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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

romance

Critique éclair #224 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Return to Office (2025)

Publié le 5 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Romance, Hallmark, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Return to Office (2025) :

Suite à la fusion de leurs deux sociétés et à la mise en place d'un ordre de retour au bureau, Liv (Janel Parrish) et Tom (Scott Michael Foster) doivent partager un espace de travail en alternance, un jour sur deux. Sans jamais se rencontrer, et sous les pseudonymes de Mr Lundi et Mme Mardi, les deux collègues commencent à se laisser des post-its de plus en plus personnels, et à nouer une relation à distance. En parallèle, Liv et Tom se rencontrent dans le cadre d'un projet, et découvrent qu'ils se plaisent mutuellement, mais leur relation virtuelle perturbe cette romance naissante...

Relecture de The Shop Around the Corner / Vous avez un message / Hanukkah on Rye et plein d'autres films similaires, Return to Office adopte une approche un peu plus moderne et contemporaine de la romance sur le lieu de travail (le télétravail, le retour au bureau, l'IA qui remplace tout) pour un récit pas désagréable, avec un duo principal sympathique.

Certes, le métrage tourne un peu à vide une fois que Liv comprend qui est qui, et qu'elle choisit de garder Tom dans le brouillard pendant la moitié du film, à grands renforts de mensonges par omission, et de refus de s'engager fermement (ou de dire non à son patron), mais globalement, ça se regarde, sans rien révolutionner.

3.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #223 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Sisterhood, Inc. (2025)

Publié le 4 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Hallmark, Review, USA, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Sisterhood, Inc. (2025) :

Après avoir été remerciée de son poste de CEO d'une application de gestion, Megan Moore (Rachael Leigh Cook), cadre psychorigide et carriériste, se retrouve à ne savoir que faire de ses journées. Après une visite dans sa famille (Judy Kain, Adam Grupper), elle décide de prendre en charge la vie de sa sœur Izzy (Daniella Monet), vingtenaire chaotique et insouciante, en organisant un "conseil d'administration" pour remettre la vie d'Izzy sur le droit chemin, un think tank composé de personnes provenant de multiples horizons, notamment Dominic Hayes (Leonidas Gulaptis), un séduisant professeur de psychologie...

Un téléfilm Hallmark qui rentre à peine dans le cadre de la Saint Valentin/de la comédie romantique, puisque la romance de la protagoniste passe au second, voire au troisième plan, et n'est en réalité que très accessoire dans cette intrigue centrée sur la sororité et la famille.

Le reste est assez frustrant : pendant sa première moitié, Sisterhood Inc est assez amusant, un métrage délibérément axé comédie, avec un ton très sitcom, des personnages excentriques, et un humour plus prononcé que d'habitude. Et puis à mi-parcours, le focus du script revient sur Megan, sur sa carrière, sur ses relations avec sa famille, sur sa romance : aussitôt, un ventre mou se met en place, l'intérêt retombe notablement, et le métrage se termine alors en pilotage automatique.

Dommage, parce que la première partie était plus que sympathique, avec notamment une Daniella Monet qui injecte de l'expressivité et de la folie à l'ensemble. Mais alors que j'étais assez enthousiaste durant la première demi-heure, je me suis ensuite progressivement désintéressé du tout, jusqu'à être un peu agacé que le script n'ait pas su capitaliser sur l'énergie de sa première partie.

3/6

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Critique éclair #222 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - L'amour en miniature (2023)

Publié le 3 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Télévision, St Valentin, Review, Canada

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

L'amour en miniature (Modeled with Love - 2023) :

Lorsque le père d'Olivia (Ashley Argota Torres), patron d'une entreprise de modèles réduits d'intérieurs, annonce vouloir partir à la retraite, la jeune femme pense être en tête de liste pour prendre sa succession. Mais Simon (Simon Arblaster), cadre ambitieux, arrive alors, et intrigue son père avec ses plans pour l'entreprise. Une rivalité se met en place entre les deux potentiels successeurs, teintée d'une certaine attirance mutuelle... 

Une comédie romantique Reel One assez faiblarde, à la forme et à la structure ultra-basiques (le couple principal est en concurrence pour un poste, puis ils doivent apprendre à travailler ensemble, tombent amoureux, mais finissent par se brouiller suite à un quiproquo, blablablabla), aux personnages clichés (le cadre à la nièce impertinente, l'héroïne passionnée et sarcastique, blablablabla), et au budget clairement ultra-limité : la musique ressemble constamment à des pistes libres de droit un peu envahissantes, l'écriture est assez faible (le répondant, entre les deux acteurs principaux, est notamment bien trop cassant et agressif pour des échanges entre deux inconnus), et le casting inégal : Simon Arblaster n'est pas un monstre de charisme, et les parents d'Olivia ne font pas vraiment assez vieux pour avoir une fille de cette âge (ou pour partir à la retraite).

Heureusement, une fois la première demi-heure écoulée (une première partie assez peu convaincante et pleine de transitions et de moments peu naturels), le scénario rentre en phase romance, et ça fonctionne déjà un peu mieux, Ashley Argota restant toujours très sympathique depuis True Jackson ou Bucket et Skinner.

Mais bon, l'intérêt du film s'arrête à peu près là, à l'image de son sujet ultra-niche : les modèles réduits d'intérieurs, apparemment un secteur très dynamique et rentable, à en juger par ce métrage.

Ou pas.

2/6

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Critique éclair #221 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - The Holiday Club (2024)

Publié le 2 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Romance, St Valentin, Critiques éclair, Review, USA, Cinéma

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The Holiday Club (2024) :

Informaticienne solitaire récemment installée dans une petite ville de l'Ohio, Sam (Makaela Shealy) commande un panier de pâtisseries pour la Saint Valentin, bien décidée à la passer seule. Mais elle fait alors la connaissance de Bailey (Alexandra Swarens), la propriétaire de la pâtisserie d'à côté, et rapidement, les deux femmes vont sympathiser, vant de se rapprocher au gré des célébrations festives qui rythment le calendrier...

Ne pas se fier au sapin de Noël sur l'affiche : cette comédie romantique LGBTQ écrite, dirigée et interprétée par Alexandra Swarens, n'est pas un film de Noël, mais se déroule durant une année entière, depuis la rencontre des deux protagonistes à l'occasion de la Saint Valentin, jusqu'à la Saint Valentin suivante : Noël n'y occupe que quelques minutes à peine, en coup de vent.

Le reste est une comédie romantique relativement lente et posée, voire même un peu mélancolique à l'image de Makaela Shealy, toute en retenue et en discrétion ; on n'est pas loin de la hangout comedy low energy, les deux héroïnes ont une relation naturelle et crédible (je me demande à quel point les dialogues ont été improvisés, tant les réactions et la répartie semblent authentiques), et si le rebondissement dramatique du dernier quart d'heure (un grand classique des comédies romantiques) arrive un peu ici de manière abrupte, dans l'ensemble, c'est plutôt agréable à suivre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre au niveau du rythme et de la tonalité globale du métrage, ainsi que de sa colorimétrie un peu bancale.

3.75/6 

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Critique éclair #218 - Wicked, partie 2 (2025)

Publié le 22 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Comédie, Musique, USA, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Wicked, partie 2 (Wicked : For Good - 2025) :

Alors qu'Elphaba (Cynthia Erivo) est désormais ennemie publique n°1 aux yeux de tout le pays d'Oz, Glinda (Ariana Grande) tente de préparer ses fiançailles, et de gérer le pouvoir absolu dont elle dispose désormais...

À ma grande surprise, j'avais plutôt apprécié le premier Wicked, malgré sa durée abusive et sa caractérisation assez basique de certains personnages ; heureusement, une certaine flamboyance visuelle, et un second degré dans l'interprétation et l'approche de tous les personnages principaux rendait le tout plutôt agréable, à défaut d'être totalement mémorable musicalement parlant.

Là, pour cette suite... on donne dans le remplissage évident : la comédie musicale originelle durait moins de trois heures, et le premier film, lui frôlait la même durée.

Donc forcément, pour ce deuxième film de deux heures, il ne restait pas grand chose à raconter, ou du moins, pas grand chose d'intéressant.

On se retrouve ainsi avec deux bonnes heures de mélodrame (tout se prend beaucoup plus au sérieux, à l'exception d'un duel entre Glinda et Elphaba), où la caractérisation des personnages en prend un coup supplémentaire dans les dents (la sœur d'Elphaba devient insupportable, et connaît une fin ridicule, la plupart des personnages sont la maturité d'un ado de 14 ans), où les références au/les citations du Magicien d'Oz se multiplient (d'autant plus que le métrage rejoint les événements du film de la MGM, avec une Dorothy toujours gardée dans l'ombre ou hors-champ), où la fin est totalement laborieuse et forcée, et où il n'y a pas la moindre chanson mémorable et spectaculaire.

En même temps, le spectacle n'est pas forcément à l'ordre du jour, puisque la photographie, son étalonnage numérique, et les effets visuels semblent un peu trop ternes pour leur propre bien : au final, ce Wicked For Good finit par tomber à plat, jamais suffisamment dynamique pour éclipser ses chansons quelconques, jamais assez léger pour contrebalancer le mélodrame, et jamais assez sincère pour emporter l'adhésion.

Bof.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Loot, saison 3 (2025)

Publié le 17 Janvier 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Sitcom, Romance, Apple, Review, USA

Troisième fournée pour la série Apple menée par Maya Rudolph, après une première saison amusante, sans plus, et une saison 2 similaire, mais toujours inégale ; au programme, 10 épisodes de 25 minutes, chapeautés par Matt Hubbard, le créateur de la série, et par une équipe de scénaristes partiellement renouvelée...

Loot, saison 3 (2025) : 

Alors que la relation de Molly et d'Arthur connaît des turbulences, la milliardaire découvre que son ex-mari va épouser Luciana (D'Arcy Carden), une arnaqueuse qui n'a d'autre intérêt que l'argent de John ; Nicholas continue de repousser ses rêves d'être un acteur à succès ; et Sofia doit gérer la présence de sa sœur Destiny, envahissante...

Une saison qui commence sur un ton très décomplexé et excentrique, à la limite de la parodie, puisque l'épisode d'ouverture (coécrit par Rudolph et une scénariste de SNL) envoie Molly sur une île peuplée de nudistes, réunis sous l'égide d'un Henry Winkler très entreprenant : de quoi s'amuser, même si dès l'épisode 2, on retombe dans quelque chose de plus normal et formaté.

Voyage en Angleterre pour recevoir une récompense, rencontre de Luciana, épisode centré sur la relation codépendante de Molly et Nicholas, la première moitié de la saison fonctionne assez bien, et laisse deviner un certain changement.

Et puis à mi-parcours, à partir de l'épisode du camping, ça se délite un peu. L'écriture se fait un peu plus caricaturale, Molly régresse subitement, elle part aussitôt pour la Corée pour récupérer Nicholas, elle se trouve un nouveau mec tout en muscles (ce qui donne lieu à plein de clichés sur la différence d'âge et de génération), Destiny se barre, et le tout se finit par une réconciliation express avec Luciana, et entre Molly et Arthur.

Je ne sais pas s'il faut voir là une conséquence du retour de Maya Rudolph à SNL, qui a entraîné une pause de la production de cette saison 3 de Loot, avec une reprise en main de l'écriture par les scénaristes établis de la série à partir de la deuxième moitié de la saison, mais le changement est perceptible.

Et le focus accru sur la romance Arthur/Molly, au détriment de la Fondation et des autres personnages (Sofia fait parfois presque de la figuration) n'est pas forcément un choix judicieux. Ça ne fait pas forcément de la saison 3 de Loot une mauvaise saison, mais elle est, in fine, toujours très inégale et relativement frustrante, manquant de direction autre que "plus de shipping"...

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Les bilans de Lurdo - English Teacher, saison 1 et 2 (2024-2025)

Publié le 4 Janvier 2026 par Lurdo dans Comédie, Sitcom, Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Critiques éclair, Romance, Hulu, FX, Disney

Sitcom FX/Hulu en deux saisons de 8 et 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, English Teacher a été créée, écrite et interprétée par Brian Jordan Alvarez et ses compères... ce qui a valu au programme une annulation au terme de la seconde saison, suite à des audiences en berne, mais aussi et surtout à des accusations d'agression sexuelle portées à l'encontre d'Alvarez.

English Teacher, saison 1 (2024) : Le quotidien d'Evan Marquez (B.J. Alvarez), enseignant d'anglais ouvertement gay dans un lycée texan où il tente de concilier son métier, son engagement politique, ses amis et collègues, et l'hostilité des franges les plus rétrogrades de la société américaine...

Une première saison assez formulaïque, mais comme la formule fonctionne, ça ne pose pas de problème : une esthétique 80s (musicalement et au niveau de la police du titre), une série au ton très FX/Showtime d'il y a 15 ans, des problématiques contemporaines abordées avec humour et décalage (Evan s'indigne de tout et de rien, de l'interdiction de livres à ChatGPT en passant par le gun club local, et plein d'autres sujets), des personnages secondaires amusants et décalés (les élèves ultra-wokes, Enrico Colantoni en proviseur las et fatigué, Sean Patton en prof de sport très Ron Swanson, etc), et des épisodes plutôt amusants, entre celui où les joueurs de foot du lycée apprennent à se produire dans un numéro de drag sous la direction d'une drag queen kleptomane, la sortie en forêt, les manipulations de Linda la mère de famille richissime...

Le tout avec, en parallèle, un focus sur la vie amoureuse compliquée d'Evan (Alvarez aime se mettre en valeur et montrer son physique, mais il n'hésite pas aussi à se rendre ridicule, donc ça passe) et sur son amitié avec ses collègues. C'est positif, c'est sympathique, c'est suffisamment décalé et rythmé pour emporter l'adhésion.

English Teacher, saison 2 (2025) : Alors qu'Evan est désormais revenu en couple avec son petit ami Malcolm (Jordan Firstman), Markie (Patton), lui, s'éprend de sa collègue Gwen (Stephanie Koenig)...

Une saison 2 de 10 épisodes qui continue sur la même lancée... tout en changeant un peu subtilement, d'une manière pas toujours probante. La série poursuit en effet son exploration comique des thèmes de société à la mode (le recyclage, la diversité/DEI, l'armée, la prière à l'école), mais botte régulièrement en touche sur ces sujets, avec un Evan qui, plus que jamais, change d'avis comme de chemise, et un programme qui ne se mouille plus trop.

Et puis, avec deux épisodes supplémentaires au programme, le show prend davantage son temps, pour évoluer en une hangout comedy où il ne se passe pas forcément grand chose de mémorable, et où les péripéties se font plus caricaturales et sitcomesques (la visite de la mère d'Evan, les vacances, la fin d'année, la poubelle robotique).

Ça reste sympathique, ça reste amusant, mais on appréciera ou pas l'évolution, qui donne à la saison 2 d'English Teacher un côté moins frontal/moins punchy que la première année.

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Les bilans de Lurdo - The Paper, saison 1 (2025)

Publié le 28 Décembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Peacock, NBC, Télévision, Documentaire, Romance, Sitcom, USA

Spin-off de The Office par le créateur de la série originelle (et par le mari d'Ellie Kemper), pour NBC/Peacock, The Paper a diffusé les 10 épisodes de sa première saison sur la plateforme de streaming début septembre dernier, avec des résultats un peu inégaux...

The Paper, saison 1 (2025) :

Le quotidien du Toledo Truth Teller, journal en pleine décomposition, tel que filmé par l'équipe documentaire qui avait chroniqué la vie des employés de Dunder Mifflin...

Il ne faut pas s'en étonner : après un remake australien récemment diffusé sur Amazon, et d'innombrables workplace comedies ayant repris les gimmicks et les tropes de The Office, NBC a décidé de reprendre en partie en main la franchise, et de produire un spin-off officiel... qui est en réalité uniquement liée à la série d'origine par la présence d'Oscar (Oscar Nunez), ex-comptable de Dunder Mifflin et désormais comptable du journal en perdition.

Du moins, en ce qui concerne le fond. Parce qu'au niveau de la forme, The Paper est dans la directe continuité de la série-mère : musique du générique, réalisation et écriture très similaires, ressorts narratifs familiers, et personnages assez classiques.

On a ainsi Ned (Domnall Gleeson), le nouveau rédac-chef idéaliste qui en pince pour Mare (Chelsea Frei), responsable de la mise en page, et qui, à mi-saison, se flanderise et passe progressivement de clown blanc à Michael Scott-bis, maladroit, caractériel et un peu idiot ; Barry (Duane Shepard), le journaliste vétéran et sénile ; Adelola (Gbemisola Ikumelo), comptable jeune et woke qui s'improvise journaliste ; Detrick (Melvin Gregg), commercial qui en pince pour Nicole Lee (Ramona Young) ; et quelques autres personnages membres de la rédaction (certains interprétés par les scénaristes de la série)...

Sans oublier Ken (Tim Key), l'un des cadres de l'entreprise de vente de papier à qui appartient le journal, un lèche-bottes corporate et incompétent... et last but not least, Esmeralda (Sabrina Impacciatore), l'antagoniste principale de tout ce petit monde, rédactrice en chef de la version numérique du journal, fan d'articles people et creux, de clickbait et de publirédactionnels.

Et c'est au niveau d'Esmeralda que ça passera ou cassera probablement pour de nombreux spectateurs. Parce qu'autant la majeure partie de la série s'avère sympathique, et dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre d'une série de ce genre (même si les scénaristes ont fortement tendance à oublier d'apporter des conclusions à leurs intrigues hebdomadaires, laissant certains épisodes en flottement), autant Esmeralda est une caricature sur pattes, un cartoon vivant qui manigance, qui manipule et qui sabote par pur égocentrisme, par vanité et par mesquinerie.

Ce qui peut fonctionner dans une série où tout le monde est au diapason. Ce n'est pas vraiment le cas de The Paper, qui continue de tenter de mettre l'accent sur le shipping, sur l'émotion, et sur les valeurs du vrai journalisme, alors qu'à côté, on a Esmeralda qui complote comme le Coyote dans un Tex Avery. Et même lorsque les scénaristes tentent de rendre le personnage un peu pathétique et sympathique, c'est tellement forcé que ça ne fonctionne pas.

Du moins, sur moi. J'ai bien conscience que d'autres spectateurs adoreront probablement cette méchante italienne de soap qui en fait trois tonnes dans un environnement de travail "normal". En ce qui me concerne, le personnage est too much à mon goût, et ça m'a empêché de pleinement apprécier ce qui est de toute façon, au final, un spin-off honorable mais très loin de réinventer la roue.

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Critique éclair #212 - Good Fortune (2025)

Publié le 23 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Religion, Fantastique, USA, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Good Fortune (2025) :

Ange de bas niveau assigné aux accidents de voiture, Gabriel (Keanu Reeves) aimerait une mission plus importante. Lorsqu'il découvre Arj (Aziz Ansari), travailleur de la gig economy au bout du rouleau, récemment renvoyé par Jeff (Seth Rogen), un tech bro millionnaire, Gabriel intervient, et place Arj dans la peau de Jeff, et vice-versa. Mais lorsque Arj découvre qu'il se plait particulièrement dans cette nouvelle existence aisée, et refuse de l'abandonner, les choses se compliquent...

Premier long métrage avec et de Aziz Ansari, Good Fortune lorgne sur plein de scénarios bien éprouvés : ici La vie est belle de Capra et Un conte de Noël de Dickens, là Un fauteuil pour deux de Landis, une touche des Ailes du Désir et de nombreux autres films où des anges interviennent lorsqu'ils ne le devraient pas, un peu de buddy movie... le tout en mode cynique et corrosif, pour un résultat étrangement mollasson et inerte.

Bizarrement, à trop vouloir aller à contre-courant des clichés habituels de ce genre de films, et de leur morale, Ansari finit en effet par proposer ici un semi-pamphlet anti-capitaliste sans réel mordant, un film qui empile d'autres clichés (le personnage de Kéké Palmer, syndicaliste militante à l'américaine) sur un propos assez convenu façon "la vie est dure, il ne faut jamais baisser les bras et se battre contre le système" et "l'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue".

Au final, ce n'est pas particulièrement drôle, pas particulièrement rythmé, pas particulièrement original, et ça ne fait pas particulièrement avancer le schmilblick. Bof.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - suite et fin (2025)

Publié le 21 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Suite et fin de la saison 3 de Star Trek Strange New Worlds, après une première moitié très inégale s'étant pris de plein fouet deux grèves consécutives dans la tête, et soufflant par conséquent le chaud et le froid, entre épisodes inaboutis, écriture parfois approximative, et romances à gogo.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - suite et fin :

- 3x06 - The Sehlat Who Ate Its Tail : Lorsque le Farragut, où sert James T Kirk, assiste impuissant à la destruction d'une planète par un immense navire pillard, qui réduit le Farragut en miettes, l'Enterprise arrive au secours du vaisseau, mais finit lui-même ingéré par le monstre et ses occupants. Aux commandes d'une épave à peine volante, et entouré de Spock, Uhura, Chapel et Scotty, Kirk doit alors endosser le rôle de capitaine pour la toute première fois...

Enfin un épisode digne de ce nom dans cette saison cahotante : certes, ici, l'objectif est clairement de jouer la carte de la nostalgie, en réunissant tous les futurs personnages de TOS à bord du Farragut, mais l'épisode est suffisamment bien écrit pour souligner que Kirk n'est pas encore le Capitaine assuré que l'on connaît.

Ce Kirk (Paul Wesley reste bon dans son rôle, même si à aucun moment je ne vois le Kirk de Shatner) est encore hésitant, peine à assumer les conséquences de ses décisions et du "pouvoir" de Capitaine, n'écoute pas ses collaborateurs autant qu'il le devrait, et au travers de cet épisode, il apprend. Il évolue. Et ça, c'est suffisamment rafraîchissant pour être noté.

Et puis la morale de l'histoire, avec l'identité (pas forcément surprenante) des occupants du vaisseau pillard, fonctionne plutôt bien. Un épisode efficace, le meilleur de la saison jusqu'à présent.

- 3x07 - What Is Starfleet? : Alors que l'Enterprise se trouve impliqué dans un conflit entre deux populations, Beto, le frère d'Ortegas, réalise un documentaire à charge remettant en question le bien-fondé de l'intervention de la Fédération, et la présence de l'équipage sur place...

Un épisode assez frustrant, puisque jouant la carte du faux documentaire... mais le faisant de manière assez maladroite et pataude, avec un Beto balourd, aux interviews basiquement manipulatrices et aux intentions ouvertement hostiles.

Trop de grosses ficelles, donc, y compris au niveau des méchants aliens cornus, mais heureusement, c'est assez bien interprété, notamment par Celia Rose Gooding.

- 3x08 - Four-and-a-Half Vulcans : Transformés en Vulcains dans le cadre d'une mission, Pike, Uhura, Chapel et La'an se retrouvent coincés avec cette apparence, et avec le changement de perspective qui l'accompagne...

Et on retombe dans de la comédie balourde et très mal dosée, avec quatre membres d'équipage qui jouent les Vulcains avec plus ou moins de bonheur (pourquoi Anson Mount interprète son Vulcain comme un robot, je n'en suis pas sûr), de la musique primesautière forcée, encore une séance de danse, et surtout une Una qui ne parvient pas à se contrôler aux abords de Patton Oswalt, en Vulcain irrésistible et fasciné par les humains.

Mouais. On sent que tout le monde s'est bien amusé à tourner ça, mais que la production semble, encore une fois, totalement incapable de canaliser ses idées et son sens de l'humour sans tomber dans du n'importe quoi agaçant.

- 3x09 - Terrarium : Écrasée sur une planète désolée, Ortegas tente de survivre et de recontacter l'Enterprise... mais elle réalise bien vite qu'elle n'est pas seule, et qu'une Gorn est dans la même situation qu'elle...

Un grand classique : l'épisode recyclant Enemy Mine, déjà fait maintes et maintes fois, et qui, en soi, n'est pas désagréable... mais est bien trop générique et déjà vu pour tenir la distance. C'est longuet, c'est mollasson, et les scénaristes ne peuvent s'empêcher de toutélier le tout à Arena, l'épisode de TOS opposant Kirk à un Gorn, en ramenant les Metrons de manière tout à fait inutile.

Pas nécessairement mauvais, mais rien de vraiment mémorable.

- 3x10 - New Life and New Civilizations : L'équipage réalise que le Vezda rencontré plus tôt dans leurs voyages s'est échappé, et qu'il a jeté son dévolu sur une peuplade reculée. Pike et sa compagne décident alors de passer à l'action...

Pfffff.... un gros gloubiboulga de technoblabla, de pseudo-science et de pseudo-religion (entre les ley lines spatiales, les Vezdas, le double tir synchronisé, et tout le bordel ambiant) qui sombre rapidement dans le grand n'importe quoi, avant de faire un pas de côté et de tenter d'offrir à Pike et Marie un mini-Inner Light.

Ce qui ne fonctionne jamais totalement, le casting étant ce qu'il est. Vraiment pas aimé cette fin de saison, en mode beaucoup de bruit et d'effets spéciaux pour pas grand chose.

- Bilan saisonnier - 

Énorme bof que cette saison 3 de Strange New Worlds, même en faisant preuve d'indulgence compte tenu des conditions particulières de production : c'est bordélique, c'est fréquemment mal dosé, l'équilibre fun/sérieux n'est plus vraiment là (l'alternance est trop systématique, et jamais assez travaillée), et trop souvent, on a l'impression d'une série qui se plaît beaucoup trop à jouer la carte du fanservice référentiel Star Trek, plutôt qu'à être du Star Trek.

Et lorsque les scnaristes s'éloignent enfin un peu de ce fanservice, des références constantes, de leur fascination pour le sex appeal de Spock, des grosses ficelles visant à réunir tous les personnages de TOS de manière forcée et des épisodes voulant à tout prix être comiques, c'est pour nous proposer une intrigue de fond ultra bancale sur le Mal absolu, et sur Marie Batel, l'Élue désignée pour vaincre le Mal avec ses super-pouvoirs.

Mouais. À la limite, si le casting de certains des personnages avait été plus inspiré et charismatique (Batel, Korby), ça aurait pu passer, mais là... non.

En espérant que, maintenant que la série s'est débarrassée de certains personnages encombrants, elle va repartir sur des bases un peu plus saines en saison 4. De toute façon, les heures de la série sont comptées, donc les scénaristes n'ont plus vraiment le choix...

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