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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

romance

Critique éclair #227 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - To Barcelona, With Love (2025)

Publié le 8 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Télévision, Hallmark, Review, USA, Canada, Espagne, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

To Barcelona, With Love (2025) : 

Erica (Alison Sweeney), américaine vivant à Barcelone, a traduit en espagnol le deuxième ouvrage d'Anna (Ashley Williams), et sous sa plume inspirée, a transformé le livre en succès d'édition en Espagne. Mais lorsqu'Anna arrive sur place pour une tournée publicitaire, elle tombe sous le charme de Nico (Alejandro Tous), libraire local... pour lequel Erica a déjà des sentiments.

Une relecture officieuse du film mexicain Book of Love de 2022, mais adouci à la sauce Hallmark, et avec une histoire de solidarité et d'amitié féminines à la place de la romance directe de l'original.

Le résultat propose ainsi deux personnages assez différents sur tous les plans : Alison Sweeney, au personnage tout en demi-mesure et en botox, et Ashley Williams, exubérante, ultra-souriante, voire frénétique, en autrice bizarrement baratineuse, ignorante et un peu égocentrique, fascinée par la nourriture espagnole et s'empiffrant constamment.

Des choix assez étranges au niveau de la caractérisation, et qui donnent un film pas totalement convaincant, entre la musique qui part dans des rythmes latinos çà et là, une vague inspiration de Cyrano de Bergerac, une continuité un peu bancale du maquillage des actrices entre les plans, et une fin qui ne fonctionne pas vraiment, puisque Anna avoue toute la vérité en lisant en public des extraits de son livre, et en expliquant qu'elle n'en est pas l'autrice, mais que sa traductrice les a écrits... alors qu'elle vient de lire un texte en anglais, et donc non traduit.

Quelque chose me dit qu'un premier jet du scénario (possiblement avant la transposition en Espagne) faisait d'Erica l'éditrice d'Anna (d'ailleurs, tout le début du film semble mettre en place cette situation, jusqu'à expliquer le succès du premier roman d'Anna en l'attribuant à sa première éditrice), mais que le tout a changé en cours de route, de manière un peu bancale.

Bof, en somme, et même Barcelone n'est pas particulièrement mis en valeur. Reste à voir si le deuxième volet de cette série To Barcelona sera plus intéressant.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #226 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - La Guerre des Rose (2025)

Publié le 7 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, UK, USA, St Valentin, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

La Guerre des Rose (The Roses - 2025) :

Architecte de renom, Theo Rose (Benedict Cumberbatch) est ravi de laisser son épouse Ivy (Olivia Colman), cheffe de talent préférant rester dans l'ombre, gérer comme bon lui semble son petit restaurant de bord de mer. Jusqu'au jour où la carrière de Theo implose, et il se retrouve à devoir s'occuper de leurs deux enfants, alors même qu'Ivy attire l'attention d'une critique culinaire qui la propulse dans la stratosphère. Progressivement, les rancœurs et la jalousie s'accumulent alors, jusqu'à ce que le couple ne se supporte plus et explose...

Nouvelle adaptation du roman de 1981, après le film mordant et noir de 1989, cette version plus internationale m'a paru nettement moins "méchante" et corrosive que le film de Danny DeVito (ce qui est pour beaucoup dans l'accueil assez tiède reçu par le métrage), mais pas forcément moins intéressante.

Il faut dire que tout repose beaucoup sur l'alchimie de Colman et Cumberbatch, qui s'amusent clairement beaucoup et proposent des personnages très british, flegmatiques et sarcastiques à souhait. Seulement voilà : derrière la camèra, c'est l'Américain Jay Roach (les Austin Powers, les Mon beau-père et moi, et d'autres comédies du même genre), et au scénario, c'est un dramaturge australien ayant écrit Cruella et Poor Things).

Des sensibilités bien différentes de la vibe anglaise des deux acteurs principaux, et l'on retrouve ce contraste dans les seconds rôles de ce métrage : les personnages américains (Kate McKinnon, Adam Snadberg, Zoe Chao, Alison Janney) sont étrangement caricaturaux, tranchant assez radicalement avec l'interprétation plus maîtrisée des deux leads.

Le résultat, c'est un film bancal, avec une bonne heure de comédie romantique retraçant l'évolution du couple Rose et de la famille, quelques digressions, et dix minutes d'affrontement entre Theo et Ivy : mais encore une fois, le film reste presque timide dans ce domaine, et ne va jamais très loin dans la méchanceté.

En fait, ce que l'on perd en noirceur et en hostilité, on le gagne en nuances et en finesse d'interprétation... ce qui plaira ou pas.

Personnellement, j'ai trouvé le tout intéressant, comme je le disais, et assez amusant tant que l'on se concentre sur les Rose et leur couple (et leurs enfants, sympathiques). J'ai moins accroché dès que les autres personnages entrent en jeu, cela dit, donc bilan mitigé au final.

3.5/6 

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Critique éclair #225 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Royal-ish (2025)

Publié le 6 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Romance, St Valentin, Cinéma, Hallmark, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Royal-ish (2025) :

Lacey (Nichole Sakura), princesse de parc d'attraction inquiète d'être remplacée par une comédienne plus jeune, sympathise avec Rose (Francesca Europa), véritable princesse d'un royaume européen, venue visiter le parc avec son père célibataire, le Prince Henry (William Moseley). Devant le lien qui se noue entre Rose et Lacey, Ce dernier invite alors Lacey à les accompagner dans leur royaume en tant que gouvernante provisoire, le temps des préparations d'un événement durant lequel Rose va devoir défiler en public à dos de cheval - ce qu'elle a peur de faire...

Aïe. Encore une de ces romances princières/royales basiques au possible, où les scénaristes répêtent systématiquement les mêmes rebondissements, les mêmes idées, les mêmes personnages, les mêmes... tout, en fait.

C'est d'autant plus dommage qu'à la base, le couple principal est plutôt sympathique, mais que le script ne les développe jamais assez pour qu'on s'y attache - Moseley (le grand frère dans les films de Narnia), notamment, ne convainc pas forcément en père de famille célibataire. Il paraît toujours trop jeune, et entre son accent forcé, son look et son interprétation raide, son Prince n'est pas vraiment charmant.

Mais en même temps, il n'y a pas grand chose qui fonctionne là-dedans : le montage est approximatif, il n'y a absolument aucune surprise, aucune énergie, Francesca Europa n'est pas très attachante, bref, de bout en bout, c'est générique et fade au possible, et je doute que Hallmark ait dépensé beaucoup d'argent pour financer ce projet en pilotage automatique.

2/6 (Nichole Sakura méritait mieux)

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Critique éclair #224 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Return to Office (2025)

Publié le 5 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Romance, Hallmark, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Return to Office (2025) :

Suite à la fusion de leurs deux sociétés et à la mise en place d'un ordre de retour au bureau, Liv (Janel Parrish) et Tom (Scott Michael Foster) doivent partager un espace de travail en alternance, un jour sur deux. Sans jamais se rencontrer, et sous les pseudonymes de Mr Lundi et Mme Mardi, les deux collègues commencent à se laisser des post-its de plus en plus personnels, et à nouer une relation à distance. En parallèle, Liv et Tom se rencontrent dans le cadre d'un projet, et découvrent qu'ils se plaisent mutuellement, mais leur relation virtuelle perturbe cette romance naissante...

Relecture de The Shop Around the Corner / Vous avez un message / Hanukkah on Rye et plein d'autres films similaires, Return to Office adopte une approche un peu plus moderne et contemporaine de la romance sur le lieu de travail (le télétravail, le retour au bureau, l'IA qui remplace tout) pour un récit pas désagréable, avec un duo principal sympathique.

Certes, le métrage tourne un peu à vide une fois que Liv comprend qui est qui, et qu'elle choisit de garder Tom dans le brouillard pendant la moitié du film, à grands renforts de mensonges par omission, et de refus de s'engager fermement (ou de dire non à son patron), mais globalement, ça se regarde, sans rien révolutionner.

3.75/6 

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Critique éclair #223 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Sisterhood, Inc. (2025)

Publié le 4 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Hallmark, Review, USA, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Sisterhood, Inc. (2025) :

Après avoir été remerciée de son poste de CEO d'une application de gestion, Megan Moore (Rachael Leigh Cook), cadre psychorigide et carriériste, se retrouve à ne savoir que faire de ses journées. Après une visite dans sa famille (Judy Kain, Adam Grupper), elle décide de prendre en charge la vie de sa sœur Izzy (Daniella Monet), vingtenaire chaotique et insouciante, en organisant un "conseil d'administration" pour remettre la vie d'Izzy sur le droit chemin, un think tank composé de personnes provenant de multiples horizons, notamment Dominic Hayes (Leonidas Gulaptis), un séduisant professeur de psychologie...

Un téléfilm Hallmark qui rentre à peine dans le cadre de la Saint Valentin/de la comédie romantique, puisque la romance de la protagoniste passe au second, voire au troisième plan, et n'est en réalité que très accessoire dans cette intrigue centrée sur la sororité et la famille.

Le reste est assez frustrant : pendant sa première moitié, Sisterhood Inc est assez amusant, un métrage délibérément axé comédie, avec un ton très sitcom, des personnages excentriques, et un humour plus prononcé que d'habitude. Et puis à mi-parcours, le focus du script revient sur Megan, sur sa carrière, sur ses relations avec sa famille, sur sa romance : aussitôt, un ventre mou se met en place, l'intérêt retombe notablement, et le métrage se termine alors en pilotage automatique.

Dommage, parce que la première partie était plus que sympathique, avec notamment une Daniella Monet qui injecte de l'expressivité et de la folie à l'ensemble. Mais alors que j'étais assez enthousiaste durant la première demi-heure, je me suis ensuite progressivement désintéressé du tout, jusqu'à être un peu agacé que le script n'ait pas su capitaliser sur l'énergie de sa première partie.

3/6

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Critique éclair #222 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - L'amour en miniature (2023)

Publié le 3 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Télévision, St Valentin, Review, Canada

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

L'amour en miniature (Modeled with Love - 2023) :

Lorsque le père d'Olivia (Ashley Argota Torres), patron d'une entreprise de modèles réduits d'intérieurs, annonce vouloir partir à la retraite, la jeune femme pense être en tête de liste pour prendre sa succession. Mais Simon (Simon Arblaster), cadre ambitieux, arrive alors, et intrigue son père avec ses plans pour l'entreprise. Une rivalité se met en place entre les deux potentiels successeurs, teintée d'une certaine attirance mutuelle... 

Une comédie romantique Reel One assez faiblarde, à la forme et à la structure ultra-basiques (le couple principal est en concurrence pour un poste, puis ils doivent apprendre à travailler ensemble, tombent amoureux, mais finissent par se brouiller suite à un quiproquo, blablablabla), aux personnages clichés (le cadre à la nièce impertinente, l'héroïne passionnée et sarcastique, blablablabla), et au budget clairement ultra-limité : la musique ressemble constamment à des pistes libres de droit un peu envahissantes, l'écriture est assez faible (le répondant, entre les deux acteurs principaux, est notamment bien trop cassant et agressif pour des échanges entre deux inconnus), et le casting inégal : Simon Arblaster n'est pas un monstre de charisme, et les parents d'Olivia ne font pas vraiment assez vieux pour avoir une fille de cette âge (ou pour partir à la retraite).

Heureusement, une fois la première demi-heure écoulée (une première partie assez peu convaincante et pleine de transitions et de moments peu naturels), le scénario rentre en phase romance, et ça fonctionne déjà un peu mieux, Ashley Argota restant toujours très sympathique depuis True Jackson ou Bucket et Skinner.

Mais bon, l'intérêt du film s'arrête à peu près là, à l'image de son sujet ultra-niche : les modèles réduits d'intérieurs, apparemment un secteur très dynamique et rentable, à en juger par ce métrage.

Ou pas.

2/6

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Critique éclair #221 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - The Holiday Club (2024)

Publié le 2 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Romance, St Valentin, Critiques éclair, Review, USA, Cinéma

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The Holiday Club (2024) :

Informaticienne solitaire récemment installée dans une petite ville de l'Ohio, Sam (Makaela Shealy) commande un panier de pâtisseries pour la Saint Valentin, bien décidée à la passer seule. Mais elle fait alors la connaissance de Bailey (Alexandra Swarens), la propriétaire de la pâtisserie d'à côté, et rapidement, les deux femmes vont sympathiser, vant de se rapprocher au gré des célébrations festives qui rythment le calendrier...

Ne pas se fier au sapin de Noël sur l'affiche : cette comédie romantique LGBTQ écrite, dirigée et interprétée par Alexandra Swarens, n'est pas un film de Noël, mais se déroule durant une année entière, depuis la rencontre des deux protagonistes à l'occasion de la Saint Valentin, jusqu'à la Saint Valentin suivante : Noël n'y occupe que quelques minutes à peine, en coup de vent.

Le reste est une comédie romantique relativement lente et posée, voire même un peu mélancolique à l'image de Makaela Shealy, toute en retenue et en discrétion ; on n'est pas loin de la hangout comedy low energy, les deux héroïnes ont une relation naturelle et crédible (je me demande à quel point les dialogues ont été improvisés, tant les réactions et la répartie semblent authentiques), et si le rebondissement dramatique du dernier quart d'heure (un grand classique des comédies romantiques) arrive un peu ici de manière abrupte, dans l'ensemble, c'est plutôt agréable à suivre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre au niveau du rythme et de la tonalité globale du métrage, ainsi que de sa colorimétrie un peu bancale.

3.75/6 

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Critique éclair #218 - Wicked, partie 2 (2025)

Publié le 22 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Comédie, Musique, USA, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Wicked, partie 2 (Wicked : For Good - 2025) :

Alors qu'Elphaba (Cynthia Erivo) est désormais ennemie publique n°1 aux yeux de tout le pays d'Oz, Glinda (Ariana Grande) tente de préparer ses fiançailles, et de gérer le pouvoir absolu dont elle dispose désormais...

À ma grande surprise, j'avais plutôt apprécié le premier Wicked, malgré sa durée abusive et sa caractérisation assez basique de certains personnages ; heureusement, une certaine flamboyance visuelle, et un second degré dans l'interprétation et l'approche de tous les personnages principaux rendait le tout plutôt agréable, à défaut d'être totalement mémorable musicalement parlant.

Là, pour cette suite... on donne dans le remplissage évident : la comédie musicale originelle durait moins de trois heures, et le premier film, lui frôlait la même durée.

Donc forcément, pour ce deuxième film de deux heures, il ne restait pas grand chose à raconter, ou du moins, pas grand chose d'intéressant.

On se retrouve ainsi avec deux bonnes heures de mélodrame (tout se prend beaucoup plus au sérieux, à l'exception d'un duel entre Glinda et Elphaba), où la caractérisation des personnages en prend un coup supplémentaire dans les dents (la sœur d'Elphaba devient insupportable, et connaît une fin ridicule, la plupart des personnages sont la maturité d'un ado de 14 ans), où les références au/les citations du Magicien d'Oz se multiplient (d'autant plus que le métrage rejoint les événements du film de la MGM, avec une Dorothy toujours gardée dans l'ombre ou hors-champ), où la fin est totalement laborieuse et forcée, et où il n'y a pas la moindre chanson mémorable et spectaculaire.

En même temps, le spectacle n'est pas forcément à l'ordre du jour, puisque la photographie, son étalonnage numérique, et les effets visuels semblent un peu trop ternes pour leur propre bien : au final, ce Wicked For Good finit par tomber à plat, jamais suffisamment dynamique pour éclipser ses chansons quelconques, jamais assez léger pour contrebalancer le mélodrame, et jamais assez sincère pour emporter l'adhésion.

Bof.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Loot, saison 3 (2025)

Publié le 17 Janvier 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Sitcom, Romance, Apple, Review, USA

Troisième fournée pour la série Apple menée par Maya Rudolph, après une première saison amusante, sans plus, et une saison 2 similaire, mais toujours inégale ; au programme, 10 épisodes de 25 minutes, chapeautés par Matt Hubbard, le créateur de la série, et par une équipe de scénaristes partiellement renouvelée...

Loot, saison 3 (2025) : 

Alors que la relation de Molly et d'Arthur connaît des turbulences, la milliardaire découvre que son ex-mari va épouser Luciana (D'Arcy Carden), une arnaqueuse qui n'a d'autre intérêt que l'argent de John ; Nicholas continue de repousser ses rêves d'être un acteur à succès ; et Sofia doit gérer la présence de sa sœur Destiny, envahissante...

Une saison qui commence sur un ton très décomplexé et excentrique, à la limite de la parodie, puisque l'épisode d'ouverture (coécrit par Rudolph et une scénariste de SNL) envoie Molly sur une île peuplée de nudistes, réunis sous l'égide d'un Henry Winkler très entreprenant : de quoi s'amuser, même si dès l'épisode 2, on retombe dans quelque chose de plus normal et formaté.

Voyage en Angleterre pour recevoir une récompense, rencontre de Luciana, épisode centré sur la relation codépendante de Molly et Nicholas, la première moitié de la saison fonctionne assez bien, et laisse deviner un certain changement.

Et puis à mi-parcours, à partir de l'épisode du camping, ça se délite un peu. L'écriture se fait un peu plus caricaturale, Molly régresse subitement, elle part aussitôt pour la Corée pour récupérer Nicholas, elle se trouve un nouveau mec tout en muscles (ce qui donne lieu à plein de clichés sur la différence d'âge et de génération), Destiny se barre, et le tout se finit par une réconciliation express avec Luciana, et entre Molly et Arthur.

Je ne sais pas s'il faut voir là une conséquence du retour de Maya Rudolph à SNL, qui a entraîné une pause de la production de cette saison 3 de Loot, avec une reprise en main de l'écriture par les scénaristes établis de la série à partir de la deuxième moitié de la saison, mais le changement est perceptible.

Et le focus accru sur la romance Arthur/Molly, au détriment de la Fondation et des autres personnages (Sofia fait parfois presque de la figuration) n'est pas forcément un choix judicieux. Ça ne fait pas forcément de la saison 3 de Loot une mauvaise saison, mais elle est, in fine, toujours très inégale et relativement frustrante, manquant de direction autre que "plus de shipping"...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Les bilans de Lurdo - English Teacher, saison 1 et 2 (2024-2025)

Publié le 4 Janvier 2026 par Lurdo dans Comédie, Sitcom, Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Critiques éclair, Romance, Hulu, FX, Disney

Sitcom FX/Hulu en deux saisons de 8 et 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, English Teacher a été créée, écrite et interprétée par Brian Jordan Alvarez et ses compères... ce qui a valu au programme une annulation au terme de la seconde saison, suite à des audiences en berne, mais aussi et surtout à des accusations d'agression sexuelle portées à l'encontre d'Alvarez.

English Teacher, saison 1 (2024) : Le quotidien d'Evan Marquez (B.J. Alvarez), enseignant d'anglais ouvertement gay dans un lycée texan où il tente de concilier son métier, son engagement politique, ses amis et collègues, et l'hostilité des franges les plus rétrogrades de la société américaine...

Une première saison assez formulaïque, mais comme la formule fonctionne, ça ne pose pas de problème : une esthétique 80s (musicalement et au niveau de la police du titre), une série au ton très FX/Showtime d'il y a 15 ans, des problématiques contemporaines abordées avec humour et décalage (Evan s'indigne de tout et de rien, de l'interdiction de livres à ChatGPT en passant par le gun club local, et plein d'autres sujets), des personnages secondaires amusants et décalés (les élèves ultra-wokes, Enrico Colantoni en proviseur las et fatigué, Sean Patton en prof de sport très Ron Swanson, etc), et des épisodes plutôt amusants, entre celui où les joueurs de foot du lycée apprennent à se produire dans un numéro de drag sous la direction d'une drag queen kleptomane, la sortie en forêt, les manipulations de Linda la mère de famille richissime...

Le tout avec, en parallèle, un focus sur la vie amoureuse compliquée d'Evan (Alvarez aime se mettre en valeur et montrer son physique, mais il n'hésite pas aussi à se rendre ridicule, donc ça passe) et sur son amitié avec ses collègues. C'est positif, c'est sympathique, c'est suffisamment décalé et rythmé pour emporter l'adhésion.

English Teacher, saison 2 (2025) : Alors qu'Evan est désormais revenu en couple avec son petit ami Malcolm (Jordan Firstman), Markie (Patton), lui, s'éprend de sa collègue Gwen (Stephanie Koenig)...

Une saison 2 de 10 épisodes qui continue sur la même lancée... tout en changeant un peu subtilement, d'une manière pas toujours probante. La série poursuit en effet son exploration comique des thèmes de société à la mode (le recyclage, la diversité/DEI, l'armée, la prière à l'école), mais botte régulièrement en touche sur ces sujets, avec un Evan qui, plus que jamais, change d'avis comme de chemise, et un programme qui ne se mouille plus trop.

Et puis, avec deux épisodes supplémentaires au programme, le show prend davantage son temps, pour évoluer en une hangout comedy où il ne se passe pas forcément grand chose de mémorable, et où les péripéties se font plus caricaturales et sitcomesques (la visite de la mère d'Evan, les vacances, la fin d'année, la poubelle robotique).

Ça reste sympathique, ça reste amusant, mais on appréciera ou pas l'évolution, qui donne à la saison 2 d'English Teacher un côté moins frontal/moins punchy que la première année.

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