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Disclosure Day (2026) :
Présentatrice météo à Kansas City, Margaret (Emily Blunt) est saisie d'une crise inexplicable en direct à la télévision, crise qui lui fait soudain parler dans une langue inconnue. Rapidement, elle comprend alors qu'elle est désormais dotée de pouvoirs de télépathie, et qu'elle n'est pas seule dans cette siruation : elle est contactée par Hugo (Colman Domingo), qui tente d'organiser la fuite de Kellner (Josh O'Connor), informaticien en possession d'archives improbables sur l'existence d'une vie extraterrestre sur Terre...
Le Spielberg le plus récent, et un retour à l'ufologie pour le réalisateur, avec malheureusement un scénario de David Koepp, qui se montre de plus en plus inégal, surtout sur ce sujet (cf le Crâne de Crystal). Au programme, une structure alternée montrant le parcours parallèle de Margaret (une Emily Blunt un peu trop botoxée/collagénée, mais toujours efficace), poursuivie par les autorités, et celui de Kellner (Josh O'Connor, pas très marquant), qui tente de fuir avec ce qu'il a volé.
Le tout pour un thriller qui fait un peu daté, très années 90 et X-files, en fait, un peu longuet pour ce que ça raconte, et paradoxalement un peu mou dans certaines péripéties, alors que le film n'est qu'une grosse course-poursuite. Tout aussi daté, le moment de la révélation internationale de l'existence des aliens : daté sur un plan technique (on sent le film embêté par l'absence de modernité de son écriture, et qui est obligé de rajouter des répliques à droite et à gauche pour tenter de contrer les nouvelles technologies comme le Web, l'IA, etc), et au niveau de ses conséquences et des réactions du grand public.
C'est un film de believer, et ça se sent : Spielberg semble persuadé que la diffusion de telles vidéos sur des chaînes d'info aurait un impact transcendental et immédiat, et que toutes les religions en seraient instantanément bouleversées (quand le personnage de l'ex-nonne t'explique que "nous avons tous été élevés dans la croyance d'un être suprême", blablabla, on sent que le film est très américain à ce niveau). Je suis probablement trop cynique pour adhérer à ce point de vue un peu naïf, pas aidé par le fait que tout ça a, in fine, déjà été traité ailleurs, et qu'en adhérant à ce point aux clichés de l'ufologie (avec des Petits Gris très clichés), le film peine à imposer son identité.
Après, ça reste du Spielberg, donc c'est bien filmé, et certaines séquences ont de l'idée (j'aime bien la notion de l'abduction alien filmée comme un conte de fées enneigé avec des animaux magiques), mais dans l'ensemble, ça reste très moyen, et thématiquement assez vieillot.
3/6
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