et décontracté. Ce qui, en théorie, et avec un cast sympathique, aurait probablement dû me plaire.

Dans les faits, j'ai trouvé le tout un peu pépère et mollasson, avec une écriture inégale (trois scénaristes sur le projet), un fond très générique de concours à remporter (ici, c'est de la mixologie) pour pouvoir sauver un établissement sur le point de fermer (la routine habituelle), une illustration musicale assez moyenne, et des personnages qui, un peu comme dans d'autres téléfilms Hallmark, acceptent sans trop broncher les notions les plus improbables (ici, les philtres d'amour). 

Au final, ça se regarde, la distribution est attachante, mais ça s'arrête là, et ça ne tient pas forcément la distance.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Première partie (1x01-03)

Publié le 28 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Star Trek, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, Jeunesse, CBS, Aventure, Télévision, Romance

Nouvelle production de Kurtzman pour CBS/Paramount +, Starfleet Academy se positionne comme un spin-off du très médiocre Star Trek Discovery, avec une distribution jeune, dynamique et inclusive, quelques acteurs connus pour attirer le chaland, une showrunneuse issue de la teen tv (elle a œuvré sur Les Magiciens et sur deux séries CW) et une campagne promotionnelle très clairement orientée teen, façon Beverly Hills du futur.

De quoi créer immédiatement une certaine ambiance délétère et polarisante parmi les fans, avant même le lancement du programme...

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Première partie :

- 1x01 - Kids These Days : Au 32e siècle, la Fédération place l'ex-Capitaine Nahla Ake (Holly Hunter), retraitée excentrique, à la tête de la nouvelle Académie de Starfleet, et du vaisseau-école de celle-ci, l'Athena. Lors de son premier voyage, cependant, l'Athena est retrouvé par Nus Braka (Paul Giamatti), un pirate ayant enlevé la mère de Caleb (Sandro Rosta), l'un des cadets et le protégé du Capitaine Ake...

Résultat assez mitigé, pour ce series premiere qui souffle le chaud et le froid : le ton est très inégal (on passe du mélodrame plein de pathos - l'intro - à la teen comedy balourde au grand spectacle habituel du nuTrek de Kurtzman, et ainsi de suite) ; les personnages sont à la fois assez clichés (le lead rebelle autour de qui tourne toute l'intrigue, la directrice stricte et autoritaire, le bourge arrogant, le klingon sensible car probablement gay, la fille ambitieuse d'un amiral qui tente de prouver qu'elle n'est pas là par népotisme, la fille rondouillarde à la coupe de cheveux improbable, à l'hyperenthousiasme naïf, à la sociabilisation maladroite et qui sert de comic relief - Tilly 2.0, en somme, mais black) et paradoxalement tous bien trop compétents pour de nouveaux élèves pas encore entrés à l'académie (on se demande même à quoi sert tout l'équipage de l'Athena, qui reste les bras ballants pendant toute la fin de l'épisode) ; la série tente désespérément d'être quirky et décalée (Holly Hunter qui se plie en quatre sur son fauteuil de commandement, la photonique qui essaie de s'intégrer aux humains) mais paraît forcée ; l'interprétation est parfois caricaturale (Giamatti en fait trois tonnes, en mode superméchant de cartoon) ; et le tout se conclue sur une reprise musicale de San Francisco, supposément symbolique et émouvante, mais en fait assez hors sujet.

Cela dit, ça se regarde. C'est suffisamment rythmé pour fonctionner, le caméo de Picardo est sympathique, et personne n'est à baffer pour le moment (certains sont transparents, et j'ai un peu de mal avec la photonique, mais bon). Ça pourrait être pire, même si j'ai eu très peur pendant l'arrivée de Caleb au pénitencier en mode action movie...

- 1x02 - Beta Test : Alors que Starfleet tente de convaincre Betazed de rejoindre à nouveau la Fédération en invitant la délégation diplomatique du Président sur le campus de l'Académie, Caleb s'éprend de Tarima (Zoë Steiner), la fille du Président...

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir de ce second épisode, un épisode qui m'a globalement assez déplu, ou du moins, qui n'a pas su m'intéresser du tout.

D'un côté, de la diplomatie assez basique entre les représentants de la Fédération et le Président isolationniste (d'ailleurs, les scénaristes sont à côté de la plaque en présentant des Bétazoides empathes, dont un sourd qui communique par langage des signes, et dont les yeux ont diverses couleurs, alors que le canon de Trek les décrit bien en tant que télépathes aux yeux noirs) ; de l'autre, de la bluette de show young adult, avec musique d'accompagnement de série CW en fond sonore, protagoniste rebelle et torturé assez caricatural, love interest assez insipide (aux choix d'interprétation discutables), et dialogues assez médiocres, avec des scénaristes qui ne semblent pas à l'aise pour écrire des personnages de jeunes adultes autrement que comme des lycéens américains immatures du 20e siècle en rut (en même temps, le fait que Caleb et Tarima n'aient pas la moindre alchimie ne doit pas aider).

Le tout, bombardé de gimmicks visuels et de poudre aux yeux (des robots qui volent dans tous les sens, des références et des caméos fanservice dans tous les coins) histoire de rappeler au spectateur que malgré ces personnages au langage très peu châtié et très 21e siècle, il regarde bien du Star Trek. En théorie.

(ah, et le générique est encore un de ces génériques surintellectualisés bourrés de symbolisme, et au thème principal inexistant, qui fait presque plus série de Bryan Fuller qu'autre chose)

 - 1x03 - Vitus Reflux : La rivalité entre les cadets de Starfleet et les élèves de l'école militaire s'amplifie, alors que les deux camps s'engagent dans une guerre de farces qui n'a de cesse de prendre de l'ampleur...

C'est de pire en pire, ce Harry Potter dans l'espace.

Une heure de rivalité puérile et immature entre Griffondor et Serpentard, de laser tag, de leçon de botanique avec une plante rigolote, de cours de sport basique et dépassé, de chasse à la mascotte (avec un costume de mugato digne de TOS), de Thok caricaturale en pseudo-Severus Rogue, de Holly Hunter qui en fait vraiment trois tonnes dans son rôle de Dumbledore-bis, de références incongrues (quand l'épisode vire au film de casse, et que Sam la photonique dit qu'elle va apparaître et disparaître comme le Père Noël), et de ce qui semble être le futur love interest du jeune Klingon en la personne d'un rival de l'école militaire.

Tout ça pour arriver à la conclusion que faire partie d'une équipe, c'est important. Youpi.

J'espère vraiment que la série va s'améliorer, parce que jusqu'à présent, ce n'est vraiment pas ça.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #235 - Love Hurts (2025)

Publié le 17 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Romance, Critiques éclair, St Valentin, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Love Hurts (2025) :

Marvin Gable (Ke Huy Quan), agent immobilier, est épanoui dans sa carrière professionnelle, et se pense heureux, jusqu'au jour où il reçoit une lettre de Rose (Ariana DeBose), une femme qu'il croyait à jamais disparue. Car Marvin était autrefois un tueur travaillant pour son frère aîné (Daniel Wu), et il se cache depuis qu'il a refusé d'exécuter Rose, dont il était épris. Bien vite, le passé de Marvin le rattrape alors, tandis que de multiples tueurs surgissent dans son quotidien bien rangé, tentant d'obtenir de lui les coordonnées de Rose...

Une comédie d'action semi-romantique prenant place à la Saint Valentin et lorgnant très fortement sur un Jackie Chan à l'ancienne (style des combats, type de personnages, chorégraphies des affrontements, etc), mais sans toutefois parvenir à la hauteur de ses modèles.

C'est honorable, en soi, mais le film est parsemé de petites scories qui l'empêchent de vraiment transformer l'essai : les affrontements souffrent parfois du syndrome "je réagis/bloque un coup avant même que mon adversaire n'ait commencé à le donner", il n'y a pas grande alchimie entre Ke Huy Quan et Ariana DeBose (qui, de manière générale, est ici assez antipathique), l'écriture se perd un peu entre film d'action décalé, comédie romantique, moments avec narration en voix off...

Bref, ce n'est pas désagréable, mais ce n'est pas forcément exceptionnel pour autant, même si je dois bien avouer que les quelques caméos fonctionnent bien (Rhys Darby, Sean Astin) et que la sous-intrigue de Lio Tipton et de Mustafa Shakir est rigolote.

3.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #234 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - F*ck Valentine's Day (2026)

Publié le 15 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, St Valentin, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

F*ck Valentine's Day (2026) :

Née le jour de la Saint Valentin, Gina (Virginia Gardner) déteste cette fête, et son cynisme a fait d'elle, au fil des ans, une arnaqueuse, affabulatrice et manipulatrice à la répartie sarcastique. Lorsqu'elle rencontre Andrew (Skylar Astin), son total opposé, elle décide de se laisser charmer et, un an plus tard, elle part avec lui pour un séjour en Grèce, où réside la mère de Gina (Marisa Tomei). Mais là, alors qu'elle fait tout pour éviter une demande en mariage le 14 février, elle croise le chemin de Johnny (Jack Cannavale), son pizzaïolo habituel, qu'elle entraîne dans une spirale de mensonges tous plus improbables les uns que les autres...

Une comédie romantique indépendante à laquelle on accroche ou pas, tant ce métrage se rapproche d'un téléfilm Hallmark (grosses ficelles habituelles de la comédie romantique, tournage à l'étranger - Malte au lieu de la Grèce, budget limité, notamment pour les effets numériques, etc) mais dont les aspérités n'auraient pas été lissées, et qui aurait été passé au karsher d'une écriture un peu plus incisive et abrasive que la norme.

La protagoniste est cassante, menteuse, râleuse, elle passe son temps à s'empiffrer et à laisser tomber des miettes partout (tous les personnages le font, bizarrement), les dialogues sont plus vifs et mordants, les personnages volontairement plus caricaturaux, certaines situations assez absurdes, la distribution secondaire est amusante (Natasha Leggero et Lil Rel Howery en couple de voisins excentriques, Marisa Tomei qui s'amuse beaucoup, Sabrina Bartlett en sœur jumelle de Cannavale) et globalement, si l'on accroche au ton et au parti-pris, le tout se regarde très facilement, et est même assez sympathique.

Par contre, si l'on bloque sur l'un ou l'autre des interprètes, ou que l'on trouve tous les personnages antipathiques, on risque fort de rester à la porte de tout le métrage...

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #233 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - French Lover (2025)

Publié le 14 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, St Valentin, France, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

French Lover (2025) :

Acteur renommé, Abel (Omar Sy) n'est cependant pas heureux depuis sa séparation tumultueuse d'avec Lena (Cindy Bruna), elle aussi actrice. Jusqu'à ce qu'il croise le chemin de Marion (Sara Giraudeau), serveuse anonyme et au répondant marqué, dont il s'éprend aussitôt. Mais entre leurs différences, les excentricités et jalousies du monde du cinéma, les exigences de la carrière d'Abel, l'ex de Marion et les manigances de Camille (Pascale Arbillot), agente d'Abel, cette relation improbable va traverser bien des écueils...

Une comédie romantique française pour Netflix, inspirée d'une série tv israélienne, et qui s'avère assez prévisible et cousue de fil blanc sur toute sa durée - une durée par ailleurs assez considérable (près de deux heures), avec un récit qui tire à la ligne vers la fin.

Pourtant, le tout n'est pas désagréable, entre Omar Sy (qui a pris de la masse) et Sara Giraudeau (qui a un jeu très particulier, mais finit par être attachante) qui forment un couple sympathique, Alban Ivanov dans un rôle (un peu ingrat) de meilleur pote d'Abel, et un ton plutôt ludique tant que la relation est sur la pente ascendante.

Paradoxalement, dès que le couple Abel/Marion commence à battre de l'aile, et que le ton se fait plus sérieux et mélodramatique, ça convainc nettement moins, l'interprétation jusque là naturelle devenant plus récitative et surécrite, et ça semble un peu forcé.

Mais bon, dans l'ensemble, ça passe plus ou moins, même s'il aurait clairement fallu amputer de tout de 15 bonnes minutes.

3.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #232 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - La Liste magique (2025)

Publié le 13 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Fantastique, St Valentin, Review, USA, Canada, Télévision, Hallmark, Cinéma

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

La Liste magique (The Wish Swap - 2025) : 

Casey (Emily Tennant), conseillère en recrutement, fête son anniversaire entre amies dans un restaurant, où elle fait la connaissance de Henry (Jake Foy), fermier, qui y célèbre lui aussi le sien en famille. Lorsque vient le moment de souffler les bougies, cependant, le destin inverse les souhaits de Casey et Henry : ce dernier se retrouve invité à participer à une compétition télévisée de danse de salon (le souhait de Casey), tandis que la jeune femme, elle, hérite soudain d'une ferme (le rêve de Henry). Le duo parvient alors à un accord, décidant de s'entraider et, ce faisant, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Mouais. Malgré un postulat potentiellement amusant, The Wish Swap ("l'échange de souhaits"), une production Hallmark intitulée en français La Liste magique (une liste magique qui n'est mentionnée/n'apparaît techniquement qu'au bout de 45 minutes, quand Casey explique que son souhait exaucé est en fait une liste de trois souhaits, et les impose à Henry - grand moment de cringe quand elle les entraîne sur une scène pour improviser un passage de stand-up totalement malaisant à l'écran) s'avère une romcom passable, à l'écriture manquant de rythme et d'énergie (ça se sent notamment dans les dialogues, qui se veulent pétillants et pleins de verve, mais semblent souvent forcés et tombent à plat), à la distribution secondaire inégale, et globalement assez peu convaincante.

Ce n'est pas faute d'essayer, le ton général est assez léger, et les deux acteurs principaux s'efforcent de rendre ludique ce scénario totalement improbable et capillotracté, mais ça ne fonctionne pas vraiment : les réactions des personnages face à cette histoire de souhaits ne sont jamais totalement crédibles, et le script ressemble fréquemment à un premier jet inabouti ou un mélange bancal de plusieurs clichés du genre, entre la danse de salon, le contraste citadine en hauts talons/fermier bourru, les souhaits magiques...

Et puis très honnêment, le quiproquo final/la dispute du dernier quart d'heure, sur fond de "mon troisième souhait, c'est de trouver l'amour", au secours...

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #231 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Worth the Wait (2025)

Publié le 12 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Romance, Drame, St Valentin, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Worth the Wait (2025) :

Actrice renommée, Amanda Yan (Elodie Yung) tourne son nouveau film à Seattle, mais se retrouve à devoir cotoyer son ex (Andrew Koji), qui remplace au pied levé le réalisateur de cette production ; Leah (Lana Condor), médecin urgentiste dans la même ville, tombe amoureuse de Kai (Ross Butler), cadre qui travaille en Malaisie, et le couple débute une romance à distance ; Riley (Ami Fumiko Whitney) est éprise de Blake (Ricky He), mais l'oncle de la lycéenne, Curtis (Sung Kang) est très strict et n'approuve pas cette relation ; Teresa (Karena Ka-Yan Lam) et Nathan (Osric Chau) attendent un bébé, mais lorsque celui-ci ne survit pas, le couple se remet en question. Tout ce petit monde se croise et s'entrecroise, avec une même idée en tête : trouver le bonheur.

Une comédie dramatico-romantique américaine à la distribution asio-américaine, réalisée par un réalisateur taïwanais multirécompensé, pour un résulat ma foi tout à fait agréable dans le genre de la comédie romantique collégiale.

Ça ne révolutionne rien, les différentes situations sont assez classiques, mais la distribution est sympathique, et les nombreux passages "émotion" fonctionnent bien, principalement parce qu'ils sont sincères et crédibles. Au pire, on pourrait trouver que la sous-intrigue d'Elodie Yung est un peu sous-développée, mais bon... le reste compense, et les 100 minutes du film évitent que l'on s'ennuie, contrairement à d'autres films collégiaux du même type.

4.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>