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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

critiques eclair

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Creature Commandos, saison 1 (2024)

Publié le 14 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review, DC, HBO, Horreur, Télévision

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Sept épisodes de 20-30 minutes pour cette première série animée de l'ère James Gunn, produite pour DC en collaboration avec le studio français Bobbypills, et un résultat très... Gunn, qui s'inscrit totalement dans la continuité de son Suicide Squad et de Peacemaker, avec un ton impertinent et une série destinée aux adultes.

Creature Commandos, saison 1 (2024) :

Amanda Waller (Viola Davis) envoie Rick Flag Sr. (Frank Grillo) en mission au Pokolistan, à la tête d'un commando composé de monstres inhumains en tous genres : GI Robot (Sean Gunn), un automate chasseur de nazis, Dr. Phosphorus (Alan Tudyk), un squelette radioactif, la Fiancée de Frankenstein (Indira Varma), Weasel (Sean Gunn), survivant de la Suicide Squad envoyée au Corto Maltese, et Nina (Zoë Chao), humanoïde amphibie enfermée dans une combinaison. Mais rapidement, cette mission se complique alors que Flag tombe sous le charme de la princesse Ilana Rostovic (Maria Bakalova) et que la sorcière Circe (Anya Chalotra) attaque le pays...

Comme je le mentionnais en introduction, on a droit ici à une série 100 % James Gunn (qui apparaît d'ailleurs dans le générique d'ouverture, en mode Stephen J. Cannell) : ses copains sont au doublage, le ton est volontairement rigolard et provocateur, c'est sexy et souvent décalé, c'est sanglant, c'est sous-tendu par de l'émotion (chaque épisode raconte en flashbacks l'origin story tragique de l'un des membres de l'équipe) et c'est rythmé par toute une playlist de morceaux dynamiques - ici appartenant pour la plupart au style gypsy punk (et assimilés).

Ce qui donne à ce Creature Commandos un style bien particulier, et permet à la série d'échapper un peu à l'étiquette "Suicide Squad-bis avec des monstres" qu'on a envie de lui coller rapidement.

Dans l'ensemble, le programme fonctionne donc assez bien, même si l'intérêt intrinsèque de chaque épisode varie en fonction du personnage central et de ses flashbacks : GI Robot est intéressant, Phosphorus plus classique (mais avec caméo éclair de Batman), la Fiancée a une relation compliquée mais amusante avec Eric Frankenstein (le monstre, assez immature, est doublé par David Harbour), Weasel se voit totalement humanisé et transformé par ses flashbacks assez touchants, et Nina, elle, a droit à une backstory dramatique qui ne fonctionne pas totalement (de manière générale, Nina reste le personnage le moins bien exploité de la saison, et aussi le plus innocent, uniquement là en tant que personnage-fonction visant à humaniser la Fiancée). Flag ? C'est le clown blanc de toute cette affaire, il ne fait pas forcément forte impression (et il disparaît de la fin de saison, alité et blessé).

Pas le temps de s'ennuyer, cela dit, avec ces sept épisodes riches en action et en gore. Visuellement, c'est parfois un peu inégal (certaines séquences, notamment celles des échanges entre Ilana et de ses gardes, semblent un peu approximatives dans leur style et dans leur finalisation), il y a une poignée de moments inutiles (tout le passage dans le bordel ne m'a pas convaincu, par exemple), mais l'enthousiasme général et l'illustration musicale font que cette première saison de Creature Commandos, sans être indispensable (loin de là), se regarde fort bien.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Août + première quinzaine de septembre 2025

Publié le 13 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, Update

Un bilan plus long qu'à l'accoutumée sur le blog du Téléphage Anonyme, puisque couvrant tout le mois d'août et les deux premières semaines de septembre, et regroupant en plus deux semaines consacrées aux séries...

#187 - Jurassic World : Renaissance (2025) - 2/6

#188 - The Old Guard 2 (2025) - 1.5/6

#189 - The Killer (2024) - 2.5/6

#190 - Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025) - 3.75/6

#191 - Take Cover (2024) - 3.5/6

#192 - Bride Hard (2025) - 1.5/6

#193 - État d'esprit (2021) - 1.5/6

#194 - Carry-On (2024) - 2.75/6

#195 - Life of Chuck (2024) - 4/6

#196 - The Donor Party (2023) - 1.5/6

#197 - The Pickup (2025) - 2.25/6

#198 - Flow (2024) - 4.5/6

#199 - Lilo et Stitch (2025) - 4.25/6

#200 - Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) - 2.25/6

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# Film(s) du mois : 

À ma grande surprise, l'adaptation live action de Lilo et Stitch fonctionne plutôt bien, malgré quelques moments maladroits ; le film d'animation Flow, et son chat pris dans un cataclysme, est assez touchant et mélancolique ; Life of Chuck, de Mike Flanagan, est une adaptation satisfaisante de Stephen King (sans être forcément exceptionnelle ou bourrée de surprises). 

Et dans une moindre mesure, le reboot de Y a-t-il un flic, avec Liam Neeson en fils de Leslie NIlesen, est bien meilleur que ce que l'on aurait pu redouter.

 

# Flop(s) du mois : 

Des flops assez évidents, notamment parmi les grosses sorties cinéma : l'ultime Mission Impossible : The Final Reckoning, est un blockbuster boursouflé, mal rythmé, qui se prend bien trop au sérieux, et que son côté mélodramatique handicape sérieusement.

Le dernier Jurassic World en date, Renaissance, fait illusion pendant un temps, et s'effondre totalement ensuite, victime d'une franchise à bout de souffle que le studio refuse de laisser se renouveler. 

Et l'on pourrait aussi citer des productions de plateforme de streaming, comme The Old Guard 2, Bride Hard ou The Pickup, qui tentent de faire du gros blockbuster ou du film pêchu, sans en avoir le savoir-faire ou les moyens.

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# Petit écran :

Un mois et demi constitué de plus de critiques tv que ciné, avec du bon et du moins bon.

Star de ce mois et demi : Alain Chabat, qui propose une série Netflix Astérix dans la droite lignée de son Mission Cléopatre - c'est fun, c'est référentiel, ça comprend totalement les personnages et leur univers, etc.

Là aussi dans la droite lignée des œuvres précédentes de ses créateurs, Étoile, la dernière série des Palladino, qui malheureusement souffre des mêmes problèmes que les séries les plus récentes du couple en matière de caractérisation et de personnage principal ; Twilight of the Gods, une série animée chapeautée par Zack Snyder, qui racole beaucoup et fait dans l'épique®™, comme d'habitude ; les deux seules et uniques saisons de How I Met Your Father, qui tentent de marcher dans les pas de la série-mère, sans jamais vraiment y parvenir ; les trois saisons de Reacher, assez inégales, et la saison 2 de FUBAR, du même showrunner : c'est approximatif, bas de plafond, bourrin et ça fonctionne plus ou moins, sur le capital sympathie de la distribution, et en fonction des rebondissements et des scénaristes.

Dans le registre des suites pas très convaincantes, la saison 4 d'Upload, une conclusion faiblarde et précipitée à la comédie satirique d'Amazon ; la saison 3 de Squid Game, en réalité une grosse deuxième partie à une saison 2 assez inégale ; et la saison 2 d'Andor, encensée par la critique, mais que j'ai trouvée toujours aussi mal rythmée, structurée et caractérisée.

Place ensuite aux nouvelles séries, pas forcément toujours mémorables, mais assez regardables dans l'ensemble : Les quatre saisons, un remake de film au format séries, Hello Tomorrow, du rétrofuturisme pas forcément totalement abouti, Murderbot, de la science fiction comiqueChronique arctique, une tranche de vie dans le Grand Nord.

On peut enfin citer les deux dernières séries Marvel, Ironheart, un mélange intrigant de technologie et de surnaturel, avec le choix inattendu d'un personnage principal pas forcément sympathique, et Eyes of Wakanda, une mini-série animée critiquant indirectement l'isolationnisme de ce pays.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

 

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2025 débute sur le blog du Téléphage Anonyme, avec chaque jour jusque fin octobre, une ou plusieurs critiques de films ou de séries fantastiques et d'horreur...

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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Critique éclair #200 - Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025)

Publié le 12 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Thriller, Science Fiction, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) :

Deux mois après avoir récupéré la clef permettant de détruire l'Entité, Ethan Hunt (Tom Cruise) ne peut qu'observer, impuissant, le chaos international dans lequel l'intelligence artificielle plonge la planète. Il parvient alors à convaincre le gouvernement américain de lui apporter son assistance pour une ultime mission impossible, durant laquelle Ethan et son équipe vont devoir retrouver le sous-marin soviétique abritant le code source de l'Entité, alors que de nombreuses forces hostiles les traquent...

Deux ans après Dead Reckoning, partie 1 (mais deux mois seulement dans le récit, ce qui coince un peu aux entournures vu le coup de vieux de certains acteurs entre les deux films, et certains choix narratifs - la maladie soudaine de Luther), qui m'avait laissé plus que dubitatif pour de nombreuses raisons (cf la critique liée ci-dessus), voici enfin la suite, présentée comme le grand final de la franchise Mission Impossible, un grand spectacle/rétrospective bourré de fanservice (beaucoup de renvois aux précédents volets de la franchise, explication rétroactive de la Patte de lapin, identité réelle de Briggs, caméo de l'analyste du premier film, etc) mais paradoxalement ultra-sérieux et mélodramatique.

Parce qu'il faut bien l'avouer : si les 2h52 de ce Final Reckoning avaient été en mode blockbuster décérébré à la Fast & Furious, avec un Ethan Hunt passant son temps à s'en sortir de justesse en grimaçant et en morflant (à la Jackie Chan), comme dans certains des épisodes précédents, et une légèreté de ton assumée, il y aurait des chances que le tout fonctionne bien mieux. Le seul problème, et ce dernier volet en est plus la preuve que jamais, c'est que plus Christopher McQuarrie poursuit son association avec Tom Cruise, plus il a carte blanche pour faire ce qu'il veut de ses scripts, moins ces derniers sont bons.

Un peu comme s'il oubliait progressivement comment écrire un film au contact de l'argent ; Final Reckoning est à ce titre un ratage : flashbacks répétés et inutiles (je suis sûr qu'en enlevant tous les flashbacks aux précédents MI, on gagnerait facilement 15 minutes), exposition balourde et redondante, artifices de scénario gratuits et digressions qui ne font que rallonger la sauce, personnages secondaires innombrables et forcés, longues plages de dialogues ronflantes sur le destin, l'humanité, etc, ressorts scénaristiques périmés (je l'ai déjà dit, mais tout ce qui tourne autour de l'Entité, qui maintenant, en plus, a des disciples inutiles, est d'une connerie abyssale, digne d'un ado de 13 ans qui utilise des mots et des notions sans les comprendre), etc, etc, etc.

Le tout sur un ton bien trop pesant, sérieux et mélodramatique pour son propre bien ("c'est la fin du mooonde ! Ethan, tu es l'Élu !"), sur fond de bande-originale recyclant les deux thèmes principaux de la saga en mode sous-sous-Zimmer et autres variations basiques.

Alors oui, c'est spectaculaire, les cascades sont réussies (même si tout le passage dans le sous-marin est interminable), et ça divertit... mais ça n'en fait pas un bon film pour autant, d'autant que "Gabriel" et l'Entité restent toujours des antagonistes particulièrement ternes et insipides (le premier finissant de bien piteuse manière).

2.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #199 - Lilo et Stitch (2025)

Publié le 11 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Disney, Science Fiction, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Lilo et Stitch (2025) : 

Échappée des griffes de son créateur, le Dr Jumba (Zach Galifianakis), et traquée par la Fédération galactique, l'Expérience 626 arrive sur Terre et s'écrase à Hawaï, où, rebaptisée Stitch (Chris Sanders), elle devient l'animal de compagnie de la petite Lilo (Maia Kealoha), qui vit seule avec sa grande sœur Nani (Sydney Agudong). Mais les services sociaux surveillent la famille, et Jumba est sur les traces de Stitch, accompagné de Pleakley (Billy Magnussen), représentant de la Fédération...

Un énième remake en prises de vue réelles d'un film d'animation Disney, un de plus, mais cette fois-ci, Disney s'attaque à une génération de films différente - le Lilo et Stitch original date de 2002 -, et ça fonctionne plutôt bien, je dois dire. À ma grande surprise.

Il faut dire que de faire un remake de Lilo et Stitch ne paraissait vraiment pas indispensable, surtout compte tenu de la composante numérique importante du produit fini, qui fait de ce remake un film de semi-animation.

Mais très honnêtement, le casting fonctionne bien : la petite Maia Kealoha (Lilo) est adorable, Sydney Agudong tient bien son rôle de grande sœur (même si l'on a parfois l'impression qu'elle a une couche d'autobronzant pour coller à la couleur de peau de sa sœur et faire plus couleur locale), Zach Galifianakis est presque méconnaissable, et tout le monde est très sympathique. La bestiole l'est tout autant, d'ailleurs, un Stitch velu et très attachant, fidèle à l'original.

Après, j'avoue que j'aurais bien du mal à comparer cette version à la version animée, dont je ne garde que de vagues souvenirs... mais je n'ai pas eu l'impression d'assister à une trahison. Tout au plus mettrai-je un bémol au niveau du montage et du rythme, parfois un peu brusques, comme si la production avait taillé dans la masse pour réduire le film à moins de 110 minutes, compensant avec des montages et une dose supplémentaire de post-synchro. 

Mais c'était sympatoche, dans l'ensemble. Pas indispensable, peut-être un peu moins fou que le dessin animé origina, mais rien de honteux.

4.25/6 

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Critique éclair #198 - Flow (2024)

Publié le 10 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Animation, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Review, France, Belgique, Lettonie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Flow (2024) :

Lorsqu'une crue cataclysmique recouvre la Terre d'eau, un chat solitaire, un capybara, un golden retriever, un lémurien et un oiseau secrétaire trouvent refuge sur un bateau abandonné, et tentent de cohabiter tout en trouvant un lieu où débarquer...

Un adorable film d'animation franco-belgo-letton, sans le moindre dialogue, avec des animaux expressifs et attachants (pour peu qu'on accroche au style très particulier du métrage et que l'on ne soit pas allergique aux chats) et un ton touchant, à mi-chemin entre la fable poétique, le conte contemplatif et le récit écologique aux valeurs de partage, de communauté, de tolérance, etc.

C'est globalement assez mélancolique, avec quelques touches de mysticisme çà et là, laissées ouvertes à l'interprétation de chacun (probablement un peu trop, à vrai dire, vu le nombre de commentaires en ligne qui passent totalement à côté du récit et surinterprètent le moindre élément dans des directions WTF), et c'est plutôt réussi, tout ça.

4.5/6 

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Critique éclair #197 - The Pickup (2025)

Publié le 9 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Action, Thriller, Amazon, USA, Review, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Pickup (2025) :

Travis (Pete Davidson), un conducteur de camion blindé glandeur et incapable, est associé à Russell (Eddie Murphy), un vétéran sur le point de prendre sa retraite, pour faire une dernière tournée de ramassage... mais lors du transport, ils sont attaqués par un groupe de criminels qui tente de prendre d'assaut le camion blindé. Ils finissent ainsi à la merci de Zoe (Keke Palmer), leader des criminels, qui s'avère être la jeune femme avec laquelle Travis a passé la nuit précédente...

Une comédie Amazon réalisée par Tim Story, ça n'allait pas être un chef d'œuvre, ni un summum de rythme et d'action vraisemblable. Sans surprise, donc, cette comédie d'action des scénaristes de The Package se traine mollement une fois la première demi-heure passée, et s'essouffle alors considérablement, pas aidée par un Eddie Murphy en pilotage automatique, une Eva Longoria inexistante et un Andrew Dice Clay insipide.

Les personnages sont globalement assez bêtes (le nombre de fois où, en tant que spectateur, on se dit "mais ils sont idiots de faire ça !" est impressionnant, et ce tant du côté des braqueurs que des agents de sécurité), Keke Palmer et Pete Davidson font leur truc dans leur coin (on appréciera ou non, selon que l'on supporte ou non le numéro habituel de Davidson), le caméo de Roman Reigns est rapide et oubliable, et globalement, à part la première demi-heure (mise en place + une course-poursuite efficace sur l'autoroute, qui bénéficie de cascades réelles - bien qu'improbables), un gros ventre mou se met en place, et on s'ennuie rapidement.

Bof.

2.25/6 

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Critique éclair #196 - The Donor Party (2023)

Publié le 8 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Donor Party (2023) :

Depuis peu célibataire, Jaclyn (Malin Åkerman) veut un enfant, mais ne veut pas d'un homme dans sa vie, et n'a pas les moyens de payer une FIV. Ses amies (Erinn Hayes, Bria Henderson) décident de profiter d'une grande fête d'anniversaire pour que Jaclyn rencontre et couche le plus grand nombre d'invités possible (Jerry O’Connell, Dan Ahdoot, Jeff Torres, Ryan Hansen), afin d'être sûre de tomber enceinte sans que le père ne soit impliqué ensuite...

Un film qui donne l'impression d'avoir été conçu sur la base du jeu de mots du titre (The Donner/Donor Party) et que j'ai eu énormément de mal à ne pas passer en avance rapide, tant rien ne fonctionne réellement là-dedans. 

Pourtant, une partie de la distribution de Childrens Hospital répond présente, de Rob Corddry à Malin Akerman, en passant par Hayes et compagnie. Mais non, c'est plat, graveleux, trashouille, ça semble très improvisé, c'est insipide, et honnêtement, ce n'est pas très drôle.

1.5/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Reacher, saison 3 (2025)

Publié le 7 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Critiques éclair, Review, USA, Amazon, Reacher, Les bilans de Lurdo, Télévision

Dernière saison de Reacher à ce jour, après une saison 2 assez quelconque, et toujours 8 épisodes de 40-50 minutes, pour un résultat plus sympathique que ce à quoi je m'attendais...

Reacher, saison 3 (2025) :

Lorsque Reacher (Alan Ritchson) réalise que Quinn (Brian Tee), un traître sadique vendant des secrets militaires, laissé pour mort des années plus tôt par Reacher, est toujours en vie, il s'associe avec des agents de la DEA, menés par Duffy (Sonya Cassidy), pour infiltrer le gang de Beck (Anthony Michael Hall), trafiquant d'armes travaillant pour Quinn. Rapidement, cependant, la mission se complique, car Reacher est surveillé de près dans son rôle de garde du corps du fils de Beck (Johnny Berchtold)...

Alors soyons clairs : cette saison 3 de Reacher ne réinvente pas la roue, et ne corrige pas vraiment les défauts inhérents à la série. Il y a toujours de grosses ficelles narratives honteuses, des problèmes de logique interne, des dialogues maladroits, de l'exposition laborieuse, des choix d'interprétation discutables (la caractérisation et l'accent de Boston de Sonya Cassidy ont beaucoup déplu, outre-Atlantique) et des choix de casting faiblards (Brian Tee ne fait pas grande impression en bad guy sadique).

La série Reacher reste donc fidèle à elle-même... mais en comparaison de la saison 2, il y a du mieux : l'intrigue est plus intéressante (et se permet même une introduction en mode in media res) malgré de nombreuses facilités et approximations, les catchphrases (répétées à l'infini en saison 2) sont nettement moins présentes, et l'on retrouve un peu de Reacher seul contre tous, même s'il reçoit toujours l'aide de Neagley et des agents de la DEA (des agents qui, cela dit, passent une grosse partie de leur temps bloqués dans un chalet avec un otage, une sous-intrigue insipide et répétitive qui ne débouche sur rien de probant).

Reacher lui-même semble plus dynamique, cette année : physiquement, Ritchson semble mieux préparé, moins bouffi, plus nerveux, son Reacher court, tue et se bat de manière plus efficace... et ça se sent, d'autant qu'il est opposé à un colosse de 2 m 20 qui le domine de bout en bout, et que le montage et la réalisation mettent Ritchson un peu plus en valeur dans l'action.

Anthony Michael Hall, lui, assure dans son rôle de semi-antagoniste, et de manière générale, pour peu que l'on ferme les yeux sur certains problèmes d'écriture mentionnés plus haut, toute la mission de Reacher, infiltré dans le manoir de Beck et devant donner le change aux autres criminels, fonctionne assez bien, changeant la dynamique de la série et son cadre.

Bien sûr, on n'échappe pas au toutéliage reliant cette histoire au passé de Reacher : Quinn est un überméchant qui a torturé et tué la protégée de Reacher quand il était dans l'armée, Reacher veut se venger, blablabla... pas forcément super original ni super passionnant, mais bon, c'est la formule Reacher qui veut ça. Peut-être qu'avec un bad guy plus charismatique, ça aurait fonctionné.

Quoi qu'il en soit, la saison se regarde assez facilement, contrairement à la 2 et à son côté répétitif, et dans l'ensemble, le tout est plutôt agréable à suivre. Et la toute fin renforce encore plus la filiation de Reacher avec des séries comme Le Rebelle et autres...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025)

Publié le 6 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, France, Histoire, Télévision, Jeunesse, Netflix, Review, Fantastique

Alain Chabat qui revient aux commandes d'un projet Astérix 24 ans après Mission Cléopatre, ça se fête, même sous forme animée et sur Netflix : retour sur ces cinq épisodes d'une vingtaine/trentaine de minutes, co-réalisés avec un ancien d'Illumination, et qui adaptent librement le livre Le Combat des chefs, pour un résultat qui aurait probablement eu sa place dans la Quinzaine française de juillet dernier... si seulement j'avais été au courant à temps de l'existence du projet.

Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025) :

Lorsqu'Obélix (Gilles Lellouche) assomme Panoramix (Thierry Lhermitte) d'un coup de menhir malencontreux, le druide perd la mémoire... et la formule de la potion magique. Les Romains y voient là une occasion rêvée pour se débarrasser du problème gaulois, en organisant un grand Combat des chefs pour César, opposant Abraracourcix (Grégoire Ludig) et le musculeux Aplubégalix (Grégory Gadebois), chef d'un village gallo-romain sympathisant avec l'envahisseur. L'enjeu : le contrôle du village d'Astérix (Alain Chabat), et de l'avenir de ses habitants...

Une jolie réussite que cette nouvelle adaptation d'Astérix par Chabat et toute sa bande (on retrouve énormément de voix familières au doublage, de Jérôme Commandeur à Jean-Pascal Zadi en passant par Fred Testot, Gérard Darmon, Chantal Lauby et, oui, Alexandre Astier), une adaptation à la fois fidèle à l'esprit de la bande dessinée et à l'humour de Chabat.

Cinq épisodes, donc, qui commencent par réinventer l'origin story d'Obélix et de la potion magique (un premier épisode d'ailleurs très bien doublé par les enfants jouant les rôles d'Astérix et Obélix) et qui place un carton d'avertissement aux sangliers sensibles en plein milieu de l'épisode, un Romain transformé en R2D2 et une vanne sur Omar et Fred : le ton est donné, et le reste de la série sera à l'identique.

À savoir, un mélange de fidélité à l'histoire originale, d'humour méta, de références jamais trop appuyées et de moments absurdes comme Chabat les manie si bien : en vrac, on peut citer l'ouverture d'épisode façon show pour enfants, les bruitages de Burger Quiz, le Général de Gaulle, le 49.3, la version romaine du Small World, le gag sur la romanisation du nom de certains Gaulois, ou encore tout l'affrontement final en mode Avengers Endgame...

Tout au plus pourra-t-on reprocher à cette mini-série une petite baisse de rythme sur la fin, quand se prépare le grand final, mais c'est somme toute une broutille.

Chabat et ses acolytes réussissent une fois de plus à parfaitement retranscrire la bande-dessinée Astérix, son ton si particulier, les disputes de ses deux héros, leur amitié indéfectible, sans jamais sacrifier pour cela l'accessibilité du récit, son humour, ou la qualité du travail fini (le rendu visuel est inventif et impeccable).

Ça fait plaisir (et le petit cartoon à l'ancienne, en post-générique final, fait lui aussi plaisir)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Upload, saison 4 (2025)

Publié le 5 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, USA, Amazon, Science Fiction, Drame, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Télévision

Alors que le programme est créativement clairement sous respirateur artificiel depuis au moins la fin de la saison 2, Upload continue de survivre envers et contre tout sur Amazon, pour une quatrième et ultime saison diffusée en août.

Enfin, peut-on vraiment parler de saison alors que le tout ne consiste qu'en quatre épisodes d'une petite demi-heure à peine, sorte d'épilogue catapulté à l'ensemble du programme...

Upload, saison 4 (2025) :

Après leurs actions militantes, le Nathan (Robbie Amell) de Nora (Andy Allo) est décédé, et la jeune femme peine à se remettre de cette tragédie. D'autant qu'en parallèle, Ingrid (Allegra Edwards) va épouser sa version numérique de Nathan, ce qui n'a de cesse de perturber Nora...

Difficile de réaliser grand chose ou de dire grand chose en à peine plus de deux heures lorsqu'en parallèle d'une fin de show imposée, on doit gérer le destin des deux couples principaux, celui des personnages secondaires, tout en bouclant la boucle sur les principaux concepts du show, et ce en restant drôle et pertinent.

Forcément, ça coince un peu, surtout quand déjà, à la base, la série peinait à gérer tout ça quand elle avait 10 épisodes par saison. On se retrouve donc ici avec quatre épisodes assez inégaux, qui peinent à vraiment conclure la série de manière autre que larmoyante et mélodramatique : dans le premier épisode, coécrit par le fils du showrunner Greg Daniels, on a donc droit à la déprime de Nora, qui se perd dans une réalité virtuelle avec ses souvenirs de Nathan-réel, pendant qu'en parallèle, Nathan-virtuel et Ingrid célèbrent respectivement l'enterrement de vie de garçon du premier et l'enterrement de vie de jeune fille de la seconde.

De quoi continuer d'insister sur l'idée que la production et les scénaristes se sont vraiment pris d'affection pour Allegra Edwards/Ingrid, pour laquelle ils continuent de se démener et à laquelle ils ménagent beaucoup de place, alors qu'Andy Allo est coincée dans une romance peu probante et statique (ou plutôt, ça tourne en rond, puisqu'on retombe cette saison dans un cycle "Nathan est perdu à jamais/non, il y a un moyen de le sauver/sauf que ses jours sont comptés/non, il y a un moyen de le sauver" déjà vu dans la série).

Puis vient le second épisode, où l'on apprend que Horizen développe une nouvelle technologie de backup non destructif - avec ce que ça implique de chômage pour les employés actuels, de nouveau marché, d'esclavage des clients actuels de l'entreprise, etc... Comme précédemment, tout ce qui tourne autour de l'entreprise et de ses magouilles est bien trop sérieux pour son propre bien, avec notamment une Aleesha en mode espionnage industriel, pas très intéressante. Et puis globalement, la satire est faiblarde et survolée, ce qui n'aide pas du tout.

L'épisode 03 règle le compte des grands méchants cadres de Horizen, qui sont arrêtés (très facilement) par la police, et permet à Nathan et Nora de renouer, juste à temps pour l'épisode final de la série, un peu plus long, qui pousse à fond les curseurs du mélodrame (SPOILERS), entre la mort larmoyante de Nathan, le sacrifice héroïque de Luke (globalement ignorée par tout le monde tant la série n'a pas le temps de s'attarder dessus), et toute la menace d'une AI ayant atteint la singularité, et tentant de s'échapper de Lakeview après y avoir tout exterminé (on frôle Matrix, mais sans le budget et sans l'action).

Assez approximatif, tout ça, même si les spectateurs particulièrement attachés à la romance principale y trouveront probablement leur compte. De mon côté, entre les ressorts dramatiques évidents, les références datées des dialogues (Veronica Mars, vraiment, dans une série qui se déroule en 2033 ?), les personnages superflus reliquats des saisons précédentes (la supérieure hiérarchique, le colocataire, etc) et l'humour en demi-teinte, j'ai trouvé le tout assez bancal.

Il faut dire que je ne partage pas vraiment l'affection de la production pour le personnage d'Allegra, qui finit par avoir tout ce qu'elle voulait, et qu'on sent vraiment que Daniels et son équipe voulaient tout boucler en quatre épisodes, alors qu'ils n'ont jamais totalement réussi à maîtriser leur programme en temps normal.

Résultat : le show botte en touche, revient à un status-quo très familier (grosso modo, on revient aux débuts de la série), se permet quelques platitudes sur la vie, la mort, la solitude, l'amour, etc, et se termine mollement.

Une série vraiment pas indispensable, et une occasion manquée qui aurait probablement été annulée dès la fin de la saison 2 si elle avait été diffusée sur une chaîne de télévision plus classique.

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