Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Better Man (2024) :
La carrière de Robbie Williams, chanteur d'extraction populaire vivant dans l'ombre d'un père showman (Steve Pemberton) et qui, après avoir rejoint le boyband Take That, se trouve rongé par l'anxiété, la dépression, et la drogue, jusqu'à devoir quitter le groupe pour trouver son chemin en solo...
Un biopic musical romancé inspiré de la vie et de la carrière de Robbie Williams, par le réalisateur de The Greatest Showman, avec pour particularité, une métaphore centrale, celle de Robbie Williams représenté en tant que singe se produisant sur scène dans ce grand cirque qu'est le show-business.
Gros travail numérique de Weta, qui donne vie dans chaque plan à un Robbie Williams simien ultra-expressif et crédible, pour un biopic pas forcément révolutionnaire (la structure est assez classique : débuts difficiles, montée en puissance, chute dans la drogue et la dépression, rédemption et retour au sommet) mais plutôt bien mené en un peu plus de deux heures, avec notamment un long passage sur la relation de Williams avec Nicole Appleton (des All Saints), qui n'a duré que deux ans IRL, mais semble avoir vraiment marqué Williams durablement.
Reste que, malgré sa structure assez académique, et son nombre relativement limité de numéros musicaux hors-scène (il y a une jolie chorégraphie des Take That dans les rues de Londres, sur Rock DJ), le film parvient à emporter l'adhésion au travers de sa patte graphique, de son postulat de départ, et de son énergie. Sans parler de ses excentricités, comme ces figures sinistres représentant les doutes et les peurs de Williams, dissimulées dans le public de ses shows, et qu'il finit par vaincre au cours d'une immense bataille durant le plus gros concert de sa vie.
Je ne m'y attendais pas, tout comme je ne m'attendais pas à trouver certaines scènes plutôt touchantes, notamment la toute fin, sur "My Way".
Une bonne surprise, qui ne méritait pas de se planter en salles (en même temps, vu l'accueil critiques aux USA, façon "Robbie Williams, on connaît pas, pourquoi aller voir un film sur sa vie ?", ça n'allait pas exploser les records au box-office...)
4.25/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
The Luckiest Man in America (2025) :
En 1984, après avoir raté son audition pour participer à Press Your Luck, un jeu télévisé à succès, Michael Larson (Paul Walter Hauser) est repêché de justesse, et mis devant les caméras. Aussitôt, il commence à engranger des gains faramineux, amenant la production (David Strathairn, Shamier Anderson...) à s'inquiéter d'une éventuelle tricherie...
Une comédie dramatique inspirée d'une histoire vraie et donc forcément un peu dramatisée pour les besoins de l'écran, avec un Paul Walter Hauser excellent en candidat à la limite de la tricherie, mais qui profite en réalité d'une faille du système pour tenter de devenir enfin quelqu'un.
La reconstitution historique est efficace malgré un budget forcément limité, le casting est plutôt bon (Maisie Williams en guide touristique des studios CBS, Walter Goggins en présentateur du jeu), et le tout déroule sa trame de manière efficace, sans forcément pousser le film vers quelque chose d'exceptionnel.
Cela dit, ça remplit son office, ça se regarde facilement, c'est divertissant et c'est toujours ça de pris.
4/6
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Bilan XL pour le Téléphage Anonyme, qui couvre ainsi l'intégralité de l'Halloween Oktorrorfest 2025, notre marathon de cinéma et de séries télévisées fantastiques et horrifiques, qui s'est étendu de mi-septembre à début novembre...
Un peu moins de films passés en revue durant cette Oktorrorfest 2025, en comparaison de l'année dernière, avec, comme toujours, du bon et du moins bon.
# Film(s) du mois :
Quelques très bonnes surprises, durant cette saison : Dead Talents Society, une comédie fantastique taïwanaise qui évoque l'au-delà de Beetlejuice, mais à la mode asiatique ; le dernier volet de la franchise Destination Finale, amusant et fidèle à celle-ci ; The Ugly Stepsister, une relecture sanglante de Cendrillon ; Together, et sa body horror romantique ; et Haunted Ulster Live, revisite irlandaise du format Ghostwatch.
Parmi les autres films plus qu'honorables, cette saison, on peut aussi citer Companion, un film sur l'IA qui ne se prend pas trop au sérieux ; Sinners, bourré de qualités même si je n'ai pas forcément accroché à la proposition ; The Toxic Avenger, un remake sympatoche du vieux film Troma ou encore Good Boy, du point de vue d'un chien fidèle et perspicace.
# Flop(s) du mois :
Pas mal de flops, cette année, avec, parmi les plus évidents, le Dracula de Besson (un beau ratage dérivatif au possible) ; la version 2024 de The Crow, assez laborieuse ; le second volet de M3GAN, une tentative de reproduire le succès viral du premier de manière totalement artificielle ; Ash, de l'horreur spatiale sans intérêt, ou encore l'adaptation de Until Dawn (plus proche d'une adaptation officieuse de Dead by Daylight que d'Until Dawn), The Home et son scénario Qanonesque, et GOAT/Him, une satire bancale du monde du football américain, teintée de critique sociale et raciale...
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# Petit écran :
Comme toujours, il n'y a pas que le cinéma dans l'Oktorrorfest, il y a aussi les séries télévisées, avec du bon et du moins bon : si la première saison de Creature Commandos s'est avérée plutôt amusante et dynamique, la seconde saison de The Last of Us m'a globalement frustré, en choisissant de faire d'Ellie un personnage antipathique et agaçant.
Idem pour la deuxième année de Wednesday, qui ne commençait pas trop mal, semblant rectifier les erreurs de la première saison et mieux comprendre les Addams, mais qui a finit par retomber dans ses travers, avec une seconde moitié de saison bordélique et à côté de la plaque, et une Mercredi qui n'est guère plus qu'un cliché sarcastique sur pattes.
Cela dit, cela m'a permis de mieux cerner ce que Netflix voulait dans cette série, d'autant que peu de temps auparavant, j'avais regardé la première saison du très campyLes nouvelles aventures de Sabrina, de 2018. Les éléments des deux séries sont les mêmes, le focus sur une héroïne exceptionnelle aux pouvoirs uniques, les triangles amoureux... et le bordel général au niveau de l'écriture.
On peut aussi mentionner The Bondsman, une pâle copie de Brimstone à la sauce country ; Hysteria !, et sa Satanic Panic caricaturale mais pas inintéressante ; Haunted Hotel, une série animée Netflix pas désagréable, mais peu marquante ; Marvel Zombies, une mini-série Marvel pas indispensable ; et, peut-être plus embêtant, la saison 1 d'Alien Earth, pourtant très réussie visuellement et formellement, mais dont l'écriturepart tellement en vrille, et dont les personnages sont tellement idiots qu'au final, on ressort de là frustré et agacé.
Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.
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# À venir :
CHANGEMENT DE PROGRAMME pour ce blog, à l'approche de Noël.
Comme expliqué ici, à l'occasion de la Christmas Yulefest 2025, qui débutera le 15 novembre, le blog des Téléphages Anonymes reprend du service pour cette saison festive, et des critiques quotidiennes de films de Noël y seront donc publiées comme chaque année, pendant que ce blog-ci sera mis en veille pendant le mois de décembre.
Cela ne signifie pas pour autant que le blog va se mettre en pause pendant plus de deux mois : pendant la première quinzaine de novembre, il reprend son rythme habituel, avec des critiques quotidiennes de films et de séries.
Ensuite, cependant, et de manière plus sporadique jusqu'en janvier, il y aura quelques bilans tv et quelques critiques cinéma, en nombre limité, en fonction de mes visionnages et/ou de l'actualité. Histoire de ne pas laisser ce blog végéter sans nouvelles publications...
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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.
En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne :
- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.
- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.
- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...
- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Alien : Earth, saison 1 (2025) :
Envoyé à l'autre bout de la galaxie pour en ramener des spécimens extraterrestres potentiellement exploitables, le vaisseau Maginot de la Weyland-Yutani s'écrase sur Terre suite à un sabotage, et détruit au passage un immeuble de Prodigy, une corporation rivale. Aussitot, Boy Kavalier (Samuel Blenkin), le petit génie immature à la tête de Prodigy, envoie sur place des équipes accompagnées de Wendy (Sydney Chandler) et des Garçons perdus (Adarsh Gourav, Erana James, Lily Newmark, Jonathan Ajayi, Kit Young), des prototypes révolutionnaires d'androïdes dans lesquels la conscience d'enfants malades a été transférée. Sur place, ils trouvent des créatures improbables, échappées du vaisseau, ainsi que Joe Hermit (Alex Lawther), le frère de Wendy, qui ignore que sa petite sœur a été transférée dans un robot...
Il fallait s'en douter : Legion, la série FX/Marvel de Noah Hawley, était déjà un programme assez expérimental et psychédélique, qui partait dans tous les sens et se perdait un peu en cours de route, avec des choix de casting et des décisions créatives improbables (au point que j'avais lâché l'affaire après la saison 2).
Donc forcément, lorsque ce même Noah Hawley s'attaque à la franchise Alien, il ne pouvait que reprendre le tout en main pour nous présenter sa version. En l'occurrence, un programme un peu brinquebalant, qui semble fréquemment plus intéressé par les conflits entre mégacorporations et les interrogations existentielles et transhumanistes de ses protagonistes androïdes que par les aliens, et qui se perd fréquemment dans ses effets de style (beaucoup de fondus-enchaînés) et dans sa métaphore sur Peter Pan, martelée encore et encore pour que tout le monde comprenne bien que la série a des choses importantes à dire sur l'humanité, la vie, la mort, la société d'aujourd'hui, et tout le reste.
Un résultat polarisant et un peu frustrant, à vrai dire, qui repose très fréquemment sur l'incompétence et la bétise des personnages (un grand classique de l'univers Alien, certes, mais ce n'est pas une raison pour en abuser), ici semi-justifiée par l'idée de mettre des consciences d'enfants dans des corps de robots adultes - ce qui amène plein de philosophie de comptoir, effectivement, mais aussi du surjeu, et de grosses ficelles narratives un peu évidentes.
C'est peut-être ça le vrai problème d'Alien Earth : la série ne semble pas très intéressée par l'idée de parler de l'Alien ou de le montrer (si ce n'est ponctuellement, et en particulier vers la fin de saison, lorsque l'Alien devient le chien de garde de Wendy), plus préoccupée par ses hybrides, ses cyborgs et ses androïdes, ainsi que par les autres types d'entités extraterrestres ramenées par le vaisseau.
Et c'est ainsi que l'on se retrouve, in fine, avec une série dont les personnages les plus intéressants sont Morrow (Babou Ceesay), antagoniste cyborg travaillant pour Weyland-Yutani, mais aussi et surtout Kirsh (Timothy Olyphant), androïde scientifique observant tout comme une grande expérience sur l'humanité, et un petit œil tentaculaire plus intelligent que tout le reste des personnages réunis, qui lui aussi semble observer son environnement depuis la carcasse d'un mouton réanimé.
Un duo d'observateurs autour desquels gravitent des personnages interprétés par des acteurs compétents (j'ai certaines réserves sur les Enfants Perdus, à qui l'on demande de jouer de manière enfantine des pré-ados dans des corps d'adultes, et qui en plus ont un cerveau de génie - donc, forcément, arrive un moment où ça coince), mais aux réactions fatigantes : personne ne semble avoir le moindre instinct de survie, les capacités de Wendy sont clairement exagérées, les méchants sont très caricaturaux (Samuel Blenkin en fait trois tonnes en Zuckerberg de l'espace), et, peut-être plus embêtant, l'alien (un mélange de numérique et de cascadeur en costume) n'est jamais vraiment mis en valeur par la mise en scène et la réalisation (c'est notamment vrai quand Noah Hawley confie la réalisation des épisodes à quelqu'un d'autre - aussitôt, ça devient plus sage, plus pépère, et ça manque de tension).
D'autant plus frustrant, tout ça, que la direction artistique rétro 70s de l'ensemble est vraiment excellente à tous les niveaux : l'épisode 05, qui nous refait Alien dans le Maginot, en flashback, est à ce titre très convaincant... même si c'est peu ou prou le point d'orgue de la saison, que tout ce qui vient ensuite paraît étrangement catapulté, et que, comme l'ensemble de la série, le tout est agrémenté de touches excentriques, çà ou là, qui laissent plus dubitatif que convaincu (je pense notamment à l'utilisation de morceaux de rock/métal en guise de générique de fin, ou d'éléments totalement gratuits qui n'ont pas vraiment de payoff à la fin de la saison).
Une chose est sûre, la série se conclut d'une manière assez peu probante, ou du moins, qui ne m'a pas du tout fait envie : je reviendrai probablement en seconde saison (parce que ça reste bien produit, dans un univers que j'apprécie), mais j'ai du mal à envisager quel pourrait être l'intérêt de ces nouvelles aventures de Wendy la super-androïde, des Enfants perdus en rébellion et de leur brave toutou extraterrestre. On verra bien.
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Marvel Zombies, saison 1 (2025) :
Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...
Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.
On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.
Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.
Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.
À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.
En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.
Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.
C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.
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Haunted Hotel, saison 1 (2025) :
Les mésaventures quotidiennes et surnaturelles de la famille Freeling, qui tente de gérer un hôtel empli de fantômes : Katherine (Eliza Coupe), qui vient d'hériter de l'établissement ; Nathan (Will Forte), son frère décédé et bon à rien, qui hante l'hôtel et tente d'aider sa famille ; Ben (Skyler Gisondo), le fils adolescent de Katherine, naïf et maladroit ; Esther (Natalie Palamides), sa petite sœur, autoritaire, manipulatrice et sadique ; et Abaddon (Jimmi Simpson), un démon enfermé dans le corps immortel d'un enfant du 18e siècle, et qui peine à s'adapter à vie moderne...
Une série animée made in Netflix créée par un scénariste de Rick et Morty, et qui tente clairement de composer quelque chose à mi-chemin entre la sitcom Ghosts (dans sa version anglaise comme américaine) et de l'animation pour adultes dans la droite lignée des séries de Roiland et Harmon ou de MacFarlane.
On est en effet en terrain ultra-balisé, que ce soit dans la caractérisation des personnages (la mère dépassée, l'oncle fantaisiste, l'ado benet, la petite sœur chaotique et machiavélique, le gamin ultra-intelligent à grosse voix et qui fait des one-liners improbables et sarcastiques - coucou Stewie), dans la structure, ou dans les intrigues et dans l'écriture en général, qui tente de tisser un fond émotionnel sur les liens familiaux, les mensonges, le deuil, le divorce, l'absence du père au sein même de péripéties qui n'auraient pas dépareillé dans Gravity Falls.
Et ponctuellement, ça fonctionne, la série étant assez divertissante, bien doublée, et plutôt compétente visuellement parlant (même si honnêtement, ça reste dans la norme des séries d'animation contemporaines).
Mais la plupart du temps, Haunted Hotel reste très dérivative et prévisible, tant dans ses gags, ses références évidentes aux classiques du genre, que dans ses tentatives de générer de l'émotion. L'écriture est globalement un peu trop superficielle, ne parvenant pas forcément à approfondir ses personnages pour qu'ils se démarquent suffisamment de leurs influences, et il reste un problème de rythme, qui fait que le programme ne parvient jamais vraiment à atteindre la folie de ses modèles, et cahote occasionnellement, selon les épisodes.
Après, c'est une saison 1 de 10 x 25 minutes, ça se cherche un peu, il faudra voir si, si suite il y a, la production se lâche réellement. En l'état, ça reste un peu trop anecdotique à mon goût.
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Good Boy (2025) :
Todd (Shane Jensen), trentenaire, est atteint d'une maladie pulmonaire chronique. Contre l'avis de sa sœur Vera (Arielle Friedman), il part s'installer, avec son chien Indy, dans la vieille maison familiale, au milieu des bois, réputée hantée mais où Todd cherche un peu de calme. Rapidement, cependant, Indy semble remarquer une présence dans la demeure...
Un film d'horreur au postulat intéressant : tout filmer à hauteur de chien, du point de vue d'Indy (le chien du réalisateur), et garder les visages des humains dans l'ombre (ce qui permet d'ailleurs au réal d'incarner Todd dans la majeure partie des scènes, afin d'obtenir de son toutou les réactions désirées).
Et le tout fonctionne plutôt bien : le chien est attachant et expressif, les effets visuels sont efficaces, on s'inquiète du sort de ce protagoniste canin, et, de par son absence de dialogues et son point de vue unique, le tout laisse suffisamment de zones d'ombre pour que le spectateur se fasse sa propre idée du récit (métaphore de la maladie de Todd, véritable présence surnaturelle hostile, etc... ?) et interprète ses événements comme bon lui semble.
Après, j'avoue que la post-synchro des humains est un peu inégale, et qu'il y a quelques fluctuations de rythme qui auraient pu être évitées. Mais bon, pour un premier film, c'est original et honorable.
3.75/6
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How to Kill Monsters (2024) :
Seule survivante d'un massacre sanguinaire durant lequel ses amis ont tenté de la sacrifier à un démon le soir d'Halloween, Jamie (Lyndsey Craine) est arrêtée par la police et amenée au poste de police local, où elle est interrogée. Mais rapidement, il s'avère que les forces du Mal l'ont suivie, et, accompagnée des membres d'un enterrement de vie de jeune fille (Fenfen Huang, Michaela Longden, Juné Tiamatakorn, Louella Gaskell) et d'un duo de frères policiers incapables (Aaron Dennis, Daniel Thrace), Jamie va tenter de récupérer l'Eldritch Blade, unique objet capable de refermer la porte vers le monde des démons...
On prend les mêmes et on recommence, avec une suite spirituelle à Book of Monsters, dont on retrouve ici une partie des acteurs dans des rôles parfois similaires, mais aussi assez différents... et ça fonctionne mieux.
Financé en partie (comme les précédents films de l'équipe) via Kickstarter, ce HTKM puise ses inspirations dans les Evil Dead, le cinéma de Carpenter, mais aussi Hot Fuzz, une influence qui se traduit, à l'écran, par un film beaucoup plus orienté comédie, avec un montage et des gags beaucoup plus marqués.
Et honnêtement, pendant une bonne heure, l'alchimie fonctionne plutôt bien ; le film est léger, les effets sont dans la continuité de Book of Monsters, il semble y avoir plus de place pour l'expérimentation et le décalage, bref, c'est fun, tout en restant un film à petit budget conscient de ses limites.
La dernière demi-heure, qui arrive après un twist plus ou moins évident, fonctionne un peu moins bien, mais à ce point du film, le capital sympathie des acteurs et des personnages emporte tout de même l'adhésion, et le tout reste très sympatoche.
3.75/6
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Book of Monsters (2018) :
Sur le point de fêter son 18e anniversaire, Sophie (Lyndsey Craine) invite toute sa classe chez elle, sans se douter que les forces du Mal vont se convier à la célébration et libérer des entités maléfiques à l'aide d'un grimoire conservé chez Sophie depuis plusieurs générations...
Une comédie horrifique britannique à très petit budget (un financement participatif de 50-60 000 de dollars) qui lorgne fortement sur les Evil Dead de Raimi, mais avec des trentenaires dans les rôles de teenagers mineurs, une touche de représentation LGBTQ, et une réalisation/un montage clairement cache-misère (à contrario des films de Raimi, donc, qui avait dix fois plus de moyens).
Malgré ces défauts principalement techniques, clairement inhérents au manque d'argent, le tout se regarde plutôt agréablement, notamment parce que ça ne se prend pas totalement au sérieux, que le Livre des monstres est plutôt réussi, que les créatures ne sont pas désagréables et que le film est généreux en hémoglobine.
Après, ça reste clairement limité par son budget, et par une écriture et une interprétation inégale (des personnages inutiles, quelques acteurs assez médiocres), mais il se dégage de tout ça une bonne humeur plutôt sympathique, qui donne envie de voir ce que le réalisateur/scénariste a fait d'autre.
3.5/6
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Une Nuit au Zoo (Night of the Zoopocalypse - 2025) :
Lorsqu'un météore s'écrase dans un zoo du Canada et transforme certains des animaux en zombies gélatineux et agressifs, Gracie (Gabbi Kosmidis), une louve amicale, est contrainte de faire équipe avec Dan (David Harbour), un puma ronchon, Xavier (Pierre Simpson), un lémurien passionné de cinéma, Felix (Paul Sun-Hyung Lee), un singe individualiste, Frida (Heather Loreto), une femelle capybara, et Ash (Scott Thompson), une autruche sarcastique, pour tenter de survivre à cette menace...
Une comédie d'animation familiale supposément (très vaguement) inspirée d'un concept de Clive Barker, mais qui, pour être franc, lorgne plus sur des interactions à la Madagascar (ou à la The Wild), avec des animaux qui doivent apprendre à cohabiter et à collaborer pour parvenir à leurs fins, dans une aventure bourrée de slapstick et de comédie tous publics.
Et très honnêtement, ça se regarde, c'est assez bien doublé, les visuels fluos fonctionnent, et les créatures, très Rob Bottin dans l'esprit, font leur petit effet, poussant presque le film vers quelque chose de ponctuellement assez cauchemardesque (sauf le lapin patient zéro, plus proche d'un Gremlin).
Après, ça reste un film d'animation vaguement sympatoche mais qui ne casse pas trois pattes à un canard boîteux, avec un rythme inégal et des scories d'écriture, ici ou là, qui l'empêchent de vraiment marquer les esprits. Mais pour Halloween, ça divertit.
3.75/6
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