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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

romance

Critique éclair #120 - Baby Bluff (2025)

Publié le 12 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Netflix, Romance, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Baby Bluff (Kinda Pregnant - 2025) :

Plaquée par son compagnon, Lainey (Amy Schumer) remarque un beau jour que les femmes enceintes sont nettement mieux traitées par la société que les quadragénaires célibataires et sarcastiques, comme elle. Elle décide alors de se faire passer pour enceinte à l'aide d'un faux ventre, ce qui l'entraine dans une spirale de mensonges et, accessoirement, va lui faire trouver l'amour auprès de Josh (Will Forte)...

Une production Happy Madison, réalisée par le neveu d'Adam Sandler, avec la femme et la fille de ce dernier dans de petits rôles, pour une comédie co-écrite par Amy Schumer, qui tente là de retrouver le succès en solo avec un film parlant de grossesse et de romance, dans la droite lignée de En Cloque mais pas trop, téléfilm ABC Family de 2009 avec Lindsay Lohan.

Le problème étant que ce métrage tente très maladroitement d'être à la fois une comédie trashouille à la Schumer avec un personnage principal détestable et égocentrique, une comédie romantique sirupeuse, un film bourré de slapstick, un film féministe montrant la grossesse féminine dans ce qu'elle a de moins glamour et de plus éprouvant psychologiquement, etc... le tout avec la "sensibilité" d'un Sandler et d'Amy Schumer.

Ce qui ne fonctionne pas, forcément. D'autant plus si l'on a déjà une patience limité vis à vis du numéro habituel de Schumer : les ruptures de ton sont brutales et affaiblissent le tout, ça gueule beaucoup, Schumer en fait trois tonnes (sans mauvais jeu de mots lié à sa prise de poids), la romance paraît fréquemment forcée, les personnages sont trop peu attachants et sympathiques, l'évolution de la relation de Lainey et de sa BFF est clichée au possible, bref... on s'ennuie un peu, malgré une durée de 90 minutes environ.

Bof.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #119 - Joker : Folie à deux (2024)

Publié le 10 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Musique, Critiques éclair, USA, Review, DC, Thriller, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Joker : Folie à deux (2024) :

Désormais emprisonné à l'asile, Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), neurasthénique, est sur le point de passer au tribunal pour tous ses crimes, lorsqu'il rencontre Lee Quinzel (Lady Gaga), une autre détenue, pyromane, dont il s'éprend soudain. Ensemble, le couple va alors connaître une romance intense et compliquée, qui va amener Fleck à faire le point sur son identité réelle...

Mouais. Une suite inutile à un film qui l'était déjà fortement (tout en étant relativement regardable pris comme un DC Elseworlds ou un hommage pataud à Scorsese), ce Joker II décide, sans réelle justification narrative, de s'improviser comédie musicale (du moins, dans la mesure où un film où les personnages murmurent/chuchotent leurs chansons en étant à peu près justes peut s'appeler une comédie musicale...), et de se poser comme une sorte de réponse à une certaine catégorie de fans du premier film, qui se sont reconnus dans le personnage du Joker et l'ont célébré.

Ici, le Joker/Arthur est clairement (et plus que jamais) présenté comme un malade mentale pathétique et maladif, dont les fans sont probablement plus atteints et dangereux que lui. À l'image de Lee, une relecture d'Harley Quinn en mode "fille de bonne famille fangirl qui pousse Arthur pour qu'il soit le Joker qui a su capturer son imagination et son cœur", mais qui finit par le lâcher totalement dès lors qu'Arthur assume publiquement que le Joker n'est qu'un déguisement, et qu'il est bien un loser incel fragile tant mentalement que physiquement, voire une victime (une "prise de conscience" qui intervient après qu'il se soit fait violer et tabasser par les gardes à l'asile... mouais).

On se retrouve donc avec, pendant la première heure, une romance bancale qui redonne espoir à Arthur peu de temps avant son procès, une romance parsemée de chansons peu probantes ; et puis, dans la deuxième heure, on a un film de procès mollasson et terne, pas très convaincant non plus, qui propose peut-être la séquence musicale la plus travaillée du film, dans le tribunal. Mais constamment, on a l'impression que le métrage n'ose paradoxalement rien : il ne va pas à fond dans les séquences musicales, il reste toujours trop timide, et finit par botter en touche, lorsque Fleck se fait poignarder par un autre patient d'Arkham après que ce dernier lui ait raconté une blague. Fleck se vide de son sang et décède, pendant que l'autre patient, en arrière-plan, éclate de rire et se fait un sourire de Glasgow au couteau, à la Heath Ledger.

Un peu comme un message de Todd Phillips destiné aux fans de comics frustrés, et qui enterre un peu plus le premier film : "c'est bon, vous êtes contents, Fleck n'était pas le vrai Joker, vous pouvez vous calmer".

Mouais. Pas surprenant de voir que le film a fait un flop, et que les fanboys du premier Joker, au protagoniste perçu comme un symbole anarchiste, révolutionnaire et anti-système, ont vite fait de se détourner de ce second volet.

2/6 

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Les bilans de Lurdo - Kite Man, saison 1 (2024)

Publié le 9 Mars 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, DC, HBO, Comédie, USA, Review, Fantastique, Science Fiction, Télévision

Spin-off en 10 épisodes de la série d'animation Harley Quinn (qui commence à gentiment tourner à vide) ce Kite Man : Hell Yeah ! n'est ni plus ni moins qu'une déclinaison de la formule de la série d'origine : un couple principal amoureux et déjanté, un groupe de seconds couteaux éclectiques et pas très futés, des références et clins d'œil moqueurs, et des antagonistes menaçants... sans oublier le gimmick ambulant Bane, qui est abonné à des sous-intrigues soulignant toujours plus son incompétence.

Kite Man, saison 1 (Kite Man : Hell Yeah ! , season 1 - 2024) :

Amoureux et désireux de s'établir ensemble, Kite Man (Matt Oberg) et sa compagne Golden Glider (Stephanie Hsu) finissent par racheter Noonan's, bar miteux pour super-méchants, qu'ils gèrent tant bien que mal, entourés de leurs habitués Bane (James Adomian), la Reine des Fables (Janelle James), les Dubelz (Michael Imperioli), etc, sans oublier le personnel du bar, Sean Noonan (Jonathan Banks) et Malice Wundabar (Natasia Demetriou)... Mais l'Équation d'anti-vie de Darkseid (Keith David) finit entre leurs mains, et Lex Luthor (Lance Reddick/Amuche Chukudebelu) et Helen Villigan (Judith Light) sont prêts à tout pour l'obtenir.

Les scénaristes (tous issus de Harley Quinn) ne s'en cachent pas, et le titre original de la série (Noonan's) était assez clair à ce sujet : Kite Man a été conçue comme une version animée et superhéroïque de Cheers, avec ce que ça implique de format sitcom et de personnages secondaires.

Et effectivement, la série s'avère assez agréable à regarder, pour peu que l'on n'en attende pas plus qu'un contenu léger et parodique. Pour tenter d'impressionner son père, Kite Man tente d'obtenir un vrai pouvoir, et se transforme un temps en Beast Mode (une sorte de super bro super connard) ; Glider tente de contrôler ses pouvoirs et d'assumer ses mommy issues ; Bane remonte le temps via des toilettes magiques (visiblement, un des scénaristes a récemment revu Hot Tub Time Machine) et tombe amoureux de la mère de Glider, dans les années 80 ; une poule s'empare de l'Équation et devient un kaiju géant et destructeur ; l'élection du Méchant célibataire le plus sexy déchire la communauté des super-méchants ; Darkseid finit par arriver ; et toute la saison se conclut par de la baston générale entre les habitués de Noonan's et les sbires de Luthor... entre autres.

Et pendant tout ce temps, le couple Kite Man/Glider reste toujours sympathique et attachant, jamais trop criminel, vulgaire ou sarcastique pour agacer le spectateur, et les épisodes s'enchaînent, toujours rythmés et amusants, avec quelques caméos rigolos (Richard Kind en inspecteur de l'hygiène, Clayface, Frank la plante carnivore...) et une écriture qui n'a toujours que faire de la censure... ou presque, puisque comme d'habitude, à l'Américaine, on peut montrer tous les démembrements et les litres de gore imaginables, mais la nudité, c'est verboten.

Pas forcément surprenant, en soi, mais quand les scénaristes font exprès de placer toute une scène de combats dans un spa, avec une Glider totalement nue (mais stratégiquement floutée) qui tue tout le monde en faisant des pirouettes, on se demande bien quel intérêt ils y trouvent... (d'autant que ce n'est même pas fait sur un ton comique, à la Austin Powers).

Mais peu importe. En conclusion, Kite Man, c'est tout à fait honorable et regardable, mais il faut bien avouer que le programme ne parvient pas forcément à justifier l'existence de ce spin-off anecdotique, au delà du gimmick memesque "Kite Man c'est un loser, et ça, c'est drôle".

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - That '90s Show, saison 2 (2024)

Publié le 28 Février 2025 par Lurdo dans Comédie, Sitcom, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, USA, Romance, Jeunesse, Review

La première saison de That '90s Show, diffusée sur Netflix en 2023, était une série gentillette, agréable à regarder, mais aussi limitée par son postulat même : pas aussi convaincante, sur le front nostalgique, que That '70s Show (forcément, les showrunners de That '90s Show sont les mêmes que pour la série originale, et leur adolescence était déjà bien loin dans les années 90), handicapée par une place considérable laissée aux anciens de la série originale (qui finissaient par éclipser une distribution jeune et inexpérimentée), et devant appliquer un cahier des charges de diversité et d'inclusivité très moderne à une époque qui ne s'y prête pas forcément, That '90s Show finissait un peu par ressembler à une sitcom Disney encadrée par Red et Kitty Forman, égaux à eux-mêmes...

That '90s Show, saison 2 (2024) :

C'est l'été 1996, et Leia (Callie Haverda) retrouve ses grands-parents Red (Kurtwood Smith) et Kitty (Debra Jo Rupp) pour un nouvel été passé dans le Wisconsin, avec tous ses amis du coin : Jay Kelso (Mace Colonel), Nikki (Sam Morelos), Nate (Maxwell Acee Donovan), Gwen (Ashley Aufderheide) et Ozzie (Reyn Doi)...

De manière assez amusante, sur le papier, on sent que cette saison 2 (en deux fournées de 8 épisodes) a tenté de prendre en compte les reproches adressés à la première année.

Trop d'anciens de la série originale ? Ici, à part Red et Kitty, les anciens se comptent sur les doigts d'une main et ne font guère plus que de brefs caméos (Bob, Donna, et Seth Green sont l'exception, mais on a aussi une apparition de Jim Rash et de Leo le hippie). Pas assez de références 90s ? Ici, les séquences oniriques ou musicales nostalgiques s'enchaînent, avec caméos associés (Lisa Loeb, Carmen Electra, Kevin Smith et Jason Mewes), les références aussi, quitte à multiplier un peu les anachronismes. Les jeunes font trop "Disney" ? On leur donne des dialogues plus crus, et on aborde frontalement le sujet du sexe, de la masturbation, etc.

Malheureusement, ça ne suffit pas forcément à transcender le programme, qui reste globalement assez anecdotique : oui, les jeunes acteurs sont un peu plus à l'aise (mais pas suffisamment pour paraître totalement naturels dans tous les épisodes - ils restent relativement inégaux). Oui, Kitty et Red restent très attachants (même si les traits ont clairement été forcés pour les rendre plus excentriques, notamment Kitty). Oui, ça reste une sitcom tout à fait regardable (mais au bout d'un moment, condenser les relations sentimentales, les événements et le développement de plusieurs saisons d'une sitcom classique en à peine une poignée d'épisodes donne vraiment une impression de précipitation et d'approximation).

Mais à part ça, est-ce que That '90s Show apporte (enfin, "apportait", puisque le programme a été annulé par Netflix, sans surprise) vraiment quelque chose d'indispensable, ou même d'intéressant et de surprenant au monde du 70s Show ? Pas franchement. Ça se regarde, mais ça s'oublie aussitôt.

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Critique éclair #112 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Tout sauf toi (2023)

Publié le 16 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Australie, Review, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tout sauf toi (Anyone but you - 2023) :

Malgré un coup de foudre immédiat lors de leur rencontre, un malencontreux quiproquo brouille totalement Bea (Sydney Sweeney) et Ben (Glen Powell)... jusqu'à ce qu'ils se retrouvent par hasard à l'occasion du mariage d'une amie commune et de la sœur de Bea, organisé en Australie. Là, Bea et Ben finissent par mettre de côté leurs hostilités pour faire semblant d'être en couple, et tenter de rendre leurs ex jaloux...

Je partais honnêtement assez dubitatif : une comédie romantique supposément adaptée de Shakespeare, mettant en vedette deux acteurs largement mis en avant par la critique américain comme "les acteurs du moment et des superstars en devenir", mais qui, au mieux, ne m'ont jamais particulièrement convaincu de leur star power, et un accueil critique assez mitigé... et finalement, ce n'était pas désagréable.

Alors attention, ça reste une romcom assez basique et formatée, avec des péripéties improbables, des moments paradoxalement à la fois cringe et timides, une vague "adaptation" de Shakespeare et un couple principal à l'alchimie inégale (la diction et le vocal fry de Sweeney n'aident pas forcément).

Mais dans l'ensemble, ça reste honorable : les acteurs y mettent de l'énergie, les décors australiens sont superbes, les personnages secondaires un peu sous-développés mais amusants, c'est sexy, et ça ne dure pas trop longtemps. Bref, ça ne révolutionne rien, mais c'est sympatoche.

3.5/6

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Critique éclair #111 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - À toute allure (2024)

Publié le 16 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, France, Review, St Valentin

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À toute allure (2024) :

Lorsqu'ils se croisent en pleine tempête, Marianne (Eye Haïdara), officier de sous-marin tactique, et Marco (Pio Marmaï), steward, s'attirent immédiatement. Mais à peine débutée, cette romance est interrompue par l'appel du devoir. Peu importe : Marco monte clandestinement à bord du sous-marin, pour s'y improviser cuistot, et il suit Marianne jusqu'au bout du monde. Une Marianne qui voit cette insistance d'un mauvais œil...

Moui, je ne sais pas trop quoi en penser, de ce film : un rythme délibérément soutenu, des dialogues nerveux, une influence claire d'un certain genre rétro de la comédie romantique screwball, une bande originale envahissante, ça part dans tous les sens... et je n'ai pas accroché. Je ne sais pas parce que si c'est mauvais, ou si c'est tout simplement une question d'atomes crochus, mais là, j'ai vraiment trouvé le tout forcé et bordélique, à commencer par le couple principal, sans grande alchimie, voire même assez tête à claques (Pio, surtout, et ce dès sa première scène).

2.25/6 pour moi, mais je pense que si l'on est sur la même longueur d'ondes que le scénariste/réalisateur, on appréciera beaucoup plus.  

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Critique éclair #110 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - An Unexpected Valentine (2025)

Publié le 15 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, St Valentin, Télévision, Hallmark, Romance, USA, Review

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An Unexpected Valentine (2025) :

Le soir de la Saint Valentin, Hannah (Lacey Chabert) monte à bord du VTC de Finn (Robert Buckley), un artiste-peintre qui arrondit ses fins de mois en jouant les chauffeurs privés. Mais une fois les autres passagers déposés à bon port, Hannah et Finn retrouvent une bague de fiançailles et son écrin coincés entre deux sièges : ils décident donc de traverser la ville pour contacter tous les passagers pris en charge ce soir-là, afin de retrouver le propriétaire de la bague...

Mouais. Je ne sais pas trop quoi penser de ce métrage Hallmark diffusé cette année pour la Saint Valentin... d'un côté, c'est tout à fait regardable, le duo principal a une bonne alchimie, le ton est décontracté et le postulat change un peu du tout-venant ; mais de l'autre, j'ai trouvé le tout étrangement nonchalant et bavard, avec pas mal de platitudes sur l'amour et la romance, un temps pluvieux, une temporalité bancale, et un script qui se force un peu à créer des échanges supposément moqueurs et pétillants, quitte à paraître un peu artificiels.

Alors que le tout aurait dû être un récit nerveux et dynamique, une sorte de compte à rebours en temps quasi-réel pour retrouver un inconnu et sauver sa demande en mariage, le tout prend bien son temps, multiplie les péripéties improbables, et finit par lasser. Dommage.

Un petit 3/6, et encore... 

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Critique éclair #109 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Girl Haunts Boy (2024)

Publié le 15 Février 2025 par Lurdo dans Comédie, Romance, Critiques éclair, Netflix, Jeunesse, USA, Review, Fantastique, St Valentin, Cinéma

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Girl Haunts Boy (2024) :

Adolescente rebelle dans les années 20, Bea (Peyton List) est étrangement attirée par une bague antique égyptienne lors d'une visite au musée avec sa classe, mais décède presqu'aussitôt, renversée par une auto. À notre époque, Cole (Michael Cimino) emménage avec sa mère récemment veuve dans une nouvelle maison, et découvre bien vite que celle-ci est hantée par Bea. Progressivement, le duo va alors apprendre à faire connaissance...

Une bluette surnaturelle adolescente Netflix qui n'aurait pas dépareillé chez Disney ou sur une plateforme de ce type, tant on est clairement dans ce style de métrage gentillet, inoffensif, pas particulièrement inspiré, et qui permet à Cimino de placer deux chansons pour booster sa carrière.

Pas grand chose à dire de plus sur ce film, en réalité, une adaptation d'un roman young adult pas très original qui traite un peu du deuil, mais pas trop, qui semble obsédée (comme beaucoup d'Américains) par The Great Gatsby, et qui souffre de dialogues un peu trop modernes, d'un bref passage anecdotique à Halloween et d'un chat pas assez présent. Mwébof.

2.5/6

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Critique éclair #108 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Ella in Paris (2024)

Publié le 14 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Télévision, Hallmark, St Valentin, Review, USA

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Ella in Paris (Savoring Paris - 2024) :

Cadre et conceptrice de recettes pour une chaîne de bistros américains, Ella (Bethany Joy Lenz) part sur un coup de tête pour Paris où elle tente de renouer avec l'expérience idyllique de ses vingt ans et de trouver un sens à sa vie. Elle loge chez l'extravagante Clotilde (Manon Azem), travaille à temps partiel dans la fromagerie du grincheux Serge (Stanley Weber), et elle tombe sous le charme de l'irrésistible Gaston (Ben Wiggins).

Hallmark qui tente de marcher sur les plates-bandes d'Emily in Paris, en adaptant un roman intitulé Fromage à trois (lol) avec des acteurs français (Manon Azem, qui est notamment doubleuse ; Stanley Weber, fils de Jacques Weber) et en tournant partiellement à Paris (et à Budapest, avec caméos ponctuels de figurants hongrois qui parlent hongrois, sans raison)... mais le résultat est involontairement comique, avec une héroïne fascinée par les fromages français, dont la vie a été changée par un croque-monsieur au comté (!), qui s'habille de manière assez caricaturale et clichée, et dont la grande déclaration d'amour, à la fin du métrage, est "tu es ma mimolette !".

À partir de là, difficile de prendre tout ça au sérieux : comme dans Emily in Paris, on est dans une version fantasmée de la France, avec de la pop française clairement issue d'un catalogue de titres bon marché, des clichés à gogo, des métaphores fromagères improbables, Gaston le critique culinaire séducteur, etc...

2.5/6 (parce que ce n'est pas top, mais ça pourrait aussi être bien pire !)

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Critique éclair #107 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Young Werther (2024)

Publié le 14 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Canada, Review, St Valentin

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Young Werther (2024) :

Werther (Douglas Booth), auteur excentrique et sarcastique issu d'une famille aisée, s'éprend de Charlotte (Alison Pill), une jeune femme aux nombreuses responsabilités familiales, mais découvre bien vite que celle-ci est fiancée à Albert (Patrick J. Adams), un homme sympathique mais totalement consacré à son travail. Werther décide alors de tout faire pour conquérir le cœur de Charlotte grâce à son charme débonnaire...

Adaptation libre d'un roman épistolaire allemand du 18e siècle écrit par Goethe, Young Werther se veut une comédie romantique décalée et ironique, premier film d'un artiste portugais, et... c'est un peu un calvaire à regarder.

Non seulement parce que le film est très maniéré (les images sont vignetées, c'est bourré de touches peu naturelles, notamment dans les dialogues), mais aussi et surtout parce que Werther est très antipathique, dès ses premiers instants (une intro "Je suis en train de me vider de mon sang, comment ai-je bien pu en arriver là ? Laissez-moi vous le raconter."), une sorte de manic pixie dream boy qui vient libérer Charlotte de son carcan familial le temps d'un film, un dandy hipster à la répartie contamment moqueuse, sans le moindre problème, et qui passe tout le film à raconter ses émois amoureux égocentriques à son meilleur ami Paul (Jaouhar Ben Ayed), germaphobe névrosé.

Je ne sais pas quoi dire d'autre : Alison Pill est toujours charmante, et très bien dans son rôle, mais tout le reste du film ne fonctionne pas du tout, une sorte de mise à jour forcée et bancale d'un récit très ancré dans son époque, et dont le protagoniste principale est à baffer de bout en bout.

1.5/6 

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