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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

romance

Critique éclair #151 - The Witcher : Les sirènes des abysses (2025)

Publié le 21 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Witcher, Fantastique, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Witcher : Les sirènes des abysses (The Witcher - Sirens of the Deep - 2025) :

Engagés pour tuer un monstre semant la terreur en bord de mer, Gerald (Doug Cockle) et Jaskier (Joey Batey) se retrouvent embarqués dans une guerre entre le royaume terrestre de Bremervoord et le royaume sous-marin des sirènes. Au cœur de ce conflit, la relation impossible entre Agloval (Camrus Johnson), prince de Bremervoord, et Sh'eenaz (Emily Carey), princesse sirène...

Mouais. Une adaptation très libre d'une nouvelle de Sapkowski, qui pousse encore plus loin la relecture et l'hommage à La Petite Sirène d'Andersen... sauf qu'ici, on est plus dans l'hommage à Disney, puisqu'on se retrouve avec Melusina (Mallory Jensen), la méchante sorcière des océans, qui se transforme en poulpe/kraken et pousse la chansonnette pour convaincre Sh'eenaz de signer un pacte avec elle.

Du hors-sujet complet, qui transforme presque ce film d'animation Witcher en parodie, pas aidé par un doublage assez discutable du personnage d'Essi, pourtant l'un des éléments clés de ce récit. En effet, dans la nouvelle, la relation de Geralt et Essi (Christina Wren), une barde, est au premier plan, une relation impossible là aussi, Geralt étant toujours épris de Yennefer. Ici, les scénaristes ont inversé la tendance, fait passer cette relation au second plan de l'histoire principale, ajouté une énorme dose de baston et de conflits, et ils ont laissé Christina Wren adopter un accent calamiteux, improbable, et à géométrie variable, ce qui rend la relation de la demoiselle avec Gerald assez brinquebalante.

Et ce n'est pas la seule chose qu'ils ont "inversé", puisque la conclusion de l'intrigue, qui voyait la sirène sacrifier sa nature pour son prince, est ici remplacée par une fin heureuse plus politiquement correcte (le prince devient une sirène), qui retire de la tragédie au conte originel. Déjà que toute l'intrigue est vraiment basique et quelconque et que la langue des sirènes est laborieuse au possible...

Heureusement, la bataille finale est assez spectaculaire (malgré quelques soucis de framerate entre les parties animées en 2d et les parties animées en 3d et un Geralt en mode Wuxia qui saute, virevolte et tournoie dans tous les sens), et Doug Cockle (le Geralt des jeux) assure au doublage.

Mais dans l'ensemble, un bon gros bof, bien en dessous du Cauchemar du loup.

2.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - Mythic Quest, saison 4 (2025)

Publié le 11 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, Apple

Quatrième saison de cette série Apple qui, après une saison 3 en demi-teinte, revient pour dix épisodes de 25 minutes, avec pour objectif de bouleverser le status quo du programme...

Mythic Quest, saison 4 (2025) :

Alors que David cherche une source de financement étrangère pour le studio, le duo Poppy/Ian est bouleversé par l'arrivée, dans la vie de Poppy, d'une romance inattendue : la voilà désormais partagée entre son métier et son couple avec Storm, un artiste ; Dana, elle, entre en conflit avec David, qui refuse de la rémunérer justement pour ses contributions à Playpen... 

Aïe. Je ne m'y attendais pas, mais Mythic Quest a percuté de plein fouet un mur, en saison 4, celui de la flanderisation.

Mais commençons par ce qui fâche : on en a l'habitude, chaque saison de MQ peut être décrite comme un ensemble d'épisodes sympas-sans-plus, au sein desquels brille particulièrement un épisode indépendant, souvent plus sérieux, sincère et touchant. En saison 1, c'était l'épisode mettant en scène Cristin Milioti et Jake Johnson ; en saison 2, l'épisode sur CW Longbottom et sur sa rivalité créative de longue date avec un collègue ; en saison 3, l'épisode sur les jeunes années de Poppy et Ian... 

En saison 4, malheureusement, cet "épisode spécial" n'est pas à la hauteur : un épisode entièrement consacré à Pootie Shoe l'influenceur, écrit par l'acteur interprétant Pootie Shoe, avec Charlie Day dans le rôle de son agent. Pas particulièrement drôle, manquant nettement du sérieux et de l'émotion des autres épisodes spéciaux, cet épisode se regarde passivement, sans jamais marquer.

Et, privée de son habituel épisode excellent, la saison se retrouve à végéter à un niveau très moyen, alourdie par une écriture qui, désormais, est tiraillée entre shipping, copinage et flanderisation.

On le sait, la bande de McElhenney est assez soudée, et il considère son cast comme une famille. Ce qui se traduit par des épisodes écrits et/ou réalisés par divers membres du cast, notamment David Hornsby et Ashly Burch. 

Une Ashly Burch qui, au fil des saisons, a pris de plus en plus de place devant et derrière la caméra, son personnage Rachel ayant été catapulté en quatre ans de simple testeuse de jeux vidéo au poste de directrice de la monétisation de ce studio de plusieurs millions de dollars. Avec elle, sa petite amie Dana, passée de testeuse à game designer, et devenant cette saison une superstar du studio dont les créations (un mini-jeu intégré à Playpen, le Roblox de MQ) font la fortune de MQ.

Seul problème : de plus en plus, les traits paraissent forcés, que ce soit au travers de l'écriture ou de l'interprétation. Rachel (déjà assez surjouée à la base), conspirationiste, touche le fond lors d'une audience au Congrès, où elle perd soudainement 100 points de QI ; Dana devient une diva sociopathe et égocentrique qui se prend pour la meilleure programmeuse de l'univers et n'admet pas que l'on soit meilleure qu'elle (d'aucuns la décrivent comme une Ian 2.0, mais on a déjà vécu ça en saison 2 avec Poppy) ; David se transforme en petit patron autoritaire et méchant ; Carole des RH picole et couche avec tout ce qui bouge...

Jo et Brad restent peu ou prou égaux à eux-mêmes, heureusement, ou presque, puisque Brad est embarqué dans une sous-intrigue d'espionnage industriel avec une ex polonaise, sous-intrigue qui tombe un peu à plat in fine.

À peu près idem pour Ian et Poppy, isolés de leur côté, qui se retrouvent, par contre, dans une intrigue bourrée de shipping, tour à tour sentimental et professionnel : Poppy tombe amoureuse, attend un enfant (l'actrice était enceinte, avec une ellipse temporelle maladroite de 5 mois entre deux épisodes), et prévoit de quitter le studio en fin de saison pour rejoindre son compagnon - ce qui bouleverse bien évidemment sa relation avec Ian, qui travaille avec elle sur la prochaine extension de MQ.

Une intrigue qui se conclue dans un ultime épisode très mélodramatique, où ils s'avouent leur quatre vérités et tombent dans les bras l'un de l'autre pour un baiser passionné - un choix scénaristique polarisant pour le public de la série (très intense) n'envisageant rien d'autre qu'une relation platonique pour ces personnages, et qui concluait la saison sur un cliffhanger.

Sauf que... non, en fait. Entre le moment où j'ai rédigé ces lignes pour la première fois et la date de publication de cette critique, Mythic Quest et son spin-off ont été annulés par Apple. Pas forcément une décision surprenante, sauf que pour compliquer les choses, l'équipe de MQ a eu l'opportunité de revenir sur cet épisode final pour en modifier la fin et éliminer le cliffhanger.

Poppy et Ian se disent désormais leurs quatre vérités mais ne tombent plus dans les bras l'un de l'autre, et la saison (ainsi que la série) se termine en status quo tout sauf probant : une décision créative étrange, un pétard mouillé inexplicable après la montée en puissance du reste de la saison, qui ne fait sens que si la production a un téléfilm de conclusion dans ses cartons, ou si elle a voulu apaiser les fans après leurs protestations en ligne.

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas ultra-drôle, tout ça, ce qui se combine à la main très lourde des scénaristes et à la flanderisation des autres personnages, pour donner naissance à une saison très inégale en intérêt comme en rires.

Il y a bien quelques moments ou épisodes sympathiques (le murder mystery à la Agatha Christie - enfin, une partie de Loup-Garou en cosplay d'Hercule Poirot), et le programme continue d'aborder des thèmes pertinents (l'utilisation de l'IA, les investissements saoudiens, l'exploitation du contenu généré par les utilisateurs...) mais ça s'arrête trop souvent là, et l'absence d'un épisode particulièrement fort se fait vraiment ressentir.

Apple et la production, eux, ont brièvement semblé penser que la solution, c'était le lancement d'un spin-off anthologique, Side Quest, uniquement composé d'épisodes "sérieux" centrés sur de nouveaux personnages... Mouais.

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Critique éclair #142 - SEMAINE WALPURGIS - The Gorge (2025)

Publié le 2 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Romance, Science Fiction, Horreur, Apple, USA, Review, Critiques éclair, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

The Gorge (2025) :

Mercenaire et tireur d'élite, Levi (Miles Teller) accepte une mission top secret au milieu de nulle part : pendant un an, il doit monter la garde dans une tour montée sur le flanc ouest d'un gouffre embrumé, gouffre où vivent des créatures mystérieuses tentant régulièrement de s'échapper. Sur le versant opposé, Drasa (Anya Taylor-Joy) monte la garde dans une tour similaire, pour le compte de la Russie ; mais alors que les deux militaires ne sont pas supposés communiquer, voilà qu'ils nouent une relation impossible, et que l'enfer se déchaîne lorsqu'ils finissent dans la gorge rocheuse...

Plus de deux heures au compteur pour ce métrage Apple Tv, écrit par le scénariste de Fast X et de The Tomorrow War, et réalisé par Scott Derrickson (Doctor Strange, Black Phone, Sinister, etc)... deux heures que l'on sent largement passer, la faute à un script maladroit, déséquilibré et globalement assez dérivatif, qui évoque constamment d'autres œuvres et ne convainc jamais vraiment.

À commencer par l'écriture : la caractérisation des personnages, aux traumatismes surlignés et forcés, la romance, pas particulièrement probante (il faut dire que j'ai toujours eu un peu de mal avec Anya Taylor-Joy), les réactions peu crédibles de tout le monde (bizarrement, ATJ semble être télépathe, puisqu'à chaque fois que Teller l'observe aux jumelles depuis l'autre côté du gouffre, elle semble le sentir et se retourner dans sa direction), et les explications à la fois balourdes (via vieux film d'époque retrouvé par hasard) et décevantes (une expérience scientifique qui a mal tourné) du pourquoi et du comment du gouffre.

Et puis on n'y croit que très moyennement, entre les deux tours qui fleurent bon le studio et les écrans verts, le fond du gouffre que l'on croirait sorti d'Annihilation (en plus générique), les créatures numériques pas top, le sous-éclairage de tout le film, les péripéties toutes télégraphiées et/ou physiquement improbables (les personnages sont clairement allés à l'école de cascades Vin Diesel), et j'en passe.

Bref, le postulat de départ était sympathique, le côté romance fonctionne un temps, mais le tout est trop faiblard pour tenir la distance, et une fois la première heure passée, ça s'essouffle rapidement (mention spéciale au grand final avec les maychants mercenaires de "Darklake").

2.5/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Animal Control, saison 3 (2025)

Publié le 16 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Sitcom, Télévision, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fox, Review, USA, Romance

Nouvelle saison d'Animal Control, sitcom Fox en 10 x 25 minutes, après une saison 2 sympatoche à défaut d'être ultra-mémorable ; une saison 3 qui voit les créateurs de la série déléguer un peu plus l'écriture de cette dernière à son équipe, pour un résultat plutôt agréable, et avec de la continuité bienvenue...

Animal Control, saison 3 (2025) :

Rien ne va plus à Seattle, puisqu'une évasion d'animaux du Zoo municipal met toute l'équipe de la fourrière sur le pied de guerre : seul problème, un pingouin est toujours porté disparu, alors même que Victoria (Grace Palmer) et Frank (Joel McHale) découvrent qu'ils fréquentent la même femme, une riche milliardaire décomplexée (Lucy Punch)...

En saison 2, AC s'orientait principalement autour de plusieurs sous-intrigues consacrées à chaque personnage : on avait Victoria qui tentait d'obtenir sa Carte verte, Frank et Emily qui menaient l'enquête sur un trafic d'animaux, Shred et Patel qui se lançait dans la rénovation immobilière... le tout assorti de triangles amoureux en tous genres.

Rien de mauvais, mais une certaine inégalité de traitement qui faisait passer Shred au second plan, coincé dans une romance peu probanet, et lassait un peu ici ou là.

Cette année, la série se recentre sur Frank et Victoria, à de multiples niveaux : après avoir évacué le personnage secondaire interprété par Sarah Chalke, Frank se retrouve célibataire, passant le plus clair de la saison à traquer un pingouin, fil rouge assez amusant et proposant pas mal de slapstick.

Rapidement, Fiona (le personnage de Lucy Punch) entre en scène, une milliardaire qui propose de financer un projet d'expansion du refuge, et qui tape rapidement dans l'œil de Frank, avec qui elle partage un certain sens du sarcasme et de la répartie.

Une relation qui se complique quand Fiona prend aussi Victoria pour amante, et tente d'organiser un plan à trois vers la fin de la saison : l'occasion de nombreux quiproquos, et du retour d'un certain shipping entre Frank et Victoria.

En parallèle, cette saison, Emily est en retrait, cantonnée à son rôle de directrice du refuge animalier ; Patel devient brièvement influenceur avant de tout faire capoter ; et Shred, lui, reste le moins intéressant du lot, dans sa relation compliquée avec Isabelle (Chelsea Frei), sa copine qui multiplie les petits larcins.

Dolores (Kelli Ogmundson), la réceptionniste, prend un peu plus de place, et le programme ajoute aussi un caméo prolongé de Josh Segarra (alias le Billy de Sirens), un squatteur qui permet aux scénaristes de conclure l'arc "immobilier" de Patel et Shred, et d'amener un rival amoureux à Frank.

Bref, il se passe plein de choses durant ces dix épisodes, notamment un épisode sympathique durant lequel Frank et son frère (Tom Lennon) s'inquiètent soudain pour leur père, et du toutéliage qui permet de ramener Ken Jeong en investisseur providentiel lorsque le financement de la fourrière s'écroule.

On regrettera seulement que le season finale soit aussi balisé, intégralement orientée shipping et sentiments, ce qui a un peu l'effet inverse de celui escompté, et conclue la saison sur une note oubliable. Dommage. J'ai tout de même probablement préféré cette cuvée à celle de la saison précédente, le capital sympathie des personnages restant intact, et j'espère que le show sera renouvelé pour une saison 4.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 3 (2024)

Publié le 12 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, USA, Télévision

Troisième saison pour Vox Machina, une saison toujours sur Amazon, toujours en 12 x 25 minutes, toujours bien animée et spectaculaire, toujours aussi bien accueillie par le public... et toujours aussi frustrante pour moi, comme cela l'était en saison 2.

La légende de Vox Machina, saison 3 (The legend of Vox Machina, season 3 - 2024) :

Désormais en possession des Vestiges de légende, Vox Machina doit affronter Thordax avant que les œufs de ce dernier n'éclosent. Pour cela, ils doivent unir leurs forces à celles de leurs nombreux alliés, et faire confiance à Raishan, alliée de Thordax qui semble vouloir trahir ce dernier...

Alors très franchement, je ne me suis pas renseigné, et donc je ne sais pas si la série connaîtra une saison 4 (la fin de saison semble assez définitive et ferait une happy end convenable, avec une porte ouverte pour une suite, au cas où), mais je ne suis pas certain d'être de la partie.

Non pas que cette saison 3 soit mauvaise, loin de là... mais plus le temps passe, et plus je m'aperçois que je n'ai pas l'attachement nécessaire aux personnages à l'univers pour passer outre les défauts récurrents du programme, inhérents à sa nature d'adaptation de campagne de JDR.

La saison 3 reprend ainsi là où la série s'était arrêtée : sur le conflit de Vox Machina contre le Conclave des Dragons de Thordax. Et si l'on ne peut pas nier que les affrontements sont toujours impressionnants, visuellement, le fait que la série botte immédiatement en touche et envoie l'équipe en quête d'un autre artefact, à l'autre bout du monde, n'en est que plus frustrant.

On se retrouve alors avec pas mal de digressions et de sous-quêtes : ici, Scanlan qui tente de renouer avec sa fille et déprime ; là, Percy qui retrouve Ripley et Orthax le démon, qui veulent produire des armes à feu en grand nombre ; ailleurs, Kayleth qui chouine parce que personne ne l'écoute ; et puis le groupe se sépare, la moitié partant en Enfer, l'autre étant embarquée dans une intrigue secondaire pas très intéressante avec Allura et Kima ; il y a des coucheries et du shipping dans tous les sens ; Pike apprend à ne plus se fier uniquement à sa Foi ; on a droit à un match de catch entre un démonKong et Thordaxzilla ; Percy décède ; et la communauté de l'anneau Vox Machina et de tous leurs alliés s'unit pour attaquer le Mordor le volcan où trône Sauron Thordax, dans un ultime affrontement épique qui occupe deux bons épisodes et conclut la saison...

Ah, non, c'est vrai, il reste encore trois épisodes ensuite, principalement centrés sur un autre boss fight, Kayleith qui élimine Raishan, et sur le groupe qui ramène Percy à la vie.

Donc voilà - malgré l'action comme toujours épique, les enjeux finissent par être limités : les personnages principaux bénéficient tous d'une plot armor, jeu de rôle oblige, ils montent tous en puissance d'une manière ou d'une autre (level up oblige), c'est très très axé sentiments et larmes (l'humour continue de reculer progressivement), et si l'on sent la bonne volonté de tout le monde pour transformer une campagne de JDR en récit cohérent et bien structuré, ça reste un peu vain.

Car à mes yeux, Vox Machina continue de grincer aux entournures, et sans l'attachement inhérent des fans aux personnages, qu'ils ont suivi pendant des années et des années avant le début de la série, je peine à m'intéresser vraiment à tout ça : entre deux saisons, j'ai tendance à oublier qui est qui, qui fait quoi, et qui sont tous ces personnages secondaires, je me contrefous du shipping un peu pataud, et lorsque vient un moment typiquement JDR, ça a tendance à me sortir du récit plus qu'autre chose.

Après, comme d'habitude, les fans répondront sans doute présent, donc mon avis importe peu.

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Critique éclair #134 - Novocaïne (2025)

Publié le 11 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, Action, Thriller, USA, Review

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Novocaïne (2025) :

Nathan Caine (Jack Quaid) est un employé de banque tout ce qu'il y a de plus normal, à un détail près : il est génétiquement incapable de ressentir la moindre douleur physique, ce qui l'amène à vivre une vie très rangée et prudente. Jusqu'à ce qu'il s'éprenne de Sherry (Amber Midthunder), une collègue, et qu'un groupe de braqueurs menés par Simon (Ray Nicholson) s'en prenne à sa banque ; lorsque les criminels s'enfuient en prenant Sherry en otage, Nathan n'hésite pas un instant, et part à leur poursuite...

Mouais. Un thriller d'action très dérivatif (on pense à Hyper Tension, à Jolt,  Upgrade, à Kickass, à Darkman, à Deadpool, etc) mâtiné de film superhéroïque assez sadique (le métrage prend un malin plaisir à montrer toutes les blessures subies par Caine) et qui prend bien son temps, puisque l'action ne démarre qu'après 25 minutes de mise en place.

D'ailleurs, c'est un peu paradoxal, mais pour un film qui se veut une grosse course-poursuite, tout ça est un peu mollasson dans sa mise en scène, que ce soit durant les scènes d'action ou les poursuites en voiture. Ajoutez à cela des effets pratiques inégaux, un script qui demande une énorme suspension d'incrédulité, et une écriture pas très inspirée qui enchaîne les dialogues assez plats et les rebondissements téléphonés, et l'on se retrouve devant quelque chose de très moyen.

Ce n'est pas antipathique pour autant, et c'est tout à fait regardable (la distribution est compétente et sympathique, même si Jacob Batalon est dans son rôle habituel et que Nicholson fait du Nicholson), mais très moyen, donc (à l'image de cette dernière ligne droite, qui semble uniquement là pour rallonger la sauce et donner autre chose à faire à Amber Midthunder que "demoiselle en détresse" - déjà que le rebondissement à son sujet est bien capillotracté...). 

3/6 pour être gentil. 

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Critique éclair #132 - Role Play (2024)

Publié le 7 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Action, Cinéma, Critiques éclair, USA, Amazon, Review, Romance

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Role Play (2024) :

Mère de deux enfants et épouse de Dave (David Oyelowo), Emma (Kaley Cuoco) est aussi une tueuse à gages exceptionnelle, qui cache sa double-vie à sa famille. Le jour où Emma et Dave décident de redonner un peu de piquant à leur vie amoureuse en se livrant à un jeu de rôles au bar d'un hôtel, Emma est cependant reconnue par un autre tueur à gages, Bob (Bill Nighy), dont elle se débarrasse prestement. Mais c'est là le début d'une spirale infernale qui fait s'écrouler le mensonge de la tueuse...

Un postulat un peu trop générique, pour un film Amazon réalisé par un Français, écrit par le scénariste de Morgane et de Mon ex-beau-père et moi (double aïe), et qui ne convainc pas : jamais particulièrement drôle, jamais particulièrement pêchu, jamais particulièrement romantique, jamais particulièrement crédible (pour une tueuse aguerrie et recherchée par tous, Emma est vraiment trop émotive, trop hésitante, trop imprudente, trop brouillonne, voire pas douée du tout), avec une réalisation et des scènes d'action qui ne sont pas exceptionnelles et un script qui s'éparpille un peu trop pour vraiment fonctionner.

On oublie vite.

2/6  

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Critique éclair #130 - Long Distance (2024)

Publié le 2 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Romance, Review, USA, Thriller, Horreur, Amazon

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Long Distance (aka Distant - 2024) :

Dans un futur lointain, arraché à son caisson de cryogénisation par une collision ayant provoqué le crash de son vaisseau minier et de ses nombreux passagers, Andy (Anthony Ramos) se retrouve seul sur une planète inconnue, avec une réserve d'oxygène très limitée. Il commence alors à chercher d'autres survivants, et est contactée par Naomi (Naomi Scott), blessée dans son pod de secours. Malgré les dangers qui l'entourent et les remontrances de Leonard (Zachary Quinto), l'IA de sa combinaison, Andy se met alors en route pour tenter de retrouver Naomi avant qu'il ne soit trop tard...

Aux commandes, deux réalisateurs de comédie (Blades of Glory, Joyeux Bordel !, la série Hit-Monkey) et un scénariste assez médiocre (responsable d'Extinction, de Moonfall et d'Expendables 4), pour un film de survie/sf bourré de petits défauts (qui expliquent probablement le fait que le film soit resté en development hell depuis son tournage en Islande en 2020), mais qui se regarde tout de même assez bien, grâce à un ton relativement léger et décalé, et une mise en images réussie.

Dommage que l'écriture ne suive pas forcément : pendant la première heure, on est en mode survie, avec un ton semi-sérieux, un Andy qui se dispute constamment avec l'IA de sa combinaison, et qui finit par contacter Naomi, une Naomi à la caractérisation un peu agaçante, mais qu'il retrouve après avoir été traqué par des monstres sanguinaires : le film passe alors en mode film de monstres, avec des monstres qui poursuivent le duo relié par un tuyau d'oxygène : une dynamique intéressante, mais sous-exploitée, et qui est rapidement remplacée par l'exploration de l'épave du vaisseau minier, et un passage en mode film de couloirs, avec en pointillé, deux protagonistes qui se rapprochent, pour un embryon de romance.

Et tout ça est plutôt sympathique, honnêtement... même s'il faut vraiment fermer les yeux sur de gros problèmes au niveau de la plausibilité scientifique et des réactions des personnages, avec un scénario qui se contredit lui-même fréquemment sur ces plans-là et qui a de beaux problèmes de logique interne.

Mais contre toute attente, malgré des défauts évidents, et des inspirations guère dissimulées, le tout reste néanmoins intéressant, avec des effets spéciaux convaincants, des acteurs sympathiques, et des bestioles agressives. J'ai vu bien pire (en l'occurrence, l'immense majorité des productions des plateformes de streaming).

3.75/6 (mais la tagline de l'affiche anglaise "Right girl, wrong world", est totalement hors-sujet)

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Critique éclair #129 - Mon futur moi (2024)

Publié le 31 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Critiques éclair, Romance, Jeunesse, USA, Review

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Mon futur moi (My Old Ass - 2024) :

Après avoir ingéré des champignons hallucinogènes alors qu'elle faisait du camping avec ses amies, Elliott (Maisy Stella), jeune femme queer et fière de l'être, rencontre son double trentenaire (Aubrey Plaza) en provenance du futur. De cette rencontre (et des échanges par texto qui suivent alors), Elliott ne retient qu'une chose : elle ne doit surtout pas tomber amoureuse de Chad (Percy Hynes White), un jeune homme qui vient d'arriver sur l'île où Elliott passe ses vacances, sous peine de ruiner son avenir...

Hum. Je suis bien embêté. Produit par Margot Robbie, écrit et réalisé par l'actrice Megan Park, My Old Ass a reçu un accueil dithyrambique de la part de la critique américaine, la combo "représentativité LGBTQ" et "Aubrey Plaza et Margot Robbie sont géniales, tout ce qu'elle font est génial" ayant clairement joué un rôle dans cette réception enthousiaste.

Seulement voilà : il ne faut pas se fier aux apparences. Et alors que l'affiche et le pitch promettaient une comédie fantastique mettant en vedette Aubrey Plaza et une jeune actrice dont c'est le premier film, My Old Ass est en réalité une coming of age story sérieuse prenant la forme d'une bluette adolescente sur une jeune lesbienne qui s'éprend, le temps de ses vacances, d'un jeune homme de son âge.

En effet, l'argument fantastique à la Fréquence Interdite, clairement né de la formule rhétorique "si seulement je pouvais remonter le temps et dire à mon moi adolescent de ne pas faire telle ou telle conner*e", s'avère finalement très peu présent et exploité : une fois la rencontre initiale passée, Aubrey Plaza disparaît totalement de la majorité du métrage (hormis quelques phrases au téléphone, en voix off), pour ne revenir que dans une scène et demi à la fin (histoire de forcer un peu d'émotion et de larmes dans le récit)... 

On se retrouve donc, au final, avec un portrait d'adolescente bisexuelle qui se cherche et s'affirme, une romance interdite qui ne l'est que pour des raisons assez... naïves et mélodramatiques (SPOILERS : si Chad est si dangereux pour Elliott... c'est parce qu'il va avoir un accident mortel, et qu'elle va en avoir le cœur brisé), pas aidée par un Chad assez quelconque, et qui se termine en bottant en touche et en évitant une conclusion tragique.

Pas du tout ce à quoi on pouvait s'attendre à l'origine, mais pile de quoi faire un court/moyen métrage, ou un film indépendant young adult un peu cliché (entre la sexualité de l'héroïne, le fait qu'elle vient du monde rural, l'illustration musicale du métrage, etc, on est en plein dedans).

On va dire que je ne suis pas le public visé, mais... honnêtement, le tout m'a semblé vraiment trop sous-développé et sirupeux pour vraiment être efficace, que ce soit en tant que mélo adolescent, ou en tant que (surtout en tant que) film fantastique. Cela dit, c'est bien interprété.

2.5/6

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Critique éclair #128 - The Killer's Game (2024)

Publié le 28 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Catch, Romance, Comédie

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The Killer's Game (2024) :

Tueur à gages renommé, Joe Flood (Dave Bautista) est amoureux de Maize (Sofia Boutella), une danseuse à qui il cache sa véritable profession. Un jour, cependant, Flood apprend qu'il est atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : il n'a plus que quelques mois à vivre, et il décide alors de mettre un contrat sur sa propre tête, afin que sa compagne hérite de son assurance-vie. Antoinette (Pom Klementieff), son ennemie jurée, déchaîne alors tous ses mercenaires (Terry Crews, Scott Adkins, Marko Zaror, Drew Galloway, Daniel Bernhardt, Lee Hoon, etc) sur lui... jusqu'à ce que Flood apprenne que son médecin s'est trompé : il n'est pas mourant, et il va devoir survivre à tous ses collègues s'il veut parvenir à protégrer Maize, prise entre deux feux...

Que se passe-t-il lorsqu'un script de film d'action assez classique (apparemment adapté d'un roman) passe près de 30 ans en development hell, avec pléthore de réalisateurs et d'acteurs attachés au projet (Wesley Snipes, Michael Keaton, Jason Statham, etc), avant d'aboutir chez Lionsgate, dans les mains d'un Dave Bautista à la recherche d'un film un peu différent ? Et bien ça bénéficie d'un budget un peu plus important, ça attire une distribution un peu plus prestigieuse, ça sort en salles... et malheureusement, c'est accueilli comme un "gros" film d'action, et pas le quasi-DTV que The Killer's Game est réellement.

Résultat : TKG a été fracassé par la critique, a fait un bide en salles... alors que, toutes proportions gardées, c'est un DTV d'action tout à fait sympathique. Le postulat est classique, certes, mais le traitement est assez décontracté, avec un peu de style dans les visuels et la musique ; l'action est délibérément exagérée, avec des tueurs à gage tous plus improbables les uns que les autres ; le film prend une demi-heure à poser son couple principale et leur romance ; et entre Batista, Boutella, Klementieff, Galloway, le réalisateur (déjà à l'origine de Day Shift) et un paquet d'incontournables du genre, on a souvent l'impression d'un film de potes, avec ce que ça a de points positifs et négatifs.

On ne s'ennuie pas, c'est assez bien rythmé, c'est ludique... bref, pris comme un DTV un peu friqué, c'est relativement agréable.

4/6 

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