La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.
Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.
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Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :
À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...
Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.
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Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.
Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.
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C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.
On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).
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Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.
Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.
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Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...
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