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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

critiques eclair

Halloween Oktorrorfest 2025 - M3GAN 2.0 (2025)

Publié le 15 Octobre 2025 par Lurdo dans Action, Science Fiction, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Cinéma, Oktorrorfest

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

M3GAN 2.0 (2025) :

Lorsqu'Amelia (Ivanna Sakhno), un androïde militaire utilisé par le gouvernement américain, se rebelle contre sa programmation et disparaît, les autorités tentent d'interroger Gemma (Allison Williams), sa nièce Cady (Violet McGraw) et son équipe de chercheurs (Brian Jordan Alvarez, Jen Van Epps). Car Amelia, construite à partir des plans de M3gan, a prévu d'exterminer la race humaine... et seule la véritable M3gan (Amie Donald/Jenna Davis), qui a survécu, dématérialisée, et observe Gemma et Cady depuis plusieurs années, semble en mesure d'arrêter cette menace.

Et voilà, forcément. Le premier M3GAN, par la magie des réseaux sociaux et d'un campagne promotionnelle visant les jeunes et leur amour des memes, avait connu un succès improbable, avec son ironie goguenarde, et son ton jamais suffisamment sérieux pour convaincre ; donc forcément, pour cette suite bigger louder, on prend les mêmes curseurs, et on les pousse toujours plus loin.

Exit cependant la tentative de thriller horrifique familial du premier, place à un grand n'importe quoi, mélange de technothriller, d'arts martiaux, de science-fiction, de film de braquage, d'espionnage, de remake de Terminator 2 (le méchant robot qui revient dans la suite mais est gentil et protège un enfant d'un nouveau modèle de robot plus avancé, et les protagonistes qui tentent de mettre la main sur une carte-mère gardée dans les locaux d'une société de la tech...), de parodie (Jemaine Clement avec ses faux abdos), etc, avec combats de kung-fu, références random (le thème de K2000, Amelia qui fait un fulguropoing, sa main qui devient la Chose de la Famille Addams, etc), moments WTF (M3gan qui se prend pour Tom Cruise dans Mission Impossible avec son wingsuit) et de fanservice (le moment de danse inutile), une Gemma toujours antipathique au possible...

Le tout toujours avec ce ton moqueur et ce second degré, délibérément kitsch et forcé, qui est censé tout excuser et justifier, mais ne fait qu'affaiblir chacune des parties de ce tout bancal, bordélique et qui dure près de deux heures.

Alors à ce niveau, ça n'a plus grand chose à faire dans le cadre de l'Oktorrorfest (pas un gramme d'horreur dans tout ça), et ça n'a pas grand intérêt non plus.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Sinners (2025)

Publié le 14 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Musique, USA, Review, Thriller, Drame, Histoire

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Sinners (2025) :

En 1932, dans le Mississippi, Smoke and Stack Moore (Michael B. Jordan), deux petites frappes ayant travaillé pour Al Capone, reviennent dans leur ville natale pour y ouvrir un juke joint, où célébrer la culture afroaméricaine et vendre de l'alcool. Rapidement, cependant, le club et sa musique attirent l'attention des forces du Mal, et les jumeux et leurs proches doivent faire face à des vampires sanguinaires prêts à tout leur prendre.

Un long-métrage de Ryan Coogler qui a été particulièrement bien accueilli par la critique US pour de multiples raisons évidentes (le réal et l'acteur principal ont les faveurs de la critique et du public, c'est un film de genre sur le passé des afroaméricains, sur leur culture, sur l'oppression, sur la musique, c'est de l'horreur "transcendée" où les méchants vampires blancs du KKK qui tentent de voler la musique et la culture des noirs sont une grosse métaphore, avec en prime un propos survolé sur la religion, c'est un projet aux partis pris techniques très affirmés, avec photo sous-exposée, tournage pellicule, etc...) mais qui, au final, s'avère plutôt inégal.

Déjà, parce que Sinners prend bien son temps, consacrant sa première heure à de la mise en place et à la présentation des personnages - en soi, pourquoi pas (et cette première heure propose quelques jolies séquences, notamment le plan séquence qui voit le club se peupler de musiciens noirs de toutes les époques dans un grand melting pot intemporel), pour peu que la suite du film soit à la hauteur.

Mais c'est là que le bât blesse un peu : quand tout commence à partir en vrille, comme dans Une Nuit en Enfer (un grosse influence évidente du film), Coogler semble se désintéresser progressivement du genre de son métrage : la partie siège manque de tension, l'assaut des vampires est assez mou et parfois filmée de manière très basique, l'affrontement final entre les deux frères (et de manière générale tout ce qui est thématique sur la dualité) est sous-exploité, et la fin de cette intrigue arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, suivi de plusieurs épilogues pas forcément très probants formellement (Smoke qui défourraille le KKK au ralenti sur fond de riffs métal avec une sulfateuse ; Sammie, devenu star du blues, qui reçoit la visite, dans ses vieilles années, de Stack et d'Annie, vampires toujours vivants).

On en vient presque à regretter que Coogler soit parti dans un film de vampires, et pas dans quelque chose de plus sérieux et/ou historique.

Une expérience assez mitigée, donc, mais... je suis caucasien, et je suis français. Si je dois en croire toutes les suranalyses et autres commentaires énervés laissés sur le web outre-atlantique en réponse à la moindre critique un tant soit peu tiède, cela me disqualifie donc de pouvoir donner mon avis sur le film, car je ne suis pas capable de comprendre celui-ci et toutes ses subtilités ultra-profondes, ses messages, etc : le bon vieux "un film trop intelligent pour toi, réservé à ceux qui ont un cerveau", qui devient ici "réservé à ceux qui ont un cerveau afroaméricain"... 

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Until Dawn : la mort sans fin (2025)

Publié le 13 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, USA, Review, Thriller, Jeu vidéo

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Until Dawn : la mort sans fin (Until Dawn - 2025) :

Un an après la disparition de sa sœur Mel (Maia Mitchell), Clover (Ella Rubin) et ses amis Max (Michael Cimino), Nina (Odessa A’zion), Abel (Belmont Cameli) et Megan (Ji-young Yoo) terminent un road-trip entamé pour tenter de la retrouver, et arrivent à une station-service perdu au milieu de nulle part, tenue par un barbu grincheux (Peter Stormare). Suivant ses indications, le groupe finit par se rendre dans un office de tourisme voisin, isolé dans les bois, mais les jeunes adultes réalisent bien vite qu'ils ne peuvent plus en partir, et que chaque nuit, ils sont traqués et tués de manière toujours plus agressive... pour revenir à la vie le lendemain matin.

Un film de David Sandberg (Shazam) et qui adapte un jeu vidéo très connu, dont je vais tenter de vous faire deviner le nom : un groupe de personnages aux capacités et aux caractères divers se retrouve soudain pris au piège dans un endroit hors du temps, au milieu de nulle part, plongé dans une nuit éternelle impossible à quitter, et dont le cadre change chaque nuit (chalet de sorcière, mines, forêt, parc d'attraction, cimetière, hôpital psychiatrique, maison abandonnée...). Là, ils sont tués, encore et encore, durant chaque partie nuit, par quelque chose de différent : tueur en série masqué, sorcière, présence surnaturelle, goule, "wendigo", etc, leur peur et leur souffrance nourrissant une entité étrange et inconnue ; ils s'efforcent de survivre et de s'échapper... mais après un certain temps, ils finissent par eux-mêmes prendre la place des monstres, pour chasser les autres survivants.

Oui, le plus gros de ce Until Dawn est en fait une adaptation cachée de Dead By Daylight, dont il ne manque que les générateurs à réparer. Mais ce n'est pas surprenant, tant ce film semble clairement avoir été bricolé à partir d'un script préexistant, auquel aurait été accolée la mention "Until Dawn" à postériori : les quelques éléments issus du jeu (effondrement d'une mine, wendigos, Peter Stormare) font tous pièces rapportées, et l'ensemble s'avère un gros patchwork de clichés et d'éléments dérivatifs, quand bien l'idée de base serait intrigante.

Ce qui n'aide pas, en plus, c'est que les personnages sont tous insipides (sauf la médium asiatique), et surtout, souffrent d'une écriture calamiteuse, qui les rend plus bêtes que leurs pieds, gentiment antipathiques, et étrangement résignés à recourir à la violence (et au meurtre) les uns sur les autres, sans états d'âme, et avant même d'avoir bien compris les mécanismes de leur situation.

On se retrouve donc à suivre un groupe de protagonistes transparents, dans une suite de séquences décousues et sous-développées (aucun des mystères et enjeux scénaristiques du film ne trouvera vraiment  d'explications), pas trop mal filmées (même si la photographie est assez sombre et terne) mais qui peinent vraiment à convaincre.

Et puis, quand le grand reveal final arrive à dix minutes de la fin, tentant de raccrocher les wagons aux séances de psychiatrie du jeu (tout en en inversant le sens), c'est tellement approximatif et précipité que ça tombe à plat, notamment cette vague tentative de métaphoriser tous les éléments horrifiques du métrage... mais pas trop quand même.

Pas grand chose à voir avec le jeu dont le film s'inspire supposément, et de toute façon assez raté.

2/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Hysteria!, saison 1 (2024)

Publié le 12 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Religion, Fantastique, Horreur, Thriller, Oktorrorfest, Halloween, NBC, Peacock, Review, USA, Musique

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Hysteria!, saison 1 (2024) :

Dans la petite ville américaine de Happy Hollow, en 1989, rien ne va plus. Alors même qu'un lycéen est retrouvé mort dans d'étranges circonstances, et que Tracy Whitehead (Anna Camp), la bigote de la ville, pointe une secte satanique du doigt, Dylan (Emjay Anthony), Jordy (Chiara Aurelia) et Spud (Kezii Curtis), trois lycéens en marge, décident de rendre populaire leur groupe de métal Dethkrunch en adoptant une image provocante et en jouant des clichés du genre. Mais rapidement, les phénomènes étranges se multiplient en ville, et pendant que le Shérif Dandridge (Bruce Campbell) mène l'enquête, l'opinion publique se polarise autour de Dethkrunch : d'un côté, les parents de plus en plus hostiles, de l'autre, les lycéens de la ville, fascinés par le groupe et son image sulfureuse...

Huit épisodes d'une heure pour cette seule et unique saison d'Hysteria!, une série pseudo-fantastique Peacock showrunnée par Matthew Scott Kane et coproduite par le frère de Mike Flanagan, une série qui s'inspire de la "panique satanique" ayant traversé les Eighties (mais lorgne aussi un peu sur Stranger Things, il faut bien l'avouer), pour présenter une petite ville en proie à des phénomènes paranormaux et à une peur contagieuse.

Le tout pour un résultat assez mitigé, je dois bien l'avouer : à mi-chemin entre le thriller fantastique, le teen show, la comédie et l'enquête policière, Hysteria est clairement une œuvre de fan. Fan du genre horrifique (avec un générique utilisant la police de caractère des films de Carpenter, des caméos de Jeffrey Combs et Barbara Crampton, Bruce Campbell excellent dans un rôle sérieux de shérif sceptique, des clins d'œil çà et là), fan de heavy-metal (la bande originale a dû coûter une fortune tant les classiques se succèdent), fan de plein d'autres choses (Nolan North en père de famille, Anna Camp en religieuse fanatique) : tout cela rend la série assez attachante dans son ensemble, prenant son élément thriller surnaturel au sérieux dans sa mise en images, sans se départir d'un sens de l'humour parfois noir, avec ses ados incapables, et ses éléments récurrents.

Mais Hysteria commet aussi des erreurs qui ne pardonnent pas, et qui tirent le résultat final vers le bas. À commencer par son étalonnage numérique constant : pour donner du style à sa photographie, la série utilise un lissage numérique et une colorimétrie très particulière, qui baigne toutes ses images dans un contraste bleu/orange très appuyé. Et c'est moche.

Ensuite, le rythme de la série est très inégal : chaque épisode approche ou dépasse les 60 minutes, et les péripéties finissent par dépendre systématiquement des mauvais choix des personnages, des choix fréquemment uniquement là pour permettre de rallonger la sauce. Et puis il y a l'écriture dans son ensemble : une écriture très moderne (tous les personnages "want to be seen" et le répètent constamment, la série esquive volontairement tout racisme potentiel de ces années 80 fantasmées) et qui tente de ménager la chèvre et le choux en montrant explicitement à l'écran de multiples phénomènes surnaturels ou inexpliqués (Julie Bowen qui est tirée par les chevilles et projetée dans les airs par un démon, le séisme qui ouvre la saison, le éruptions cutanées sur tous les personnages adultes, etc), tous expliqués d'un "mais tout ça, c'était de l'hystérie collective dans la tête des personnes concernées" semi-convaincu... et même là, le show botte en touche avec une fin ouverte.

Et cette fin de saison peu satisfaisante, qui boucle tout de manière impeccable et offre une happy end à tout le monde (y compris aux antagonistes psychotiques, à l'exception de Garret Dillahunt, assez sous-exploité dans l'ensemble), frustre plus qu'autre chose, et affaiblit un peu trop la charge contre la religion et le propos de la saison.

Déjà que l'écriture et l'interprétation un peu caricaturale (j'aime bien Anna Camp, mais elle ne fait pas vraiment dans la subtilité et la demi-mesure, ici, dans un personnage dans la droite lignée de Sarah Newlin dans True Blood) n'aident pas trop à prendre tout ça vraiment au sérieux.

Dans l'ensemble, malgré ses problèmes de rythme et son ton particulier (le showrunner a travaillé sur American Horror Story, et ça se sent), et quand bien même la série s'essouffle clairement dans sa deuxième partie, alors que les ficelles de l'écriture s'épaississent et que le QI de tout le monde pique du nez, Hysteria se regarde sans trop de difficultés. Je ne suis pas forcément surpris de l'annulation, cela dit, cette saison se suffisant clairement à elle-même.

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Ugly Stepsister (2025)

Publié le 10 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Norvège, Review, Histoire, Fantastique

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The Ugly Stepsister (2025) :

Filles de Rebekka (Ane Dahl Torp), Elvira (Lea Myren) et Alma (Flo Fagerli) voient d'un oeil favorable le remariage de leur mère avec le père de la belle Agnes (Thea Sofie Loch Næss), espérant trouver là une source d'argent et de stabilité. Mais lorsque ce dernier décède subitement, les quatre femmes se retrouvent sans le sou ; Elvira devient alors le seul espoir de subvenir à leurs besoins, en parvenant à épouser le Prince Julian (Isac Calmroth), qui cherche justement une compagne. Mais pour cela, Elvira, adolescente ronde et peu attirante, va devoir tout faire pour améliorer son physique... et lutter contre la beauté naturelle de sa belle-sœur.

Une production Shudder, relecture norvégienne du conte de Cendrillon en mode body horror poisseuse, et du point de vue de l'une des belles-sœurs de Cendrillon, une Cendrillon qui se montre d'ailleurs ici assez hautaine et méprisante, hantée par le souvenir de sa mère et prostrée sur le cadavre en décomposition de son père (en plus de coucher avec le garçon d'étable). 

On a donc droit ici à une satire sociale du monde de la beauté, de son industrie, avec un chirurgien esthétique brutal et sadique, une Elvira qui s'impose un ténia pour maigrir, et qui, comme chez Grimm, se tranche volontairement les orteils pour tenter d'enfiler la pantoufle d'Agnes/Cendrillon. 

Le tout avec moults détails sanglants et gore (l'extraction de ténia, l'implantation des faux-cil) joyeusement décomplexés ("il faut souffrir pour être belle"), au milieu de ce qui est une reconstitution mordorée et chatoyante d'un monde de conte de fées à l'ancienne. Un monde où la pourriture et les asticots grouillent cependant sous les apparences, où le Prince et ses amis sont beaufs et graveleux, et où les femmes se plient en quatre pour satisfaire les désirs d'hommes médiocres.

Bien réalisé, très bien interprété (Lea Myren est excellente), c'est un premier film brutal, graphique et surprenant, malgré quelques scories ponctuelles, çà et là.

4.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Destination finale : Bloodlines (2025)

Publié le 9 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review, Thriller, Critiques éclair

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Final Destination - Bloodlines (2025) :

Hantée par des cauchemars sanglants impliquant la jeunesse de sa grand-mère, Iris, Stefani Reyes (Kaitlyn Santa Juana) retourne dans sa famille pour tenter de résoudre cette énigme. Là, elle retrouve son père Marty (Tinpo Lee), son frère Charlie (Teo Briones), leur oncle Howard (Alex Zahara), leur tante Brenda (April Telek ), et leurs cousins Erik (Richard Harmon), Julia (Anna Lore) et Bobby (Owen Patrick Joyner). Mais bien vite, en rencontrant Iris (Gabrielle Rose), cloitrée dans un chalet fortifié, Stefani réalise que celle-ci a changé le cours du destin, bien des décennies plus tôt, en sauvant de nombreuses personnes lors d'une catastrophe... et la Mort, désormais, rattrape son retard en éliminant tous les survivants et leurs descendants un à un.

Retour de la franchise Destination finale après 14 ans d'absence, et c'est un retour plutôt sympathique, fidèle à la formule, avec des clins d'œil çà et là, et des adieux touchants pour Tony Todd, qui reprend ici son rôle de directeur funéraire, et tire sa référence, tant à l'écran qu'IRL (puisque l'acteur est décédé d'une maladie quelques mois après le tournage).

Après, ça reste assez classique dans l'histoire de la franchise : c'est efficace et spectaculaire, les effets sanglants sont très réussis, et le film s'amuse à feinter encore et encore le spectateur avec des éléments laissés en suspens, mais ça reste du Destination finale pur jus, avec des morts télégraphiées bien à l'avance pour faire monter la pression, et une dernière ligne droite que l'on voit largement venir.

On passe un bon moment, donc, sans que le film ne révolutionne quoi que ce soit.

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Black Cab (2024)

Publié le 8 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, UK, Review, Shudder

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Black Cab (2024) :

Couple dans la tourmente, Anne (Synnøve Karlsen) et Patrick (Luke Norris) finissent une soirée en prenant un taxi conduit par le sympathique Ian (Nick Frost), qui a déjà pris Anne à bord de son taxi lorsqu'elle visitait une maternité sans en avoir parlé à son compagnon. Rapidement, une dispute éclate dans le couple, dispute interrompue lorsque Ian sort un taser, et kidnappe ses deux passagers, pour les emmener sur Mabel Hill Road, une route réputée hantée...

Mwébof. Un thriller fantastique un peu frustrant, qui pendant ses deux premiers tiers déroule une histoire sous pression pas désagréable, avec un Ian qui devient rapidement menaçant et hostile... et puis la pression s'échappe progressivement, à mesure que le tout vire à l'histoire de fantôme pure et dure, et s'agrémente d'éléments un peu trop flous pour leur propre bien.

En fait, il y aurait eu là de quoi faire un court ou moyen-métrage tendu et efficace, d'autant que d'un point de vue technique/visuel/photographique, c'est assez réussi et compétent... mais sur 90 minutes, ça ne tient pas vraiment la route, et ça tourne un peu en rond, avec un couple principal pas particulièrement intéressant ou attachant.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Werewolves (2024)

Publié le 7 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA, Critiques éclair

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Werewolves (2024) :

Un an après qu'une super lune étrange ait déclenché la mutation de la lycanthropie chez près d'un milliard d'humains, provoquant une nuit de massacres à l'échelle mondiale, une nouvelle super lune est sur le point de survenir. Wesley Marshall (Frank Grillo) et son équipe de chercheurs ont passé cette année à tenter de mettre au point un remède - une lotion servant d'écran lunaire entre la peau et la lumière lunaire - mais alors que tous les humains sont barricadés pour échapper à l'astre nocturne, les tests des scientifiques échouent : désormais protégés pendant une heure à peine, Marshall et sa collègue Amy Chen (Katrina Law) doivent traverser la ville envahie de garous, pour rejoindre au plus vite la demeure de la belle-sœur et de la nièce de Marshall (Ilfenesh Hadera, Kamdynn Gary)...

Un métrage horrifique qui ressemble, sur le papier, à un mélange entre The Purge et un film de garous lambda, ce qui n'est pas forcément désagréable, en théorie.

Dans l'exécution, malheureusement, ce n'est pas vraiment convaincant.

Les garous s'en sortent à peu près bien : silhouette plutôt menaçante, transformations mi-physiques mi-CGI honorables compte tenu du budget limité, costume globalement efficace (à l'exception de la gueule des garous, figée dans un rictus pas très probant) ; à l'identique, Grillo fait du Grillo (bon éclat de rire quand le scénario révèle que cet ex-militaire bodybuildé et à la gueule de tueur est en fait docteur en microbiologie) et Katrina Law assure son rôle.

Mais l'écriture est plutôt faible, au delà du postulat initial : répliques clichées, personnages stupides (la belle-sœur est à ce titre déplorable, à accumuler les pires réactions et décisions imaginables malgré avoir été préparée à l'action par son beau-frère pendant une année entière), grosses ficelles et approximations, le film tout entier finit tiré par le bas par son écriture... et c'est bien dommage, parce qu'un survival bien tendu dans lequel des personnages doivent traverser une ville pleine de garous aurait pu donner quelque chose de mémorable.

Donnez ça à un Carpenter lorsqu'il était au sommet de son art, et malgré un budget réduit, on aurait pu avoir un classique. En état, c'est du DTV sorti en salles, avec un véritable abus de lumières stroboscopiques, et des idées mal avisées (donner aux garous des accessoires visuels identifiables, pour leur donner une identité, oui, mais c'est fait sans la moindre cohérence interne).

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - George A. Romero's Resident Evil (2025)

Publié le 6 Octobre 2025 par Lurdo dans Documentaire, Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review

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George A. Romero's Resident Evil (2025) :

Un documentaire de près de deux heures qui se veut un retour sur le projet d'adaptation avorté de la franchise Resident Evil au cinéma par George Romero, le papa du genre zombieque... mais qui en réalité, ressemble fortement à ces documentaires de fans financés par Kickstarter, comme il y en a de plus en plus depuis 10-15 ans.

Par cela, j'entends que ce métrage est longuet (près de deux heures), probablement trop pour ce que ça raconte réellement (le documentaire passe l'essentiel de sa première heure à présenter Romero, à présenter la franchise Resident Evil, à expliquer le tournage de la publicité de Resident Evil 2 par Romero, et à couvrir ce dernier de louanges à la moindre occasion), et qu'il déroule son récit sur la base de scripts variés, narrés et décrits en voix off par des podcasteurs, et/ou reconstitué approximativement via des montages d'images de jeux, de films et de fanfilms.

On se retrouve donc devant un documentaire qui se consacre plus au "génie" de Romero (c'est notamment très perceptible dans la manière dont les intervenants se pâment devant le commentaire social de toutes les œuvres du réalisateur, au point de faire plein d'hypothèses sur le commentaire social de ce Resident Evil dont on ne sait pas grand chose, mais qui aurait forcément été génial et profond) qu'à une véritable analyse du projet.

Ce qui est compréhensible, vu qu'il n'existe de ce projet que des scripts et quelques études de monstres... mais ça reste tout de même frustrant : les détails du projet Resident Evil de Romero sont intéressants (il avait prévu un film ultra-gore, ce qui, forcément, n'allait pas dans la direction rentable souhaitée par Constantin Films, détenteurs des droits), mais au final, le propos du documentaire aurait pu être résumé en moins d'une heure.

3/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (2018)

Publié le 5 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Thriller, Critiques éclair, Romance

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Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :

Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...

Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.

Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.

Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.

Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?

Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?

Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?

Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?

Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?

Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?

Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?

On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.

Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.

D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça... 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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